par Pierre Cossard | Avr 18, 2025 | Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Afin d’accompagner les autorités organisatrices et les opérateurs de transport dans l’obligation d’ouverture de la vente des titres numériques à des tiers, AGIR Transport a mis à jour le contrat type MaaS, devenu depuis sa première version en 2022 la référence pour l’ensemble des acteurs du secteur.
Dès 2022, AGIR avait souhaité mettre à la disposition des acteurs de la mobilité un contrat type MaaS à la suite de l’entrée en vigueur de la loi n° 2019- 1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités.
Dans son article 28, la LOM donne droit aux fournisseurs de services numériques multimodaux (FSNM) à délivrer les produits tarifaires de services de mobilité organisés par une autorité organisatrice, sous réserve de la signature d’un contrat.
Cette première version avait déjà pour objectif de faciliter l’action des autorités organisatrices et des opérateurs, en leur évitant de rédiger individuellement ce contrat, en sécurisant les engagements techniques et le périmètre d’intervention de chaque partie, et en clarifiant les relations financières entre le gestionnaire de service numérique multimodal et le FSNM.
Pour faire face aux sollicitations de FSNM et à un contentieux porté en 2024 devant l’Autorité de régulation des transports, AGIR Transport a donc procédé à une révision de son contrat type MaaS, avec pour nouvel objectif de renforcer la sécurité juridique et opérationnelle des collectivités territoriales et de leurs opérateurs.
Parmi les évolutions majeures de la version 2025 du contrat type AGIR Transport :
- L’encadrement plus strict des relations financières entre le FSNM et le gestionnaire de service numérique de vente ;
- L’entrée en vigueur du contrat conditionnée à plusieurs exigences, incluant notamment la preuve du statut de FSNM ;
- La révision des clauses relatives à la résiliation, suspension et pénalités. Un cadre adaptable aux contextes locaux.
Le contrat type MaaS AGIR Transport peut être repris intégralement ou adapté par les gestionnaires de service numérique de vente, en fonction de leurs contextes : périmètre technique ou commercial des exploitants, gestion des recettes, solutions techniques de distribution, etc.

Contrat MaaS AGIR.
par Pierre Cossard | Avr 18, 2025 | Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Pathway, société spécialisée dans les systèmes d’intelligence artificielle traitant des données en temps réel, et Transdev, viennent d’annoncer un partenariat stratégique exclusif pour transformer l’exploitation des réseaux de transport publics en intégrant une IA temps réel au cœur des opérations.
D’un côté, Transdev avait besoin d’une solution capable de traiter des informations en temps réel, combinées à des données historiques, pour relever les défis de la mobilité sur les différents territoires.
De l’autre, Pathway permet un apprentissage continu via un moteur de données efficace et évolutif pour créer des systèmes d’IA qui pensent et apprennent en temps réel.
Pathway permet ainsi à Transdev de tirer parti des systèmes d’IA alimentés par des « pipelines de données en temps réel » afin de fournir des informations dynamiques et précises et soutenir la prise de décision sur la base de connaissances toujours à jour, ce qui est crucial dans le secteur des transports.

Borne d’information voyageurs (DK’BUS).
La technologie de Pathway a fait ses preuves avec plus de 46 000 installations et utilisateurs. Soutenue au sein de l’écosystème ZEBOX, qui regroupe des entreprises comme CMA CGM, Transdev ou VINCI, la société travaille avec des grands comptes comme l’OTAN ou La Poste.
L’entreprise a récemment levé 10 M$ en financement d’amorçage et dispose d’une communauté de développeurs en pleine croissance basée dans plus de 100 pays.
par Pierre Cossard | Avr 17, 2025 | Equipement, Les Infos
Le gouvernement a enfin publié sa nouvelle stratégie nationale pour l’hydrogène le 16 avril dernier. Très attendue par les industriels du secteur, elle est à la fois plus ciblée et moins ambitieuse qu’initialement envisagée, signe que la crise économique est sans doute passée par là.
Le gouvernement, loin des fanfaronnades précédentes, a annoncé souhaiter « un lisage sur le temps de la consommation d’hydrogène et, partant, une rationalisation des objectifs atteignables en termes de déploiement de cette technologie à différents horizons temporels ».
Si les principaux usages identifiés pour le vecteur hydrogène sont toujours la décarbonation de l’industrie et les « mobilités lourdes et intensives », les objectifs révisés de développement de l’électrolyse sont désormais, à l’horizon 2030, « jusqu’à 4,5 GW d’électrolyse » (au lieu de 6,5 GW), avec un ciblage à 8 GW de capacité d’électrolyse installée pour 2035.
Le cœur de la stratégie repose sur un mécanisme de soutien à la production d’hydrogène bas carbone, doté d’une enveloppe de 4 Mds€ qui permettra de garantir un prix de vente stable aux producteurs pendant quinze ans, mais aussi d’inciter les industriels à investir dans des capacités de production locales.
Si, du côté des abonnées à la subvention, on regrette une ambition revue à la baisse (rappelons-nous les chiffres annoncés précédemment de 7, voire 9 Mds€), le gouvernement assume pour sa part une stratégie « plus réaliste et progressive, en phase avec les priorités budgétaires actuelles et les perspectives européennes ».

