Congrès FNTV 2025. Le mix-énergétique ou… quoi ?

Congrès FNTV 2025. Le mix-énergétique ou… quoi ?

Le congrès annuel de la FNTV, qui s’est déroulé à la Maison de la Chimie le 15 octobre, fut l’occasion, pour le syndicat, de réitérer son attachement au mix-énergétique qui semble la seule voie de cette profession pour participer, de façon viable, à la décarbonation des transports.

Dans le contexte politique du moment, la venue du ministre des Transports (de plein exercice, une nouveauté), Philippe Tabarot, était en soi un événement. Avec un humour remarqué, ce dernier a rappelé sa volonté de présenter une loi cadre pour les transports, inspirées des résultats de la conférence Ambition France Transport présidée par Dominique Bussereau.

Il a aussi mis en avant son action pour la sécurité au travers du Plan Joana, et tenté de rassurer les opérateurs présents à propos du PLF 2026 qui prévoit une surtaxation des biocarburants. Phlippe Tabarot veut en effet sortir les professionnels de cette taxation.

Il répondait en cela aux questions posées en préambule de l’événement par Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV.

Par ailleurs, puisque la période est aux festivités concernant le dixième anniversaire de la mise en œuvre des fameux « Cars Macron », le ministre a milité pour la réalisation d’un travail sérieux autour des infrastructures, notamment des gares routières, notoirement mal équipées en France.

Un phénomène que rappelleront d’ailleurs en fin de journée les représentants de FlixBus et BlaBlaBus, qui eux, réclament aussi la mise en place d’un arbitrage indépendant concernant leurs rapports avec les agglomérations en matière de gares routières mais aussi de tarifs d’accostage.

 

L’idéologie face au réel

 

Le tableau suivant portait sur le sujet récurrent de la transition écologique des transports, cette fois sous la forme inusitée d’un duel entre Karima Delli, ex-présidente écologiste de la commission européenne des Transports, et Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités. Sans grande surprise, la première s’est murée dans la litanie (quelque peu brouillonne) des éléments de langage qui ont concouru ces dernières années à l’imposition de l’électrique comme seule alternative à la motorisation thermique. Autant dire que la salle fut loin d’être convaincue.

 

Valérie Pécresse vs Karima Delli.

 

Pour sa part, Valérie Pécresse a dressé son bilan de la « dédieselisation » du réseau de bus d’IDFM entamé en 2015. L’élue a tenu à rappeler que 30% des bus d’IDFM étaient aujourd’hui électriques à batteries, et que les 70% restant roulaient au biogaz. Elle a mis en lumière le fait que l’électrique, pertinent en centre-ville, ne fonctionnait guère en grande couronne par manque d’infrastructures et d’autonomie.

Elle a aussi tenu à rappeler que l’argent manquait, et que l’entêtement « électrique » contribuait à la destruction du tissu industriel automobile, mais aussi à celle des agriculteurs. « Le tout électrique finira par le tout chinois », a-t-elle conclu.

Une analyse largement reprise dans le débat suivant, intitulé « Europe et éco-transition », pendant lequel Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne Rhône-Alpes, a fait l’éloge du pragmatisme et de l’agilité, allant même jusqu’à considérer que les décisions de l’UE n’avaient pas été intelligentes.

Quant à Athina Argyriou, présidente déléguée générale de la Chambre syndicale des importateurs d’automobiles et de motocycles (CSIAM), elle conclut sur le fait que, en France, « la sur-transposition des normes conduit à la suradministration, à la complexification, donc à la catastrophe… ».

 

Faire plus avec moins…

 

Des diverses interventions qui ont clôturé la matinée, on retiendra celle d’Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, qui n’a pas hésité à conclure son alarmante présentation par cet appel : « il faut demander à nos politiques de ne rien faire dans les 18 mois à venir, sauf de la simplification ».

Celle de Dominique Bussereau, ancien ministre et récent président d’Ambition France Transports aura permis de dresser un rapide bilan de la conférence, et d’identifier les pistes qui devraient être suivies dans la future loi-cadre promise par Philippe Tabarot.

 

Dominique Bussereau.

