L’IRU veut un soutien plus ferme de l’UE aux transports publics

L’IRU veut un soutien plus ferme de l’UE aux transports publics

Le secteur des transports publics étant confronté à une augmentation des coûts d’exploitation liés aux nouvelles technologies et infrastructures, aggravée par une pénurie de main-d’œuvre, l’IRU et ses partenaires viennent d’appeler dans une lettre ouverte l’UE à soutenir le transport collectif de passagers pour atteindre les objectifs économiques, sociaux et de durabilité.

 

Réalisée en collaboration avec les Autorités métropolitaines de transport européennes, les Opérateurs européens de transport de passagers, Eurocities, POLIS et l’Association internationale des transports publics, cette lettre appelle la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen à fournir des efforts politiques et financiers forts.

 

Selon la Déléguée générale de l’IRU auprès de l’UE, Raluca Marian, « l’UE et les États membres devraient fournir un financement suffisant aux nouvelles technologies, notamment aux véhicules zéro émission, ainsi qu’aux projets d’infrastructures et de réseaux. Nous devons protéger les transports publics dans l’UE et garantir que les générations futures puissent continuer à en bénéficier et à en dépendre ».

 

Dans la perspective de la législature 2024-2029, les six organisations soulignent la nécessité de recentrer l’attention et de soutenir les transports publics locaux afin d’atteindre les objectifs économiques, sociaux et de durabilité de l’UE.

 

La lettre propose donc plusieurs initiatives, notamment la reconnaissance de l’importance stratégique des transports publics ; la publication d’une déclaration de l’UE sur les transports publics ; l’amélioration de la coordination entre les institutions européennes et les parties prenantes locales ; et la fourniture d’un financement adéquat pour les nouvelles technologies et infrastructures.

 

 

Flandre : De Lijn signe un accord-cadre avec Irizar e-mobility

Flandre : De Lijn signe un accord-cadre avec Irizar e-mobility

La société de transport public de la région flamande de Belgique, De Lijn, vient d’annoncer avoir passé un accord-cadre pour un maximum de 100 autobus Irizar ie tram 100% électriques.

Les véhicules seront destinés à des projets spéciaux, comme Spartacus dans le Limbourg ou le BHNS de Courtrai.

« Les autobus électriques BHNS sont une bonne solution pour remédier au sous-développement du réseau ferroviaire dans le Limbourg, a déclaré Lydia Peeters, ministre de la Mobilité et des Travaux publics. Nous allons d’abord mettre en service la ligne 2 de Spartacus entre Hasselt et Maasmechelen. Puis, les lignes de Hasselt à Maastricht et à Pelt ».

CATL dévoile un pack de batteries de 1000 km d’autonomie

CATL dévoile un pack de batteries de 1000 km d’autonomie

Le chinois CATL, premier fabricant mondial de batteries, vient de dévoiler au salon de Pékin un modèle de batterie LFP EV dont il promet qu’il permettrait une autonomie de 1000 km, voir plus.

Pour l’instant, CATL semble viser avec cette nouveauté le marché des camions, notamment avec Mercedes-Benz, pour lequel CATL équipe les eActros 600, mais il est aussi très présent sur le marché des véhicules de transport de personnes.

CATL a ainsi passé des accords pour la fourniture de batteries avec (entre autres) Karsan, CaetanoBus, Solaris ou Yutong, avec lequel il vient d’ailleurs d’annoncer le lancement d’une batterie développé conjointement.

En attendant, si l’autonomie annoncée pour cette nouvelle gamme de batteries s’avère exacte, elle ouvrira la voie à la conception d’autocars électriques plus en phase avec les usages, notamment au niveau de l’activité touristique.

 

 

Immatriculations des bus dans l’UE : le diesel résiste encore

Immatriculations des bus dans l’UE : le diesel résiste encore

L’ACEA (Association des constructeurs européens) vient de publier les chiffres du premier trimestre 2024 concernant les immatriculations dans l’Union européenne.

Les ventes d’autobus ont ainsi enregistré un premier trimestre positif, avec une hausse de 23,3% par rapport au premier trimestre 2023, pour atteindre 9 624 unités.

Tandis que les ventes chutent en France de 16,8%, trois marchés connaissent en revanche une croissance importante : l’Allemagne (+20%), l’Italie (+18,3%) et l’Espagne (+7,6%).

Du côté des énergies, les immatriculations de bus diesel augmentent de 38,8% et représentent une part de marché de 70,7%, soit une augmentation par rapport aux 62,8% de 2023.

Si le volume d’immatriculations des autobus électriques augmente de 10,3%, la part de marché de cette technologie a légèrement diminué par rapport aux 13,7% de l’année dernière, en s’établissant à 12,3%.

Dans le même registre, les ventes d’autobus hybrides électriques ont connu une légère baisse de 1,9% et représentent désormais 10,9% du marché.

La France a, dans ce tableau, vu ses ventes de bus électriques diminuer de plus de moitié, avec une baisse de 66,4%.

 

 

Drive to Zero, les 28 et 29 mai à Paris

Drive to Zero, les 28 et 29 mai à Paris

La deuxième édition de Drive to Zero, « le rendez-vous européen de la mobilité décarbonée » se tiendra les 28 et 29 mai prochains à l’Hippodrome de Longchamp.

 

Selon ses organisateurs, l’événement se propose d’aborder de nombreux sujets liés à la transition énergétique des transports : en quoi les contraintes à la mobilité dues aux transitions énergétique, climatique, écologique mettent-elles en épreuve le modèle démocratique ? Est-ce que les usagers acceptent ou refusent ces transitions ? Qui décidera des mobilités au final : les pouvoirs publics, les usagers, les technologies ou le climat lui-même ?

