par La rédaction | Déc 14, 2023 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Solaris a livré début décembre 7 bus électriques à la ville allemande d’Erlangen. Il s’agit de la première commande en provenance d’Allemagne pour le modèle le plus court de la marque.
L’opérateur Erlanger Stadtwerke Stadtverkehr GmbH a donc opté pour le modèle le plus court de Solaris, le bus électrique Urbino 9 LE. Ces modèles sont alimentés à 100% par de l’électricité verte et circuleront sur la nouvelle ligne CityLinie 299 traversant le centre d’Erlangen.
L’Urbino 9 LE peut accueillir 50 passagers, avec 21 sièges disponibles pour les passagers assis et 2 sièges supplémentaires qui sont repliables.
Propulsés par un moteur électrique, ces véhicules tirent leur énergie de batteries d’une capacité de plus de 250 kWh, placées aussi bien sur le toit qu’à l’arrière du bus, et rechargées via des connecteurs classiques.
Ils sont équipés de systèmes comme MirrorEye, qui remplace les rétroviseurs traditionnels par des caméras, améliorant ainsi la visibilité du conducteur et minimisant le risque d’accident. Il y a également un système de surveillance à bord pour améliorer la sécurité.
Enfin, le système exclusif eSConnect permet à l’opérateur de transport de gérer la flotte, en contrôlant en temps réel les paramètres et performances des bus.
par Pierre Cossard | Déc 12, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos, Réseau
Dans le prolongement de l’appel à accélérer la décarbonation du transport routier qu’ils avaient conjointement initié le 18 juin 2023, François Gemenne, co-auteur du rapport du GIEC, Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine, et Géraud Guibert, président de la Fabrique écologique, viennent d’annoncer la création de l’Alliance pour la décarbonation de la route.
Celle-ci a pour vocation de réunir « un large spectre d’acteurs des mobilités routières, publics comme privés » : universitaires, collectivités territoriales, associations et entreprises (opérateurs de mobilités, gestionnaires d’infrastructures, constructeurs automobiles, transporteurs, groupes d’ingénierie, startups…).
Elle se présente comme une plate-forme pluridisciplinaire d’échanges et d’actions, et veut travailler en partenariat avec les pouvoirs publics « pour concevoir et mettre en œuvre les solutions de décarbonation les plus efficaces afin de réussir la transition écologique et énergétique des mobilités ».
Pour l’Alliance, la priorité absolue est de fédérer et amplifier la mobilisation de toutes les parties prenantes concourant à la décarbonation de la route, « en conjonction avec les mesures visant à encourager le report modal vers le ferroviaire, le transport public (BHNS, tramway, métro) et les modes actifs – leviers indispensables qui ne seront néanmoins pas suffisants à eux seuls pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports à horizon 2030 ».
Pour les promoteurs de ce nouvel organisme, il convient d’agir tant sur les technologies (électrification, gains d’efficience, préservation des ressources naturelles…) que sur les usages (taux d’occupation accru, réduction des distances…), afin de contribuer « à une trajectoire de décarbonation viable socialement et économiquement ».
La feuille de route de l’alliance transparaît par ailleurs dans la liste de ses priorités, notamment lorsque, dans son communiqué de lancement, elle énumère les solutions concrètes qu’elle compte mettre en avant.
Au menu donc, beaucoup d’électrification et un peu de mix-énergétique : « électrification du parc automobile et du parc de poids lourds, amélioration continue du mix énergétique pour le transport routier de marchandises, déploiement massif des bornes de recharge pour véhicules électriques… préfiguration de routes électriques pour poids lourds… production programmée d’énergies renouvelables le long des réseaux routiers et autoroutiers… ».
L’Alliance fait donc quelques concessions au mix-énergétique voulu par la plupart des acteurs du secteur à travers notamment « l’installation de stations de distribution de biocarburants, de bioGNV et d’hydrogène… »…
Avant de s’inscrire pleinement dans l’esprit du moment, celui du moins qui règne au sein des milieux écologistes, avec « incitation orchestrée à la sobriété, au covoiturage, à l’autopartage et au transport collectif routier…adaptation agile des infrastructures et des services à la multimodalité…», et diverses mesures concrètes qui pourraient effectivementproduire des effets positifs immédiats : « développement des lignes de car express et lignes de covoiturage express, etc. ».
