par Pierre Cossard | Sep 18, 2026 | Autocar, Equipement, Les Infos
Le constructeur germanique vient d’annoncer l’enrichissement de sa gamme d’autocars avec de nouveaux moteurs et transmissions, ainsi qu’une nouvelle architecture électronique permettant l’intégration de systèmes d’assistance à la sécurité et de services numériques supplémentaires. Ces améliorations seront accompagnées d’un poste de conduite modernisé à compter de 2027.
Selon l’industriel, les économies de carburant allant jusqu’à 6% seraient possibles grâce aux nouvelles transmissions ZF EcoLife CoachLine et ZF TraXon 2 Coach, associées aux moteurs diesel OM 470 et OM 471 perfectionnés, dotés d’un processus de combustion optimisé avec recirculation des gaz d’échappement (RGE) contrôlée et refroidie avec précision.
Un nouveau revêtement pour le filtre à particules diesel et le système SCR renforcerait la robustesse du système de post-traitement des gaz d’échappement.
Concrètement, la transmission automatique ZF EcoLife CoachLine équipe le Mercedes-Benz Tourismo et la transmission manuelle automatisée ZF TraXon 2 Coach les modèles Setra ComfortClass et TopClass.
Les intervalles de vidange d’huile des moteurs sont prolongés jusqu’à 480 000 kilomètres ou quatre ans.
Par ailleurs, avec sa nouvelle architecture électronique, Daimler Buses pose les bases d’une nouvelle génération de systèmes de sécurité et d’assistance. L’Active Sideguard Assist 3 assiste le conducteur dans les virages et les changements de voie critiques et contribue à prévenir les collisions grâce à des freinages ciblés. L’Active Cross Traffic Assist détecte les véhicules traversant la chaussée, etc.
L’Active Drive Assist 2 assiste le conducteur en lui fournissant des indications de vitesse, de distance et de maintien dans la voie, contribuant ainsi à réduire sa charge de travail. Ce système est complété par le frein de stationnement électronique (ePBC) et la nouvelle direction assistée active 3 (APS3), qui adapte automatiquement l’assistance de direction aux conditions de conduite et à la vitesse du véhicule.
Le nouvel assistant de circulation transversale actif est conçu pour les situations de trafic où des véhicules ou des motos s’approchent rapidement latéralement et coupent la trajectoire du véhicule. Ce système utilise une fusion de capteurs à 270 degrés, composée d’un radar longue portée, d’une caméra multifonction et de capteurs radar courte portée. Dans son champ de détection, il identifie les véhicules et les motos s’approchant du camion ou de l’autocar par la droite ou la gauche et coupant sa trajectoire.
Enfin, dans tous les véhicules Setra et Mercedes-Benz, le conducteur bénéficiera d’un poste de conduite modernisé avec le Multimedia Cockpit Interactive, comprenant un écran principal haute résolution, un écran tactile et un nouveau volant multifonction.
par Pierre Cossard | Sep 18, 2026 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
ZF a dévoilé à l’IAA d’Hanovre le MAXX Uniper, son frein à disque pneumatique de nouvelle génération pour véhicules utilitaires lourds, basé sur la technologie de frein à piston propriété de l’entreprise.
Le MAXX Uniper devrait aider les constructeurs automobiles à répondre aux futures exigences de la norme EURO 7 concernant la réduction des émissions de particules de freinage.
ZF affirme que son MAXX uniper, associé à un disque doté d’un revêtement spécifique, permettrait de réduire les émissions de particules de freinage jusqu’à 65%. Le lancement de la production est prévu pour 2027.
Le MAXX Uniper délivre un couple de freinage allant jusqu’à 30 000 Nm. Son mécanisme de rattrapage de jeu bidirectionnel éprouvé régule l’espace de fonctionnement entre la plaquette et le disque, favorisant une usure uniforme des plaquettes et réduisant le risque de sur-réglage.
Ce frein à disque pneumatique de nouvelle génération se distingue par une conception compacte et un nombre de composants réduit pour faciliter l’entretien. Par ailleurs, un nouveau système de support et de plaquettes permet un remplacement aisé de ces dernières.
