Toulouse. Inauguration du Linéo 14

Toulouse. Inauguration du Linéo 14

Le 8 novembre, a été inaugurée à Toulouse, par le réseau Tisséo, une nouvelle ligne dotée d’un Haut Niveau de Service : le Linéo 14.

Ce service relie le secteur de Basso Cambo à la Gare Marengo SNCF en passant par les Arènes et les boulevards et reprend l’itinéraire de la ligne de bus 14 en offrant aux voyageurs tous les avantages du service Linéo.

Depuis 2016, Linéo, un service de BHNS, vient compléter et enrichir l’offre de mobilité de la grande agglomération toulousaine : 1 bus toutes les 6 à 9 minutes aux heures de pointe, un service de 5h15 à minuit (le même que le métro et le tram), une connexion directe au métro, au tram et/ou aux parcs- relais, des bus 100% accessibles, une information en temps réel.

Il constitue pour Tisséo une des 5 composantes du réseau structurant, avec le métro, le tram, le Téléo ou le réseau ferroviaire, et a vocation à desservir de façon performante les pôles habitat, les emplois, les pôles générateurs de déplacements (zones industrielles, commerciales, établissements scolaires, hôpitaux, etc.), tout en s’intégrant dans le tissu urbain.

Avec près de 13.000 voyages par jour, le Linéo 14 est désormais la 4e ligne la plus fréquentée du réseau. La ligne 14 devenue Linéo 14 a augmenté de 5% sa fréquentation par rapport à 2023 et de 55% pour la ligne de bus 18 qui circule désormais en tronc commun avec le Linéo 14 sur la route de Saint-Simon.

 

Linéo 14

 

Deux nouveaux Linéo viendront compléter ce dispositif en 2025. En septembre, Linéo 12 de Borderouge à Rangueil, long de 14,5 km et avec 36 arrêts, et Linéo 7 de Université Paul Sabatier à Saint-Orens de Gameville.

 

Pour l’IRU, l’Union européenne doit agir maintenant face à la pénurie de conducteurs

Pour l’IRU, l’Union européenne doit agir maintenant face à la pénurie de conducteurs

L’IRU, et plusieurs organisations de transport, viennent d’appeler les législateurs européens à soutenir des mesures cruciales et à garantir que les services de transports publics de l’UE restent durables et accessibles dans un contexte de grave pénurie de chauffeurs de bus et d’autocars.

Dans une lettre conjointe, l’IRU, en collaboration avec l’Association internationale des transports publics et les opérateurs européens de transport de passagers, a appelé les décideurs politiques de l’UE à approuver les principaux amendements à la révision de la directive sur le permis de conduire.

Les amendements relevés dans la position du Parlement européen, sont essentiels pour remédier à la pénurie croissante de chauffeurs dans les transports publics et pour rendre le secteur plus attractif pour les nouveaux entrants. Soutenir la version du Parlement européen est crucial pour relever efficacement ces défis.

Cet appel urgent intervient alors que les négociations en trilogue se poursuivent, avec des implications significatives pour la stabilité des services de bus et d’autocars dans l’ensemble de l’UE.

Les amendements proposés par le Parlement européen permettraient aux jeunes conducteurs âgés de 19 à 21 ans ayant obtenu un certificat de capacité professionnelle (CPC) de conduire des bus et des autocars au niveau national sans les limites de distance actuelles.

La levée de la restriction des 50 km permettrait à de jeunes conducteurs professionnellement qualifiés de travailler sur des itinéraires essentiels, favorisant ainsi la continuité du service et rendant le secteur plus attractif pour les nouveaux entrants.

 

Pour Raluca Marian, porte-parole de l’IRU pour l’UE, « pour répondre à la pénurie croissante de chauffeurs et garantir l’attractivité du secteur, les règles relatives à l’âge minimum pour les chauffeurs de bus professionnels devraient être adaptées. La position du Parlement européen apporte une solution réaliste aux besoins urgents de notre secteur. Nous exhortons les députés européens à soutenir et à maintenir cette position ».

 

AFTRAL développe ses missions à l’international

AFTRAL développe ses missions à l’international

L’AFTRAL, en la personne de son PDG, Loïc Charbonnier, vient de signer une convention de partenariat avec le délégué général du CODATU (ONG internationale basée à Dakar depuis 1980) Jean-Jacques Helluin, marquant ainsi une nouvelle étape dans le développement de ses missions à l’international. La CODATU a pour vocation de promouvoir la mobilité urbaine durable dans les pays du Sud.

 

AFTRAL a créé il y a une dizaine d’années un département international, qui accompagne les entreprises en matière de formation initiale et de perfectionnement en transport et logistique :  appui à la création de centres de formation, mise en place de dispositifs de formation professionnelle, ingénierie pédagogique, formation de formateurs. Les actions réalisées touchent particulièrement les formations à la conduite de car, bus et camions avec des enjeux très importants d’amélioration de la sécurité routière.

 

L’ingénierie proposée par AFTRAL couvre à la fois la conception technique de ces centres de formation, mais aussi l’organisation de leur exploitation. La formation des formateurs locaux est également assurée :  « nous pouvons ainsi partager les outils pédagogiques, notamment digitaux, simulateurs, e-learning, en les adaptant et les traduisant dans la langue locale » précise Loïc Charbonnier.

 

Cet accompagnement en ingénierie permet enfin d’accompagner les branches et/ou les gouvernements sur la structuration et l’organisation du secteur de la formation professionnelle transport, au travers du cadre règlementaire nécessaire.

