Quand les régions parlent mobilité avec l’Etat

Quand les régions parlent mobilité avec l’Etat

Près de sept mois après le congrès de Régions de France à Saint-Malo où s’est tenu le premier comité Etat-Régions des mobilités, les Régions de France ont engagé le 23 avril des échanges avec le ministère des Transports pour la mise en œuvre des projets de  Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) et le développement d’outils numériques et de distribution au service des usagers.

 

Les régions, ont pu confirmer leur rôle de cheffe de file des mobilités, responsable d’un travail de coordination, de proximité, avec les autorités organisatrices de la mobilité urbaines (représentées par le GART) et les communautés de communes, pour développer des outils de billettique et de distribution harmonisés.

 

Elles ont d’ailleurs tenu à rappeler au ministre que le « titre unique » de transport est déjà une réalité développée au sein des régions pour renforcer l’attractivité de leurs offres de mobilités décarbonées « et incarner la transition écologique auprès des concitoyens ».

 

Cette initiative permettra de simplifier les déplacements intermodaux et inter-régionaux des usagers. Dès cette année, une expérimentation d’un « support universel » sera donc lancée dans certains territoires, permettant aux citoyens de souscrire à un service de post-paiement via une application mobile. Cette approche innovante sera progressivement étendue à de nouveaux territoires.

 

Il s’agit aussi de simplifier l’action de l’écosystème des transports : l’objectif est de faire de l’État l’interlocuteur central en fournissant une plateforme nationale d’interopérabilité.

 

Les régions, l’Etat et le GART sont donc convenus d’un travail conjoint pour garantir l’interopérabilité entre les outils qu’elles ont développés. Elles ont par ailleurs annoncé attendre des engagements forts de l’Etat pour garantir l’ouverture des canaux de distribution de l’ensemble des opérateurs de transports au sein des billettiques régionales.

 

Région de France a aussi exprimé ses attentes en matière de financements des mobilités, tout particulièrement les services express régionaux métropolitains.

 

Elles ont ainsi rappelé la nécessité de fixer au préalable toutes les conditions pérennes de financements pour concrétiser les projets portés collectivement par les Régions et les collectivités territoriales.

 

Après cette rencontre, elles attendent dorénavant « la pérennité de ce format d’échange en comité Etat-Régions des mobilités, à l’aube d’importantes échéances pour préciser et clarifier les trajectoires de financement de mobilités », et ce au travers de la « Conférence nationale des financements des SERM », attendue pour fin juin 2024.

 

 

Le centre opérationnel bus de Rambouillet passe au BioGNV

Le centre opérationnel bus de Rambouillet passe au BioGNV

Dans le cadre du plan de verdissement des cars et bus d’Ile-de-France-Mobilités (IdFM), le Centre Opérationnel Bus (COB) de Rambouillet vient d’être adapté à l’exploitation de véhicules BioGNV.

 

Exploité par Transdev pour la DSP du Sud des Yvelines, le COB dispose désormais de 38 postes de charge lente gaz. Deux postes de charge rapide ont également été crée pour assurer une bonne flexibilité de la maintenance et de l’exploitation. L’atelier de maintenance a été étendu et mis aux normes de sécurité en vigueur.

 

Le système d’avitaillement au bioGNV du centre opérationnel des bus de Rambouillet.

 

34 véhicules au biométhane sont déjà affectés à ce COB, et 24 autocars supplémentaires neufs vont être livrés en 2024. Le COB de Rambouillet est l’un des sept COB présents sur le Territoire Centre et Sud Yvelines. A terme, 4 Centres Opérationnels Bus sur les 7 qu’exploitent Transdev Sud Yvelines seront approvisionnés au BioGNV sur le territoire, précise IdFM dans un communiqué.

 

Au 1er avril 2024, 53 COB ont été convertis, dont 45 au biométhane tel Rambouillet, tandis que 26 autres sont en cours de conversion, complète l’autorité organisatrice. Toutes énergies confondues et rien que pour les infrastructures, IdFM indique avoir dépensé ou engagé un milliard d’euros. La conversion au biométhane de ce COB représente un investissement de 5,5 millions d’euros, intégralement financé par IdFM.

 

A noter que deux COB sont en cours de construction dans le secteur Sud Yvelines, à raison d’un à Rambouillet et un second à Boinville-le-Gaillard.

 

 

Cracovie choisit le Castrosua New City

Cracovie choisit le Castrosua New City

Castrosua vient d’annoncer avoir remporté un appel d’offres pour la ville polonaise de Cracovie concernant la fourniture de 49 bus sur châssis Scania.

 

En collaboration avec Scania Polska, l’entreprise fournira ainsi deux lots de bus de 12 m et de 10,6 m pour l’opérateur polonais Mobilis, filiale du groupe israélien Egged, qui est fortement implanté en Pologne, en Hongrie et aux Pays-Bas.

 

Cette commande concerne des véhicules dotés de la carrosserie à plancher surbaissé « New City », construites sur un châssis Scania CCB 4×2 GNC.

Les modèles de 12 m sont conçus avec une capacité de 25 places assises et deux espaces pour Personnes à Mobilité Réduite (PMR), ainsi que trois portes.

 

Les modèles de 10,6 mètres offrent une capacité de 22 places et une PMR, en deux portes.

 

 

Le Grand Paris des Bus : un cinquième anniversaire bien discret selon l’AUT

Le Grand Paris des Bus : un cinquième anniversaire bien discret selon l’AUT

Le 20 avril 2019 entrait en vigueur le Grand Paris des Bus, la plus vaste réorganisation du réseau depuis plus de sept décennies. Cette opération était l’aboutissement d’une grande concertation entre les parties prenantes : Ville de Paris, Mairies d’arrondissement, Préfecture de Police, Ile de France Mobilités, RATP, villes limitrophes de la première couronne, et citoyens, usagers ou non du bus.

