VDL publie ses résultats semestriels

VDL publie ses résultats semestriels

Le groupe néerlandais VDL vient de publier ses résultats pour le premier semestre 2026. Une occasion de rappeler que ce groupe est très diversifié, puisqu’il est présent dans les hautes technologies, les infrastructures, les technologies agroalimentaires, l’énergie et la défense.

Si le chiffre d’affaires du groupe progresse de 3% pour atteindre 2,077 Mds€, celui de la division Autobus et autocars a lui reculé de 2% pour s’établir à 219 M€.

Pour cette division, le premier semestre 2026 a été marqué, pour VDL, « par une attention soutenue portée à la vente et à la production des deux marques complémentaires, Van Hool et VDL, au sein de la nouvelle organisation VDL Bus Group ».

Depuis le début de l’année, le nouveau VDL Futura 3 a été livré à des clients aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Norvège, en Finlande, en Pologne et en Espagne. La version à conduite à droite du VDL Futura 3 sera lancée au quatrième trimestre 2026.

Si le carnet de commandes de la division Autobus et autocars s’élève à 571 M€, le groupe VDL constate que sa division Autobus et autocars enregistre des pertes, « les usines étant confrontées à un manque à gagner dû à la commercialisation en Europe de produits moins coûteux en provenance d’autres régions du monde ».

 

 

UE. La Commission veut simplifier les procédures d’appel d’offres

UE. La Commission veut simplifier les procédures d’appel d’offres

La Commission européenne, en la personne de Stéphane Séjourné, vice-président exécutif pour la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission européenne, vient d’annoncer son intention de réduire le corpus de règles de l’UE en matière de marchés publics.

Le projet consisterait à le faire passer d’environ 900 à 200 pages, dans le cadre d’une réforme d’envergure visant à simplifier les appels d’offres tout en offrant aux gouvernements une plus grande marge de manœuvre pour privilégier les intérêts économiques et de sécurité de l’Europe.

Le projet de loi sur les marchés publics remplacerait ainsi trois directives européennes par un règlement unique, afin de simplifier les dispositions dispersées dans 26 textes législatifs sectoriels et de réduire le nombre de procédures de cinq à trois.

La Commission estime que ces changements pourraient permettre aux entreprises et aux pouvoirs publics d’économiser 650 M€ par an en frais administratifs.

La Commission rappelle dans sa communication que les marchés publics de l’UE représentent plus de 2 500 Mds€ par an, soit environ 15% du PIB de l’Union, couvrant des domaines allant des trains et des hôpitaux aux infrastructures énergétiques, en passant par les écoles et les systèmes informatiques.

La proposition ne se limite pas à une réduction de la bureaucratie. Bruxelles souhaite que les gouvernements utilisent leur pouvoir d’achat de manière plus stratégique.

Le meilleur rapport qualité-prix deviendrait la méthode standard d’attribution des contrats, la qualité devant normalement compter pour au moins 30% de l’évaluation (et 50% pour les contrats à forte intensité de main-d’œuvre). « Les autorités pourraient prendre en compte les performances environnementales et sociales, l’innovation, la sécurité et la résilience, parallèlement au prix », est-il expliqué.

L’engagement en faveur d’une « préférence européenne » est tempéré par les obligations internationales de l’UE, mais l’accès aux marchés peut être restreint lorsqu’un pays tiers n’offre pas de réciprocité.

Des restrictions pourraient également être imposées lorsque la dépendance à l’égard de fournisseurs étrangers compromet la sécurité de l’approvisionnement ou menace la sécurité économique de l’UE.

« L’argent public européen devrait, dans la mesure du possible, créer des emplois, des investissements et des opportunités en Europe plutôt que de remplir les carnets de commandes de nos concurrents », a affirmé Stéphane Séjourné.

Les cinq procédures de passation de marchés seraient ramenées à trois : les procédures ouverte, dynamique et d’innovation. Chacune permettrait des négociations entre acheteurs et soumissionnaires.

