BYD s’agrandit en Hongrie

BYD s’agrandit en Hongrie

Le constructeur chinois BYD vient d’annoncer qu’il prévoit d’investir quelque 90 M€ dans une nouvelle usine à Komárom, dans le nord de la Hongrie, afin de faire passer sa production annuelle à 1250 autobus et camions électriques.

Le projet, soutenu par le gouvernement hongrois à hauteur de presque 8 M€ permettra ainsi de tripler la production de véhicules utilitaires de BYD depuis son implantation sur le sol européen en 2017.

 

 

Otokar présente son e-Territo U

Otokar présente son e-Territo U

Les mois et années qui viennent verront les gammes d’autocars européens s’électrifier massivement, du moins dans les catalogues des constructeurs.

Le constructeur turc Otokar, conscient des opportunités de ce marché, vient donc d’apporter sa pierre à l’édifice en présentant le véhicule de démonstration de l’autocar e-Territo U, initialement dévoilé lors de Busworld 2023. Cet autocar de 13m (il y aura bien sûr une version 12m) fera dès cet été l’objet d’une campagne de présentation auprès des opérateurs et collectivités.

 

Otokar e-Territo U en 13m.

 

L’e-Territo U dispose d’une chaîne de traction constituée d’un moteur électrique Voith de 410 kW en prise sur l’essieu arrière de type R0440 développé par Daimler Truck.

 

Otokar e-Territo U en version Ligne.

 

Les packs de batteries de traction sont positionnés à l’arrière, dans les soutes et à l’avant. La prise de recharge Combo CCS type 2 est positionnée à l’arrière droit.

Ce modèle est équipé de batteries CATL (LFP) à refroidissement liquide embarquant 449,3 kWh avec 15 packs, mais il est aussi disponible avec 10 packs, cette fois pour une puissance de 299,53 kWh. Les batteries sont garanties 8 ans ou 3000 cycles de recharge.

 

Le modèle présenté comportait 15 packs de batteries CATL.

 

Dans sa version la plus puissante, le e-Territo U est donné avec une autonomie de 500 kilomètres.

 

 

Lors de la présentation, Otokar a par ailleurs annoncé qu’il proposerait une variante de l’e-Territo U avec des batteries Forsee Power ZEN 36. Deux versions seront commercialisées, en 292,8 kWh (8 packs) ou 440 kWh (12 packs).

 

Les packs de batteries sont réparties entre l’arrière et les soutes du véhicule.

 

Moins volumineuses, et surtout « made in France », les batteries Forsee Power permettront notamment de gagner un peu de volumes pour les soutes, qui sont, pour l’instant avec 15 packs CATL, de 2,9 m3.

L’e-Territo U de démonstration dispose d’une capacité de 63 passagers avec deux niveaux de finition : ligne ou scolaire. C’est la version ligne qui a été choisie pour cet exemplaire, avec des sièges inclinables, des prises USB individuelles, des racks à bagages, des rideaux, et un système combinant chauffage et refroidissement dans un seul circuit de marque Songz.

 

Otokar e-Territo U – Compartiment passagers avec 63 places.

 

Le poste de conduite, parfois jugé un peu trop étroit par certains conducteurs.

 

Le véhicule présenté à la presse spécialisée était conduit par Jonathan Saura (par ailleurs essayeur officiel de Car & Bus News) qui a parcouru pour l’occasion 117 km, essentiellement sur des routes départementales roulantes parsemées de rond-points, avec quelques zones urbaines traversées et diverses voies rapides, dans le sud de la région Valentinoise.

 

Le tableau de bord.

 

Ce parcours a permis de tester l’autonomie du e-Territo U qui, de 91% au départ est passé à 63% de batterie au retour, avec la climatisation fonctionnant à plein régime (+37°C à l’extérieur).

L’affichage est passé de 356km d’autonomie annoncée au départ à 335km annoncés au retour, en passant par une pointe à 408km, obtenue grâce à une régénération d’énergie visiblement efficace dès l’activation du premier plot du ralentisseur.