Les membres signataires de l’Alliance pour la décarbonation de la route :Association des Economistes de l’Energie, Avere-France, BlaBlaCar, BMW Group France, Chargepoint, Ecov, Electra, FNTR, Geodis, Getaround, GRDF, Karos, Keolis, MAIF, Mobilités Club France, Powerdot, Shippeo, Systra, Transdev, et Vinci Autoroutes.
par Pierre Cossard | Déc 8, 2023 | Autobus, Les Infos, Réseau
Otokar, une société du groupe Koç, vient d’annoncer la commande de 29 microbus électriques e-Centro en Italie.
Le e-Centro sera ainsi prochainement exploité à Rome, Syracuse, Salerne, Reggio de Calabre, Cagliari et Palerme.
Il commencera plus spécialement à circuler dans les rues de Rome début 2024 et sera ensuite livré aux opérateurs de bus de Syracuse, Salerne, Reggio de Calabre, Cagliari et Palerme au cours du second semestre 2024.
Le e-Centro de 6,6 mt, propulsé par un moteur électrique d’une puissance maximale de 200 kW et d’un couple maximal de 1 200 Nm, est équipé de batteries Li-ion NMC de 110 kW qui peuvent être complètement chargées en seulement 1h30, pour une autonomie allant jusqu’à 200 km avec une seule charge.
Retrouvez le e-Centro d’Otokar en vidéo-test sur la chaîne You Tube Car & Bus News TV.
par Pierre Cossard | Déc 8, 2023 | Autobus, Les Infos, Réseau
Le 4 décembre 2023, la Ville de Rennes a approuvé le programme et le budget d’une nouvelle ligne du Trambus, la T3, qui reliera Saint-Grégoire à Chantepie en passant par le centre-ville, et ce après que la Métropole l’ait validé.

Plan des futurs BHNS Trambus Rennes.
Cette nouvelle ligne s’inscrit dans un projet plus global, qui comprend quatre lignes de trambus, un bus à haut niveau de service (BHNS), et devraient donc être construites d’ici 2030. Deux premières lignes, les T1 et T2, ayant déjà été approuvées par le conseil de Rennes métropole le 28 septembre dernier.
La ligne T3 se déploiera sur 17 km, avec une trentaine de stations et devra desservir une zone de 55 00 habitants, le tout pour un gain de temps de 4 et 13 minutes.
par Pierre Cossard | Déc 7, 2023 | Autocar, Entreprise, Les Infos, Réseau
Interrogé sur France Info, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, a indiqué le 7 décembre que l’Etat « ne validera pas la limitation de vitesse à 50 km/h fin 2024 ».
Pour mémoire, rappelons que le 22 novembre dernier, Anne Hidalgo avait annoncé, en plus de vouloir réserver une voie au covoiturage, son intention de limiter la vitesse à 50 km/h sur le boulevard périphérique parisien après les JO.
Ce périphérique de 35 km est emprunté chaque jour par 1,2 million de véhicules, franciliens à plus de 80%.
« Si vous faites en même temps la voie réservée et en même temps le périph à 50 km/h, vous allez rendre les gens fous, a donc précisé Clément Beaune, c’est une décision qui doit être concertée et vue avec les départements limitrophes ».
En réponse, la même journée, la mairie de Paris a cependant fait savoir qu’elle comptait bien maintenir cette mesure… affaire à suivre.
par La rédaction | Déc 7, 2023 | Les Infos, Réseau
Co-piloté par IFP Energies nouvelles (IFPEN) et l’Université Gustave Eiffel pour le compte de l’État, et financé par France 2030, le Programme de Recherche (PEPR) « Digitalisation et Décarbonation des Mobilités » (MOBIDEC) a été lancé le 6 décembre 2023.
Doté d’un budget de 30 M€ de France 2030, ce programme s’intègre dans l’objectif de France 2030 « de développer une mobilité sobre, souveraine et résiliante », en plaçant notamment au cœur de ses travaux le sujet de la collecte, de l’analyse et du traitement des données de mobilité.
Il vise à mobiliser la communauté de recherche nationale et les acteurs de l’écosystème du transport afin de comprendre finement et anticiper les comportements de mobilités des biens et des personnes, faciliter l’interprétation et le traitement des données et offrir des outils d’aide à la décision, pour simuler à l’avance l’impact de politiques publiques ou pour évaluer la pertinence d’une nouvelle offre de transport.
Trois projets initiaux ont été ciblés sur la compréhension des usages, le traitement des données de mobilité et les méthodologies d’évaluation des impacts et d’aide à la décision.
Deux appels à projets seront lancés pour fédérer la communauté et mettre en place des consortiums académiques-opérateurs-collectivités.
Des bourses doctorales et post-doctorales seront créées pour renouveler et développer la communauté de recherche et d’innovation.
Enfin, une animation dédiée pour partager les résultats et accélérer leur opérationnalisation sera développée.