IFPEN. Biocarburants : aérien et le maritime rebattent les cartes du marché

par | 9 Oct, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau

Alors que la décarbonation des transports s’accélère, le marché des biocarburants entre dans une nouvelle phase : historiquement centré sur la route, il s’étend désormais de plus en plus à l’aérien et au maritime.

Dans son tableau de bord Biocarburants 2026, IFPEN (Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles) dresse un état des lieux des principales évolutions du marché mondial et des différentes filières.

En 2025, la consommation mondiale de biocarburants atteint près de 120 Mtep (million de tonnes équivalent pétrole). Si 94% des volumes restent destinés au transport routier, les dynamiques évoluent : le bioéthanol poursuit sa progression, le marché des biogazoles se recompose, le biométhane se développe et de nouveaux débouchés émergent dans l’aérien et le maritime.

Cette évolution est particulièrement visible dans l’aérien. La production mondiale de carburants d’aviation durables (SAF) a atteint 2,6 Mt (million de tonnes) en 2025, un niveau qui a plus que doublé chaque année depuis 2022. En Europe, ReFuelEU Aviation prévoit une incorporation de 6% de SAF en 2030, puis 70% en 2050.

Mais changer d’échelle suppose encore de lever plusieurs freins : sécuriser l’accès aux ressources, diversifier les voies technologiques, financer de nouvelles capacités de production, maîtriser les coûts et garantir les débouchés. Autant d’enjeux débattus lors d’une table ronde organisée par IFPEN le 8 octobre dernier.

Au-delà de l’aérien, le Tableau de bord met en lumière cette diversification progressive des débouchés. En France, 3,6 Mtep de biocarburants liquides ont été incorporés en 2025, tandis que le bio-GNV poursuit son développement. Une tendance appelée à s’amplifier : les différents scénarios de l’AIE anticipent une croissance du marché mondial des biocarburants à horizon 2050, tirée notamment par les transports aérien et maritime.

Quels volumes pourront réellement être produits ? Avec quelles ressources et quelles technologies ? Et à quelles conditions économiques les SAF et les autres biocarburants pourront-ils changer d’échelle ?

 

 

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