Setra travaille à son futur autocar électrique

Setra travaille à son futur autocar électrique

Avec le projet ELCH (Electrified Coach) que la marque du groupe Daimler Buses vient de présenter, Setra entend explorer le potentiel de l’autocar de tourisme 100% électrique.

L’objectif du projet est en effet de développer et valider un concept d’autocar électrique prêt pour le marché. Au-delà de la chaîne de traction et des batteries, les travaux portent sur la consommation d’énergie, l’aérodynamique, la construction légère, la viabilité économique et l’adaptation aux usages du quotidien.

Aux côtés de l’Institut de technologie de Karlsruhe, de l’Université de Mannheim, de l’Université technique de Rhénanie-Palatinat à Kaiserslautern-Landau et de Flix SE, Setra contribue donc à préparer la prochaine génération d’autocars de tourisme électriques, avec l’ambition de voir émerger des autocars de tourisme à batterie d’ici la fin de la décennie.

Financé par le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie, le projet ELCH se poursuivra jusqu’à la fin de cette année 2026.

 

 

 

LDT Transports et Voyages, Transporteur Engagé Gaz Vert

LDT Transports et Voyages, Transporteur Engagé Gaz Vert

LDT Transports et Voyages a annoncé le 28 octobre dernier être le premier transporteur des régions Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire à obtenir la mention Transporteur Engagé Gaz Vert .

LDT Transports et Voyages est une entreprise française de transport routier de voyageurs par autocar, créée en 2014 et dont le siège social actuel est situé à La Châtre, dans l’Indre (36).

Dirigée par Christophe Bobko, l’entreprise appartient au Groupe Synergie Mobilités et dispose d’une flotte d’environ 250 véhicules allant du minibus VIP aux autocars Grand Tourisme de plus de 60 places.

Elle rayonne principalement sur les départements l’Indre (36), la Creuse (23) avec des établissements à Dun-le-Palestel, à La Souterraine et Aubusson, la Haute-Vienne (87) à Limoges, le Cher (18) et l’Allier (03).

A ce jour, 18 de ses 125 autocars roulent au BioGNV, soit 14.4% de la flotte. Un choix qui traduit notre volonté de faire évoluer nos pratiques et de développer des solutions de transport plus durables.

Cette démarche fait suite à la mise en service de la première station BioGNV de la Creuse, à La Souterraine, raccordée par GRDF au réseau de distribution public. Une installation qui complète l’ouverture en 2023 par l’opérateur d’une station de BioGNV à La Châtre, la première de l’Indre.

La mention Transporteur Engagé Gaz Vert vient ainsi reconnaître une démarche déjà engagée sur le terrain avec une flotte qui évolue, des investissements et désormais « une infrastructure locale qui permet d’aller plus loin ».

 

 

DKV Mobility lance une carte de recharge pour les camions électriques

DKV Mobility lance une carte de recharge pour les camions électriques

DKV Mobility, plateforme européenne de référence pour les services de mobilité professionnelle, annonce le lancement de la DKV Card +Charge Truck, conçue spécifiquement pour répondre aux exigences critiques du transport routier de marchandises électrique.

Cette nouvelle solution sur mesure pour les transporteurs exploitant des flottes de poids lourds électriques donne accès à plus de 3 000 points de recharge poids lourds vérifiés et adaptés aux camions répartis dans 17 pays européens, à des tarifs compétitifs.

En France, DKV Mobility propose ainsi une couverture complète incluant 100% du réseau public et semi‑public, dont 620 points de recharge pour poids lourds.

Cette nouvelle carte vient compléter l’offre de DKV, qui compporte déjà la carte DKV Card +Charge qui donne accès à un réseau européen de plus de 1,2 million de points de recharge (dont plus de 145 000 en France) compatibles avec les véhicules électriques et hybrides, et incluant des bornes adaptées aux grands gabarits (camions et autocars.]

DKV Mobility référence d’ailleurs plus de 3 000 points de recharge compatibles avec les poids lourds/autocars dans 17 pays européens (offrant une hauteur libre d’au moins 4 mètres et des espaces adaptés aux véhicules de plus de 9 mètres).

