par La rédaction | Déc 18, 2023 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Au cours de sa séance publique du 18 décembre, le Sénat a définitivement adopté la proposition de loi relative à l’ouverture à la concurrence du réseau de bus francilien de la RATP.
Ce texte, déposé en septembre dernier par le sénateur Vincent Capo‑Canellas, visait à mieux anticiper le transfert de 19 000 salariés, de 308 lignes et plus de 4 500 bus aux nouveaux opérateurs, en tenant compte des aspirations et des préoccupations légitimes des salariés.
Le texte ouvre donc la possibilité de séquencer le calendrier de l’ouverture effective à la concurrence par rapport à l’échéancier fixé initialement au 31 décembre 2024.
Désormais, l’attribution des treize lots par Île‑de‑France Mobilités (IDFM) devra intervenir au cours de la période comprise entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2026.
La proposition de loi élargit ainsi le socle des bénéficiaires du « sac à dos social », un ensemble de garanties sociales et professionnelles de haut niveau issues du statut de l’établissement public industriel et commercial RATP.
L’examen parlementaire a permis de conforter juridiquement les dispositions du texte et d’améliorer le règlement des différends entre la RATP et IDFM concernant le nombre de salariés transférés, en modulant le délai dont dispose l’Autorité de régulation des transports pour trancher les éventuels litiges.
Afin d’accompagner l’élargissement des missions d’IDFM, le texte prévoit que cet établissement public puisse embaucher des salariés de droit privé afin de faire face à l’évolution des besoins de recrutement. Le texte permet enfin de garantir la représentation syndicale pendant la période sensible des transferts de salariés qui, sans l’intervention du législateur, aurait été intermittente, voire interrompue.
par La rédaction | Déc 18, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Le 18 décembre, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord provisoire sur de nouvelles règles visant à réduire les émissions des voitures, des camionnettes, des bus, des camions et des remorques.
Le règlement relatif à la réception par type de véhicules à moteur et à la surveillance du marché (Euro 7) vise à soutenir la transition vers une mobilité propre et à maintenir les prix des véhicules privés et commerciaux abordables pour les citoyens et les entreprises. Les véhicules devront se conformer aux nouvelles normes pendant une période plus longue, ce qui leur permettra de rester plus propres tout au long de leur cycle de vie.
Actualisation des plafonds d’émissions de gaz d’échappement
En ce qui concerne les voitures et les camionnettes, les négociateurs sont convenus de maintenir les conditions de test et les plafonds d’émissions actuelles de la norme Euro 6. À la demande du Parlement, le nombre de particules d’échappement sera mesuré au niveau PN10 (au lieu de PN23, ce qui permettra d’inclure également ainsi les particules plus fines).
Pour les bus et les camions, le texte de l’accord prévoit des plafonds plus stricts pour les émissions de gaz d’échappement mesurées en laboratoires (par exemple, limite de NOx de 200 mg/kWh) et dans des conditions de conduite réelles (limite de NOx de 260 mg/kWh), tout en maintenant les conditions de test actuelles Euro VI.
Moins d’émissions de particules provenant des pneus et des freins, augmentation de la durabilité des batteries
L’accord fixe des plafonds d’émissions de particules de freins (PM10) pour les voitures et les camionnettes (3 mg/km pour les véhicules entièrement électriques; 7 mg/km pour la plupart des moteurs à combustion interne, pour les véhicules hybrides électriques et à pile à combustible et 11 mg/km pour les camionnettes plus grandes à moteur à combustion interne). Il introduit également des exigences minimales de performance pour la durabilité des batteries dans les voitures électriques et hybrides (80 % jusqu’à cinq ans ou 100.000 km, 72 % jusqu’à huit ans ou 160.000 km) et les camionnettes (75 % jusqu’à cinq ans ou 100.000 km et 67 % jusqu’à huit ans ou 160.000 km).
Mieux informer les consommateurs
Le texte prévoit un passeport environnemental des véhicules, à prévoir pour chaque véhicule, contenant des informations sur ses performances environnementales au moment de l’immatriculation (telles que les plafonds d’émission de polluants, les émissions de CO2, la consommation de carburant et d’énergie électrique, l’autonomie électrique, la durabilité des batteries). Les utilisateurs de véhicules auront également accès à des informations à jour sur la consommation de carburant, l’état des batteries, les émissions de polluants et d’autres informations pertinentes générées par les systèmes et moniteurs embarqués. En outre, les constructeurs automobiles devront concevoir leurs véhicules de manière à empêcher la manipulation des systèmes de contrôle des émissions grâce à la numérisation de la surveillance des automobiles.
