Milla Group au Salon des Maires

Milla Group au Salon des Maires

Milla Group, petite société française spécialiste de la conduite autonome, est présente au Salon des Maires qui se déroule du 21 au 23 novembre 2023.

L’entreprise révélera à cette occasion sa dernière innovation, la navette Milla, un minibus ou minicar électrique et autonome, « conçu pour répondre aux exigences modernes des zones urbaines, périurbaines et rurales ».

Selon ses promoteurs, « ce véhicule n’est pas seulement un produit », mais fait partie d’une solution de transport complète qui pourrait marquer un tournant décisif dans une approche de la mobilité intelligente.

UE : accord multipartite sur les conducteurs d’autocar

UE : accord multipartite sur les conducteurs d’autocar

Les députés européens au sein de la commission des transports et du tourisme (TRAN) du Parlement européen, ont voté le 16 novembre en faveur des amendements de compromis déposés par le rapporteur principal de la Tran sur les règles relatives aux temps de conduite et de repos des conducteurs d’autocars, en faisant la distinction indispensable avec les règles fixées pour les chauffeurs de camion.

En mai 2023, plus de trois ans après l’adoption du paquet Mobilité 1 de l’UE, la Commission européenne a reconnu que les règles actuelles en matière de conducteurs d’autocar n’étaient pas adaptées au secteur du transport occasionnel de passagers, car elles ne reflétaient que les besoins de la profession de chauffeur de camion, et a soumis une proposition prometteuse.

La proposition de la Commission a depuis été améliorée par le rapporteur principal de la commission Tran sur les règles en matière de temps de conduite et de repos pour les conducteurs d’autocars.

Raluca Marian, porte-paroles de l’IRU auprès de l’UE, a ainsi déclaré : « soumettre les chauffeurs d’autocars transportant 50 touristes ou plus à des règles destinées aux chauffeurs de camion transportant des marchandises, comme c’est le cas aujourd’hui, est à la fois irrationnel et dangereux : cela expose les chauffeurs d’autocar à un stress inutile et, à son tour, cela compromet la sécurité routière ».

Les conducteurs d’autocars de tourisme adaptent leurs trajets en fonction du rythme de leurs passagers. Cela signifie davantage de pauses et d’arrêts en cours de route, ainsi qu’une combinaison de trajets plus longs (au début et à la fin des circuits longue distance) et de trajets plus courts (pendant les circuits), avec un temps de conduite moyen d’environ 4,5 à 5 heures par jour.

La proposition de la rapporteuse Henna Virkkunen (PPE) prenait en compte et améliore les recommandations formulées précédemment par la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, tout en renforçant la proposition et en simplifiant l’application des futures règles en numérisant les documents et les pratiques de contrôle.

Deux ans d’exploitation pour Autolinee Toscane

Deux ans d’exploitation pour Autolinee Toscane

Cela fait maintenant deux ans que RATP Dev, via sa filiale Autolinee Toscane, a repris l’exploitation de la totalité des 965 lignes de bus de la Toscane.

Depuis le 1er novembre 2021, entrée en vigueur de ce contrat, celui-ci a permis de fusionner les 22 sociétés préexistantes. Les 965 lignes représentent un volume annuel de 110 millions de kilomètres, mobilisant une flotte de 2700 véhicules. Autolinee Toscane emploie 5000 collaborateurs dont 4000 conducteurs.

L’entreprise a investi depuis son arrivée 310 M€, dont 24 millions pour renouveler la flotte de véhicules. La vidéoprotection a été déployée et le système d’information voyageurs a été renouvelé. Des campagnes de recrutement ont eu lieu pour pallier aux pénuries de conducteurs de bus, lesquelles ont permis de recruter 786 nouveaux collaborateurs depuis 2021.

La filiale détenue par RATP Dev a érigé la relation client en priorité. Une nouvelle application pour smartphone a été déployée, téléchargé par 562 000 personnes. Un nouveau site internet permettant la vente des billets a été déployé. D’une manière générale, la refonte du système billettique a permis la commercialisation de 805 000 abonnements et 27 millions de billets. Des investissements qui portent leurs fruits, les clients ayant attribué la note de 7,3 sur 10 à la qualité du service.

D’une manière générale, l’objectif d’Autolinee Toscane est de proposer un transport local simplifié, plus confortable, moderne, innovant et technologiquement avancé pour les voyageurs de la Toscane, indique RATP Dev.

Conseil National Routier : bilan 2023 et perspectives 2024 du TRV

Conseil National Routier : bilan 2023 et perspectives 2024 du TRV

Le Conseil National Routier vient de publier sa dernière note sur le coût du transport routier de voyageurs. Selon cette publication, l’inflation importante des coûts du transport scolaire observée en 2022 se poursuit en 2023.

Après avoir progressé de + 7,3% en moyenne annuelle sur 2022, le coût de revient total d’un autocar scolaire enregistre une inflation de + 5,3% en 2023. Depuis deux ans, l’augmentation des coûts atteint donc + 13%.