Enfin, Jonathan Saura a pointé du doigt le confort « remarquable » pour un autocar scolaire, une suspension très souple conjuguée « aux qualités de l’électrique (accélération linéaire, silence à bord… ».

 

Jonathan Saura au volant du Otokar e-Territo U de démonstration.

Selon Otokar, deux opérateurs ont déjà passé commande du e-Territo U, dont 10 exemplaires seront livrés dans le sud-ouest de la France au quatrième trimestre 2025 et un en Espagne.

 

Les élus locaux alertent sur l’avenir des transports du quotidien

Les élus locaux alertent sur l’avenir des transports du quotidien

Alors que vient de se tenir la réunion de synthèse de la Conférence Ambition France Transports, les résultats d’une enquête (1) nationale menés par l’AMF et Intercommunalités de France appellent à la plus grande vigilance et les deux organismes viennent tirer la sonnette d’alarme auprès du gouvernement.

Selon les deux associations, lorsque la région est organisatrice de la mobilité (AOM) locale, 76% des intercommunalités répondantes déclarent ne pas disposer d’une offre de transport adaptée pour répondre aux besoins de déplacements du quotidien.

Six ans après la loi d’orientation des mobilités, les promesses d’un « droit universel à la mobilité » restent pour elles lettre morte. Seules 53% des intercommunalités ont opté pour la compétence AOM.

Par ailleurs, le versement mobilité (VM), conditionné à un seuil de 11 salariés, exclut la majorité des entreprises rurales, et le nouveau VM régional, plafonné à 0,15% de la masse salariale, se révèle « dérisoire et inadapté pour développer des solutions dans les zones peu denses, tout en pénalisant les entreprises ».

L’AMF et Intercommunalités de France demandent donc la réouverture de la compétence mobilité à toutes les intercommunalités volontaires.

Et les résultats de l’enquête nationale confirment le bien-fondé de cette position, puisque 75% des communautés de communes non AOM répondantes déclarent qu’elles saisiraient ou étudieraient sérieusement la possibilité de se saisir de cette compétence.

Les deux associations plaident également pour un déplafonnement du versement mobilité au-delà de 2% dès lors que chaque AOM présente un plan de mobilité chiffré (lignes, fréquences, navettes, solutions vélo, calendrier opérationnel) au comité des partenaires et assorti d’un bilan annuel.

Par ailleurs, depuis la suppression de la vignette routière en 2000, toutes les recettes issues de la TICPE, des pénalités autoroutiers, des amendes et des taxes d’immatriculation sont ponctionnées par l’État, alors que 65,5% du million de kilomètres des infrastructures routières sont à la charge du bloc communal, dépourvues de toute ressource fiscale dédiée.

 

Pour rétablir un équilibre, l’AMF et Intercommunalités de France exigent dès aujourd’hui et de façon pérenne la réaffectation d’une part significative des recettes aux communes et intercommunalités, assortie d’un mécanisme de compensation spécifique aux surcoûts des zones rurales.

Elles veulent que le bloc communal soit pleinement intégré dans le modèle économique post-concession autoroutière et que soient revalorisées les redevances versées par EDF, GRTgaz, les opérateurs télécoms et tous les utilisateurs du domaine public routier.

Enfin, elles veulent que le produit des amendes pénales relatives à la circulation routière dressées par la police municipale et les gardes champêtres, aujourd’hui largement inversé à l’État, peut être réaffecté aux budgets des communes et intercommunalités compétentes.

(1)L’enquête a été menée auprès de l’ensemble des communes et des intercommunalités de France, entre le 9 avril et le 26 juin 2025. L’analyse a été effectuée sur les réponses complètes de 125 intercommunalités et 1 148 communes. Les résultats et analyses détaillées de cette enquête seront publiés le 9 juillet prochain.