AFTRAL est déjà intervenu au Maroc, à Djibouti, en Côte d’Ivoire, à la Dominique, et est actuellement en contact avec plusieurs autres pays d’Afrique.

 

Le partenariat avec la CODATU vise à promouvoir les politiques et systèmes de mobilité urbaine durable dans les pays du Sud, afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie, la réduction des inégalités et de la pauvreté et l’accès à la formation et à l’emploi.

Cette nouvelle convention prévoit une coopération dans les domaines suivants :

  • la promotion de la formation professionnelle dans les pays du Sud et le renforcement des capacités des acteurs de la mobilité : AFTRAL et CODATU partagent l’idée que la formation est un moyen essentiel pour leur permettre de monter en compétences dans ce domaine.
  • le développement des assistances techniques liées à la formation professionnelle du secteur de la mobilité : coopération pédagogique, assistances techniques pour des créations de centres de formations
  • l’organisation de conférences et de formations
  • les réponses communes sur des appels d’offre et appels à projets.

 

Pologne. Szczecin élargit sa flotte avec 14 bus électriques Solaris

Pologne. Szczecin élargit sa flotte avec 14 bus électriques Solaris

La ville de Szczecin vient de commander 14 bus électriques à Solaris, en deux longueurs : quatre bus électriques Urbino 12 de 12 mètres et dix bus électriques articulés Urbino 18.

Les véhicules seront exploités par la société de transports publics de Szczecin, Szczecińskie Przedsiębiorstwo Autobusowe « Klonowica » sp. z o.o.

Les batteries Solaris High Energy de cette flotte de bus seront chargées à l’aide de chargeurs à pantographe et enfichables.

 

Le Grand Annecy teste un minibus Omnicar S6

Le Grand Annecy teste un minibus Omnicar S6

L’agglomération du Grand Annecy teste, du 4 au 10 novembre, un minibus Omnicar S6. Le véhicule a été confié à l’exploitant du Grand Annecy, la SIBRA (Société Intercommunale des Bus de la Région d’Annecy) pour effectuer les tests via la société SABA Autocars, chargée d’effectuer les essais.

Essayé sur ligne 26 « Visitation – Vignières » du réseau, le S6 est équipé d’unmoteur DANA EP6 135 kW 350 nM intégré dans l’axe arrière et de quatre packs de batteries LFP (Lithium-Fer-Phosphate) CATL 114.5 kWh.

Le S6 dispose d’une capacité de 26 passagers maximum selon configuration, avec jusqu’à 9 places assises (sièges Fainsa) et jusqu’à 21 debout.

Enfin, donné avec une autonomie de 270 km, il se recharge en 6 heures en charge lente au moyen d’un chargeur CCS Combo 2 (une heure en charge rapide).

 

 

GART. Limiter les recettes supplémentaires au seul financement des SERM ne suffira pas

GART. Limiter les recettes supplémentaires au seul financement des SERM ne suffira pas

Le Groupement des Autorités Responsables de Transports (GART) vient de se rappeler aux bons soins du gouvernement concernant le financement de ce secteur.

Visiblement inquiet à l’idée que ne soit prise en considération que le financement des SERM, le GART remet sur le métier plusieurs de ses propositions.

« Les récentes déclarations de la ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation ainsi que du ministre délégué chargé des Transports viennent attester de l’importance du versement mobilité dans le modèle économique des autorités organisatrices de la mobilité (AOM).

Pour autant, si parmi les pistes esquissées par Catherine Vautrin ou François Durovray nous sommes favorables à la possibilité pour les Régions de prélever le versement mobilité quand elles sont AOM de substitution – le GART ayant demandé aux parlementaires de déposer un amendement en ce sens – nous ne partageons en revanche pas une vision qui consisterait à limiter les évolutions du versement mobilité au financement des services express régionaux métropolitains (SERM).

Le nécessaire investissement en faveur des SERM pour offrir des solutions de mobilité alternatives à l’autosolisme en milieu rural ou périurbain ne doit pas faire oublier que l’engagement des AOM en faveur de la mobilité, et le choc d’offres tant attendu, ne se résument pas aux 24 projets labellisés en juillet dernier par le ministère des Transports.

C’est pourquoi le GART rappelle sa demande de revaloriser l’ensemble des taux plafonds du versement mobilité pour toutes les AOM, à hauteur de 0,5 point pour les aider à financer le double choc d’investissement et de fonctionnement, et de faire face à la forte attente de mobilité des usagers tout en répondant aux enjeux écologiques, économiques, sanitaires et sociaux. Cette démarche s’inscrit notamment dans une volonté de rétablir l’équité de traitement entre les AOM de province et Île-de-France.

Par ailleurs, le GART reste attaché à la mise en œuvre d’une ressource dédiée aux Régions, affectée à la mobilité et qui ne se confonde pas avec le versement mobilité ».

Enfin, le GART a mis sur la table en 2023 dix propositions visant à l’élargissement du panier de ressources de l’ensemble des AOM et se tient depuis à la disposition du gouvernement pour engager des réflexions constructives sur ce sujet prioritaire.

Au-delà de la Conférence sur le financement plusieurs fois reportée et remise à nouveau au goût du jour, le GART appelle à un véritable Grenelle de la mobilité avec des objectifs clairs et des engagements financiers pérennes.
Il est temps qu’au-delà des mots et des déclarations d’intention, l’État fasse de la mobilité un véritable axe prioritaire en dégageant des moyens financiers à la hauteur des défis que nous impose le changement climatique dont nous mesurons chaque jour les conséquences dramatiques »
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