Un capteur d’usure continue « plug-and-play » est aussi proposé en option pour réduire les interventions de maintenance et accroître la disponibilité du véhicule.
Enfin, ZF précise également qu’un système d’étanchéité robuste protège le frein contre la saleté et les débris dans des environnements d’exploitation exigeants.
par Pierre Cossard | Sep 17, 2026 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
H2APEX Group SCA, acteur clé dans le développement et l’exploitation d’installations de production d’hydrogène vert pour la décarbonation de l’industrie, des infrastructures et de la mobilité, et Lhyfe, pionniers de la production d’hydrogène vert et renouvelable, viennent d’annoncer le renforcement de leur partenariat afin de répondre à la demande croissante d’hydrogène renouvelable en Allemagne.
Dans le cadre de cet accord élargi, Lhyfe fournira jusqu’à 100 tonnes d’hydrogène renouvelable certifié RFNBO à H2APEX par an, au cours des deux prochaines années.
L’Allemagne est l’un des marchés de l’hydrogène les plus dynamiques d’Europe. La demande croissante dans les secteurs de la mobilité et de l’industrie, combinée à l’évolution des exigences réglementaires applicables aux carburants renouvelables, accélère le développement du marché et génère un besoin croissant de chaînes d’approvisionnement fiables en hydrogène renouvelable.
par Pierre Cossard | Sep 15, 2026 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
Le 14 septembre, Stoneridge a dévoilé, lors du salon IAA Transportation 2026 à Hanovre, en Allemagne, du 14 au 20 septembre, sa plateforme EVO ECU, destinée aux véhicules utilitaires, aux bus, aux autocars et aux engins hors route.
Les véhicules utilitaires deviennent de plus en plus complexes à mesure que se multiplient les fonctions ADAS, les fonctions basées sur des caméras, la connectivité et les fonctionnalités pilotées par logiciel.
Stoneridge répond à cette évolution avec une architecture centralisée conçue pour simplifier l’électronique des véhicules et soutenir la prochaine génération de technologies.
Selon l’industriel, la plateforme EVO ECU offre une solution de commande électronique flexible et hautement performante qui aide les équipementiers à réduire la complexité de leurs systèmes tout en intégrant les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS), les diagnostics et de futures capacités pilotées par logiciel.
Contrairement aux solutions conçues avant tout pour les véhicules particuliers puis adaptées après coup, l’EVO ECU a été conçu spécifiquement pour combler cette lacune dans l’architecture des véhicules utilitaires, avec un matériel et un logiciel pensés ensemble dès l’origine.
EVO centralise les capacités de traitement sur une plateforme unique, conçue spécifiquement pour répondre aux besoins propres des véhicules utilitaires. Cette approche permet d’accélérer les mises à jour logicielles, d’améliorer l’efficacité des diagnostics et d’introduire de nouvelles fonctionnalités sans nécessiter de modifications matérielles importantes.
Stoneridge présente l’EVO ECU aux côtés de son MirrorEye Camera Monitoring System, leader du secteur, et des systèmes de vision et de contrôle qui l’entourent, dans son Innovation Truck et son simulateur, illustrant comment ces technologies fonctionnent ensemble dans un environnement de conduite réel. Deux nouvelles fonctionnalités, MirrorEye Surveillance Mode et Surround View, sont aussi présentées.
« La connectivité, l’automatisation et l’évolution des réglementations transforment le transport de marchandises, et l’EVO ECU de Stoneridge aide nos clients à s’adapter grâce à une plateforme flexible qui évolue avec leurs besoins », a déclaré Natalia Noblet, PDG de Stoneridge.
par Pierre Cossard | Sep 14, 2026 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
Michelin vient de lancer NAZCA, une machine intelligente et automatisée destinée au recreusage des pneumatiques des cars, bus et camions.
