par Jérémie Anne | Août 26, 2025 | Les Infos, Réseau
La rentrée scolaire est généralement le moment choisi pour déployer de nouveaux services. Nantes Métropole ne déroge pas à la règle en 2025. La présidente de l’agglomération, Joanna Rolland, a insisté lors d’une conférence de presse le 25 août 2025 sur « le choix structurant d’investir un milliard d’euros sur les mobilités durant le mandat [2021-2026, NDLR] ». Elle rappelle que 154,3 millions de voyages ont été comptabilisés en 2024 sur le réseau Naolib, nom commercial du réseau de transport en commun nantais.
La rentrée 2025 est marquée à Nantes par la mise en service du nouveau Cetex (Centre Technique et d’Exploitation) de Babinière pour l’entretien et la maintenance des tramways. Les lignes Chronobus C6 et C20 voient leur fréquence renforcée suite à une hausse de fréquentation constatée (+6,3% et +4,4%), tout comme la ligne 87.
Une nouvelle ligne de Chronobus et les premiers bus électriques
La ligne de bus 54, reliant la gare de Nantes à St-Herblain et transportant 10 000 voyageurs quotidiens, devient le Chronobus C8. Elle devient à ce titre la neuvième ligne Chronobus du réseau Naolib. Pour sa mise en place, 2,9 M€ ont été investis par Nantes Métropole, notamment dans la création de plusieurs couloirs de bus et un « sens interdit temporel sauf bus ». Cet équipement fonctionne uniquement en heures de pointe sur l’avenue du Parnasse à St-Herblain, et améliorera la circulation des C8.
La C8 va être progressivement équipée de 30 GX 337 Electriques. Produits par Iveco Bus, 14 unités vont être déployées d’ici l’automne 2025. Bertrand Affilé et Pascal Bolo, respectivement vice-président Transport de Nantes Métropole et président de la Semitan, vantent la « provenance locale de ces autobus, qui font tourner l’économie du Grand Ouest et ont un bilan carbone bien moindre que des bus électriques chinois ».
Leur capacité est de 70 voyageurs dont 23 places assises. Leur autonomie est de « 350 kilomètres », détaille Nantes Métropole. Leur entretien et leur recharge est assurée au Cetex Marcel Paul, qui s’adapte à cette occasion, pour « trois millions d’euros ».
Nantes Métropole annonce un cout unitaire de « 625 000€ » et un prix d’un chargeur de « 45 000€ », soit un investissement total de « 23,31 millions d’euros » pour les 30 véhicules.
En outre, une nouvelle navette fluviale N2 est créée entre Bas-Chantenay et Trentemoult, ainsi que des lignes de bus provisoires Tempo. Enfin, un « pass unique mobilité » sera lancé en novembre 2025, avec une application dédiée. Il comprendra dans un premier temps les transports en commun, les parcs de stationnement et les vélos.
par Pierre Cossard | Août 25, 2025 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Les Français sont-ils prêts à renoncer à la voiture en centre-ville, alors que certaines grandes métropoles se lancent dans des projets de piétonnisation et de restriction de la circulation ?
Pour la première fois, une enquête, réalisée par Mon Avis Citoyen, livre un résultat sans appel : 72% des Français s’opposent à l’interdiction des voitures en centre-ville. L’enquête a été réalisée auprès de 10 004 répondants issus de 386 communes réparties sur tout le territoire français. Les données ont été collectées en ligne entre 2022 et 2025.
Ainsi, 72% des répondants se déclarent-ils contre l’interdiction des voitures en centre-ville, une tendance qui reste largement stable par rapport à 2022, où 70% des répondants avaient exprimé leur opposition.
À l’inverse, les partisans de l’interdiction sont en légère baisse, avec seulement 26% des répondants favorables à cette mesure, contre 27% en 2022, tandis que 2% des répondants n’ont pas d’opinion sur la question.
En termes de taille des villes, les résultats sont également révélateurs. Dans les villes de 30 000 à 50 000 habitants, l’opposition à l’interdiction des voitures a augmenté de 16% depuis 2022. Ce phénomène est encore plus marqué dans les zones rurales, où les alternatives de transport sont moins développées, et où la dépendance à la voiture est plus forte.
Les raisons de cette opposition sont donc variées, mais trois arguments principaux ressortent :
. La mobilité et l’accès aux commerces : De nombreux répondants soulignent que la voiture est essentielle pour accéder aux commerces en centre-ville, en particulier pour ceux vivant dans des zones rurales ou des villes moyennes ;
. L’impact économique : La peur que l’interdiction des voitures n’affecte l’activité économique des centres-villes est particulièrement forte, notamment chez les commerçants et artisans ;
. Les alternatives insuffisantes : Les transports en commun, souvent jugés insuffisants dans les villes moyennes ou rurales, sont cités comme un obstacle majeur à la mise en place d’une telle interdiction.
L’enquête met également en évidence les préoccupations des citoyens sur les mobilités, l’écologie et l’économie locale. Parmi les principaux thèmes évoqués par les répondants, Mon Avis Citoyen trouve :
. Le respect des libertés individuelles (24% des réponses), notamment pour ceux qui estiment que l’interdiction des voitures constitue une atteinte à la liberté de circulation ;
. Les mobilités (23%), avec une forte demande pour des transports en commun plus fréquents et plus accessibles, notamment dans les zones rurales ;
. L’impact sur les commerces (18%), où l’inquiétude quant à l’accessibilité des centres-villes et la concurrence des commerces en ligne s’intensifie ;
. La qualité de vie (10%), où la réduction de la pollution est perçue comme une priorité, mais souvent sous condition d’une mobilité alternative fiable.
