par Pierre Cossard | Avr 24, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Forsee Power vient de présenter ses résultats pour l’année passée. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires 2023 de 171,2 M€, soit une hausse de 54% par rapport à l’année 2022.
Cette bonne performance commerciale résulte d’une demande globale toujours soutenue, en particulier sur le segment des véhicules lourds (+65% vs 2022), tandis que l’activité sur le segment des véhicules légers progresse de +11% par rapport à l’exercice 2022.
L’EBITDA ajusté du Groupe est en progression, passant de 13 M€ en 2022 à 6,8 M€ en 2023. Dans ce contexte, la marge d’EBITDA ajusté est passée de 12% en 2022 à 4% en 2023.
Selon Forsee Power, cette amélioration résulte essentiellement de l’amélioration de la productivité du fait à la fois d’un meilleur taux de marge et d’un volume de ventes plus élevé (+ 54%), et d’une plus forte capitalisation des coûts de développement.
L’EBITDA ajusté est en revanche impactée par le coût de la structure aux Etats Unis pour 1,7M€ et l’ouverture du bureau au Japon pour 500K€.
L’activité ferroviaire, qui connait un cycle de développement plus long que les autres secteurs, pèse quant à elle pour 2,1M€ sur l’EBITDA 2023, les premières ventes significatives étant attendues en 2025.
Forsee Power, dans sa communication, présente donc un « EBITDA ajusté » car, contractuellement, le groupe doit prendre dans certains cas la responsabilité de la reprise et du recyclage des batteries à l’issue de la période de garantie.
A ce titre, une provision est donc constituée pour couvrir les coûts estimés du recyclage futur des systèmes de batteries vendus. « Elle est calculée en fonction du nombre de systèmes vendus concernés par l’engagement de reprise, et valorisée suivant le coût externe de recyclage des différents types de batteries », indique-t-elle.
Un calcul théorique dont l’impact futur apparaît indéterminé et non maîtrisable du fait de l’évolution du marché et des technologies. « De plus, un marché de la seconde vie s’ouvre, permettant ainsi de transformer un coût potentiel estimé en source de revenus additionnels pour le groupe », indique l’entreprise.
Le Résultat opérationnel courant s’établit finalement à 23,2M€, en amélioration de 23% par rapport à 2022, tandis que l’entreprise affiche une perte nette de 28M€ pour l’année 2023.
Enfin, l’endettement financier brut s’élève à 67,1M€ au 31 décembre 2023, contre 60,2M€ au 31 décembre 2022, tandis que le groupe « dispose d’un bilan solide avec des capitaux propres s’élevant à 59,2M€, contre 39,7M€ ».
Les perspectives 2024
En 2024, Forsee Power entend maintenir une activité « dynamique » en transformant son carnet de commandes en chiffre d’affaires sur ses marchés prioritaires à forte valeur ajoutée : bus, véhicules off-highway (véhicules agricoles, de chantier et industriels), ferroviaire, et véhicules légers.
En revanche, l’entreprise anticipe déjà la baisse progressive des ventes de batteries à son client Iveco et « la forte baisse des coûts des matières premières », qui devrait pondérer le chiffre d’affaire, une bonne nouvelle en final pour les clients finaux ?
Selon Forsee Power, ses relais de croissance, notamment le fort développement avec des donneurs d’ordre japonais, en Australie et le lancement effectif du site industriel nord-américain prévu au cours des prochains mois (les premières batteries ont été assemblées début avril 2024), « permettront de continuer la diversification des références clients et de poursuivre sa croissance en 2025 ».
En revanche, compte tenu du manque de maturité de marchés encore en phase de démarrage, le groupe a décidé de suspendre les objectifs chiffrés à horizon 2028 communiqués l’an passé (CA supérieur à 850M€ et d’une marge d’EBITDA ajusté supérieure à 15%).
par Pierre Cossard | Avr 23, 2024 | Les Infos, Réseau
Près de sept mois après le congrès de Régions de France à Saint-Malo où s’est tenu le premier comité Etat-Régions des mobilités, les Régions de France ont engagé le 23 avril des échanges avec le ministère des Transports pour la mise en œuvre des projets de Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) et le développement d’outils numériques et de distribution au service des usagers.