 

Cinq ans se sont écoulés et l’Association des Usagers des Transports (AUT) dresse aujourd’hui un bilan loin d’être positif sur l’évolution du réseau de bus parisien.

 

Selon l’association, « le réseau a traversé au moins deux crises majeures : baisse drastique du trafic due à l’épidémie de Covid et difficultés de recrutement de conducteurs. Ces dernières, conjuguées à la multiplicité des travaux sur voirie, ont provoqué une dégradation importante de la qualité de service conduisant à des temps d’attente et à une irrégularité insupportable pour les voyageurs.
L’image du bus s’est ainsi sérieusement dégradée et les médias se sont emparés du sujet de la baisse constante de 
la vitesse commerciale, inférieure à 10km/h, et de la chute de la fréquentation de plus de 20% ».

 

L’AUT, très active dès l’élaboration du projet, a formulé de nombreuses critiques qui, selon elle, se sont malheureusement vérifiées au cours de ces cinq années :

  • Amélioration très faible de la lisibilité du réseau, due, entre autres, à la réticence à réassocier les tracés allers-retours de lignes voire à en dissocier en créant ou rallongeant des contre-sens sur des voies larges, (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol, Grand Boulevards, entre autres), voire en supprimant des double-sens, sur la rue de Rivoli, par exemple,

 

  • Conséquences néfastes du souhait d’éviter les « trains de bus » sur certaines voies (rue Lafayette, entre autres) se traduisant par l’adoption de tracés tortueux pour certaines lignes,

 

  • Création de longues lignes dont la régularité est difficile à assurer (lignes 20 Levallois – Porte des Lilas, 71 Porte de la Villette- Bibliothèque François Mitterrand, par exemple) et nécessite la création de services partiels, dont la disparition avait pourtant été annoncée lors de la présentation du projet. Le bus 91,dit « bus des gares », reliant les Gares Montparnasse et du Nord via la Place de la Bastille, reste, à cet égard, l’erreur emblématique de ce nouveau réseau,

 

  • Déception liée à l’absence de desserte de certains sites (l’Hôpital Percy à Clamart, par exemple),

 

  • Création de cinq lignes nouvelles qui n’ont pas toutes trouvé leur public,

 

  • Absence de volonté politique de faciliter la traversée des carrefours (vidéoverbalisation, priorité des bus aux feux, présence de la Police municipale),

 

  • Difficultés accrues de circulation.

 

L’AUT pointe aussi du doigt les diverses opérations menées par la Ville de Paris (création de pistes cyclables, rues aux écoles) qui ont également contribué à dégrader le réseau.

Dans cette logique l’association s’étonne qu’aucun bilan et aucun retour d’expérience n’aient été fait sous l’égide d’IDFM mais qu’au contraire, les statistiques de trafic, qui permettraient de rendre le réseau plus efficace, « restent des secrets jalousement gardés aussi bien par IDFM que par la RATP, voire par la Ville de Paris ».

 

« En définitive, explique encore l’AUT, notre crainte initiale que ce vaste projet, dans lequel IDFM a investi 40 M€ par an en fonctionnement et, avec la Ville de Paris, 14,5 M€ en aménagements, ne provoque pas de report modal (notamment de la part des automobilistes) s’est concrétisée ».

 

Un paradoxe, alors que les thèmes de l’accessibilité et de l’inclusion sont des axes majeurs de la communication municipale…

 

 

ADL : Trentbarton commande 29 Enviro200

ADL : Trentbarton commande 29 Enviro200

Alexander Dennis, filiale de NFI Group Inc., vient d’annoncer que l’opérateur Trentbarton venait de lui commander 29 bus à faibles émissions Alexander Dennis Enviro200 de 11,80 m de long.

 

Ils rejoindront la flotte de Trentbarton l’été prochain, 23 d’entre eux opérant sur ilkeston flyer, the villager, H1 et mickleover, vers Derby depuis des villes comme Alfreton, Burton, Heanor et Ilkeston, ainsi que des dizaines de villages.

 

Ces bus sont équipés de la technologie SmartPack d’Alexander Dennis, qui combine l’arrêt/démarrage du moteur avec une gestion auxiliaire de la charge pour réduire leur impact environnemental et leurs coûts d’exploitation.

 

Ils viendront compléter 20 véhicules similaires achetés l’année dernière.

Solaris : premières livraisons de bus électriques à Tallinn

Solaris : premières livraisons de bus électriques à Tallinn

Solaris Bus & Coach vient d’annoncer la livraison de 15 bus électriques Urbino au plus grand opérateur de transports publics estonien, Aktsiaselts Tallinna Linnatransport (TLT), qui exploite des services de transport dans la capitale estonienne.

Les modèles livrés sont les Solaris Urbino 12 électrique qui peuvent être rechargés soit via un connecteur enfichable, soit à l’aide d’un pantographe inversé, c’est-à-dire un dispositif qui est descendu de la station de recharge sur les rails de réception d’électricité situés sur le toit du véhicule.

Ces véhicules sont les premiers bus alimentés par batterie non seulement à Tallinn mais aussi en Estonie.

Le contrat d’un montant de 10 M€ comprend également la fourniture d’infrastructures de recharge : 15 chargeurs fixes qui fonctionneront au dépôt et deux stations à pantographes situées dans la ville à côté des lignes sur lesquelles circuleront les véhicules.

Les premiers véhicules Solaris sont arrivés dans la capitale estonienne il y a 12 ans, outre 350 bus fonctionnant au GNC, le constructeur y a également livré 50 trolleybus Trollino zéro émission.