Pour l’IRU, l’Union européenne doit agir maintenant face à la pénurie de conducteurs

Pour l’IRU, l’Union européenne doit agir maintenant face à la pénurie de conducteurs

L’IRU, et plusieurs organisations de transport, viennent d’appeler les législateurs européens à soutenir des mesures cruciales et à garantir que les services de transports publics de l’UE restent durables et accessibles dans un contexte de grave pénurie de chauffeurs de bus et d’autocars.

Dans une lettre conjointe, l’IRU, en collaboration avec l’Association internationale des transports publics et les opérateurs européens de transport de passagers, a appelé les décideurs politiques de l’UE à approuver les principaux amendements à la révision de la directive sur le permis de conduire.

Les amendements relevés dans la position du Parlement européen, sont essentiels pour remédier à la pénurie croissante de chauffeurs dans les transports publics et pour rendre le secteur plus attractif pour les nouveaux entrants. Soutenir la version du Parlement européen est crucial pour relever efficacement ces défis.

Cet appel urgent intervient alors que les négociations en trilogue se poursuivent, avec des implications significatives pour la stabilité des services de bus et d’autocars dans l’ensemble de l’UE.

Les amendements proposés par le Parlement européen permettraient aux jeunes conducteurs âgés de 19 à 21 ans ayant obtenu un certificat de capacité professionnelle (CPC) de conduire des bus et des autocars au niveau national sans les limites de distance actuelles.

La levée de la restriction des 50 km permettrait à de jeunes conducteurs professionnellement qualifiés de travailler sur des itinéraires essentiels, favorisant ainsi la continuité du service et rendant le secteur plus attractif pour les nouveaux entrants.

 

Pour Raluca Marian, porte-parole de l’IRU pour l’UE, « pour répondre à la pénurie croissante de chauffeurs et garantir l’attractivité du secteur, les règles relatives à l’âge minimum pour les chauffeurs de bus professionnels devraient être adaptées. La position du Parlement européen apporte une solution réaliste aux besoins urgents de notre secteur. Nous exhortons les députés européens à soutenir et à maintenir cette position ».

 

Autocar Expo 2024, le rendez-vous de fin d’année

Autocar Expo 2024, le rendez-vous de fin d’année

Autocar Expo donne rendez-vous aux acteurs du transport routier de voyageurs à Eurexpo Lyon du 3 au 6 décembre 2024. Ce rendez-vous mettra en avant les innovations de ce secteur et son rôle majeur dans la mobilité des Français. Cette édition sera également un lieu d’échange sur trois thèmes au cœur des préoccupations de la filière, la mobilité rurale, la transition énergétique et la RSE.

Plus de 110 exposants ont confirmé leur participation à l’édition 2024 du salon Autocar Expo, dont 30% de nouveaux exposants par rapport à la dernière édition. Les visiteurs pourront non seulement échanger avec les exposants mais aussi découvrir plus de 100 véhicules présentés en statique et en dynamique, sur une surface d’exposition de 20 000 m² en intérieur et 3 500 m² en extérieur.

 

« Autocar Expo est devenu un rendez-vous incontournable pour notre secteur, accueillant de nombreuses nouveautés, certaines présentées en première mondiale. C’est également un lieu d’échange privilégié autour de nos grands enjeux », explique ainsi Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV. « Cette année, le salon mettra en avant trois thèmes incontournables au service d’un transport durable : la mobilité rurale, la transition énergétique et la RSE. Ces thèmes seront abordés lors de conférences qui rythmeront l’événement et permettront d’échanger sur ces sujets de manière concrète avec des experts dans chacun de ces domaines ».

 

La conférence sur le thème « L’autocar au service de la mobilité rurale », qui se déroulera le 4 décembre à 15h, sera animée par Olivier Maffre, expert des solutions de mobilité en milieu rural, et réunira des intervenants représentant des agglomérations et des acteurs de la filière. Cette conférence permettra d’échanger sur les atouts du transport routier de voyageurs pour contribuer au développement du report modal, un des piliers de la transition énergétique appliquée au transport, dans les zones rurales, qui représentent 70% du territoire et 37% de la population.