« Grâce à cet accord, nous avons réussi à trouver un équilibre entre les objectifs environnementaux et les intérêts vitaux des constructeurs, a déclaré le rapporteur du texte, Alexandre Vondra. L’objectif des négociations était de faire en sorte que les nouvelles petites voitures à moteur à combustion interne soient abordables pour les consommateurs nationaux et, dans le même temps, de permettre à l’industrie automobile de se préparer à la transformation globale attendue du secteur. L’Union européenne s’attaquera désormais également aux émissions provenant des freins et des pneus et veillera à une plus grande durabilité des batteries ».
Le Parlement et le Conseil doivent désormais approuver formellement l’accord avant qu’il puisse entrer en vigueur. Le règlement s’appliquera 30 mois après son entrée en vigueur pour les voitures et les camionnettes et 48 mois après son entrée en vigueur pour les bus, camions et remorques (pour les véhicules construits par des petits constructeurs, il s’appliquera à partir du 1er juillet 2030 pour les voitures et les camionnettes et à partir du 1er juillet 2031 pour les bus et les camions).
par Pierre Cossard | Déc 18, 2023 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
C’est une première. Trois eCitaro G fuel cell Mercedes-Benz produits en série et équipés d’une pile à combustible faisant office de prolongateur d’autonomie ont été livrés à l’entreprise allemande Rhein-Neckar-Verkehr GmbH (rnv), qui les mettra en exploitation sur des lignes entre Mannheim et Heidelberg.
En plus de ces trois eCitaro G fuel cell, 45 autres autobus articulés eCitaro de conception identique seront livrés successivement jusqu’à mi-2025.
Au total, 40 des 48 véhicules sont destinés à l’exploitation de lignes à Mannheim et Heidelberg, les 8 autres seront utilisés à Ludwigshafen am Rhein.
En outre, la rnv dispose d’une option de commande pour 27 eCitaro G fuel cell supplémentaires, ce qui permettrait d’augmenter le contingent de bus de la rnv à un total de 75 autobus articulés entièrement électriques à pile à combustible de Daimler Buses d’ici 2027.
Avant que les nouveaux autobus articulés électriques eCitaro G fuel cell ne soient mis en service sur les lignes régulières de la rnv, ils seront d’abord utilisés en phase de test jusqu’au début de l’année 2024.
Grâce à leurs batteries haute performance NMC3 et à la pile à combustible, les eCitaro G fuel cell atteignent une autonomie allant jusqu’à 400 km en une seule charge.
L’entraînement de l’essieu central et de l’essieu arrière sont assurés assuré par deux essieux portiques surbaissés avec des moteurs électriques proches des roues, qui fournissent chacun 250 kW de puissance.
Les moteurs électriques délivrent 141 kW par roue et atteignent un couple de 494 Nm. Il en résulte, grâce à une démultiplication fixe, un couple de 11 000 Nm par roue. Selon le constructeur, cette configuration assure une traction élevée et une bonne performance même sur les pentes exigeantes sur le trajet, et permet à l’eCitaro G fuel cell d’avoir une autonomie d’environ 400 kilomètres.
Enfin, 30 bornes de recharge alimenteront les bus électriques de la rnv, complétées par deux nouvelles stations-service à hydrogène.
La recharge des batteries avec une puissance de charge de 150 kW ainsi que le ravitaillement des réservoirs d’hydrogène avec une pression de suralimentation de 350 bars auront lieu dans les dépôts de la rnv à Heidelberg, Mannheim et Ludwigshafen ou à proximité immédiate de ceux-ci.
par La rédaction | Déc 18, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Experte en systèmes de sûreté et de sécurité depuis 50 ans, l’entreprise industrielle Bolloré Protection conçoit et fabrique des protections périmétriques pour tous types de sites, qu’ils soient industriels ou tertiaires. Idéal pour sécuriser les dépôts de bus, devenus la cible d’une nouvelle forme de délinquance…
L’entreprise Bolloré Protection propose une gamme de clôtures appelée Gard’Active, pour sécuriser les périmètres extérieurs. Brevetées et éprouvées, ces protections périmétriques équipent plus de 200 sites en France, dont de nombreux loueurs de voitures, concessions automobiles, dépôts de poids lourds et autres concessions de campings cars. « Le secteur des transports a toujours connu des sujets de vols de carburant, vol de pièces ou d’intrusion sur parc, reconnaît Vincent Surantyn, directeur commercial de Bolloré. Les clôtures classiques ne sont pas toujours suffisantes pour limiter le risque d’intrusion ou de sabotage ».
