Immatriculations des bus dans l’UE : le diesel résiste encore

Immatriculations des bus dans l’UE : le diesel résiste encore

L’ACEA (Association des constructeurs européens) vient de publier les chiffres du premier trimestre 2024 concernant les immatriculations dans l’Union européenne.

Les ventes d’autobus ont ainsi enregistré un premier trimestre positif, avec une hausse de 23,3% par rapport au premier trimestre 2023, pour atteindre 9 624 unités.

Tandis que les ventes chutent en France de 16,8%, trois marchés connaissent en revanche une croissance importante : l’Allemagne (+20%), l’Italie (+18,3%) et l’Espagne (+7,6%).

Du côté des énergies, les immatriculations de bus diesel augmentent de 38,8% et représentent une part de marché de 70,7%, soit une augmentation par rapport aux 62,8% de 2023.

Si le volume d’immatriculations des autobus électriques augmente de 10,3%, la part de marché de cette technologie a légèrement diminué par rapport aux 13,7% de l’année dernière, en s’établissant à 12,3%.

Dans le même registre, les ventes d’autobus hybrides électriques ont connu une légère baisse de 1,9% et représentent désormais 10,9% du marché.

La France a, dans ce tableau, vu ses ventes de bus électriques diminuer de plus de moitié, avec une baisse de 66,4%.

 

 

Drive to Zero, les 28 et 29 mai à Paris

Drive to Zero, les 28 et 29 mai à Paris

La deuxième édition de Drive to Zero, « le rendez-vous européen de la mobilité décarbonée » se tiendra les 28 et 29 mai prochains à l’Hippodrome de Longchamp.

 

Selon ses organisateurs, l’événement se propose d’aborder de nombreux sujets liés à la transition énergétique des transports : en quoi les contraintes à la mobilité dues aux transitions énergétique, climatique, écologique mettent-elles en épreuve le modèle démocratique ? Est-ce que les usagers acceptent ou refusent ces transitions ? Qui décidera des mobilités au final : les pouvoirs publics, les usagers, les technologies ou le climat lui-même ?

 

Drive To Zero propose donc plusieurs prises de paroles autour de 4 formats : des plénières, des conférences, des ateliers et des pitch, qui couvriront 3 thématiques transversales : l’acceptabilité, la gouvernance et le financement, et la dimension technologique, une opportunité industrielle.

 

L’édition 2023 avait accueilli 5 800 et les organisateurs table sur une croissance du nombre de visiteurs cette année. Enfin, Drive to Zero lance à nouveau ses Prix de l’Innovation, qui avaient reçus près de 200 candidatures l’année dernière.

 

 

FNAUT. La vitesse des bus diminue !

FNAUT. La vitesse des bus diminue !

La FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) vient de publier une étude sur l’évolution de la vitesse commerciale des autobus.

 

Le travail d’analyse réalisé a été scindé en deux chapitre, le premier consacré à la vitesse d’exploitation des autobus, le fut par Jean- Marie Beauvais, qui s’est appuyé sur les statistiques de l’Union des Transports Publics et Ferroviaires (établies avec le concours des autorités organisatrices de mobilité) et porte sur la période 2012-2018.

 

Le second chapitre porte sur la vitesse commerciale, et a été réalisé par Benoît Oillo, directeur associé de Beemotion, avec l’accord de Nantes-Métropole pour traiter et analyser les données de deux lignes importantes du réseau (C5 et C7), de 2014 à 2019.

 

Pour mémoire, rappelons que la vitesse d’exploitation est une notion de production qui mesure le rapport entre la distance parcourue et le temps passé par le véhicule pour parcourir un trajet, y compris le retournement au terminus et le temps de battement si le salarié en bénéficie. La vitesse commerciale mesure le rapport entre la distance parcourue et le temps qui s’écoule entre le départ du premier terminus et l’arrivée au terminus final.

 

Une baisse générale

 

Dans les deux cas de figure, la FNAUT constate une baisse de la vitesse. Ainsi, l’analyse des statistiques de l’UTP illustre-t-elle une baisse de la vitesse d’exploitation des réseaux desservant plus de 250 000 habitants qui passe de 15,5 km/h en 2013 à 15 km/h en 2018 soit une baisse de 3% en 5 ans.

 

Cette évolution varie suivant la taille des réseaux car la dégradation est forte dans les grandes agglomérations alors que l’on constate une augmentation de la vitesse dans les réseaux de taille moyenne.

 

Du côté de Nantes, les mesures effectuées par Beemotion démontrent que les lignes C5 et C7 de Nantes voient leur vitesse commerciale baisser aux heures de pointe comme aux heures creuses, malgré les aménagements de voirie dont elles ont bénéficié car ces lignes ont fait partie du programme Chronobus.

 

Sur la ligne C5, par exemple, et dans le sens aller, la baisse de la vitesse commerciale sur l’ensemble de la journée est de 3,1 km/h (passage de 20 km/h à 16,9km/h). La baisse de la vitesse commerciale concerne toutes les tranches horaires.

 

Toujours à Nantes, selon les informations recueillies auprès de TAN, plusieurs facteurs concourreraient à l’augmentation du temps de roulage. La FNAUT liste donc pêle-mêle l’augmentation de la circulation générale qui rend problématique le franchissement de certains carrefours ; le développement des livraisons illicites ; l’augmentation de la circulation des vélos dans les couloirs réservés ; enfin à l’augmentation du nombre de traversées piétons dans les zones nouvellement urbanisées (Ouest de l’Ile-de-Nantes).

