par Jérémie Anne | Avr 22, 2024 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Dans le cadre du plan de verdissement des cars et bus d’Ile-de-France-Mobilités (IdFM), le Centre Opérationnel Bus (COB) de Rambouillet vient d’être adapté à l’exploitation de véhicules BioGNV.
Exploité par Transdev pour la DSP du Sud des Yvelines, le COB dispose désormais de 38 postes de charge lente gaz. Deux postes de charge rapide ont également été crée pour assurer une bonne flexibilité de la maintenance et de l’exploitation. L’atelier de maintenance a été étendu et mis aux normes de sécurité en vigueur.

Le système d’avitaillement au bioGNV du centre opérationnel des bus de Rambouillet.
34 véhicules au biométhane sont déjà affectés à ce COB, et 24 autocars supplémentaires neufs vont être livrés en 2024. Le COB de Rambouillet est l’un des sept COB présents sur le Territoire Centre et Sud Yvelines. A terme, 4 Centres Opérationnels Bus sur les 7 qu’exploitent Transdev Sud Yvelines seront approvisionnés au BioGNV sur le territoire, précise IdFM dans un communiqué.
Au 1er avril 2024, 53 COB ont été convertis, dont 45 au biométhane tel Rambouillet, tandis que 26 autres sont en cours de conversion, complète l’autorité organisatrice. Toutes énergies confondues et rien que pour les infrastructures, IdFM indique avoir dépensé ou engagé un milliard d’euros. La conversion au biométhane de ce COB représente un investissement de 5,5 millions d’euros, intégralement financé par IdFM.
A noter que deux COB sont en cours de construction dans le secteur Sud Yvelines, à raison d’un à Rambouillet et un second à Boinville-le-Gaillard.
par Pierre Cossard | Avr 22, 2024 | Autobus, Autocar, Les Infos
Six mois avant sa tenue, le Salon international des autobus et autocars, FIAA 2024, qui se déroulera à l’Ifema de Madrid du 22 au 25 octobre prochains, vient d’annoncer la participation de plus d’une centaine d’entreprises, avec 80% de l’espace disponible déjà occupé.
Toujours selon les organisateurs, ces exposants représentent 75% de la part de marché des marques d’autobus et d’autocars en Espagne.
La salon reçoit également le soutien de nombreuses associations du secteur. Parmi elles figurent l’ANETRA, l’Association Nationale des Compagnies d’Autocars et d’Autobus ; ATUC, l’Association des Transports Publics Urbains et Métropolitains ; CONFEBUS, l’Association espagnole des autobus et autocars ; DIREBUS, l’Association des compagnies d’autocars et d’autobus, et ANTROP, l’Association nationale du transport de passagers du Portugal.
par Pierre Cossard | Avr 22, 2024 | Entreprise, Les Infos
Olof Persson remplacera Gerrit Marx, qui devient de son côté PDG de CNH, en tant que PDG du groupe Iveco à compter de juillet prochain.
Olof Persson a occupé plusieurs postes à responsabilités chez ABB et Bombardier Transportation, mais a également été président de Volvo Aero et de Volvo Construction, avant, en 2011 de diriger le groupe AB Volvo.
Il a rejoint le groupe Iveco en 2022 en tant que Senior Operating Executive des opérations Cerberus Capital Management.
par Pierre Cossard | Avr 20, 2024 | Autobus, Les Infos, Réseau
Castrosua vient d’annoncer avoir remporté un appel d’offres pour la ville polonaise de Cracovie concernant la fourniture de 49 bus sur châssis Scania.
En collaboration avec Scania Polska, l’entreprise fournira ainsi deux lots de bus de 12 m et de 10,6 m pour l’opérateur polonais Mobilis, filiale du groupe israélien Egged, qui est fortement implanté en Pologne, en Hongrie et aux Pays-Bas.
Cette commande concerne des véhicules dotés de la carrosserie à plancher surbaissé « New City », construites sur un châssis Scania CCB 4×2 GNC.
Les modèles de 12 m sont conçus avec une capacité de 25 places assises et deux espaces pour Personnes à Mobilité Réduite (PMR), ainsi que trois portes.
Les modèles de 10,6 mètres offrent une capacité de 22 places et une PMR, en deux portes.
par Pierre Cossard | Avr 20, 2024 | Les Infos, Réseau
Le 20 avril 2019 entrait en vigueur le Grand Paris des Bus, la plus vaste réorganisation du réseau depuis plus de sept décennies. Cette opération était l’aboutissement d’une grande concertation entre les parties prenantes : Ville de Paris, Mairies d’arrondissement, Préfecture de Police, Ile de France Mobilités, RATP, villes limitrophes de la première couronne, et citoyens, usagers ou non du bus.
