Budget. La fête est-elle bientôt finie en matière d’aides aux entreprises ?

Budget. La fête est-elle bientôt finie en matière d’aides aux entreprises ?

Si le petit landerneau politique continue, en ce début septembre 2024, à amuser les commentateurs spécialisés autour de la nomination d’un éventuel Premier ministre, la fête est finie à Bercy, qui travaille déjà sur un difficile projet de budget 2025 et se voit dans l’obligation de trouver de nombreuses sources d’économie.

Peut-être histoire de préparer le terrain, le ministère de l’Economie a ainsi publié le 2 septembre dernier un document indiquant que le déficit public atteindrait 5,6% du PIB cette année au lieu de 5,1% espérés, et plongerait même à 6,2% en 2025.

Sans doute avec l’intention de détourner un peu le regard d’une gestion gouvernementale à minima « discutable », Bruno Lemaire a d’abord pointé du doigt les dépenses des collectivités, provoquant logiquement une levée de bouclier de ces dernières, notamment de la part de Régions de France.

Dans un deuxième temps, l’Inspection générale des finances (IGF) recommande officiellement, pour abaisser les dépenses de l’État de 3 à 10 Mds€, diverses coupes budgétaires dans le cadre de dispositifs de soutien aux entreprises.

Si les budgets distribués par les chambres de commerce et d’industrie ou celui de la banque publique d’investissement Bpifrance sont clairement dans le collimateur, il en va aussi des niches fiscales appliquées au carburant. Il y aurait un milliard d’euros à la clef.

Seraient donc visés les tarifs réduits pour les biocarburants, mais aussi les tarifs préférentiels sur le gazole pour le transport collectif routier, les taxis et les flottes d’entreprise.

Dans un registre proche, 100 M€ pourraient aussi être économisés en limitant l’octroi des tarifs électriques préférentiels uniquement aux industries très consommatrices (dites « électro-intensives »).

Enfin, Bercy n’étant jamais avare d’idées, l’IGF envisage aussi de nombreuses pistes d’économies autour de la TVA, notamment celle dite à taux préférentiel, etc.

Affaire à suivre donc…

 

 

Rentrée scolaire, IDFM met l’accent sur son offre dédiée

Rentrée scolaire, IDFM met l’accent sur son offre dédiée

Pour répondre à l’inquiétude de certains parents d’élèves face à la concomitance des Jeux paralympique et de la rentrée scolaire, Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités et de la Région Île-de-France, avait érigé comme priorité d’assurer l’offre à 100% des lignes de transport scolaire (42 000 enfants transportés chaque jour).

Elle s’était par ailleurs engagée en mai dernier à proposer au conseil d’administration de cet automne le versement aux opérateurs de grande couronne (seulement si la rentrée scolaire 2024 était réussie) une subvention de 30 M€.

Dans le cadre des améliorations sur les dessertes scolaires en Grande Couronne, une restructuration a donc été engagée avec la Communauté de Communes les Portes de l’Ile de France (CCPIF) pour repenser les itinéraires et ainsi limiter les temps de parcours pour les lycéennes et les lycéens.

Cette refonte permet ainsi de rendre le trajet plus direct pour près de 400 lycéens et réduira considérablement le temps de parcours de 13 minutes (pour Limetz-Villez et Bennecourt) à 47 minutes (pour Méricourt) le matin et de 5 minutes (pour Chaufour-les-Bonnières) à 25 minutes (pour Mousseaux-sur-Seine) le soir.

LPar ailleurs, IDFM a rappelé que la transition énergétique des bus et des autocars et conversion des centres opérationnels bus s’accentue. La moitié de flotte a ainsi été convertie (soit près de 5 000 bus et cars sur 10 500 qui la composent) et 61 centre opérationnels bus (COB) en Île-de-France.

Dès ce mois-ci, 166 nouveaux bus intégreront le réseau francilien, représentant un investissement de près de 63 M€.

