France Hydrogène vient de publier son rapport annuel sur l’état d’avancement de la filière hydrogène. Selon ce dernier, la mobilité hydrogène a traversé une phase difficile en 2025, mettant des projets importants en péril.

Ce retour d’expérience permet de recentrer son déploiement autour des usages pertinents et adaptés : les véhicules lourds et/ou à usage intensif.

Les conditions de réussite sont multiples : prix de l’hydrogène à la pompe, maillage des stations de distribution, offre de véhicules adaptée et soutien de l’État pour atteindre les seuils de production et d’exploitation.

Le baromètre de France Hydrogène recense ainsi 2 146 véhicules hydrogène routiers en circulation fin 2025, soit une progression de 20% par rapport à 2024.

Cette flotte se compose de 1 804 véhicules particuliers, 206 véhicules utilitaires légers, 76 bus, 39 autocars, 9 camions et 12 camions bennes à ordures ménagères (BOM).

Le réseau de stations de distribution se déploie lui aussi afin d’assurer un maillage optimal sur l’ensemble du pays et soutenir le développement des flottes. La France compte ainsi 50 stations en service de plus de 50 kg/j et 58 en projets, témoignant d’une dynamique bien réelle, et ancrée dans les territoires.

Des projets régionaux comme Zero Emission Valley en Région Auvergne-Rhône-Alpes ou Corridor H2 en Occitanie complètent le réseau et renforcent la couverture sur les grands axes et hubs industriels.

« Si en France la dynamique de déploiement de la mobilité routière s’est fragilisée, à l’international, elle accélère nettement : près de 30 000 véhicules routiers et 500 stations sont déjà déployés en Chine, et des programmes ambitieux existent au Japon et en Corée du Sud, démontrant la maturité croissante de la technologie et l’importance stratégique de l’hydrogène pour les usages lourds et intensifs », conclue le rapport sur ce sujet.

 

 

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