Le groupe Keolis vient de publier ses résultats pour 2025, et i annonce avoir amélioré significativement sa rentabilité, avec un résultat opérationnel récurrent (EBIT récurrent) à 201 M€, soit 19% de plus par rapport à 2024, une amélioration de la marge d’EBIT à 2,8%, contre 2,2% l’année précédente.

Le chiffre d’affaires 2025 s’établit à 7,1 Mds€, en retrait de 7,1% par rapport à 2024. Une diminution liée, selon le groupe, à la fin des contrats du tramway de Melbourne et des modes lourds de Lyon.

Une situation qui devrait toutefois être compensée par des succès comme les contrats des DSP 9 et 47 ou les contrats de Stretto (Tram-Train T11/T4 et tramway T14) en Île-de-France, qui ne prendront pleinement effet que sur l’exercice 2026.

Le résultat net courant part du groupe est positif pour la cinquième année consécutive, à 33 M€, multiplié par 2,5 par rapport à 2024 « grâce à une discipline financière maintenue ».

Le cash-flow libre est en hausse et s’élève à 170 M€ en 2025, positif pour la cinquième année consécutive. La dette financière nette s’établit à 893 M€ à fin 2025, en baisse de 56 M€. « Le Groupe dispose ainsi d’une structure de bilan renforcée, avec un levier d’endettement de 2,8x », explique Keolis.

Commercialement, Keolis a reconquis Rennes, Tours et Stockholm city. En France, a été renouvelé à 100% dans les réseaux urbains, et à 89% « dans les territoires ».

En Île-de-France, après les gains des contrats bus petite couronne, Keolis affiche une part de marché de 24% à fin 2025.

À l’International, Keolis a gagné le métro Pune en Inde et a signé différents partenariats, notamment au Canada (Alto, le projet de lignes à grande vitesse entre Toronto et Québec) ou aux Emirats-Arabes-Unis (co-entreprise avec Etihad Rail).

Au Canada, Keolis a été retenu pour le projet du futur train à grande vitesse Alto entre Toronto et Québec dans le cadre d’un consortium aux côtés de CDPQ Infra, AtkinsRéalis, SYSTRA, SNCF Voyageurs et Air Canada.

Aux Emirats-Arabes-Unis, Keolis et Etihad Rail ont créé une co-entreprise en vue du lancement du premier service ferroviaire de passagers dans la région, reliant Dubaï et Abou Dhabi. Le lancement commercial est prévu en 2026.

Sur le marché du bus hors France, Keolis a renforcé ses positions. En Suède, il a reconquis le contrat de bus de Stockholm et Lidingö, et au Danemark, il a remporté deux contrats de bus électriques (Seeland et Jutland du Sud), confirmant son rôle d’opérateur majeur dans la région.

En Belgique, à l’issue de l’appel d’offres de TEC pour l’exploitation de bus en Wallonie, le groupe a assuré la reconquête de plusieurs lots, notamment Nord-Luxembourg, Hesbaye et Liège Nord-Ouest, représentant plus de la moitié du marché concerné. Enfin, en 2025, Keolis a démarré le réseau de bus d’Utrecht en fin d’année.

En Île-de-France, après le gain des lignes 16, 17 et 18 du métro francilien, la gestion de Saint-Denis Pleyel et de 42 lignes de bus de Marne et Brie, le groupe a remporté en 2025 la DSP 47.

Elle contient notamment le renouvellement du tram T9, l’exploitation de 28 lignes de bus en petite couronne et dans le cœur de Paris (lignes 62 et 91), ainsi que la gestion de la gare routière de Châtelet-les-Halles.

Dans le reste de l’Hexagone, et dans l’urbain, Keolis a « reconquis » Rennes, Tours, Arras, Agen, Nevers, Agde, Menton, Montargis, Moulins, Morlaix, Metz où une SEMOP a été créé avec l’Eurométropole.

Dans l’interurbain, le groupe met en avant le gain du contrat de Vitré et diverses reconquêtes en Auvergne, en Hérault, en Loire Atlantique et dans le Morbihan.

 

 

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