Passée début février, la commande de 3 500 bus et cars propres (biométhane et électrique) entre 2025 et 2028 permettra d’autre part de mettre en circulation près de 1 000 bus et cars par an.

Enfin, l’utilisation du HVO (biocarburant) a donné satisfaction, notamment pendant la période des Jeux. Ainsi, conformément à l’engagement d’IDFM, l’avitaillement en 100% HVO sera effectué pour 1 250 véhicules en 2024, et pour la totalité de la flotte diesel et hybride dès 2025.

Dans un même registre, une nouvelle ligne de car express a été mise en service le 2 septembre entre Bréval (78) et La Défense qui permettra aux 120 usagers de gagner au minimum quotidiennement 20 minutes avec 3 allers le matin (06h30 / 07h30 / 08h30) et 3 retours le soir (16h45 / 17h45 / 18h45).

Elle fait partie des 45 lignes supplémentaires qui vont être mises en place d’ici 2030.

 

 

FPT industrial fête son 100 000e moteur au gaz

FPT industrial fête son 100 000e moteur au gaz

FPT Industrial vient d’annoncer la production de son 100 000e moteur au gaz naturel (GN), conception qui a eu lieu dans l’usine de la marque à Bourbon-Lancy, en France.

Ce moteur NG est un modèle XCursor 13 NG destiné au marché des camions. Multicarburant, le XCursor 13 NG (lancé en 2024) offre une réduction de 8% des émissions de CO2 par rapport au moteur 13 litres de la génération précédente.

Produisant la gamme lourde de moteurs GN depuis 1997, l’usine a atteint le niveau World Class Manufacturing Gold en 2021.  En 2022, elle a rejoint le DOT (Driving Operations Together), un programme axé sur les résultats qui vise à optimiser les opérations dans le monde entier.  Le programme garantit des niveaux élevés de sécurité et de qualité, améliorant les opérations de l’ensemble de la marque et contribuant à atteindre avec succès les objectifs et à inspirer une nouvelle culture d’excellence. L’usine de Bourbon-Lancy est devenue l’une des premières usines « Advanced Mentor » du programme.

Depuis l’introduction de la famille Cursor NG en 2004, l’usine a produit plus de 45 000 moteurs (modèles 8-9-13 litres).

FPT Industrial annonce d’ailleurs aujourd’hui proposer la gamme de moteurs GN la plus large disponible sur le marché, offrant des solutions de 136 à 520 ch pour les véhicules légers, moyens et lourds du segment routier, et de 100 à 266 ch pour les engins tout-terrain.

 

 

ChargePoint et Daimler Buses signent un accord

ChargePoint et Daimler Buses signent un accord

ChargePoint, fournisseur de solutions de charge en réseau pour les véhicules électriques (VE), vient de s’associer à Daimler Buses pour intégrer de manière transparente ses systèmes télématiques et de gestion de charge avec les bus des marques Mercedes-Benz et Setra.

 

Les systèmes de gestion de flotte et de recharge de ChargePoint analysent les données en temps réel, fournissant un service crucial pour exploiter efficacement une flotte diversifiée et faire évoluer sa population de véhicules électriques.

 

De la surveillance et de la gestion des actifs aux informations en temps réel et aux rapports avancés, ChargePoint fournit toutes les informations dont un gestionnaire de flotte a besoin pour augmenter son efficacité, le tout à partir d’une interface unique.

 

 

Pour les clients de ChargePoint qui ont des flottes incluant des bus Mercedes-Benz et Setra, ou pour les clients de Daimler Buses qui préfèrent utiliser le logiciel de gestion de flotte et de charge de ChargePoint, le nouvel accord élimine le besoin de matériel télématique supplémentaire.

 

 

Paris. Les professionnels parisiens demandent une évaluation de la ZTL

Paris. Les professionnels parisiens demandent une évaluation de la ZTL

Fin juillet, les représentants des entreprises parisiennes et des acteurs du commerce, de la logistique, du transport de voyageurs, du spectacle vivant et des galeries d’art ont pris acte de l’adoption par le Conseil de Paris le 11 juillet d’une délibération déclarant d’intérêt général la mise en œuvre de la Zone à Trafic Limité.

