par Pierre Cossard | Oct 16, 2024 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Dans un très beau document rappelant d’abord toute l’importance du transport collectif pour l’Hexagone, l’UTPF (Union des Transports Publics et Ferroviaires) vient de présenter le catalogue des revendications qu’elle souhaite voir intégrées dans le PLF (Projet de Loi de Finance) 2025 en cours de discussion.
Dans le contexte économique et financier du moment, elle demande beaucoup, sans doute en espérant obtenir quelques gains sur certains dossiers.
Revue de détail de ce véritable cahier de doléances :
. Comme cela a été fait pour l’Île-de-France dans le cadre de la loi de Finances 2024, et par principe d’équité territoriale, l’UTPF d’augmenter les plafonds du Versement mobilité pour les AOM urbaines en-dehors de l’Île-de-France – en concertation avec les milieux économiques et dans le respect des équilibres entre les sources de financement – dans les territoires qui ont des projets d’augmentation de l’offre.
. L’UTPF demande aux pouvoirs publics d’affecter aux Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) d’une fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre (ETS 1). Le prochain projet de loi de finances 2025 pourrait ainsi prévoir un montant d’affectation de 250 M€ tel que précédemment préconisé par le Sénat.
. Elle demande aussi de reconduire en 2025 le dispositif d’exonération de cotisations et contributions sociales en 2025 pour la prise en charge par l’employeur des titres d’abonnements de transports publics jusqu’à 75%.
. Elle demande que soit mis en place à l’échelle nationale une taxe poids lourds (sur le modèle de la LKW-Maut
en Allemagne) qui aurait vocation à s’appliquer à l’ensemble du réseau routier national, avec un fléchage des revenus vers la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire.
Ce dispositif national serait réalisé en étroite association avec les collectivités territoriales compétentes. Il viendrait en outre compléter les éventuelles écotaxes instaurées par les collectivités territoriales sur leurs propres domaines publics routiers.
. L’UTPF demande que soit mis en place un soutien durable visant à favoriser la poursuite du développement d’infrastructures de transport telles que le métro, le tramway et les bus à haut niveau de service (BHNS), ainsi que la création de voies dédiées et de parkings relais. « L’objectif est de développer in fine l’offre de transport collectif pour offrir à nos concitoyens des solutions de mobilité et les aider à réduire l’utilisation de leur voiture ».
. Elle demande aux pouvoirs publics de soutenir les projets de développement et de modernisation des infrastructures et des systèmes de transport urbain ou périurbain portés par les Autorités organisatrices de la mobilité de toutes tailles, en allouant une dotation annuelle de 500 M€, issue de l’AFIT-F39 et/ou d’un Fonds vert qu’elle juge « très insuffisamment fléché à l’heure actuelle vers les transports publics ».
. Alors que près de 2 000 autobus sont renouvelés chaque année en France, l’UTPF souhaite que soit garanti un programme ambitieux pour aider les collectivités à accélérer le verdissement de leurs flottes. Elle appelle à « une mesure forte et simple dans sa mise en œuvre » qui consisterait pour l’Etat à soutenir à hauteur de 100 000 € l’achat d’un autobus électrique ou à hydrogène.
. L’UTPF demande que soit sanctuarisée une enveloppe de 200 M€ par an (pérennisée jusque 2030) qui pourrait soutenir les opérateurs de fret ferroviaire à travers une prise en charge à hauteur de 50% des péages dus à SNCF Réseau ; des aides pour les wagons isolés, des aides pour l’exploitation des services de transport combiné, et aides pour les autoroutes ferroviaires.
. Enfin, l’UTPF demande la mise en place d’un programme de soutien pour l’acquisition de locomotives électriques ou hybrides. « En effet, de la même manière que l’État s’est engagé depuis plusieurs années dans le soutien au déploiement de la mobilité électrique dans le domaine du transport routier de marchandises, il serait essentiel et juste qu’il en fasse de même pour le fret ferroviaire », indique l’organisation.
par Pierre Cossard | Oct 16, 2024 | Autobus, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
La transition vers l’hydrogène en tant que carburant de la mobilité ne pose pas seulement un problème d’investissements dans le matériel, le ravitaillement des véhicules nécessite aussi d’être pris en considération.
Mercedes-Benz, qui propose désormais son e-Citaro à pile à combustible, un bus électrique avec une pile à combustible à hydrogène pour une autonomie accrue l’a bien compris et souhaite proposer à ses clients des solutions en la matière.
