par Pierre Cossard | Oct 7, 2024 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Arriva Nederland vient d’officialiser la commande de 157 nouveaux autobus électriques Citea auprès à VDL Bus & Coach. Ces bus sont destinés à la nouvelle concession du Brabant occidental, dont l’ouverture est prévue le 6 juillet 2025.
VDL Bus & Coach commencera à livrer 58 Citea de nouvelle génération de type LE-122, et 99 autobus de type LE-135 à Arriva à partir du premier semestre 2025.
Arriva avait déjà commandé 64 Citea de nouvelle génération dans différentes versions pour le Brabant-Septentrional. Des véhicules qui seront bientôt mis en service pour les transports publics dans la ville de Tilburg et pour le déploiement sur les lignes HOV entre Uden-Veghel- Eindhoven et Uden-Veghel-Den Bosch.
Les 58 Citea LE-122 de nouvelle génération d’Arriva seront équipés de batteries de traction de 429 kWh et la version 99 LE-135 de batteries de traction de 368 kWh.
Tous sont équipés de prises de recharge CCS Combo 2 à gauche et à droite pour une flexibilité de recharge optimale dans les dépôts.
Rappelons qu’ Arriva Nederland fait partie du groupe Arriva. Arriva fournit des services de transport de passagers et opère dans 10 pays européens.
Aux Pays-Bas, Arriva compte environ 5 500 employés et opère dans les provinces de Drenthe, de la Frise, du Gelderland, de Groningen, du Limbourg, du Brabant- Septentrional, d’Overijssel et de Hollande-Méridionale. Outre le transport par train et par bus, Arriva est présent sur le marché néerlandais des autocars sous le nom d’Arriva Touring. Arriva Touring assure également le transport à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam.
par Pierre Cossard | Oct 5, 2024 | Autobus, Les Infos, Réseau
Alexander Dennis, une filiale de NFI Group Inc., a annoncé le 4 octobre que Go-Ahead London, filiale du groupe Ahead, venait de lui commander 32 petits bus électriques Enviro100EV.
Ces véhicules seront utilisés sur les services de Transport for London (TfL) qui parcourent les rues étroites et les lotissements, où les dimensions compactes de l’Enviro100EV de 8,5 m de longueur et 2,35 m de largeur offriront une meilleure maniabilité, tout en ayant une capacité jusqu’à 41 passagers, dont 21 assis.
Tous sont alimentés par le système d’entraînement électrique Voith et disposeront de batteries de 354 kWh, fournies par Impact Clean Power Technology, avec un débit d’énergie garanti jusqu’à 1,2 GWh.
par Pierre Cossard | Oct 5, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Créée en 2016, la société Monkey Factory a lancé sa plateforme MyBus, un Service Numérique Multimodal (SNM) dédié à l’information voyageur et à la vente dématérialisée de titres de transports.
A ce jour, MyBus intègre 410 réseaux de transport, dont 130 avec achat dématérialisé, et enregistre 3 millions de voyages par an et plus de 100 000 utilisateurs.
A l’occasion du salon EUMO qui se déroulait à Strasbourg, Monkey Factory a donc annoncé le changement de nom de son produit phare, qui deviendra NéMo dès 2025 et combinera ses fonctionnalités déjà reconnues avec la puissance de l’IAG (Intelligence Artificielle Générative).
par Pierre Cossard | Oct 5, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
À l’issue d’un appel d’offres, Matawan a été retenue par la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS) pour faciliter le pilotage de ses arrêts et la création de ses supports horaires.
La solution WanReport de Matawan dédiée à ces services équipera également un nouveau réseau en Suisse : la compagnie suisse du pied du Jura, TRAVYS (Transports Vallée de Joux, Yverdon-les-Bains, Sainte-Croix).
L’appel d’offres en question visait à se doter d’un outil moderne, performant et simple d‘utilisation pour gérer le référentiel arrêts et créer des supports horaires (aux arrêts, sur le web et en format papier) en français et en allemand.
La solution WanReport de Matawan a donc été retenue pour sa capacité à traiter de grandes quantités d’informations horaires en autonomie et à répondre aux besoins spécifiques de chaque exploitant (horaires d’hiver, horaires d’été, horaires spéciaux pour événements, etc…).