 

La conférence « Transition : l’incontournable mix-énergétique ? », le 5 décembre à 11h, sera animée par Christian Weintz, qui s’appuiera sur 45 ans d’expérience dans le bus et car et une expertise de longue date dans les énergies alternatives pour échanger avec des intervenants représentant les constructeurs et utilisateurs de véhicules à énergies alternatives. Cette conférence abordera notamment l’évolution de la norme vers Euro VII, l’emprunte carbone et les réductions de CO2, le mix énergétique, les solutions actuelles et à venir, ou encore la disponibilité des points de charge et de l’énergie.

 

Enfin, la dernière conférence « Responsabilité sociale et environnementale : quel impact sur les appels d’offres ? », qui prendra place le 5 décembre à 15h, sera animée par Claude Sibille, expert en transport urbain et interurbain, et donnera la parole à des intervenants représentant des opérateurs de transport. Cette conférence partagera des informations sur l’impact de la RSE dans la filière, avec notamment les obligations des entreprises, les voies à suivre pour se mettre en conformité avec les attentes des donneurs d’ordres, les labellisations disponibles et développements à venir, ou encore les ressources que les entreprises doivent mobiliser.

 

Le plan de l’édition 2024 d’Autocar Expo.

AFTRAL développe ses missions à l’international

AFTRAL développe ses missions à l’international

L’AFTRAL, en la personne de son PDG, Loïc Charbonnier, vient de signer une convention de partenariat avec le délégué général du CODATU (ONG internationale basée à Dakar depuis 1980) Jean-Jacques Helluin, marquant ainsi une nouvelle étape dans le développement de ses missions à l’international. La CODATU a pour vocation de promouvoir la mobilité urbaine durable dans les pays du Sud.

 

AFTRAL a créé il y a une dizaine d’années un département international, qui accompagne les entreprises en matière de formation initiale et de perfectionnement en transport et logistique :  appui à la création de centres de formation, mise en place de dispositifs de formation professionnelle, ingénierie pédagogique, formation de formateurs. Les actions réalisées touchent particulièrement les formations à la conduite de car, bus et camions avec des enjeux très importants d’amélioration de la sécurité routière.

 

L’ingénierie proposée par AFTRAL couvre à la fois la conception technique de ces centres de formation, mais aussi l’organisation de leur exploitation. La formation des formateurs locaux est également assurée :  « nous pouvons ainsi partager les outils pédagogiques, notamment digitaux, simulateurs, e-learning, en les adaptant et les traduisant dans la langue locale » précise Loïc Charbonnier.

 

Cet accompagnement en ingénierie permet enfin d’accompagner les branches et/ou les gouvernements sur la structuration et l’organisation du secteur de la formation professionnelle transport, au travers du cadre règlementaire nécessaire.

AFTRAL est déjà intervenu au Maroc, à Djibouti, en Côte d’Ivoire, à la Dominique, et est actuellement en contact avec plusieurs autres pays d’Afrique.

 

Le partenariat avec la CODATU vise à promouvoir les politiques et systèmes de mobilité urbaine durable dans les pays du Sud, afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie, la réduction des inégalités et de la pauvreté et l’accès à la formation et à l’emploi.

Cette nouvelle convention prévoit une coopération dans les domaines suivants :

  • la promotion de la formation professionnelle dans les pays du Sud et le renforcement des capacités des acteurs de la mobilité : AFTRAL et CODATU partagent l’idée que la formation est un moyen essentiel pour leur permettre de monter en compétences dans ce domaine.
  • le développement des assistances techniques liées à la formation professionnelle du secteur de la mobilité : coopération pédagogique, assistances techniques pour des créations de centres de formations
  • l’organisation de conférences et de formations
  • les réponses communes sur des appels d’offre et appels à projets.

 

Altas Auto lance un bus électrique compact

Altas Auto lance un bus électrique compact

Altas Auto vient de lancer un nouveau modèle de minibus électrique, l’Altas Novus City V7.

Capable de transporter jusqu’à 35 passagers, l’Altas Novus City V7 est compact avec 7,5 mètres de longueur. Il se destine donc à des services dans les rues étroites des villes, tout en offrant la capacité requise pour les itinéraires les plus fréquentés.