 

Ruban Bleu s’appuie sur Samsara pour sa transition énergétique

Ruban Bleu s’appuie sur Samsara pour sa transition énergétique

Créé il y a plus de 75 ans, le Groupe Ruban Bleu est une entreprise familiale qui emploie plus de 600 collaborateurs et génère un chiffre d’affaires de 40 M€ sur ses activités de transports, voyages et hôtellerie.

Son activité d’autocars RubanBleu s’est engagée dans une triple transition : énergétique, digitale et sociale avec pour ambition d’atteindre une flotte 100% propre d’ici 2026, de digitaliser l’ensemble de ses processus et de renforcer la professionnalisation de ses équipes.

L’entreprise a donc fait appel àSamsara, spécialiste du Cloud des Opérations Connectées, pour améliorer l’efficacité de ses opérations et accélérer sa transition énergétique.

En combinant technologie et engagement humain, le transporteur aveyronnais affiche déjà une baisse de 14% de la consommation de carburant, une réduction de 7% des émissions de CO2 et une diminution de 30% des accidents responsables.

La plateforme Samsara, grâce à l’analyse des données de consommation et de conduite, combinée aux dashcams IA, permet à l’entreprise de former et sensibiliser ses conducteurs à l’écoconduite et à la sécurité, identifier les axes d’amélioration et valoriser les bonnes pratiques.

« Chaque mois, nous affichons les données de consommation de carburant et les conducteurs peuvent voir les progrès réalisés et les points sur lesquels ils peuvent s’améliorer. Certains se prennent vraiment au jeu et se challengent entre eux pour adopter une conduite plus responsable », explique Vincent Dunez, DG du Groupe Ruban Bleu.

 

 

L’eIntouro testé par EUROBUS

L’eIntouro testé par EUROBUS

Le Mercedes Benz eIntouro a fait l’objet de son premier essai client sur un parcours d’environ 380 kilomètres sur l’itinéraire régulier du Rustexpress d’EUROBUS, en allant de Bassersdorf, en Suisse, à Zurich, en passant par Europa-Park, dans la région badoise de Rust, et inversement au retour.

L’eIntouro, qui sera présenté en première mondiale au salon Busworld d’octobre à Bruxelles, devrait entré en production dès 2026, et l’un des premiers véhicules de série sera alors utilisé sur une ligne du Rustexpress.

Selon Mercedes Benz, l’essai sur route a montré que les deux batteries haute tension de l’eIntouro, d’une capacité totale de 414 kWh, « offrent des réserves plus que suffisantes pour parcourir les trajets individuels de près de 200 kilomètres en toute saison, même avec le chauffage ou le climatiseur allumés ».

 

 

L’ART publie son rapport multimodal

L’ART publie son rapport multimodal

L’Autorité de Régulation des Transports (ART) vient de publier son quatrième rapport multimodal, qui offre un panorama détaillé du transport de voyageurs en 2023.

Selon ce rapport, en 2023, le transport de voyageurs en France a connu une légère baisse de 0,3% par rapport à 2022, avec un total de 1 035 milliards de voyageurs.km.

Cette baisse s’explique principalement par la diminution des déplacements en véhicules particuliers, tandis que la demande en transports collectifs a augmenté.

La part des transports collectifs a ainsi atteint 17,9% de la mobilité intérieure, principalement grâce à la hausse des transports ferroviaires, dont la part modale atteint 10,4%, en hausse de 0,5 point, portée à la fois par les services à grande vitesse et les services TER.

Sur les déplacements de plus de 100 km, la fréquentation des trains à grande vitesse a ainsi dépassé le trafic en voiture sur les autoroutes concédées.

L’ART constate en revanche que la qualité des services de transport s’est de nouveau dégradée en 2023, comme en témoignent le taux d’annulation en augmentation (dont près de 4 points pour les lignes TER de longue distance), et les taux de retard (en augmentation pour la quasi-totalité des modes, dont une hausse de 5 points pour les vols domestiques).

La hausse des annulations s’explique majoritairement par des mouvements sociaux, tandis que les retards sont multifactoriels.