Cinq ans se sont écoulés et l’Association des Usagers des Transports (AUT) dresse aujourd’hui un bilan loin d’être positif sur l’évolution du réseau de bus parisien.
Selon l’association, « le réseau a traversé au moins deux crises majeures : baisse drastique du trafic due à l’épidémie de Covid et difficultés de recrutement de conducteurs. Ces dernières, conjuguées à la multiplicité des travaux sur voirie, ont provoqué une dégradation importante de la qualité de service conduisant à des temps d’attente et à une irrégularité insupportable pour les voyageurs.
L’image du bus s’est ainsi sérieusement dégradée et les médias se sont emparés du sujet de la baisse constante de la vitesse commerciale, inférieure à 10km/h, et de la chute de la fréquentation de plus de 20% ».
L’AUT, très active dès l’élaboration du projet, a formulé de nombreuses critiques qui, selon elle, se sont malheureusement vérifiées au cours de ces cinq années :
- Amélioration très faible de la lisibilité du réseau, due, entre autres, à la réticence à réassocier les tracés allers-retours de lignes voire à en dissocier en créant ou rallongeant des contre-sens sur des voies larges, (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol, Grand Boulevards, entre autres), voire en supprimant des double-sens, sur la rue de Rivoli, par exemple,
- Conséquences néfastes du souhait d’éviter les « trains de bus » sur certaines voies (rue Lafayette, entre autres) se traduisant par l’adoption de tracés tortueux pour certaines lignes,
- Création de longues lignes dont la régularité est difficile à assurer (lignes 20 Levallois – Porte des Lilas, 71 Porte de la Villette- Bibliothèque François Mitterrand, par exemple) et nécessite la création de services partiels, dont la disparition avait pourtant été annoncée lors de la présentation du projet. Le bus 91,dit « bus des gares », reliant les Gares Montparnasse et du Nord via la Place de la Bastille, reste, à cet égard, l’erreur emblématique de ce nouveau réseau,
- Déception liée à l’absence de desserte de certains sites (l’Hôpital Percy à Clamart, par exemple),
- Création de cinq lignes nouvelles qui n’ont pas toutes trouvé leur public,
- Absence de volonté politique de faciliter la traversée des carrefours (vidéoverbalisation, priorité des bus aux feux, présence de la Police municipale),
- Difficultés accrues de circulation.
L’AUT pointe aussi du doigt les diverses opérations menées par la Ville de Paris (création de pistes cyclables, rues aux écoles) qui ont également contribué à dégrader le réseau.
Dans cette logique l’association s’étonne qu’aucun bilan et aucun retour d’expérience n’aient été fait sous l’égide d’IDFM mais qu’au contraire, les statistiques de trafic, qui permettraient de rendre le réseau plus efficace, « restent des secrets jalousement gardés aussi bien par IDFM que par la RATP, voire par la Ville de Paris ».
« En définitive, explique encore l’AUT, notre crainte initiale que ce vaste projet, dans lequel IDFM a investi 40 M€ par an en fonctionnement et, avec la Ville de Paris, 14,5 M€ en aménagements, ne provoque pas de report modal (notamment de la part des automobilistes) s’est concrétisée ».
Un paradoxe, alors que les thèmes de l’accessibilité et de l’inclusion sont des axes majeurs de la communication municipale…
par La rédaction | Avr 20, 2024 | Autocar, Les Infos
Iveco Bus a annoncé le 19 avril dernier le lancement officiel d’une nouvelle version hybride de son autocar Crossway, équipé d’un moteur Cursor 9 conforme Euro VI Step E et compatible avec les carburants renouvelables XTL (X-To-Liquid).
Ce nouvel autocar est disponible en 3 longueurs : 10.8, 12, 13 m, avec les finitions LINE et POP, avec la boîte de vitesses Voith DIWA NXT, associée à un module électrique de 35 kW.
Ce dernier agit comme un démarreur et générateur pour récupérer l’énergie cinétique accumulée pendant les phases de décélération et de freinage afin d’alimenter une batterie LTO de 48 V installée sur le pavillon. Le moteur électrique vient accompagner le moteur Cursor 9 lors des phases de démarrage.
Enfin, le Crossway Hybride dispose de la face avant de la gamme, qui intègre les nouveaux dispositifs ADAS (Advanced Driver Assistance Systems), conformément à la prochaine réglementation GSR (General Safety Regulation), dont l’entrée en vigueur est prévue en juillet 2024.