La Commission prévoit également la création d’une place de marché numérique intégrée pour les marchés publics de l’UE, reliant les plateformes nationales de passation de marchés électroniques. Une entreprise enregistrée via un système interconnecté devrait pouvoir soumissionner ailleurs en Europe sans avoir à fournir à maintes reprises les mêmes documents.

L’objectif est de réduire la bureaucratie et de remédier à l’une des faiblesses du système actuel : une concurrence insuffisante, notamment de la part des PME et des entreprises répondant à des appels d’offres transfrontaliers.

 

 

IDFM prépare l’arrivée du véhicule autonome

IDFM prépare l’arrivée du véhicule autonome

Faisant le constat que la technologie des véhicules autonomes individuels et des robotaxis devient « de plus en plus robuste », Île-de-France Mobilités souhaite « organiser et structurer une filière pour développer des transports en commun autonomes, permettre leur production et leur déploiement en série, et favoriser l’usage collectif de ce mode de transport à fort potentiel, en collaboration avec les collectivités volontaires ».

Afin de passer un cap de déploiement à horizon 2030, IDFM vise un déploiement en plusieurs étapes, en ciblant d’abord une solution de logiciel de conduite autonome appliqué à une plateforme européenne de véhicule et le déploiement d’un centre de supervision.

Au second semestre 2026, sera définie la stratégie de choix de(s) l’opérateur(s) et des véhicules (IDFM évoque une centaine de midi et minibus à l’horizon 2030), la phase de mise en concurrence sera lancée en 2027.

Roulage du premier véhicule est prévu pour 2028-2029.

Dans sa présentation du projet le 10 septembre, IDFM précise que le véhicule autonome viendra en complément des services existants, sur des lignes moins fréquentées ou dans des zones peu denses et moins desservies, en heures creuses ou en soirée.

L’objectif est de renforcer l’offre existante et mieux mailler le territoire, sans modifier l’offre actuelle, et optimiser la desserte des services publics de proximité.

C’est Paris-Saclay, Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines qui ont été d’ores et déjà choisis pour lancer ce projet, qui disposera d’un budget de quelque 20M€ par an.

 

 

La CSIAM présente ses chiffres et recommandations

La CSIAM présente ses chiffres et recommandations

La Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle, qui compte à ce jour 11 membres* a publié le 10 septembre son analyse du marché français sur le premier semestre 2026, et présenté quelques recommandations.

Concernant le marché des autobus de plus 7,5 t de PTAC, la CSIAM enregistre 1223 véhicules sur le premier semestre 2026 (789 sur la même période en 2025), soit une augmentation de 55%.

 

Immatriculations premier semestre 2026 – Autobus – CSIAM

 

Au niveau des énergies, la CSIAM constate une progression paradoxale de toutes les énergies en termes de part de marché, sauf, étonnement peut-être au niveau des véhicules électriques à batteries qui, avec 381 immatriculations, soit une augmentation de 9,5%, passe cependant de 49,3 à 32,2% du marché. A date, la CSIAM estime que 3467 bus électriques circulent actuellement en France.

 

 

Avec 2959 immatriculations enregistrées sur cette période pour les autocars, la CSIAM constate une légère baisse de 1% comparés aux 2988 immatriculations de la même période 2025.

 

Immatriculations premier semestre 2026 – Autocars – CSIAM

 

En matière d’énergies, le gazole règne toujours en maître et augmente même sa part de marché, au détriment peut-être du gaz et du B1/B100 exclusif qui accusent tous les deux une diminution.

 

 

Quant à l’autocar électrique, avec 70 immatriculations référencées, il reste encore anecdotique, malgré une « ronflante » progression de 600%. Des résultats qui devraient toutefois peser de plus en plus dans les chiffres, l’offre des industriels étant aujourd’hui beaucoup plus importante que ces deux dernières années. Quelque 302 autocars électriques à batteries circulent actuellement dans l’Hexagone.

En matière de recommandations, la CSIAM, très impliquée dans l’électrification de cette industrie, demande une stabilité des dispositifs européens de soutien à l’électrique au moins jusqu’à 2030 et appelle à conserver (voire amplifier) le critère de fabrication européenne.