Symbio
Dans ce contexte, des entreprises comme Symbio, spécialiste de la pile à combustible en France et en Europe, n’ont pas hésité à saluer « l’engagement volontariste du gouvernement pour ce soutien essentiel au déploiement de la mobilité zéro émission d’hydrogène en France ».
L’industriel a par exemple tenu à mettre en avant le dispositif spécifique aux VUL (véhicules utilitaires légers), considéré comme un moyen incitatif pour accompagner le développement d’une technologie et d’un segment où la France et l’Europe ont de l’avance à l’échelle mondiale.
par Pierre Cossard | Avr 17, 2025 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Gen-Hy, start-up française spécialiste des solutions de production d’hydrogène vert, vient d’annoncer la signature avec Bpifrance d’un contrat d’aide publique par l’Etat français à hauteur de 99,84M€.
Ce contrat est destiné à la construction en Bourgogne-Franche-Comté de la première industrie française de production de membranes et d’électrolyseurs AEM (Anion Exchange Membrane).
Ce projet d’usine Gen-Hy a été validé par la Commission européenne en mai 2024 dans le cadre de la quatrième vague du PIIEC Hydrogène (Projet Important d’Intérêt Européen Commun), Hy2Move.
La mise en service de la future usine, déjà sortie de terre sur le site d’Allenjoie dans le Pays de Montbéliard, est prévue au 1er trimestre 2026 avec une capacité de production annuelle de 350 électrolyseurs AEM (de 100 kW à 2 MW) dans sa montée en puissance. Le site doit créer 150 emplois sur 4 ans et 250 à terme.
Les électrolyseurs AEM mis au point par Gen-Hy intègrent notamment sa technologie de membranes AEM avec dépôts catalytiques sans matériaux rares, « faisant de Gen-Hy la seule société au monde à produire l’intégralité des composants sous le même toit ».
par Pierre Cossard | Avr 17, 2025 | Autobus, Equipement, Les Infos
Scania vient d’annoncer l’élargissement de son offre de mobilité électrique en lançant une variante 6×2*4 sur la plateforme de bus électrique à batterie introduite en 2023.
La nouvelle variante Low Entry est donnée avec une capacité de passagers accrue par rapport au 4×2 LE BEV existant, et elle conviendrait aux trajets urbains, suburbains et interurbains plus courts.
Ce châssis est doté d’un nouvel essieu arrière ainsi que du moteur électrique et de l’interface de charge récemment lancées.
Par ailleurs, selon Scania, le positionnement des composants simplifie la maintenance, réduisant les coûts et augmentant la disponibilité opérationnelle du bus.
par Pierre Cossard | Avr 14, 2025 | Autocar, Equipement, Les Infos
Scania propose en France une solution B100 exclusif qui permet aux véhicules de bénéficier du suramortissement et de la vignette Crit’Air 1, autorisant l’accès facilité aux ZFEm. Cet équipement, d’ores et déjà disponible sur certaines configurations de véhicules neufs, peut désormais également être monté en rétrofit.
La solution B100 exclusif proposée par Scania repose sur un dispositif de contrôle qui sécurise le type de carburant utilisé. Cette exigence de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) préalable à l’homologation permet au véhicule de bénéficier d’une carte grise avec code carburant B1 et surtout d’accéder à la vignette Crit’Air 1. Parallèlement, le B100 exclusif autorise aussi le suramortissement de 40%.
Cette solution B100 exclusif est disponible sur les cars Scania pour les motorisations 9-litres 320/360 ch et 13-litres 410 ch.
Le montage du dispositif est effectué par le Centre d’adaptation et de préparation Scania (CAPS) à Angers qui bénéficie d’une certification ISO 9001. L’utilisation du B100 impose simplement un changement plus régulier des filtres du moteur.