La signature récente d’un accord avec H2 Mobility vise donc à fournir aux entreprises de transport public un accès facile aux stations de ravitaillement en hydrogène directement dans leurs dépôts, sans coûts d’investissement supplémentaires pour des infrastructures spécifiques.
Cet accord permettra aux opérateurs clients de Mercedes-Benz l’utilisation des stations publiques de ravitaillement en hydrogène de H2 Mobility.
Qu’il s’agisse des stations de ravitaillement existantes ou de nouvelles pompes H2 sont disponibles à proximité immédiate des entreprises de transport.
par Pierre Cossard | Oct 14, 2024 | Autobus
Conduit par Île-de-France Mobilités, le projet Bus Bords de Marne prévoit la réalisation des voies dédiées aux bus et la création d’une nouvelle ligne de bus entre Val de Fontenay (RER A et E) et Chelles-Gournay (RER E et future ligne 15).
L’enquête publique vient donc d’être lancée (jusqu’au 13 novembre prochain) sur un projet qui, selon IDFM, « permettra aux usagers un gain de temps durant leur temps de transport et d’améliorer notamment la desserte des villes deFontenay-sous-Bois, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne et Chelles ».

Le projet Bus Bords de Marne.
Les voies dédiées aux bus seront aménagées sur l’essentiel du parcours pour améliorer le service de transport en proposant des temps de parcours réduits et plus fiables.
Les aménagements de « façade à façade » seront conçus dans le but d’offrir un meilleur cadre de vie pour tous les usagers de l’espace public, notamment pour les piétons et les cyclistes.
Une piste cyclable bidirectionnelle sera aussi créée le long du tracé et intégrée au réseau Vélo Île-de-France. Le projet s’accompagnera d’une réorganisation du réseau de bus local pour maintenir la desserte actuellement assurée par la ligne 113 à Nogent-sur-Marne RER et au-delà de la gare de Chelles-Gournay.
par Pierre Cossard | Oct 14, 2024 | Autobus, Autocar, Les Infos
Wrightbus vient d’annoncer la nomination de David Porter au poste de nouveau responsable des ventes d’autocars. David Porter possède plus de trois décennies d’expérience dans l’industrie des autocars chez Volvo et Van Hool.
L’industriel britannique rappelle à cette occasion qu’il travaille aujourd’hui au développement d’un autocar à hydrogène (un démonstrateur de 300 kW a déjà été présenté et testé) visant une autonomie de 1000 kilomètres.
par Pierre Cossard | Oct 14, 2024 | Autobus, Autocar, Les Infos
Le groupe JBM vient d’annoncer qu’il envisageait de lancer en mars ou avril 2025 un nouveau bus urbain électrique à batteries en visant tout particulièrement le marché allemand.
Plus ambitieux encore, le constructeur envisage de présenter une nouvelle version de son autocar électrique lors de la prochaine édition de Busworld.
JBM avait déjà présenté deux véhicules sur le marché européen à l’occasion de l’édition 2023 de Busworld 2023 : le bus urbain Ecolife et l’autocar haut-de-gamme Galaxy.
JBM annonce par ailleurs avoir déjà commercialisé plus de 5 000 bus électriques dans le monde et disposer d’un carnet de commandes de 9000 bus électriques pour les années à venir.
par Pierre Cossard | Oct 14, 2024 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
Domenico Nucera, président d’Iveco bus vient d’annoncer que son site d’Annonay (Ardèche) allait intégré la production des modèles électriques Heuliez GX Elec et Iveco E-Way, jusqu’ici assurée par le seul site de Rorthais.
Annonay accueillera aussi la production des nouveaux modèles à pile à combustible E-Way-H2, tandis qu’une unité dédiée à l’assemblage de batteries électriques de dernière génération verra aussi le jour.
Rappelons que le constructeur a également engagé un plan d’investissement de 600 M€ pour les prochaines années. Une somme massivement dédiée au développement d’une nouvelle plateforme de véhicules zéro émission pour les segments urbains et interurbains en Europe.
« D’ici 2030, 90% des nouveaux bus urbains devront être zéro émission, un challenge nécessitant d’importants investissements industriels pour le constructeur qui souhaite défendre une production européenne compétitive de véhicules zéro émission », a rappelé Domenico Nucera.