par Pierre Cossard | Oct 1, 2026 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
À l’occasion de la rentrée scolaire 2026, MyMobility, spécialiste du transport pour personnes en situation de handicap, annonce avoir dépassé le cap des 3000 circuits de transport scolaire adapté opérés en France.
Dans le cadre de la campagne de renouvellement 2026, 1 000 circuits ont été concernés, parmi lesquels près de 300 nouveaux circuits remportés cette année, représentant une progression de près de 10% de son activité en circuits.
Cette croissance s’est traduite par le développement de MyMobility dans de nouveaux territoires, comme la Haute-Garonne, la Saône-et-Loire ou la Métropole de Lyon.
Depuis le 1er septembre, Citémobil IDF, filiale de MyMobility, exploite par ailleurs le PAM Francilien sur l’Ouest de l’Île-de-France, dans le cadre du marché lancé par Île-de-France Mobilités.
Sur ce nouveau périmètre, qui intègre désormais l’Essonne, les Yvelines, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise, Citémobil IDF a renforcé ses moyens pour adapter l’exploitation aux besoins des territoires : 250 véhicules mobilisés et presque autant de chauffeurs vont assurer cette exploitation.
Si le transport scolaire adapté constitue historiquement le cœur de métier de MyMobility, le Groupe développe également son expertise dans différentes formes de mobilité adaptée, notamment à travers le transport à la demande (TàD) et le transport à la demande de personnes à mobilité réduite (TPMR).
Dans l’Oise, MyMobility prépare également le lancement du nouveau marché TIVA, service de transport à la demande départemental dont Citémobil60 a été attributaire. La nouvelle période d’exécution doit entrer en vigueur d’ici la fin de l’année 2026.
Cette activité constitue aujourd’hui un axe de développement à part entière pour le Groupe, qui exploite plusieurs services dans les territoires, dont Trëma dans le Grand Reims, TIVA dans l’Oise et le PAM Francilien en Île-de-France, sur le lot Ouest.
Au total, les activités de transport à la demande du groupe représentent aujourd’hui près d’un million de courses annuelles, pour près de cent mille usagers transportés.
par Pierre Cossard | Oct 1, 2026 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Face à la flambée des prix des carburants, l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) et la Fédération des Autocaristes Indépendants (FAI) viennent d’annoncer une mobilisation des entreprises de transport routier dès le 21 octobre 2026 à Paris.
« Pour les entreprises de transport de marchandises comme de voyageurs, le carburant représente une dépense majeure. La hausse de son prix met leur trésorerie sous pression, alors qu’elles parviennent très difficilement à la répercuter pleinement dans leurs tarifs. Cette situation ne peut plus durer », annoncent les organisations syndicales.
Dans leur communiqué, l’OTRE et la FAI portent quatre demandes :
. Une baisse du prix des carburants à la pompe : Comme cela s’est fait dans d’autres pays européens, le gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour permettre aux entreprises de continuer à exercer leur activité et agir pour faire baisser le prix d’achat des carburants.
. Des obligations de répercussion renforcées : Le gouvernement doit simplifier sans délai le mécanisme d’indexation carburant dans le transport routier de marchandises, en instaurant une référence unique et opposable fondée sur les indicateurs du Comité national routier et ses modalités de calcul.
Ce mécanisme doit être étendu aux contrats privés du transport routier de voyageurs. Dans le cadre des marchés publics, les clauses de révision des prix doivent permettre de répercuter au plus juste les fortes variations du coût des carburants en période de crise.
. Une réévaluation immédiate des prix du transport et une juste répercussion des hausses : Face à la crise exceptionnelle que traverse le secteur, et dans l’attente de la mise en place d’une indexation unique et opposable, les prix pratiqués doivent être revalorisés sans délai afin de permettre aux entreprises de couvrir leurs coûts, de dégager des marges suffisantes et de réaliser les investissements indispensables à leur avenir.
Dans le même temps, il est indispensable que les donneurs d’ordre, privés comme publics, admettent la répercussion intégrale des hausses du coût des carburants.
. La réintégration des transporteurs routiers dans les aides.
par Pierre Cossard | Sep 30, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
En cette fin de mois de septembre 2026, le prix du gazole en France a poursuivi son ascension. L’indice CNR gazole professionnel s’établit pour le TRV à 173,69 en moyenne mensuelle.
Ces valeurs constituent des records historiques. Elles sont supérieures aux indices d’avril 2026, précédent sommet consécutif à la guerre en Iran. Elles sont également supérieures à tous les indices produits par le CNR depuis janvier 2000.
Le surcoût du gazole est plus que jamais un phénomène majeur pour le transport routier, il atteint en TRV quasiment +50% (49,20% très exactement) par rapport à février 2026, veille de l’ouverture du conflit.
par Pierre Cossard | Sep 28, 2026 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Que la fête commence ! Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, le gouvernement a annoncé le 28 septembre qu’il allait proposer de faire évoluer la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD), « afin de davantage faire contribuer les exploitants les plus rentables, dans le contexte de redressement des comptes publics ».
Instaurée par la loi de finances pour 2024, la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance s’applique aux grands acteurs des concessions autoroutières et des grands aéroports.
L’entreprise doit encaisser plus de 120 M€ de revenus par an. Sa rentabilité moyenne doit dépasser 10% sur sept ans. Elle contribue au financement des investissements dans les réseaux de transport. Son taux est aujourd’hui uniforme, et fixé à 4,6%.