 

Drive To Zero propose donc plusieurs prises de paroles autour de 4 formats : des plénières, des conférences, des ateliers et des pitch, qui couvriront 3 thématiques transversales : l’acceptabilité, la gouvernance et le financement, et la dimension technologique, une opportunité industrielle.

 

L’édition 2023 avait accueilli 5 800 et les organisateurs table sur une croissance du nombre de visiteurs cette année. Enfin, Drive to Zero lance à nouveau ses Prix de l’Innovation, qui avaient reçus près de 200 candidatures l’année dernière.

 

 

FNAUT. La vitesse des bus diminue !

FNAUT. La vitesse des bus diminue !

La FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) vient de publier une étude sur l’évolution de la vitesse commerciale des autobus.

 

Le travail d’analyse réalisé a été scindé en deux chapitre, le premier consacré à la vitesse d’exploitation des autobus, le fut par Jean- Marie Beauvais, qui s’est appuyé sur les statistiques de l’Union des Transports Publics et Ferroviaires (établies avec le concours des autorités organisatrices de mobilité) et porte sur la période 2012-2018.

 

Le second chapitre porte sur la vitesse commerciale, et a été réalisé par Benoît Oillo, directeur associé de Beemotion, avec l’accord de Nantes-Métropole pour traiter et analyser les données de deux lignes importantes du réseau (C5 et C7), de 2014 à 2019.

 

Pour mémoire, rappelons que la vitesse d’exploitation est une notion de production qui mesure le rapport entre la distance parcourue et le temps passé par le véhicule pour parcourir un trajet, y compris le retournement au terminus et le temps de battement si le salarié en bénéficie. La vitesse commerciale mesure le rapport entre la distance parcourue et le temps qui s’écoule entre le départ du premier terminus et l’arrivée au terminus final.

 

Une baisse générale

 

Dans les deux cas de figure, la FNAUT constate une baisse de la vitesse. Ainsi, l’analyse des statistiques de l’UTP illustre-t-elle une baisse de la vitesse d’exploitation des réseaux desservant plus de 250 000 habitants qui passe de 15,5 km/h en 2013 à 15 km/h en 2018 soit une baisse de 3% en 5 ans.

 

Cette évolution varie suivant la taille des réseaux car la dégradation est forte dans les grandes agglomérations alors que l’on constate une augmentation de la vitesse dans les réseaux de taille moyenne.

 

Du côté de Nantes, les mesures effectuées par Beemotion démontrent que les lignes C5 et C7 de Nantes voient leur vitesse commerciale baisser aux heures de pointe comme aux heures creuses, malgré les aménagements de voirie dont elles ont bénéficié car ces lignes ont fait partie du programme Chronobus.

 

Sur la ligne C5, par exemple, et dans le sens aller, la baisse de la vitesse commerciale sur l’ensemble de la journée est de 3,1 km/h (passage de 20 km/h à 16,9km/h). La baisse de la vitesse commerciale concerne toutes les tranches horaires.

 

Toujours à Nantes, selon les informations recueillies auprès de TAN, plusieurs facteurs concourreraient à l’augmentation du temps de roulage. La FNAUT liste donc pêle-mêle l’augmentation de la circulation générale qui rend problématique le franchissement de certains carrefours ; le développement des livraisons illicites ; l’augmentation de la circulation des vélos dans les couloirs réservés ; enfin à l’augmentation du nombre de traversées piétons dans les zones nouvellement urbanisées (Ouest de l’Ile-de-Nantes).

 

Les propositions de la FNAUT

 

Les deux auteurs de l’étude font ensuite plus de trente propositions qui concernent non seulement le réseau (exploitation et véhicules) mais aussi l’autorité organisatrice (aménagement des stations et de la voirie).

 

En matière d’exploitation, ils préconisent d’autoriser la montée par toutes les portes de l’autobus. Si la montée par la seule porte avant est maintenue, ils recommandent de prévoir le passage de deux personnes de front de façon à ce que le voyageur qui achète son billet au conducteur n’empêche pas les autres voyageurs de monter. Il s’agirait aussi de limiter la vente de tickets à bord des autobus en proposant des abonnements très attractifs.

 

Concernant l’aménagement des véhicules, il s’agirait de mettre en service des véhicules ayant une capacité suffisante avec des portes larges, et de bien positionner les barres d’appui pour favoriser la circulation à l’intérieur du véhicule.

 

Concernant les stations, il s’agirait de maintenir une bonne distance entre le quai, les distributeurs de billets et le mobilier urbain. Il faudrait aussi allonger et élargir les quais, et mettre en place des « stations apaisée » où les voitures ne peuvent pas dépasser l’autobus à l’arrêt.

 

Enfin, ce dossier de la FNAUT aborde aussi les aménagement de la voirie pour lesquels il s’agirait de réserver une voie par sens pour la circulation des autobus, soit latérale soit axiale.

 

Il s’agirait aussi d’adopter un partage de l’espace en faveur des vélos et des piétons au détriment des voitures (stationnement et circulation) et non pas au détriment des autobus, et de mieux (ou plus) de verbalisez en cas d’occupation des voies réservées.  

 

« Au titre de la décarbonation de la mobilité, rien ne sert d’acheter des véhicules de plus en plus coûteux si on les fait rouler de plus en plus lentement ! », conclut Alain Richner, directeur associé de Beemotion…