Symbio présente sa pile StackPackTM 75

Symbio présente sa pile StackPackTM 75

Symbio dévoile au salon H2 & FC Expo de Tokyo (19 au 22 février) son système de pile à combustible à hydrogène industrialisable.

Avec sa puissance de 75 kW, le système de pile à combustible StackPackTM 75 est spécialement conçu pour une utilisation intensive dans les bus et autocars urbains et interurbains, les camions légers et moyens, ainsi que les engins de manutention et de chantier tout-terrain.

Selon Symbio, cette pile aurait la meilleure compacité de sa catégorie : avec un volume de 268 litres et une masse de 200 kg, et assurerait « une charge utile, une autonomie et une facilité d’intégration maximales ».

Sa température de fonctionnement élevée (85°C) améliorerait l’efficacité de la dissipation thermique en réduisant les besoins en capacité de refroidissement. En conséquence, la taille du système de refroidissement et la puissance de son ventilateur sont également réduites, facilitant ainsi l’intégration dans le véhicule et économisant de l’énergie.

Ce nouveau StackPackTM 75 de Symbio est prêt pour la production à grande échelle dans la gigafactory SymphonHy de Symbio, le plus grand site dédié au développement et à la production de piles à combustible à hydrogène en Europe.

 

Driveco lance Charge France

Driveco lance Charge France

Driveco, en partenariat avec 12 autres opérateurs de recharge, viennent d’annoncer le lancement de Charge France, une association de référence pour le secteur de la recharge électrique en France.

Les 13 membres fondateurs de Charge France s’engagent ainsi à investir jusqu’à 4 Mds€ d’ici 2028 dans des infrastructures de recharge haute puissance et de qualité pour accompagner professionnels et particuliers dans leur transition énergétique.

À eux seuls, ces 13 acteurs opèrent déjà plus de 2 000 stations de recharge ultra-rapides (plus de 100 kW, permettant une recharge complète en 20 à 40 minutes), pour un total de plus de 10 000 bornes de recharge ultra-rapides.

 

 

MPK Poznan renouvelle sa confiance à Solaris

MPK Poznan renouvelle sa confiance à Solaris

MPK Poznań a signé un contrat avec Solaris Bus & Coach pour la livraison de cinq nouveaux bus à hydrogène Solaris Urbino 12, choisissant immédiatement d’étendre la commande de quatre véhicules supplémentaires.

Ces bus à hydrogène circuleront dans les rues de Poznań d’ici fin avril 2026, élargissant ainsi la flotte à hydrogène de la ville, qui comprend déjà 25 bus à hydrogène Urbino.

Les bus à hydrogène inclus dans cette dernière commande seront équipés de piles à combustible qui génèrent de l’électricité à bord en combinant l’hydrogène et l’oxygène.  De plus, chaque bus sera équipé d’une batterie Solaris High Power pour soutenir la pile à combustible pendant les périodes de demande énergétique accrue.

MPK Poznań investit depuis des années dans des transports modernes et respectueux de l’environnement. La flotte de l’opérateur comprend actuellement plus de 300 bus Solaris, dont 58 véhicules électriques et 25 véhicules à hydrogène. En janvier, MPK avait déjà commandé 17 bus électriques articulés à Solaris.

Iveco Bus accélère sa percée dans l’électromobilité

Iveco Bus accélère sa percée dans l’électromobilité

A l’occasion de l’annonce des résultats annuels 2024 faite par le groupe Iveco le 7 février dernier, la Business Unit Bus a vu son EBIT ajusté augmenter de 31 M€ par rapport à 2023, pour atteindre 140 M€.  La marge d’EBIT ajustée s’est établie à 5,5% contre 4,9% en 2023.

Dans le même temps, Iveco Bus a annoncé que sur le marché de l’urbain électrique, en plein essor (+21,1% vs 2023), sa part de marché avait avait progressé de 6,5 points en 2024, et qu’il se hissait pour la première fois au deuxième rang des constructeurs de véhicules électriques avec 14,2% des immatriculations.