Fort de ce constat, l’entreprise a conçu et développé un système de clôture périmétrique constituée de plusieurs rangées de câblettes qui rendent la clôture détectrice.
Cette solution brevetée et conforme aux normes en vigueur, garantit une réduction des risques d’intrusions, de vols ou de sabotages au sein des infrastructures. En cas d’intrusion, elle déclenche une alarme et délivre un choc électrique répulsif et dissuasif.
Très concrètement, la clôture Gard’Active vient s’installer sur la clôture existante, ce qui permet une intégration esthétique et harmonieuse avec l’environnement. Couplée aux systèmes de sécurité existants (caméras, alarme anti-intrusion…), la clôture fonctionne H24 et 7J/7 afin de garantir une sécurité périmétrique continue.
Autre avantage : la pose de la clôture périmétrique ne nécessite pas de gros travaux. Le site reste protégé durant toute la durée de l’opération, puisque la clôture vient s’adosser à la barrière existante.

Bolloré Protection, au service de la sécurité depuis 50 ans.
En amont des projets Bolloré Protection effectue un audit de sécurité afin de déterminer le périmètre à protéger, avant d’assurer la pose, la maintenance ainsi que la formation des équipes en charge de la sécurité sur site.
En somme, la clôture périmétrique Bolloré Protection apparaît comme une solution efficiente pour limiter le vandalisme des dépôts de bus et d’autocars.
Un atout important en des temps où, comme l’indiquait récemment l’Autorité des transports (ART), la facture des émeutes urbaines du mois de juin 2023 s’est élevée à 20 M€ de dégâts pour les seuls transports publics de la région parisienne…
Contact Bolloré Protection : Vincent Suratyn – commercial@bollore.fr
par Pierre Cossard | Déc 18, 2023 | Autobus, Les Infos, Réseau
Le réseau de transport en commun de Brest métropole, Mon réseau grandit, vient de présenter le budget de réalisation de son projet d’extension du tramway et de sa première ligne de BHNS.
Après ouverture des offres, le budget global s’établirait à 225 M€ HT, soit 2,7% au-dessus de la cible de 219 M€ HT. A date, le projet bénéficie de co-financement à hauteur de 26%, mais la métropole indique que les échanges se poursuivent avec divers partenaires pour augmenter la part de co-financement.
Le reste à charge sera financé par un recours à l’emprunt, qui sera remboursé par le Versement mobilité. Le taux du Versement mobilité a d’ailleurs été porté à 2% en juin dernier dans cette optique.
La phase préparatoire des travaux devrait démarrer début 2024, et elle verra le lancement des aménagements du BHNS et de la voie ferrée sur laquelle circulera le tramway, la réalisation de pas moins de 2 nouveaux ouvrages d’art, l’élargissement et le renforcement de 2 ponts, l’extension du dépôt et la création d’un ascenseur incliné.
Ces travaux sont prévus pour durer jusqu’à 2026.
par La rédaction | Déc 14, 2023 | Autobus, Les Infos, Réseau
Irizar e-mobility vient d’annoncer qu’il se lançait sur le marché international et fournira 32 autobus 100% électriques zéro émission dans l’état de Yucatan au Mexique.
Les premiers véhicules seront mis en service le 30 décembre sur le réseau de transport public de Va-y-Ven. Il s’agira d’une route 100% électrique, unique en Amérique latine et la première dans tout le sud-est du pays. La ligne sur laquelle ces véhicules seront exploités devrait transporter plus de 500 000 passagers par semaine.
Il s’agit d’un projet pionnier pour cet état mexicain qui prévoit de relier le terminal du Train Maya, Umán, Kanasín, la faculté d’Ingénierie UADY et Teya au parc de La Plancha à Mérida avec des trajets 100% électriques. La remise des premières unités est prévue pour la fin de l’année.
La présentation officielle des premières ie tram choisis a eu lieu le 13 décembre, à la station IE-TRAM située à l’intérieur du Gran Parque de La Plancha à Mérida, au Mexique.
Les véhicules mesureront 12 mètres de long et seront équipés de 3 portes, de 33 sièges (dont 4 pour PMR), un espace pour fauteuils roulants, une rampe pour les personnes handicapées et pourront accueillir jusqu’à 80 passagers.
Ils auront la possibilité de se recharger en opportunité via un pantographe inversé ou dans les dépôts au moyen d’une prise de recharge Combo 2. Ces lignes et unités seront exploitées par MOBILITY ADO, une société mexicaine présente dans plusieurs pays.