par Pierre Cossard | Juin 7, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Lumiplan, spécialiste français de l’information voyageurs, va inaugurer officiellement le 13 juin son nouveau site de production à Le Versoud, en Isère.
L’entreprise emploie 270 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 60M€. Le groupe Lumiplan est détenu majoritairement par ses salariés, mais en 2023, Lumiplan a réorganisé son capital avec l’arrivée de InnovaFonds et de Bpifrance, la Banque Publique d’Investissement.
En 2009, Lumiplan a fait l’acquisition de Duhamel, une entreprise de Domène créée la même année que Lumiplan (1972), mais en forte perte de vitesse.
Lumiplan est aujourd’hui le n°1 en France (avec 50% des écrans d’information voyageurs en France), le seul à produire sur le sol national, et l’’export représente 30% du CA.
Le nouveau site de production permet d’accueillir l’ensemble des 65 collaborateurs et d’anticiper l’avenir (25 embauches prévues pour atteindre 90 collaborateurs en 2026).
Ce nouveau site permet aussi d’augmenter la capacité de production de 40%.
Pour mémoire, l’entreprise a été créée en 1972 à Nantes autour de l’idée de concevoir et développer un plan lumineux pour informer en temps réel les touristes des stations balnéaires. C’est finalement dans les stations de ski que cette innovation se concrétisera.
Aujourd’hui, les solutions de Lumiplan informent plus de 20 millions de Français chaque jour.
par Pierre Cossard | Juin 6, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Innoplate, co-entreprise Schaeffler et Symbio, a célébré le 6 juin l’inauguration de son premier site de production de plaques bipolaires pour piles à combustible à Haguenau.
Les plaques bipolaires sont un composant stratégique de la technologie des piles à combustible. Innoplate allie les forces de ses maisons-mères pour constituer une alliance technologique et industrielle solide.
Avec une capacité de production initiale de 4 millions de plaques bipolaires,Innoplateenvisage d’atteindreune capacité annuelle de50 millions d’ici 2030.
par Pierre Cossard | Juin 6, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
RotH2 vient d’annoncer l’obtention de la certification 2014/68/UE (DESP) pour ses bouteilles de stockage hydrogène type II, 1000bar.
RotH2 devient la première société française à faire certifier conformément à la Directive européenne Equipements sous Pression (DESP) des bouteilles de stockage hydrogène de type II supportant jusqu’à 1000 bar de pression, en s’appuyant notamment sur l’enroulement filamentaire.
La démarche de certification de ces bouteilles, entamée au mois de novembre 2023, s’est achevée tout début juin 2024, avec l’avis favorable délivré par le Bureau Veritas.
Pour ses bouteilles de type II, 1000bar, RotH2 a choisi un réservoir de grande capacité avec renforcement composite. Le composite de fibres de carbone pré-imprégnées de résine epoxy est enroulé autour de la bouteille en acier.
La bouteille est ensuite placée dans une étuve pour la polymérisation de la résine, permettant d’atteindre les performances nécessaires au stockage de l’hydrogène sous très haute pression.
Ces bouteilles 1000bar de type II+ permettent, à capacité de stockage égale, d’utiliser environ 55% de gaz en plus que sur une bouteille 500bar, de ravitailler plus rapidement grâce au transfert de gaz et ainsi de réduire la quantité de bouteilles nécessaires au stockage de l’hydrogène.

Bouteilles de stockage hydrogène type II, 1000bar.
par Pierre Cossard | Juin 5, 2024 | Autocar, Equipement, Les Infos
Scania vient d’annoncer que la série de son autocar Touring serait prochainement complétée d’une variante LBG/LNG.
Capable de fonctionner à la fois au gaz naturel et au biogaz, ou à un mélange des deux, il permet une transition en douceur vers le biogaz, créant, selon le constructeur, « une solution circulaire et économiquement viable pour le transport longue distance durable ».
La nouvelle variante est équipée d’un moteur de 13 litres développant 410 ch (302 kW) et 2 000 Nm. Avec l’option réservoir standard, il offre une autonomie supérieure à 1 000 km.