Son périmètre contiendrait une large zone comportant tous les arrondissements de Paris Centre, sans les quais hauts et les îles de la Cité et Saint-Louis. Ce projet vise à interdire le trafic de transit dans Paris Centre, c’est-à-dire les véhicules qui ne font que passer à travers le secteur sans marquer d’arrêt. La mise en place de la zone est prévue après décision de la Maire et du préfet de police de Paris pour le mois d’octobre prochain.

Les différents acteurs économiques qui se sont mobilisés pour l’occasion s’inquiètent « vivement » de l’impact de la ZTL sur l’activité économique, culturelle, commerciale, logistique, ainsi que sur les mobilités au sein de la zone, mais également dans le reste de la ville de Paris.

 

 

Les différentes fédérations professionnelles réclamant une étude d’impact concernant la mise en œuvre d’une ZTL dans Paris.

 

Ainsi, les autocaristes et les lieux qu’ils desservent (sites culturels, commerces, grands magasins, hôtels, etc.) seront-ils frappés de plein fouet par l’interdiction des autocars dans cette zone alors « qu’ils jouent un rôle crucial pour la mobilité collective des touristes d’affaires et de loisirs ».

Ces professionnels demandent donc la réalisation d’une évaluation approfondie et globale sur l’impact des mesures mises en œuvre durant les JO sur les acteurs économiques au sein, mais aussi autour de la ZTL, comme le recommande le rapport de l’enquête publique.

Cette étude devra porter sur la période septembre-octobre, lorsque l’ensemble des Parisiens et Franciliens, qui sont ou vont être en congés, sera de retour.

Ils souhaitent l’ouverture d’une nouvelle concertation avec les professionnels sur la base des résultats de cette étude.

Ils militent enfin pour la suspension de toute interdiction de circulation et de stationnement, en particulier des autocars et véhicules de livraison, tant que des solutions alternatives crédibles n’ont pas été proposées.

Seront-ils entendus ?…

 

 

VTE lance son projet Carbovale

VTE lance son projet Carbovale

Carbovale, lancé en cette fin d’été par le Groupe VTE est un projet de recherche et développement qui a pour objectif de recycler les réservoirs de carburant en composites qui équipent les bus et les cars roulant au BioGNV, GNV et H2.

 

Dans le transport routier et de voyageurs, le GNV/BioGNV est l’une des seules alternatives au diesel. Stocké sous pression dans des réservoirs constitués de matériaux composites, la durée de vie de ces réservoirs est de 20 ans.

 

Les premières flottes de bus GNV étant mises en service en 1998, de nombreux réservoirs arrivés en fin de vie, considérés comme DIB (Déchet Industriel Banal), ont été enfouis.

 

Carbovale apporterait une alternative écologique et durable à l’enfouissement des réservoirs composites. Du fait de la transition énergétique, les prospectives indiquent une croissance des flottes de bus et cars au GNV/BioGNV.

 

En 2024, en France, ce sont près de 37 000 véhicules qui roulent au GNV/BioGNV dont plus de 9 000 bus et cars. Dans 20 ans, ce seront plus de 60 000 réservoirs qui seront enfouis si nous n’agissons pas.

 

Le Groupe VTE est acteur de la transition énergétique, du transport routier et du transport de voyageurs (bus et cars) dont la spécialité est le GNV*/BioGNV. Basé à Marcoussis, il appuie son développement national et international sur 5 filiales : VTE Conseil, VTE Inspections, VTE Formation, VTE Services et VTE Recyclage.

 

Son projet Carbovale s’adresse aux constructeurs de bus/cars et fabricants de réservoirs en composites, mais aussi aux opérateurs et Autorité Organisatrice de la Mobilité (AOM). VTE constitue actuellement des dossiers de demande d’aides financières auprès de l’ADEME, de l’ORMAT, et de la Région Ile de France.