Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités et de la Région Île-de-France, a réuni le 19 février le conseil stratégique de sûreté dans les transports franciliens composé du préfet de police, du procureur de la République, des opérateurs de transport et des services d’Île-de-France Mobilités.
S’appuyant sur la sortie du décret de la loi Tabarot relatif à l’expérimentation du port du pistolet à impulsions électriques par les services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, Valérie Pécresse a annoncé plusieurs avancées majeures.
En 2026, seront ainsi recrutés 540 agents de sécurité privée pour le réseau de bus Paris Petite couronne en plus des agents du GPSR. La présence humaine sera ainsi multipliée par 6,5 sur le périmètre des bus.
Avec un an d’avance sur la date prévue, soit d’ici fin 2027, le nombre d’agents de sûreté sera porté à 4 000. Pour rappel, Île-de-France Mobilités a financé le recrutement de plus de 2 000 agents de sûreté, soit 2 000 agents de plus depuis 2016.
Enfin, l’expérimentation de caméras piétons pour les conducteurs de bus fera l’objet d’un financement spécifique, une autre possibilité offerte par la loi Tabarot.
La présidente d’IDFM a par ailleurs réclamé que le parlement fasse sauter le verrou qui empêche d’utiliser la vidéo algorithmique, qui a prouvé son efficacité lors des Jeux olympiques et Paralympiques de 2024, ce qui permettrait d’utiliser plus efficacement les images des 80 000 caméras de vidéoprotection installées sur le réseau d’Île-de-France Mobilités.
Enfin, elle réclame l’autorisation rapide du dépôt de plaine en ligne pour les cas de violences sexistes et sexuelles, « qui sera une avancée majeure ».