Les stations en question, référencée pour l’instant comme étant adaptées aux camions, doivent respecter des standards stricts. DKV Mobility évalue chaque point de recharge de son réseau selon des critères précis :

  • Dimensions : Hauteur sous toit d’au moins 4 mètres et largeur de voie de 2,7 mètres minimum.
  • Maniabilité : Espace suffisant pour des manœuvres fluides et accueil de véhicules d’au moins 9 mètres de long.
  • Puissance : Plus de 80% des sites sélectionnés offrent des puissances de charge supérieures à 300 kW.

Autant d’éléments qui demain, s’adapteront aux contraintes des autocars électriques à batteries lorsque ceux-ci deviendront monnaie courante sur les routes de France.

 

 

SVOLT lance la production en série de batteries semi-solides

SVOLT lance la production en série de batteries semi-solides

SVOLT, filiale de GWM, vient d’annoncer avoir entamé la production en série de batteries semi-solides, baptisée Dragon Armor, d’une capacité de 100 kWh. Ce pack repose sur une architecture haute tension de 900 V et prend en charge une recharge en « 6C ». Il permet ainsi de récupérer 500 km d’autonomie en seulement 12 minutes de charge.

SVOLT a été créée par GWM en 2012 en tant que filiale dédiée à la production de batteries pour véhicules électriques, avant de devenir une entité indépendante en 2018. L’entreprise conserve toutefois des liens étroits avec GWM, dont elle demeure le principal fournisseur et un partenaire stratégique.

Aucune information n’a encore été communiquée quant aux véhicules qui seront équipés de cette nouvelle batterie, même si ce sont bien sûr les automobiles qui devraient en être équipées en premier. S

La durée de vie théorique de cette batterie dépasserait le million de kilomètres, avec une capacité de 3 000 cycles de charge. Par ailleurs, elle bénéficie de six niveaux de protection, offrant, selon l’entreprise, une résistance aux chocs trois fois supérieure aux normes gouvernementales chinoises.

Parallèlement, les responsables de SVOLT ont souligné que les batteries « tout solide » (solid-state) sont encore loin d’une production à grande échelle.

 

 

Hydrogène. HORIBA analyse l’usure des piles à combustible

Hydrogène. HORIBA analyse l’usure des piles à combustible

Lors du démarrage d’une pile à combustible à membrane échangeuse de protons (PEM), la corrosion du carbone dans la couche catalytique de la cathode peut entraîner une dégradation des performances et une réduction de la durée de vie.

HORIBA, spécialiste des instruments et de systèmes pour des applications telles que la R&D automobile, les processus et la surveillance de l’environnement, le diagnostic médical in vitro, la fabrication de semi-conducteurs et la métrologie, ainsi que diverses mesures scientifiques pour la R&D et le contrôle qualité, s’est penché sur les méthodes de détection et de quantification de cette dégradation, afin d’améliorer la stratégie de démarrage.

Selon HORIBA, la réponse se trouverait peut-être dans les gaz d’échappement, et il s’agirait alors de transformer les mesures de CO2 en informations exploitables.

Dans une récente étude applicative menée par HORIBA, des mesures de CO2 en temps réel dans les gaz d’échappement ont été utilisées pour analyser l’oxydation du carbone lors du démarrage d’une pile à combustible.

À l’aide de l’analyseur de gaz VA-5001, associé au système d’évaluation de piles à combustible S5-LT, les chercheurs ont démontré comment le suivi du CO2 permettrait de détecter l’oxydation du carbone durant les phases critiques de démarrage et d’arrêt.

Ce suivi permet de quantifier la perte de carbone, avec plus de 0,4 mg d’équivalent carbone oxydé par démarrage, dans certaines conditions de test et d’optimiser les débits de gaz afin de réduire la production de CO2 et la dégradation du catalyseur qui en découle lors du démarrage de la pile.

L’amélioration des stratégies de démarrage, en jouant sur la concentration de CO2 au cours des cycles de démarrage (avec des débits de gaz variables à l’anode) a permis, dans les conditions testées, de réduire l’oxydation du carbone d’environ 50%.

En révélant le lien entre les conditions de débit des gaz et l’oxydation du carbone, les solutions analytiques de HORIBA fournissent donc des informations précieuses pour concevoir des systèmes de piles à combustible PEM plus durables.

Pour les applications nécessitant des mesures encore plus rapides, l’analyseur HORIBA MEXA-ONE offre d’ailleurs un temps de réponse plus de cinq fois inférieur à celui du VA-5001.