Les régions, ont pu confirmer leur rôle de cheffe de file des mobilités, responsable d’un travail de coordination, de proximité, avec les autorités organisatrices de la mobilité urbaines (représentées par le GART) et les communautés de communes, pour développer des outils de billettique et de distribution harmonisés.
Elles ont d’ailleurs tenu à rappeler au ministre que le « titre unique » de transport est déjà une réalité développée au sein des régions pour renforcer l’attractivité de leurs offres de mobilités décarbonées « et incarner la transition écologique auprès des concitoyens ».
Cette initiative permettra de simplifier les déplacements intermodaux et inter-régionaux des usagers. Dès cette année, une expérimentation d’un « support universel » sera donc lancée dans certains territoires, permettant aux citoyens de souscrire à un service de post-paiement via une application mobile. Cette approche innovante sera progressivement étendue à de nouveaux territoires.
Il s’agit aussi de simplifier l’action de l’écosystème des transports : l’objectif est de faire de l’État l’interlocuteur central en fournissant une plateforme nationale d’interopérabilité.
Les régions, l’Etat et le GART sont donc convenus d’un travail conjoint pour garantir l’interopérabilité entre les outils qu’elles ont développés. Elles ont par ailleurs annoncé attendre des engagements forts de l’Etat pour garantir l’ouverture des canaux de distribution de l’ensemble des opérateurs de transports au sein des billettiques régionales.
Région de France a aussi exprimé ses attentes en matière de financements des mobilités, tout particulièrement les services express régionaux métropolitains.
Elles ont ainsi rappelé la nécessité de fixer au préalable toutes les conditions pérennes de financements pour concrétiser les projets portés collectivement par les Régions et les collectivités territoriales.
Après cette rencontre, elles attendent dorénavant « la pérennité de ce format d’échange en comité Etat-Régions des mobilités, à l’aube d’importantes échéances pour préciser et clarifier les trajectoires de financement de mobilités », et ce au travers de la « Conférence nationale des financements des SERM », attendue pour fin juin 2024.
par Pierre Cossard | Avr 23, 2024 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
Comme tous les contructeurs le devront à compter de début juillet prochain, Volvo Buses devra se conforter au GSR 2, et a donc lancé le 23 avril de nouveaux systèmes de sécurité active mis à jour, qui dépassent toutefois les nouvelles réglementations de l’UE, ainsi que les exigences légales de la plupart des pays tiers.
Les nouveaux systèmes de sécurité active de Volvo Bus sont livrés de série sur les bus et autocars Volvo électriques et Euro VI, mais seront également introduits dans les régions du monde où Euro III et Euro V sont actuellement les normes.
Les différents systèmes mis en œuvre par Volvo Buses :
. Avertissement de collision avec freinage d’urgence : Le système avertit le conducteur en cas de risque de collision avec des véhicules et des piétons. Si nécessaire, le système déclenche un pré-freinage suivi d’un freinage complet. Valable pour la classe III.
. Prise en charge de l’évitement des collisions latérales : Le système surveille en permanence les deux côtés du bus. Par exemple, lorsqu’un bus tourne et qu’un scooter électrique s’approche du côté du bus, le chauffeur du bus sera informé et averti s’il y a un risque de collision.
. Assistance à courte portée avant : À basse vitesse et à l’arrêt, le système scanne la zone située devant le véhicule et détecte les usagers de la route vulnérables. En cas de risque de collision, le conducteur est averti et peut agir en conséquence.
. Régulateur de vitesse adaptatif : Des capteurs scannent en permanence la voie devant vous. Si le système détecte un véhicule se déplaçant plus lentement que la limite de vitesse prédéfinie, la vitesse et la distance du bus sont adaptées au véhicule cible en déployant l’accélérateur et les freins. Un symbole du véhicule cible est présenté dans le combiné d’instruments.
. Aide au maintien de la voie : Cette fonctionnalité aide le conducteur à rester dans la voie. Le système reconnaît les marquages au sol et si le conducteur quitte involontairement la voie, il sera averti par une alerte visuelle et haptique – une courte vibration dans le coussin du siège.
. Assistance au changement de voie : Le système surveille les deux côtés du véhicule et facilite les changements de voie pour le conducteur. S’il y a un véhicule dans la voie adjacente, le conducteur est informé et alerté en cas de risque de collision.