À la veille des élections municipales, ces résultats représentent un outil clé pour les élus et futurs candidats. Alors que « la question de la mobilité urbaine se transforme en véritable champ de bataille politique », selon Mon Avis Citoyen.
par Pierre Cossard | Août 22, 2025 | Autobus, Les Infos, Réseau
En ces derniers jours d’août, plusieurs tests sont réalisés sur la future ligne de Bus à Haut Niveau de Service B4 du réseau RTM d’Aix-Marseille-Provence Métropole.
Il s’agissait de vérifier les systèmes embarqués, de contrôler les infrastructures tout au long du tracé, et de procéder aux ajustements de dernière minute avant la mise en service, prévue le 1er septembre.
Pour rappel, le BHNS B4 reliera Capitaine Gèze à La Fourragère en moins de 30 minutes. L’inauguration officielle est prévue le 30 août.
par Pierre Cossard | Août 21, 2025 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
BUS2BUS ouvrira à nouveau ses portes à Berlin du 15 au 16 avril 2026. Les organisateurs de l’événement viennent d’ouvrir l’appel à conférenciers, avec une date limite de candidature fixée au 31 décembre 2025.
En 2026, le programme de l’étape sera axé sur les opportunités et les défis des nouvelles technologies énergétiques et de propulsion, le rôle de la mobilité en tant que service pour un avenir durable et les concepts de mobilité axée sur la demande en zones urbaines et rurales seront abordés.
Le potentiel de l’intelligence artificielle et de la mobilité autonome sera également à l’honneur, tout comme la question de la flexibilité et de la numérisation des services de mobilité qui façonneront la génération Z.
D’autres points d’attention porteront sur le tourisme durable, les stratégies pour influencer activement la transformation et le changement dans le secteur des bus, ainsi que l’importance sociale et politique des bus, ce dernier point étant abordé en coopération avec l’Association allemande des opérateurs de bus et d’autocars (bdo eV).
En 2024, plus de 120 intervenants internationaux avaient présenté leurs analyses lors de ces conférences.
par Jérémie Anne | Août 16, 2025 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Après plusieurs mois de négociations intenses, le nouveau contrat d’exploitation et d’investissements entre Ile-de-France-Mobilités (IdFM) et la RATP vient d’être signé. Celui-ci s’étend sur quatre ans, de 2025 à 2029.
Auparavant régies par un contrat unique, les relations entre la RATP et IdFM sont commandées par quatre contrats distincts. Ceux-ci couvrent respectivement « les activités d’Opérateur de Transport et de Gestionnaire d’Infrastructures sur les activités Métro, RER et Tramway, l’activité Bus en cours d’ouverture à la concurrence, les activités de Continuité de Service relatives au réseau Bus réalisées par la RATP pour le compte d’Île-de-France Mobilité, et les activités de Sûreté », annonce la RATP dans son communiqué.
Des dispositions spécifiques pour les bus
Rappelons que l’allotissement et la mise en appel d’offres via 13 lots du réseau de bus RATP est en cours. Jusqu’à la mise en exploitation des nouveaux exploitants (à savoir RATP Cap Ile-de-France, Keolis, Transdev et ATM), échelonnée entre 2025 et 2026, l’EPIC RATP conserve les bus, régis par un contrat dédié. La philosophie de ce contrat est d’assurer une transition « sans couture » pour les voyageurs et les salariés.
« Le défi pour la RATP est double : continuer à exploiter le réseau Bus dont elle a la charge en maintenant le meilleur niveau de performance opérationnelle possible et, dans le même temps, passer le relais aux 13 nouvelles Délégations de Service Public confiées à de nouveaux opérateurs (dont RATP Cap Île-de-France) », commente l’EPIC dans son communiqué. Le contrat maintient de forts objectifs de qualité de service (avec bonus/malus) et définit les modalités et conditions précises du transfert vers les nouveaux opérateurs.
Dans l’immédiat, le contrat « Continuité de Service » va assurer l’exécution de certaines activités transverses au réseau Bus pour le compte d’IdFM. En particulier, « la mise à disposition et le maintien en condition opérationnelle des systèmes d’information et de communication transverses et la finalisation des travaux déjà engagés de transition énergétique des centres bus » sont concernés.
Néanmoins, beaucoup de salariés restent inquiets pour l’avenir, malgré les dispositions sociales prises pour la garantie de leurs droits pour leur transfert… certains se félicitent des récentes hausses de salaires mises en place par le PDG de la RATP Jean Castex, ayant permis de stopper l’hémorragie de démissions des machinistes.
par Jérémie Anne | Août 16, 2025 | Entreprise, Les Infos, Réseau
Suite à la liquidation judiciaire de l’opérateur Vectalia, les réseaux anciennement opérés par l’entreprise espagnole changent d’exploitant. Le réseau de l’agglomération Béziers Méditerranée a ainsi été attribué à RATP Dev.
Depuis le 1er août 2025, la filiale du Groupe RATP est le délégataire du réseau BeeMob. Ce réseau comprend 70 véhicules fonctionnant au GNV et dessert les 17 communes de l’agglomération Béziers Méditerranée. Les 180 salariés ont tous été repris par RATP Dev, dans la nouvelle filiale RD Béziers, qui opère le réseau. Le contrat est prévu jusqu’à fin 2028.
Durant cette période, des investissements pour moderniser le réseau et améliorer l’expérience client vont être menés par Béziers Méditerranée. En particulier, un nouveau système billettique va être acquis, tandis que le système d’information voyageur sera renouvelé. Le parc de véhicules sera accru de 13 bus, qui fonctionneront à hydrogène.