 

 

 

Les Assises du véhicule autonome

Les Assises du véhicule autonome

Le 23 octobre, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a réuni à l’occasion des Assises du véhicule autonome l’ensemble des acteurs du transport routier, de la mobilité routière et du véhicule autonome : industriels, autorités organisatrices de la mobilité et collectivités territoriales, fédérations professionnelles et organisations syndicales, monde académique et scientifique, ainsi qu’opérateurs de transport.

Ces rencontres, auxquelles 250 participants ont pris part, ont permis de mettre en avant les avancées réglementaires, les innovations ainsi que les opportunités économiques permettant d’accélérer le passage des expérimentations aux services opérationnels et commerciaux.

Ces Assises devrait marquer une nouvelle étape pour le déploiement des véhicules autonomes en France, avec un cadre de sécurité exigeant et une mobilisation de la filière industrielle, des professionnels du transport, et des territoires.

La France s’est dotée dès 2018 d’une stratégie nationale pour le développement de la mobilité automatisée, reposant sur une collaboration étroite public-privé, ayant abouti à la conduite de plus de 200 expérimentations partout sur le territoire.

À l’occasion des Assises du véhicule autonome, le ministre a donc présenté la vision du gouvernement, fondée sur trois convictions : « le véhicule autonome constitue, dans le respect d’un cadre exigeant, un levier pour améliorer la sécurité routière, renforcer l’offre de transport dans les territoires les moins desservis et consolider notre souveraineté technologique ».

Pour accompagner les acteurs, le ministère des Transports établira, au premier semestre 2027, une doctrine d’homologation des véhicules autonomes, afin de donner aux constructeurs davantage de visibilité sur les exigences opérationnelles et le calendrier.

Cette doctrine, élaborée sous l’égide du Centre national de réception des véhicules (CNRV), reposera sur une validation étape par étape, avec un suivi de la sécurité tout au long de la vie du véhicule.

En parallèle de ces travaux nationaux, la France porte aussi une démarche de coopération européenne pour accompagner le déploiement du véhicule autonome. A l’issue de deux années de travaux préparatoires, le lancement de la coalition Pact for Europe pour les autorités de transport a eu lieu à Paris le 7 octobre dernier, au Ministère des transports.

La doctrine d’homologation des véhicules autonomes fera également l’objet d’échanges avec d’autres pays européens pour faciliter la reconnaissance et l’harmonisation au niveau européen.  

L’Etat envisage la mise en place d’un guichet unique, au niveau de l’Etat, pour simplifier les démarches administratives et accompagner les porteurs de projets.

Ces Assises ont donc permis de franchir une nouvelle étape dans la constitution d’un véritable écosystème, rapprochant les secteurs privé et public, transport individuel et collectif.

Plusieurs annonces ont d’ailleurs été faites lors de cette journée :

. Île-de-France Mobilités a décidé de lancer le premier véritable service de transport collectif de passagers avec des véhicules autonomes en Île-de-France. L’objectif est de proposer de nouvelles solutions de mobilité sur des lignes locales ou des zones peu desservies. Un projet pilote sera lancé début 2028 sur le secteur Versailles Grand Parc, Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay, pour aller vers une extension progressive à partir de 2030.

. La filière automobile (PFA) et celle du transport public et ferroviaire (UTPF) ont signé un accord de coopération, qui permet de réunir ceux qui conçoivent les véhicules et ceux qui exploitent les services.

. La Ville de Clichy, G7, ainsi que Milla, fournisseur français de véhicules et de systèmes de conduite autonome, ont annoncé s’associer pour porter un projet de service de véhicules de transport autonomes électriques à Clichy, qui pourrait être étendu aux communes voisines.

. La Métropole du Grand Paris, Bolt et Stellantis ont annoncé leur projet de déployer, à travers une expérimentation, des services de mobilité autonome dans le Grand Paris dans le cadre d’un programme pilote soumis à l’initiative ADACities de la Commission européenne. Le lancement est envisagé à partir de 2028, avec l’ambition de s’étendre à environ 30 communes d’ici 2030.

. Le constructeur Stellantis, Wayve, société britannique spécialisée développement de l’IA incorporée dans des véhicules et NVIDIA, spécialiste des puces électroniques et des infrastructures nécessaires au développement de l’IA, ont annoncé dans le cadre des Assises le lancement d’une collaboration visant à promouvoir le déploiement sûr et responsable des véhicules autonomes en Europe.