. Assistance intelligente à la vitesse : Cette fonctionnalité aide le conducteur à rester informé de la limite de vitesse actuelle, ainsi que des autres restrictions routières. Les panneaux routiers applicables sont reconnus et affichés sur le combiné d’instruments.
. Prise en charge des alertes du conducteur : Le système suit en permanence le mouvement latéral du véhicule et les sollicitations du volant. S’il y a des indications d’une concentration insuffisante du conducteur, une alerte s’affiche sur le groupe d’instruments.
. Système de surveillance de la pression des pneus : Le système alerte le conducteur via le combiné d’instruments si la pression d’un pneu descend en dessous des niveaux sécuritaires. Une pression correcte des pneus est importante pour une bonne tenue de route du véhicule.
par Pierre Cossard | Avr 23, 2024 | Autobus
Forte de son ambition de devenir le leader des solutions végétales au service des transitions alimentaire, agricole et environnementale, Avril vient d’annoncer la nomination de Marie Saglio, anciennement DG de Lesieur, au poste de DG de Saipol. Christophe Beaunoir, anciennement DG de Saipol, a quant à lui été nommé DG de Lesieur.
Ces nominations, effectives depuis début avril, devraient, selon Avril, favoriser la mise en place de transversalités business entre les deux filiales, ainsi que le développement des dossiers d’intérêt commun, en particulier vers l’amont agricole et la « Ferme France ». L’idée étant d’ouvrir ainsi un nouveau chapitre pour Oleo100.
En effet, grâce à l’expertise B to C de Marie Saglio acquise chez Lesieur, Oleo100 ambitionne de perfectionner son approche pour accompagner les chargeurs et répondre de manière ciblée à leurs besoins spécifiques.
par La rédaction | Avr 23, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Gen-Hy, start-up française spécialisée dans la production d’hydrogène vert, vient de lancer un banc de test industriel qui permet une analyse complète et précise de la durée de vie des stacks hydrogène (générateurs d’hydrogène) et de leurs composants. Il accompagne les acteurs de l’hydrogène (alcalins, AEM et PEM) qui ont besoin de qualifier leur process et leur production.
Le banc de test est en effet un prérequis indispensable pour la validation d’un produit avant son industrialisation. En phase de développement, il permet de mesurer les performances d’un système et d’en effectuer la mise au point.
Le banc de durée de vie permettra de mettre en situation de production un stack d’une puissance maximale de 3 kW pendant plusieurs mois de façon automatique et d’en mesurer les paramètres au cours de son fonctionnement, en particulier les tensions aux bornes de chaque cellule de stacks jusqu’à un maximum de 10 cellules.
Ce banc de test permet de mettre en œuvre des essais de performance avec différentes conditions d’utilisation contrôlées et paramétrables. Il mesure :
- Au cours du temps les différents paramètres (puissance, tension, température, consommation, débits…) ;
- Les impacts du profil de charge sur la durée de vie (station-service, 24h/24h, éolien, panneau solaire…) ;
- La pureté de gaz (O2) via un capteur d’hydrogène (Limite Inférieure d’Explosivité – LIE), le volume de gaz produit (débit H2) ;
- L’efficacité énergétique du stack étudié.
Ce banc s’adresse à tous les acteurs de l’hydrogène qu’il s’agisse de laboratoires, d’écoles, de fabricants d’électrolyseurs, de membranes ou encore de dépôts catalytiques.
par Pierre Cossard | Avr 22, 2024 | Autobus, Entreprise, Equipement, Les Infos
Après 15 mois d’innovation et des milliers d’heures d’ingénierie, eVersum et ZF Group viennent d’annoncer la livraison des premières navettes eVersum compatibles AD pour le projet RABus, ouvrant la voie à l’exploitation de ces navettes par le consortium RABus à Friedrichshafen et Mannheim, en Allemagne.
La plate-forme eShuttle a été méticuleusement améliorée et intégrée à des systèmes électriques avancés pour intégrer de manière la technologie de conduite autonome (AD) de pointe fournie par ZF.
La nouvelle plateforme est compatible SAE niveau 4 et, selon ses promoteurs, est « destinée à redéfinir le marché à partir de 2025 ».