Iveco détaille son plan stratégique à 2028

Iveco détaille son plan stratégique à 2028

Le Groupe Iveco a présenté 14 mars son nouveau plan stratégique à Turin, décrivant ses objectifs jusqu’en 2028, dans le cadre d’un événement baptisé « Capital Markets Day ».

 

Lors de cette journée, Domenico Nucera, président de l’activité Bus, a annoncé un investissement de 600 M€ dans les technologies de pointe entre 2024 et 2028 pour sa division.

 

La première étape consistera à investir 300 M€ dans une architecture modulaire, d’origine électrique, qui intégrera les batteries dans la structure du véhicule « pour réduire le poids, augmenter la capacité en passagers et augmenter l’autonomie ».

 

La division Bus vise entre 3 et 3,5 Mds€ de chiffre d’affaires net d’ici 2028 afin de doubler sa rentabilité par rapport à 2022, pour atteindre 7 à 8% à cette échéance.

 

Selon Domenico Nucera, les bus urbains électriques devraient représenter 90% du marché européen d’ici 2030 en Europe.  Il a tenu à préciser que le carnet de commandes de bus électriques Iveco a quadruplé en 2023, notamment à plusieurs appels d’offres remportés aux Pays-Bas, à Marseille, Rome, Turin, etc.

 

En matière de transition énergétique, l’entreprise a donc réaffirmé son objectif d’atteindre zéro émission nette de carbone d’ici 2040, tout en maintenant une approche multi-propulsion au sein du groupe.  Iveco a aussi annoncé l’extension et l’approfondissement de son partenariat avec Hyundai Motor qui a déjà permis la présentation de l’Iveco Bus E-Way H2 en octobre 2023 au salon Busworld de Bruxelles.

 

 

Nouvelle Aquitaine : un autocar bioGNV à La Souterraine

Nouvelle Aquitaine : un autocar bioGNV à La Souterraine

Un autocar régional, fonctionnant au bioGNV, sera mis en circulation en Creuse, sur la ligne n°212 reliant Aigurande à La Souterraine via Dun-le-Palestel.

A ce jour, 200 cars circulent déjà sur le territoire avec différentes motorisations alternatives au diesel.

Le verdissement des cars régionaux, impulsé par la Région Nouvelle-Aquitaine pour accélérer la transition écologique et énergétique, se poursuit donc en Creuse, conformément à sa feuille de route Néo Terra.

Le biométhane est produit localement à partir de déchets, et l’Iveco Crossway circulant sur la ligne s’avitaille à la station privative récemment installée au nouveau siège social de l’entreprise LDT Transports et Voyages, situé à La Châtre.

Selon l’opérateur, le coût à la pompe de ce carburant est, en moyenne, inférieur de 30% par rapport au diesel.

La nouvelle stratégie de Scania

La nouvelle stratégie de Scania

Le constructeur Scania (appartenant au groupe Tatron) vient de présenter ses résultats 2023, mais il a surtout précisé sa stratégie à venir.

 

En effet, l’an passé, avait été annoncée la fin de la production de véhicules complets par la branche autocars et autobus. Damien Thomine, directeur Cars & Bus de Scania France, est donc revenu sur cette nouvelle stratégie en cours de mise en œuvre en évoquant « le nouveau modèle opérationnel » de la marque.

 

L’industriel se concentrera donc désormais sur la fabrication des châssis K et F « avec de larges options de motorisations ». De fait, la production et la vente de Scania Citywide, Scania Interlink et châssis C seront interrompues. Pour la France après la livraison des derniers 65 Citywide commandés par Le Havre, Angers, Caen, Châtellerault, Colmar, Mulhouse et Tours.

 

L’objectif annoncé est désormais de continuer à offrir aux clients des solutions complètes à travers différents partenariats signés avec des carrossiers. Avec Castrosua par exemple, mais aussi, et surtout, avec Irizar, avec lequel la stratégie sera axée autour de la gamme d’autocars I3-I4-I6-I8. Ont été aussi évoqués le développement des premiers B100 « exclusif » et GNL.

 

Avec le Chinois Higer, Scania maintient son partenariat autour du Fencer 6, du Touring B100 et d’une version à motorisation GNV.

 

Enfin, Damien Thomine a aussi annoncé que la collaboration avec les carrossiers et les partenaires serait accrue pour le développement de « Systèmes de transports intelligents ».

 

 

Solaris : bientôt un autocar électrique dans la gamme

Solaris : bientôt un autocar électrique dans la gamme

Le constructeur polonais Solaris vient de présenter ses résultats pour 2023, et il se présente comme le premier constructeur européen en matière de véhicules de transport collectif zéro mission. L’industriel annonce un total de 1 456 véhicules vendus sur l’année.