 

Les propositions de la FNAUT

 

Les deux auteurs de l’étude font ensuite plus de trente propositions qui concernent non seulement le réseau (exploitation et véhicules) mais aussi l’autorité organisatrice (aménagement des stations et de la voirie).

 

En matière d’exploitation, ils préconisent d’autoriser la montée par toutes les portes de l’autobus. Si la montée par la seule porte avant est maintenue, ils recommandent de prévoir le passage de deux personnes de front de façon à ce que le voyageur qui achète son billet au conducteur n’empêche pas les autres voyageurs de monter. Il s’agirait aussi de limiter la vente de tickets à bord des autobus en proposant des abonnements très attractifs.

 

Concernant l’aménagement des véhicules, il s’agirait de mettre en service des véhicules ayant une capacité suffisante avec des portes larges, et de bien positionner les barres d’appui pour favoriser la circulation à l’intérieur du véhicule.

 

Concernant les stations, il s’agirait de maintenir une bonne distance entre le quai, les distributeurs de billets et le mobilier urbain. Il faudrait aussi allonger et élargir les quais, et mettre en place des « stations apaisée » où les voitures ne peuvent pas dépasser l’autobus à l’arrêt.

 

Enfin, ce dossier de la FNAUT aborde aussi les aménagement de la voirie pour lesquels il s’agirait de réserver une voie par sens pour la circulation des autobus, soit latérale soit axiale.

 

Il s’agirait aussi d’adopter un partage de l’espace en faveur des vélos et des piétons au détriment des voitures (stationnement et circulation) et non pas au détriment des autobus, et de mieux (ou plus) de verbalisez en cas d’occupation des voies réservées.  

 

« Au titre de la décarbonation de la mobilité, rien ne sert d’acheter des véhicules de plus en plus coûteux si on les fait rouler de plus en plus lentement ! », conclut Alain Richner, directeur associé de Beemotion…

 

 

Keolis renouvelé à Pau et au Mans

Keolis renouvelé à Pau et au Mans

Keolis vient d’annoncer que la Société Publique Locale des Transports de l’Agglomération Paloise (SPL STAP), exploitant du réseau Idelis, à Pau, venait de renouveler son contrat d’assistance technique pour une durée de cinq ans à compter du 1er juillet 2024.

 

A Pau, Le groupe proposera une assistance technique générale, ainsi que des études spécifiques portant notamment sur l’optimisation de la production du réseau (planning de travail, régulation, graphicage, habillage) ; la transition énergétique, par l’analyse de solutions de verdissement de la flotte de bus.

 

Il travaillera aussi sur la restructuration du réseau de bus (analyse du réseau actuel, évolution des itinéraires et des fréquences, accompagnement dans la concertation avec les voyageurs et les riverains).

 

Au Mans, la Société Anonyme d’Economie Mixte SETRAM (SAEM SETRAM) a également renouvelé sa confiance à Keolis pour assurer l’assistance technique du futur contrat d’exploitation du réseau de transport urbain, qui sera attribué par Le Mans Métropole, à compter du 1er janvier 2026.

 

Keolis aura aussi pour mission d’accompagner la SAEM SETRAM dans son projet de restructuration de son réseau de transport public urbain. Celui-ci assure déjà près de 8,5 millions de km par an grâce avec 2 lignes de tramways et 22 lignes de bus, dont une proposant un haut niveau de service (BHNS).

 

Le groupe accompagnera aussi la SETRAM dans ses grands projets de renouvellement du Système d’Aide à l’Exploitation et à l’Information des Voyageurs (SAEIV) et de la billettique.

 

Il aidera à la transformation de 3 lignes de bus en BHNS ; à
l’agrandissement des rames de tramways de 33 mètres à 44 mètres et à l’évolution du parc de bus vers un mix énergétique biogaz/électricité/hydrogène.

 

Bordeaux City Tours mise sur le biocarburant HVO

Bordeaux City Tours mise sur le biocarburant HVO

Bordeaux City Tours vient d’annoncer qu’il accélérait sa démarche RSE, pour un tourisme plus responsable sur le territoire bordelais.

Labellisé RSE Engagé (AFNOR) et Tourisme et Handicap dans son secteur d’activité, , Bordeaux City Tours a décidé d’une réduction de sa flotte de véhicules à trois au lieu de sept, et de la conversion de ces derniers au carburant HVO.

Par ailleurs, concernant le pilier social & sociétal, Bordeaux City Tours a mis en place plusieurs actions pour rendre ses bus accessibles à tous : rédaction de supports visuels, formation des conducteurs à l’accueil de personnes en situation de handicap, mise en place d’un outil d’inclusion numérique (Lisio) sur son site web, présence d’une place PMR et d’une rampe dans tous les bus, lancement de 2 nouveaux canaux pour les commentaires audiodécrits, etc.

Iveco Bus veut s’implanter durablement sur le marché turc

Iveco Bus veut s’implanter durablement sur le marché turc

Iveco Bus vient d’annoncer sa participation à la 10e édition de Busworld Turquie 2024, qui aura lieu à l’Expo Center d’Istanbul du 29 au 31 mai prochains.

 

A travers cette participation, le constructeur souhaite accroître sa visibilité sur les marchés mondiaux et en particulier en Asie. Iveco Bus y présentera son offre complète de véhicules, y compris ses solutions zéro émission, ainsi que son portefeuille de services.

 

Trois véhicules seront exposés sur le stand Iveco Bus : un Crossway, un Evadys et un E-WAY.