Par ailleurs, l’entreprise suisse de transport du Nord vaudois Travys a également sollicité l’entreprise française pour « améliorer l’expérience client aux arrêts et se conformer aux exigences de la loi suisse sur les personnes handicapées ».
Depuis le mois de juillet 2024, les équipes Matawan et Travys travaillent donc en collaboration pour déployer de nouvelles affiches horaires sur le réseau composé de 13 lignes et 302 arrêts.
par Pierre Cossard | Oct 5, 2024 | Autocar, Entreprise, Les Infos, Réseau
Selon les dernières données publiées par l’ART (Autorité de régulation des transports), la fréquentation des autocars de longue distance librement organisés sur les liaisons domestiques au 1er semestre 2024 dépasse les 4,5 millions de passagers et retrouve ainsi le niveau atteint en 2019, avant la crise du Covid.
En incluant les passagers sur les liaisons internationales, on compte même plus de 8 millions de passagers, soit 30% de plus qu’en 2019.
Avec 56 millions de kilomètres parcourus par les autocars de longue distance en services librement organisés (SLO), le 1er semestre 2024 est le plus circulé depuis la libéralisation du secteur en 2015, en progression de 12% par rapport au 1er semestre 2019.
Cette forte reprise est aussi constatée en termes de départs des autocars SLO (800 en moyenne par jour) et de liaisons opérées (environ 1 300), en hausses respectives de 5% par rapport à la même période de 2019.
La recette par passager aux 100 km a toutefois baissé de 10% sur un an pour descendre en-dessous de 6 euros, notamment en raison de l’augmentation de l’offre et d’un recul du taux de remplissage des autocars.
Le chiffre d’affaires du 1ersemestre 2024 reste cependant stable sur un an à près de 70 M€, en particulier grâce à la forte hausse de la fréquentation.
par Pierre Cossard | Oct 4, 2024 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
C’est peu de dire que le nouveau ministre délégué aux Transports, François Durovray, était attendu le 3 octobre à EuMo, qui se déroulait cette année à Strasbourg, mais il n’a pas sorti le carnet de chèques… Il est vrai que le Premier ministre, dans son discours de politique générale du 2 octobre, a bien fait comprendre à tous que les caisses étaient vides.
Le Gart, comme l’UTPF, artisans de cette manifestation, avaient pourtant bien préparé le terrain. Louis Nègre, président du Gart, allant même, avec sa truculence habituelle, à proclamer : « Je suis fatigué d’entendre qu’il n’y a plus d’argent en France alors que nous sommes le pays qui paie le plus d’impôts ! J’attends qu’on me dise où est passé l’argent ».
Il a ensuite déroulé les revendications habituelles de l’association d’élus : TVA à 5,5% sur les transports et hausse (voire déplafonnement) du versement mobilité.
De son côté, les adhérents de l’UTPF, en la personne de sa présidente Marie-Ange Debon, et le Medef « demandent conjointement aux pouvoirs publics d’affecter aux transports publics une fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre (ETS 1) afin d’aider les AOM à développer l’offre de transport public sur leurs réseaux ». Il serait ici question de quelque 250 M€, bien loin des vrais besoins du secteur.
La réponse de François Durovray face à ce cahier de doléances fut toutefois d’une grande simplicité : « On ne peut pas tout demander à l’État. Il faut trouver des solutions qui ne coûtent pas trop cher et qui sont décarbonées ».
Une forme nouvelle de « en même temps » qui a quelque peu gâché la fête, d’autant que ces deux affirmations semblent assez contradictoires lorsqu’on connait les coûts des matériels « zéro émission » et l’ampleur des investissements nécessaires pour que ce secteur se conforme dans les délais aux obligations imposées par l’Etat et l’UE…
Une position gouvernementale qui devrait aussi inquiéter les industriels du secteur des transports urbains, eux qui ont investi massivement dans cette transition pour répondre aux injonctions écologiques, avec les surcoûts qui vont avec.
Point positif peut-être, on sait le nouveau ministre sensible aux avantages de l’autocar (à travers notamment son implication passée dans le développement des lignes de cars express). Ce mode, à la fois souple et économique, pourrait donc apparaitre dans certains territoires comme une des solutions alternatives, par exemple, à certains développement ferroviaires plus coûteux…
L’ombre de la catastrophe économique qui se profile aujourd’hui dans le monde de l’automobile planera-t-elle bientôt sur l’univers des transports collectifs ?