NAZCA automatise donc cette opération tout en respectant les recommandations des manufacturiers, avec un objectif de qualité et de répétabilité. Selon Michelin, cette machine valorise chaque millimètre de gomme utilisable grâce à un scan laser haute densité et à des algorithmes avancés, ajustant en temps réel la profondeur de coupe sur toute la circonférence et toute la largeur du pneu, car la géométrie de chaque pneumatique est unique.
Testée depuis plus d’un an en conditions réelles, NAZCA permettrait d’augmenter le nombre de recreusages réalisés en atelier, puisqu’elle pourrait accroître la capacité de recreusage de 30 à 50%, selon les conditions d’usage de l’atelier.
Chaque opération nécessite moins de trois minutes d’intervention du technicien, qui peut se consacrer à d’autres tâches, comme la géométrie, les réparations ou le montage/démontage.
Conçue pour répondre aux besoins des ateliers, NAZCA est compatible avec de nombreuses marques et dimensions de pneumatiques, dotées d’une carcasse suffisamment robuste pour accompagner l’allongement de la durée de vie permis par le recreusage.
Une vingtaine de machines NAZCA sont actuellement en phase pilote en Europe.
par Pierre Cossard | Sep 11, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
La Commission européenne, en la personne de Stéphane Séjourné, vice-président exécutif pour la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission européenne, vient d’annoncer son intention de réduire le corpus de règles de l’UE en matière de marchés publics.
Le projet consisterait à le faire passer d’environ 900 à 200 pages, dans le cadre d’une réforme d’envergure visant à simplifier les appels d’offres tout en offrant aux gouvernements une plus grande marge de manœuvre pour privilégier les intérêts économiques et de sécurité de l’Europe.
Le projet de loi sur les marchés publics remplacerait ainsi trois directives européennes par un règlement unique, afin de simplifier les dispositions dispersées dans 26 textes législatifs sectoriels et de réduire le nombre de procédures de cinq à trois.
La Commission estime que ces changements pourraient permettre aux entreprises et aux pouvoirs publics d’économiser 650 M€ par an en frais administratifs.
La Commission rappelle dans sa communication que les marchés publics de l’UE représentent plus de 2 500 Mds€ par an, soit environ 15% du PIB de l’Union, couvrant des domaines allant des trains et des hôpitaux aux infrastructures énergétiques, en passant par les écoles et les systèmes informatiques.
La proposition ne se limite pas à une réduction de la bureaucratie. Bruxelles souhaite que les gouvernements utilisent leur pouvoir d’achat de manière plus stratégique.
Le meilleur rapport qualité-prix deviendrait la méthode standard d’attribution des contrats, la qualité devant normalement compter pour au moins 30% de l’évaluation (et 50% pour les contrats à forte intensité de main-d’œuvre). « Les autorités pourraient prendre en compte les performances environnementales et sociales, l’innovation, la sécurité et la résilience, parallèlement au prix », est-il expliqué.
L’engagement en faveur d’une « préférence européenne » est tempéré par les obligations internationales de l’UE, mais l’accès aux marchés peut être restreint lorsqu’un pays tiers n’offre pas de réciprocité.
Des restrictions pourraient également être imposées lorsque la dépendance à l’égard de fournisseurs étrangers compromet la sécurité de l’approvisionnement ou menace la sécurité économique de l’UE.
« L’argent public européen devrait, dans la mesure du possible, créer des emplois, des investissements et des opportunités en Europe plutôt que de remplir les carnets de commandes de nos concurrents », a affirmé Stéphane Séjourné.
Les cinq procédures de passation de marchés seraient ramenées à trois : les procédures ouverte, dynamique et d’innovation. Chacune permettrait des négociations entre acheteurs et soumissionnaires.
La Commission prévoit également la création d’une place de marché numérique intégrée pour les marchés publics de l’UE, reliant les plateformes nationales de passation de marchés électroniques. Une entreprise enregistrée via un système interconnecté devrait pouvoir soumissionner ailleurs en Europe sans avoir à fournir à maintes reprises les mêmes documents.
L’objectif est de réduire la bureaucratie et de remédier à l’une des faiblesses du système actuel : une concurrence insuffisante, notamment de la part des PME et des entreprises répondant à des appels d’offres transfrontaliers.