 

Les véhicules à batterie, à hydrogène, les trolleybus et les bus hybrides se sont élevés, pour la première fois dans l’histoire de l’entreprise, à 82 % du mix des ventes. Solaris a ainsi livré un total de 690 bus électriques à batterie, mais aussi 202 trolleybus et 81 bus à hydrogène.

 

En 2023, Solaris a livré ses produits à des clients de 17 pays, dont la Pologne, l’Espagne, l’Italie, la Norvège, l’Allemagne, la République tchèque, la Roumanie et la Hongrie.  Fait marquant pour Solaris, 44,5 % de tous les bus à hydrogène immatriculés en Europe en 2023 sont des modèles issus de sa gamme, « ce qui témoigne de la domination de l’entreprise dans ce domaine ». À fin 2023, l’entreprise a par ailleurs reçu commandes pour 535 véhicules à hydrogène, avec des dates de livraison allant de 2024 à 2026, ce qui a obligé l’industriel à inaugurer un nouveau hall dédié à la production d’hydrogène.

 

L’année écoulée a aussi été pour Solaris l’occasion de présenter sa nouvelle gamme de batteries, et une nouvelle architecture de propulsion, qui se caractérise par une transmission modulaire dont les composants sont placés sur le toit et à l’arrière du véhicule. Le modèle articulé présenté à Busworld, a récemment été rejoint par une version structurellement similaire de 12 mètres, présentée à Mobility Move à Berlin.

 

Pour l’avenir, Solaris entend bien sûr maintenir sa position de leader européen sur le segment des véhicules zéro émission, mais aussi « élargir son offre de produits sur le marché interurbain européen (des autocars donc, NDLR) et de pénétrer le marché nord-américain avec une offre dédiée aux véhicules zéro émission ».

 

Solaris présentera donc une nouvelle plateforme interurbaine zéro émission en trois longueurs différentes : 10,9, 12,2 et 13 mètres. Chacun de ces modèles sera disponible à la fois sous forme de véhicule à batterie et à hydrogène.

 

 

MAN affiche de bons résultats pour 2023

MAN affiche de bons résultats pour 2023

MAN Truck & Bus SE vient de présenter ses résultats pour 2023. L’industriel annonce avoir réalisé une belle performance au cours de l’exercice fiscal 2023, avec une croissance significative des ventes unitaires, du chiffre d’affaires, du résultat d’exploitation ajusté et du rendement d’exploitation ajusté sur les ventes.

Avec un total de 116 000 véhicules vendus (tous types confondus), le chiffre d’affaires s’est élevé à 14,8 Mds€, soit une augmentation de 31% par rapport à l’année précédente (11,3 Mds€). Le résultat d’exploitation ajusté a augmenté de 935 M€ en glissement annuel et arrive ainsi à 1,08 Md€, soit « le meilleur chiffre de l’histoire de l’entreprise ».

Enfin, Le bénéfice d’exploitation ajusté augmente de de 6 points pour atteindre 7,3% (contre 1,2% pour l’exercice 2022).

Concernant le marché qui nous intéresse, MAN rappelle qu’en 2023, il a été le leader du marché des autobus électriques en Europe (produits dans l’usine de Starachowice, en Pologne), et annonce qu’une pré-série d’autocars électriques est prévue pour 2025.

Alexander Vlaskamp, CEO de MAN, constate d’ailleurs que « l’activité autobus/autocar devrait continuer à se redresser », contrairement au marché des camions.

Van Hool dans la tourmente

Van Hool dans la tourmente

La situation du constructeur belge Van Hool inquiétait, le conseil d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu le 11 mars, et dont toute la presse belge s’est faite l’écho, ne s’est pas montré rassurant.

A cette occasion, la direction a en effet communiqué aux syndicats les détails du plan de restructuration qui est d’abord marqué par la suppression de 1100 emplois, dont 834 dès cette année, sur les 2494 salariés que compte actuellement l’entreprise.

Il y a quelques jours, la direction avait déjà annoncé la délocalisation d’une grande partie de sa production de la Belgique vers ses infrastructures de Macédoine du Nord.

Selon les syndicats, interrogés par nos confrères belges, Van Hool, confrontée à des dettes importantes et à une forte diminution de ses réserves financières, serait dans l’obligation de trouver quelque 45 M€ (en plus des 60 M€ nécessaires au financement des indemnités de licenciement) d’ici fin mars pour éviter la faillite.

 

Marc Zaanefeld, co-PDG de Van Hool.

 

Enfin, l’industriel aurait plus ou moins indiqué sa volonté de se concentrer dans l’avenir sur la seule production d’autocars. « Les transports publics en tant que segment de marché seront abordés de manière plus sélective », a indiqué Marc Zaanefeld, co-PDG de Van Hool, qui parlait ainsi de « réorientation stratégique ».