Parmi les facteurs explicatifs de ces hausses, le CNR met en lumière le poste conducteur, composante prépondérante, qui enregistre une inflation de + 15,8% depuis deux ans (+12,4% sur la seule année 2023).

Note positive dans le contexte, la publication constate que le chiffre d’affaires des entreprises du transport routier de voyageurs (transport régulier et à la demande) se redresse progressivement au cours du premier semestre 2023 pour retrouver son niveau d’avant crise covid, et ce malgré la pénurie persistante de conducteurs.

Pour 2024, le CNR reconnait que « la conjoncture économique très incertaine complexifie l’exercice de prévisions ». Selon de nombreux experts, le contexte inflationniste de 2023 devrait se poursuivre en 2024.

Le CNR prend en compte dans ses perspectives pour 2024 les conséquences de l’accord social du 16 octobre 2023 qui revalorise les minima conventionnels de rémunération de +4,3% à compter du 1er janvier 2024. Ce surcoût sur les salaires est amplifié par la diminution mécanique des allègements « Fillon » qu’il engendre.

En matière de charges de structures, le CNR retient une augmentation pour 2024 de +3,1% des coûts indirects de structure, correspondant à la prévision calculée par l’Insee d’inflation sous-jacente des services.

Concernant la maintenance, l’indice retenu par le CNR retient trois composantes : l’entretien-réparations, l’AdBlue et les pneumatiques. En moyenne annuelle, les coûts d’entretien augmentent de +8,2% sous les effets de l’inflation des charges d’entretien-réparations (pièces, achats prestations externes, lubrifiants et autres coûts d’atelier) et des revalorisations salariales appliquées au personnel d’atelier.

Après avoir enregistré des niveaux records en 2022, les prix d’AdBlue pris en compte dans cette composante diminuent en 2023 (-12,9%).

De leur côté, les prix des pneumatiques progressent en 2023. L’indice Insee des prix de pneumatiques augmente ainsi de +7% sur les huit premiers mois de l’année. L’inflation du prix des gommes est diluée dans l’indice par le taux de renouvellement des pneus.

Par ailleurs, le CNR n’établit pas de prévision sur le carburant, poste toujours volatil. Pour le reste, l’inflation des coûts du TRV scolaire, hors carburant, attendue en 2024 s’élèverait à + 5,7 %.

USA : Transdev remporte le contrat de bus du comté de Nassau

USA : Transdev remporte le contrat de bus du comté de Nassau

Le comté de Nassau (État de New-York) vient de renouveler pour 7 ans son contrat pluriannuel avec Transdev pour l’exploitation et la maintenance de son service d’autobus, le Nassau Inter-County Express ou NICE Bus, à compter du 1er janvier 2024.

Après une procédure d’appel d’offres finalisée en janvier dernier, c’est donc à nouveau Transdev North America, dont le contrat initial a débuté en 2012, qui s’y est vu attribuer le système de transport en commun par bus. Le nouvel accord s’élève à près de 1,3 Md$ (soit 1,2 Md€) sur sa durée totale, jusqu’en 2030.

Dans le comté de Nassau, qui s’étend sur 1 173 km2 dans la partie ouest de Long Island, le réseau de NICE Bus compte 2 500 arrêts et permet aux habitants limitrophes de la ville de New York d’être facilement reliés aux principales stations de métro et de trains, ainsi qu’aux pôles d’échanges de bus.

 

NICE Bus emploie 850 collaborateurs, gère l’exploitation de 280 bus affectés aux lignes fixes et celles d’une flotte de plus de 100 véhicules dédiés au transport adapté aux personnes à mobilité réduite. Au total, plus de 300 000 trajets sont ainsi assurés chaque année.

Gares routières : appel commun en faveur d’un plan national

Gares routières : appel commun en faveur d’un plan national

La FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs), la FNAUT (Fédération Européenne des Voyageurs), plus différents experts des mobilités et élus ont publié le 11 novembre dernier dans Le Monde une tribune commune portant sur les gares routières dans l’Hexagone.

Plus précisément, l’objectif affiché de cet appel commun était de mettre en lumière le manque de gares routières en France et de demander la mise en œuvre d’un plan national en faveur de ces infrastructures « pour parvenir au nécessaire choc d’offre dans les transports et favoriser la mobilité durable… ».

Prenant prétexte de l’annonce récente, par la mairie de Paris, de la fermeture de la gare routière de Bercy Seine aux autocars longue distance (SLO, services librement organisés), les signataires de cette tribune ont tenu à rappeler que cette situation « est le symptôme d’un oubli originel : en 2015*, la loi a libéralisé le transport régulier de voyageurs par autocar mais n’a pas prévu la création d’un réseau national de gares routières. Dès lors, même si l’autocar est maintenant plébiscité par des millions de Français, le manque d’infrastructures empêche le développement de cette solution de mobilité partagée ».