Enfin, en dehors des différentes attentes concernant le marché des poids-lourds, la CSIAM appelle à l’accélération du déploiement des infrastructures de recharge électrique afin « de sécuriser la transition du transport routier ». Elle souhaite par exemple la mise en œuvre d’une station de recharge dédiée au PL tous les 60 km sur le RTE-T central, et tous les 100 km sur le RTE-T global.

« Le renforcement et la pérennisation des aides CEE constituent une avancée majeure pour l’électrification du secteur. Certains freins restent encore à lever : déployer les infrastructures de recharge, préserver la charge utile des poids lourds électriques et instaurer un cadre économique stable, afin que les transporteurs puissent investir avec confiance », a conclu Benoit Tanguy, président de la branche VI de la CSIAM.

*DAF, Daimler Truck, Daimler Buses, Ford Trucks, Isuzu, MAN, Otokar, Scania, VDL Bus & Coach et Volvo, soit 63% des immatriculations de poids-lourds en France.

 

 

Keolis et Île-de-France Mobilités lancent une grande campagne sur la sécurité

Keolis et Île-de-France Mobilités lancent une grande campagne sur la sécurité

Convaincu que la sécurité constitue la première des responsabilités stratégiques de tout opérateur de transport public, le Groupe Keolis vient de lancer le 9 septembre, aux côtés d’Île-de-France Mobilités et de la Sécurité Routière, une campagne nationale intitulée « Et comme ça, on a votre attention ? ».

Cette campagne affirme la volonté du Groupe d’assumer un rôle de premier plan pour la sécurité routière dans les espaces publics. Celle-ci se construit au quotidien dans une co-responsabilité portée par les conducteurs et les usagers.

Elle s’appuie en interne sur des campagnes de communication internes de sensibilisation ; sur un ensemble de formations des conducteurs à la sécurité ; un gros travail de prévention des risques, notamment avec un plan de prévention des collisions (normes ISO45001 ou ISO 39001) ; et une tolérance zéro pour les comportements à risques.

Dans la même logique, Île-de-France Mobilités se mobilise sur la sécurité routière, avec par exemple plus de 4 Mds€ investis pour renouvelerles bus. Tous les bus neufs étant en effet équipés de nouveaux équipements de sécurité et aides à la conduite aux normes les plus récentes.

Île-de-France Mobilités mène ainsi depuis plusieurs années des campagnes régulières et rappelle les fondamentaux de la sécurité et de la cohabitation entre les différents usagers sur la route.

Ainsi, des campagnes de sensibilisation sont menées sur les angles morts des bus pour rappeler le danger pour les piétons et les cyclistes. Récemment, une campagne multi-opérateurs a été lancée sur la sécurité aux abords des tramways, notamment à destination des piétons, cyclistes et utilisateurs d’engins personnels (trottinettes, etc.), qui sont à l’origine de 84% des tués et des victimes graves aux abords des tramways.

 

Les différents visuels de la campagne de sensibilisation lancée par Keolis et IDFM.

 

 

 

L’aventure BlueBus se termine

L’aventure BlueBus se termine

Bolloré SE vient d’annoncer un projet prévoyant l’arrêt définitif de la production de bus électrique Bluebus. Selon le groupe, une reprise partielle d’actifs serait à l’étude « avec un acteur industriel européen ».

Créée en 2011 à Ergué-Gabéric, Bluebus s’appuyait sur la technologie de batterie solide lithium-métal-polymère (LMP), développée par sa société sœur Blue Solutions et aura mis en circulation quelque 700 autobus de 6 et 12m.

L’ouverture d’une procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel sur un Plan de Sauvegarde de l’Emploi visant la suppression de 74 postes a été engagée.

Une organisation réduite serait ensuite maintenue en vue de respecter les engagements de Bluebus, notamment en matière de service après-vente et de suivi des flottes.

La filiale Blue Solutions, qui travaille sur sa 4e génération de batterie solide (dite Gen4), est évidement impactée par les difficultés des secteurs de la batterie et de l’automobile en Europe, et projette de réduire elle aussi ses effectifs.