Équipé d’un moteur électrique Dana TM4 et de batteries lithium-ion CATL (140 kWh), le Novus City V7 est donné pour parcourir plus de 300 kilomètres avec une seule charge.

Ce nouveau véhicule est le résultat du partenariat stratégique d’Altas Auto avec l’industriel chinois Zhongtong Bus.  Dernier point qui devrait démarquer ce nouveau véhicule, Altas Auto propose pour ce dernier une garantie de 5 ans.

 

 

Transdev. Kim Beddard-Fontaine nommée directrice de la communication du groupe

Transdev. Kim Beddard-Fontaine nommée directrice de la communication du groupe

Transdev vient d’annoncer la nomination de Kim Beddard-Fontaine en tant que directrice de la communication du groupe, à compter du 4 novembre 2024.

De double nationalité franco-britannique, Kim Beddard-Fontaine possède une expérience de 30 ans de l’ensemble des fonctions de la communication, développée aussi bien dans le secteur industriel que dans celui des services au sein d’entreprises internationales comme Schneider Electric, Sodexo, le groupe Accor et le groupe Renault.

Dans ses nouvelles fonctions, elle aura pour mission d’élaborer et de coordonner la stratégie de communication interne et externe du groupe.

 

GART. Limiter les recettes supplémentaires au seul financement des SERM ne suffira pas

GART. Limiter les recettes supplémentaires au seul financement des SERM ne suffira pas

Le Groupement des Autorités Responsables de Transports (GART) vient de se rappeler aux bons soins du gouvernement concernant le financement de ce secteur.

Visiblement inquiet à l’idée que ne soit prise en considération que le financement des SERM, le GART remet sur le métier plusieurs de ses propositions.

« Les récentes déclarations de la ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation ainsi que du ministre délégué chargé des Transports viennent attester de l’importance du versement mobilité dans le modèle économique des autorités organisatrices de la mobilité (AOM).

Pour autant, si parmi les pistes esquissées par Catherine Vautrin ou François Durovray nous sommes favorables à la possibilité pour les Régions de prélever le versement mobilité quand elles sont AOM de substitution – le GART ayant demandé aux parlementaires de déposer un amendement en ce sens – nous ne partageons en revanche pas une vision qui consisterait à limiter les évolutions du versement mobilité au financement des services express régionaux métropolitains (SERM).

Le nécessaire investissement en faveur des SERM pour offrir des solutions de mobilité alternatives à l’autosolisme en milieu rural ou périurbain ne doit pas faire oublier que l’engagement des AOM en faveur de la mobilité, et le choc d’offres tant attendu, ne se résument pas aux 24 projets labellisés en juillet dernier par le ministère des Transports.

C’est pourquoi le GART rappelle sa demande de revaloriser l’ensemble des taux plafonds du versement mobilité pour toutes les AOM, à hauteur de 0,5 point pour les aider à financer le double choc d’investissement et de fonctionnement, et de faire face à la forte attente de mobilité des usagers tout en répondant aux enjeux écologiques, économiques, sanitaires et sociaux. Cette démarche s’inscrit notamment dans une volonté de rétablir l’équité de traitement entre les AOM de province et Île-de-France.

Par ailleurs, le GART reste attaché à la mise en œuvre d’une ressource dédiée aux Régions, affectée à la mobilité et qui ne se confonde pas avec le versement mobilité ».

Enfin, le GART a mis sur la table en 2023 dix propositions visant à l’élargissement du panier de ressources de l’ensemble des AOM et se tient depuis à la disposition du gouvernement pour engager des réflexions constructives sur ce sujet prioritaire.

Au-delà de la Conférence sur le financement plusieurs fois reportée et remise à nouveau au goût du jour, le GART appelle à un véritable Grenelle de la mobilité avec des objectifs clairs et des engagements financiers pérennes.
Il est temps qu’au-delà des mots et des déclarations d’intention, l’État fasse de la mobilité un véritable axe prioritaire en dégageant des moyens financiers à la hauteur des défis que nous impose le changement climatique dont nous mesurons chaque jour les conséquences dramatiques »
.