Le moteur de 13 litres de Scania.
La nouvelle option de groupe motopropulseur à gaz pour le Scania Touring s’ajoute au portefeuille de véhiucles fonctionnant au gaz dans la gamme Scania pour le segment longue distance, qui comprend des bus et des autocars construits avec des partenaires carrossiers, tels que le Scania Beulas DD LBG/LNG ainsi que le Scania Irizar. i6S Efficient LBG/LNG présenté à Busworld l’année dernière.
par Pierre Cossard | Mai 29, 2024 | Autobus, Entreprise, Equipement, Les Infos
Kuba a été sélectionné par Dakar Mobilité pour fournir un système de billettique pour le tout nouveau réseau de bus à haut niveau de service (BHNS) de Dakar.
La technologie de Kuba a été déployée pour offrir aux usagers un accès rapide et simple au BRT tout en acquittant leur droit au transport, améliorant l’accessibilité entre Guédiawaye et le centre-ville.
Kuba est partenaire de Dakar Mobilité depuis sa sélection en 2023, son équipe a fourni un support intensif pour répondre aux besoins de l’opérateur et de ses passagers. La solution de check-in, check-out permet ainsi un accès simple aux BRT sur les 23 stations.
Pour entrer sur une plateforme et monter dans un véhicule, les passagers doivent simplement scanner leurs titres de transport sur un valideur Kuba. La même procédure est appliquée pour la sortie.
par Pierre Cossard | Mai 29, 2024 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos
Plusieurs organisations patronales et différents acteurs industriels, spécialistes du GNV, viennent de publier une tribune en soutien de la filière « gaz » dans les transports, visiblement oubliée par l’Union européenne, qui ne semble accorder foi qu’à l’électrique et à l’hydrogène dans sa volonté de décarboner le Vieux continent.
« Nous avons investi dans les solutions BioGNV/GNV pour décarboner la mobilité lourde. Il faut continuer !
Le 10 avril dernier, le Parlement européen a adopté l’accord de révision du règlement sur les émissions de CO2 des véhicules lourds. Si l’Europe semble avoir tranché en faveur de l’électricité et de l’hydrogène, le pragmatisme finira par nous donner raison.
Pour les poids lourds et les autocars neufs, le calendrier fixé par le nouveau règlement impose une diminution de 15% des émissions de CO2 à l’échappement dès 2025, de 45 % en 2030, puis de 65% et 90% en 2035 et 2040. Pour les autobus, il faudra atteindre – 90% entre 2030 et 2034 avant de passer à 100% de véhicules zéro émission à partir de 2035.
En confirmant le choix de mesurer ces émissions à l’échappement et non sur l’ensemble du cycle de vie des véhicules (ACV), le nouveau cadre semble exclure, à terme, les solutions biogaz et les biocarburants liquides.
Pourtant, aussi contraignante et radicale soit-elle, la trajectoire proposée devra tôt ou tard se frotter à la réalité.
La stratégie d’électrification des véhicules légers en a d’ailleurs récemment fait les frais, la Cour des comptes européenne venant d’épingler le retard constaté, la dépendance aux importations et l’absence d’une vision à long terme pour les carburants alternatifs.
Des aménagements futurs en faveur du BioGNV
Les instances européennes le savent, le texte nécessitera sans doute des aménagements. En prévoyant des études d’ici 2025 et des clauses de revoyure fin 2027, le règlement laisse donc la porte entrouverte aux biocarburants et au biogaz.
Deux études doivent ainsi permettre, l’une, d’évaluer l’intérêt d’encourager leur utilisation, et l’autre, de considérer l’homologation de véhicules lourds fonctionnant exclusivement avec des carburants neutres en CO2 dont le BioGNV.
Quant aux clauses de revoyure, elles évalueront l’efficacité du règlement et son impact dans la trajectoire pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Ce sera l’occasion de faire valoir le facteur de correction du carbone, une méthode qui intègre la part effective de biocarburants dans une énergie et permet de corriger en conséquence le calcul des émissions de CO2 des véhicules concernés. L’occasion aussi de dresser un état des lieux des contraintes propres aux collectivités ayant déjà massivement investi dans le biométhane pour accélérer leur décarbonation.
Avec les atouts du BioGNV, le pragmatisme reste de rigueur.
Derrière une apparente ambition, la nouvelle feuille de route européenne va pourtant à l’encontre d’une décarbonation pragmatique de la route. Il est plus que jamais urgent
d’accélérer cette décarbonation en profitant des technologies disponibles et compétitives qui peuvent avoir un impact positif immédiat pour la planète et la santé des citoyens.
Pour la santé de notre économie aussi.
Au-delà des coûts associés à la transformation des flottes de véhicules lourds pour passer à l’électrique ou à l’hydrogène, l’échéancier retenu risque même de s’avérer contre-productif, faute de tenir compte des réalités de terrain comme l’accès à l’énergie décarbonée, le financement ou les contraintes d’usage.
Continuer à investir dans le BioGNV, c’est faire le choix d’une solution classée Crit’air 1, qui réduit également de 80% les émissions de CO2 par rapport au diesel (norme Euro VI).
Et c’est soutenir une énergie renouvelable, produite au cœur des territoires, qui favorise la souveraineté énergétique française.
Mais ça, nous l’avions déjà compris. »

Les signataires de la tribune.