Pour garantir la pérennité de l’offre de mobilité en autocars, un plan national ambitieux en faveur des gares routières est nécessaire. Ce plan reposerait dès lors sur trois piliers :

 

  1. « Création d’un “standard” s’appuyant notamment sur les travaux du Ceremapour garantir l’homogénéité du futur réseau de gares routières : emplacement en centre-ville (ou immédiate périphérie) ; multimodalité avec l’offre ferroviaire et les transports en commun ; haut niveau de sécurité, d’hygiène et de services (billetterie ; commerces ; restauration ; avitaillement ; etc.) accessibilité 24h/24 (notamment aux PMR) pour garantir l’offre de cars de nuit ; etc. Ce standard permettra de rattraper le retard français et de doter le pays d’infrastructures similaires à ce que les usagers peuvent trouver dans d’autres villes européennes (Londres, Milan, Amsterdam, Madrid) ».

 

  1. « Mise en place d’une gouvernance repensée pour les gares routières.Jamais un aéroport ou une gare ferroviaire ne pourraient être supprimés sur simple décision d’un exécutif local. C’est pourtant le cas avec les gares routières ! Le futur plan “gares routières” devra donc prévoir une gouvernance garantissant le respect du caractère essentiel de ces infrastructures et imposant la consultation de l’ensemble des parties prenantes avant toute suppression ou déplacement. Il sera aussi nécessaire d’harmoniser le modèle économique et de garantir la transparence dans l’utilisation des sommes payées par les opérateurs de transports. Cette gouvernance pourrait être pensée à l’échelle des bassins de vie et la coordination entre intercommunalités et régions pourrait reposer sur les contrats opérationnels de mobilité prévus par la loi d’orientation des mobilités (LOM) ».

 

  1. « Déploiement du plan au sein des territoires et mesures d’urgence pour améliorer certaines infrastructures (notamment la gare de Bercy Seine à Paris qui n’est actuellement pas « livrable » pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024).Le plan devra cibler des villes en France dépourvues d’infrastructures routières. Un nombre, même limité, de projets ambitieux dans des territoires volontaires permettra de faire la preuve de l’intérêt de telles infrastructures, notamment pour lutter contre l’autosolisme et améliorer l’accessibilité et l’attractivité des territoires ».

 


Toujours selon les signataires, ce plan pourrait être en partie financé par l’enveloppe prévue au projet de loi de finances 2024 : entre 600 à 700 M€ pour les infrastructures routières (issus du budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France) seront alloués à de nouveaux projets routiers. Une partie conséquente de ce budget devrait être dévolue au futur plan « gares routières ».

Par ailleurs, il ont tenu à rappeler que la Commission européenne vient de débloquer 7 Mds€ pour des projets d’infrastructures dans l’Union européenne, notamment les « pôles d’échanges multimodaux de voyageurs », et que les États membres peuvent prétendre à cette dotation jusqu’au 30 janvier 2024.

En conclusion, ils ont tenu à préciser que ce plan « pourrait être mis en application grâce aux futurs services express régionaux métropolitains prévus par la proposition de loi du député Jean-Marc Zulesi en ce qu’ils permettraient de répondre à un besoin essentiel : la création de véritables pôles d’échanges multimodaux pour favoriser les modes de transports les plus écologiques et les mobilités partagées (train, car, covoiturage, autopartage, vélo, etc.) en complémentarité avec les transports publics ».

Ces pôles devront être des lieux d’avitaillement (biocarburants et recharge électrique) tout autant que des lieux de vie urbains, notamment à Paris « qui ne peut pas être la seule grande capitale européenne dépourvue d’une gare routière digne de ce nom ».

 

[*] Loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.


Les cosignataires de la tribune publiée dans Le Monde du 11 novembre 2023 : 

  • Jean-Sébastien Barrault, Président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV).
  • Christophe Bouillon, Président de l’Association des petites villes de France (APVF) et Président de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
  • André Broto, Auteur de Transports : les oubliés de la République, Eyrolles, 2022.
  • Nicolas Brusson, Cofondateur et directeur général de BlaBlaCar.
  • Jean Coldefy, Président du Comité Scientifique France Mobilités et Président du think tank de l’Union routière de France.
  • Bruno Gazeau, Président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT).
  • Fabienne Keller, Députée européenne (Groupe Renew Europe).
  • Yvan Lefranc-Morin, Directeur de FlixBus.
  • Jean-François Longeot, Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.
  • Jean-Pierre Orfeuil, Professeur émérite de l’Université Gustave Eiffel, Auteur de L’autocar express, une solution pour les déplacements longs de la vie quotidienne ?, La Fabrique de la Cité, 2022.
  • Michel Quidort, Président de la Fédération Européenne des Voyageurs.
  • Philippe Tabarot, Sénateur des Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d’Azur).

Jean-Marc Zulesi, Président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.