Iveco Bus peut d’ailleurs se prévaloir d’une position de leader dans les autobus urbains électriques en Italie (35%) et en France (56%).

Parallèlement, avec 65% des immatriculations de véhicules au gaz naturel en 2024, la marque a confirmé son leadership européen sur cette énergie alternative. Un autobus urbain sur deux (50%, +5,5 pts vs 2024) et plus des trois quarts des véhicules interurbains (78%, +11 pts vs 2024) roulant au gaz naturel en Europe étant des Iveco.

Occasion de rappeler aussi que l’offre du constructeur s’étend de l’autobus 100% électrique urbain avec les GX ELEC et E-Way à l’hydrogène avec un modèle à pile à combustible, modèle qui a déjà enregistré ses premières commandes à Cannes, Lorient et La Roche-sur-Yon.

Elle comprend également le segment interurbain, avec le Crossway LE ELEC dont les livraisons ont débuté, et l’élargissement de l’offre avec le modèle Crossway ELEC présenté en fin d’année 2024.

Enfin, Iveco Bus a aussi annoncé que son carnet de commandes atteignait à 3000 unités.

 

Quelles pistes pour lutter contre l’usage de stupéfiants dans les transports scolaires ?

Quelles pistes pour lutter contre l’usage de stupéfiants dans les transports scolaires ?

Après la mort d’une lycéenne de 15 ans à Châteaudun (Eure-et-Loir) dans un accident de car dont le conducteur fût testé positif aux stupéfiants, les autorités poursuivent les contrôles des conducteurs d’autobus et de cars scolaires partout sur le territoire français.

De nouvelles statistiques viennent d’ailleurs de tomber, cette fois de la bouche du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a annoncé que « 75 chauffeurs ont été testés positifs, un chiffre d’autant plus effrayant qu’il concerne des transports d’enfants ».

A noter que parmi ces conducteurs testés positifs aux stupéfiants, plusieurs ont été placés en garde à vue, et qu’ils risquent une suspension de permis d’une durée de trois ans, deux ans de prison et 45 000 € d’amende.

Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a, pour sa part, demandé aux entreprises de transport de faire des propositions « pour renforcer la sensibilisation, la prévention et les dépistages au sein de leurs organisations. Bien qu’elles soient mobilisées depuis longtemps, l’augmentation de la consommation de drogue dans toute la société exige une vigilance accrue ».

Bruno Retailleau, comme Philippe Tabarot, ont promis qu’un plan serait prochainement annoncé pour « lutter contre ce fléau », le narcotrafic pour le premier, l’usage de stupéfiants aux volant pour le second. Cependant, concernant le transport collectif, et plus spécifiquement le transport scolaire, on parle tout de même de tester pas loin de 85 000 conducteurs d’autocars, et c’est d’ailleurs peut-être là que le bât blesse.

En effet, si le problème de l’acoolémie au volant des autocars a trouvé sa solution à travers l’installation obligatoire d’alcootests anti-démarrage dans tous les véhicules, il ne peut en être de même avec la détection des produits stupéfiants.

En effet, le test salivaire – le plus simple – manque aujourd’hui de fiabilité, réclame un temps d’attente d’une dizaine de minutes, et pose de toute façon un certain nombre de problèmes d’hygiène. Quant aux tests urinaires ou sanguins, plus sûrs, on conçoit bien les limites de l’exercice au quotidien.

Reste la mise en œuvre de dépistages fréquents dans les entreprises. De telles campagnes ne sont toutefois envisageables que si cette possibilité est clairement inscrite dans le règlement intérieur de chaque opérateur.

C’est donc sans doute la piste vers laquelle tendra l’action gouvernementale : imposer par la loi l’inscription de cette possibilité dans tous les règlements intérieurs des entreprises de transport collectifs. Une initiative que la FNTV, contactée, ne verrait pas d’un mauvais œil, « afin que l’autocar reste toujours ce qu’il est, c’est-à-dire le moyen de transport le plus sûr ».

En attendant, peut-être, la mise au point d’une système de test rapide et efficace, comme l’est aujourd’hui l’alcootest.