Le gouvernement propose de rendre son taux progressif afin de mieux proportionner la contribution fiscale aux capacités réelles des exploitants, en tenant compte des niveaux de rentabilité. Cette mesure repose sur un principe simple : plus un exploitant est rentable, plus sa contribution est importante.
Le taux de la taxe augmentera ainsi progressivement, jusqu’à atteindre 12,2%. Les exploitants dont la rentabilité est la moins élevée ne seront pas concernés par le dispositif.
La réforme proposée pourrait, selon Bercy, rapporter environ 800 M€ de recettes supplémentaires, portant le rendement de la taxe d’environ 600 millions à 1,4 Md€ par an.
Ces recettes seront affectées à partir de 2028 à un fonds « Ambition Transports » intégré au budget de l’AFITF (Agence de financement des infrastructures de transport de France).
Elles contribueront au financement des investissements nécessaires pour régénérer, moderniser et adapter au changement climatique les réseaux de transport actuels.
La TEITLD ne rentrant pas dans le champ des évolutions tarifaires possibles des péages d’autoroute, strictement encadré, elle ne pourra pas être répercutée mécaniquement sur les usagers. « Le gouvernement sera particulièrement vigilant au respect de ce principe et exercera un contrôle étroit sur l’évolution des tarifs, comme jusqu’à présent ».
par Pierre Cossard | Sep 28, 2026 | Autocar, Entreprise, Les Infos
L’Autorité de régulation des transports (ART) vient de mettre à jour les données en libre accès du marché du transport par autocar en y intégrant les données disponibles à mi-année 2026.
Selon ces données, le marché des autocars en service librement organisés (SLO) continue de progresser, début 2026, à un rythme comparable à celui d’il y a un an. La fréquentation domestique reste la locomotive de la croissance du trafic. Le prix moyen acquitté par les passagers domestiques reste stable malgré la hausse des prix du carburant.
À mi-2026, 8 millions de passagers au total ont voyagé à bord des autocars SLO en France, soit une hausse de 4% en un an. Cette progression est due davantage à la hausse de la fréquentation sur les liaisons domestiques (5,6 millions, +5%) qu’à celle sur les liaisons internationales (+2%).
L’offre des autocars SLO a continué de se développer pour accompagner la hausse de la fréquentation. L’augmentation de l’offre s’explique notamment par l’allongement des distances parcourues par les autocars (59 millions d’autocars.km, +4%), la hausse des places offertes (+5% des sièges.km) et, dans une moindre mesure, par la croissance de la fréquence des autocars (795 départs quotidiens, +2%).
Enfin, la recette par passager domestique pour 100 km à la mi-2026 s’établit à 6,3 €, soit un niveau inchangé par rapport à 2025.
Sur la même période, le prix moyen des carburants a augmenté de 12% en France, une hausse qui n’est pas, à date, répercutée dans les prix acquittés par les passagers. Le taux d’occupation reste comparable au niveau de début 2025 (63%, -1 pt).
par Pierre Cossard | Sep 25, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
L’évolution de la fiche CEE TRA-EQ-128, qui définit les critères d’attribution et d’emploi des CEE, est désormais confirmée par la publication au Journal officiel du 24 septembre d’un nouvel arrêté venant modifier les modalités de bonification applicables aux autobus et autocars électriques à batteries.
Cette évolution revalorise certains coefficients de bonification et surtout, introduit de nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’Espace Économique Européen (EEE).
Ainsi, pour les autocars, la bonification CEE sera-t-elle multipliée par 4 jusqu’au 31 décembre 2026.
Du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029, la bonification CEE sera multipliée par 6, tandis que seront appliqués des critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE pour les véhicules neufs. Pour les véhicules rétrofités, des critères portant sur la fabrication et le montage du kit de rétrofit au sein de l’EEE seront eux aussi miss en application.
Pour les autobus, la bonification CEE est multipliée par 4 jusqu’au 30 septembre prochain. À compter du 1er octobre 2026 et jusqu’au 31 décembre 2029, les agglomérations de 250 000 habitants ou moins bénéficieront d’une bonification x5, tandis que les agglomérations de plus de 250 000 habitants auront droit à une bonification x4.
Dans les deux cas s’appliqueront en revanche les nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE pour les véhicules neufs.
Pour les autobus rétrofités, les nouveaux critères liés à la fabrication et au montage du kit au sein de l’EEE s’appliqueront à compter du 1er novembre 2026.
Les nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE qui changent véritablement la donne portent sur la fabrication de la carrosserie, du châssis ou de la structure autoportante ; la mise en peinture ; l’assemblage final ; et, pour les véhicules rétrofités, la conception, la production et l’installation du kit de rétrofit.
Un reporting mensuel des opérations engagées et achevées est également prévu.
Selon Manuel Million, spécialiste des CEE au sein d’hellio, le calendrier devient désormais stratégique pour les achats de véhicules, puisque « cette évolution peut avoir un impact direct sur le niveau de financement CEE d’un projet ».
Ainsi, pour un autocar répondant aux nouveaux critères EEE, une opération engagée à compter du 1er janvier 2027 pourra par exemple bénéficier d’une bonification x6, contre x4 jusqu’au 31 décembre 2026.
À l’inverse, selon l’origine et les modalités de fabrication du véhicule, il pourra être pertinent de « sécuriser certaines opérations avant l’entrée en vigueur des nouveaux critères ».
Les opérateurs doivent donc désormais analyser en détail le modèle du véhicule, son origine industrielle et le calendrier d’engagement du projet avant toute signature.
Car & Bus News reviendra prochainement sur les implications industrielles et commerciales de cette nouvelle réglementation pour l’univers industriel du transport collectif.