 

Dominique Bussereau milite ainsi pour une meilleure participation des clients au coût des transports (il se positionne logiquement comme un farouche opposant à la gratuité), il préconise un retour d’une certaine forme d’écotaxe à caractère locale et réclame le flèchage des taxes issues des transports, vers le transport.

Louis Nègre, président du GART, lors de la table ronde suivante, usera de son franc parlé habituel pour aller un peu plus loin. « Où va l’argent ? s’interroge-t-il, l’Etat prélève 60 milliards d’euros au nom de la mobilité, mais combien investit-il ? Je n’ai pas la réponse ».

Plus policée, l’intervention suivante sur la sécurité aura permis de rappeler le chemin parcouru par la profession en la matière, et de militer pour la tolérance zéro en matière d’alcool et de drogue, et de travailler encore plus à la sensibilisation des usagers de l’autocar au port de la ceinture.

 

 

Transdev Nederland passe une nouvelle commande à Solaris

Transdev Nederland passe une nouvelle commande à Solaris

Transdev Nederland vient à nouveau de commander des véhicules Solaris. Le constructeur livrera un total de 55 bus électriques à batterie zéro émission.

Aux termes de cet accord, Solaris fournira 42 bus électriques Urbino 9 LE et 13 rames électriques à double articulation Urbino 24 aux Pays-Bas.

À compter du second semestre 2026, ces véhicules desserviront les services de la nouvelle concession Arnhem-Nimègue-Foodvalley (ANF), couvrant les villes d’Arnhem et de Nimègue, ainsi que la région Foodvalley. Cette concession a été attribuée à Transdev par la province de Gueldre, qui gère les transports publics de la région.

Transdev Nederland est l’un des plus grands opérateurs des Pays-Bas. L’Urbino 9 LE électrique compact, équipé de batteries Solaris High Energy d’une capacité de plus de 400 kWh, desservira les lignes reliant les petites villes.

L’Urbino 24 électrique de 24 mètres, équipé de batteries High Energy d’une capacité de plus de 500 kWh, assurera quant à lui le transport sur les axes de transport les plus fréquentés de la région. L’ensemble de la flotte sera pris en charge par eSConnect, le système de gestion et de suivi de flotte de Solaris.

Située au cœur de la Gueldre, la région Arnhem-Nijmegen-Foodvalley est une zone densément peuplée où les transports en commun jouent un rôle clé dans la vie quotidienne des habitants.

 

RNTP 2025. Les conférences de l’espace Agora

RNTP 2025. Les conférences de l’espace Agora

Les organisateurs des Rencontres Nationales des Transports Public (RNTP) qui se dérouleront à Orléans, viennent de publier le programme des conférences organisées dans l’espace Agora.

Le 4 novembre

10h15 – 10h45
DAIMLER BUSES FRANCE SASU – Électrifiez votre flotte : découvrez les nouveaux services de Daimler Buses Solutions.11h00 – 11h30
KEOLIS – Comment l’Intelligence Artificielle transforme la mobilité.11h45 – 12h15
ALGOÉ CONSULTANTS – Réouverture de la ligne ferroviaire Montréjeau-Luchon : retour d’expérience.

12h30 – 13h00
KEOLIS – Zones d’Activités, Mutualisation et Performance : le TAD au cœur de nouveaux défis.

13h15 – 13h45
PADAM MOBILITY – RésaTAO au fil du temps : 7 ans de construction d’un TAD de référence.

14h00 – 14h30
EGIS – Accompagner les Autorités dans l’amélioration de leur gestion contractuelle, patrimoniale et opérationnelle.

14h45 – 15h15
EGIS – Modernisation et entretien des réseaux en exploitation : enjeux et retour d’expérience d’un maître d’œuvre.

15h30 – 16h00
SETEC – Modéliser pour décider : retours d’expérience sur l’usage du Modèle National des Déplacements de Setec en contexte urbain et interurbain.

16h15 – 16h45
SNCF VOYAGEURS ET KEOLIS – Analyser les déplacements et optimiser l’offre de mobilité : l’exploitation des données GSM et GPS.

17h00 – 17h30
SNCF CONNECT & TECH – Vers une mobilité multimodale : connecter les territoires urbains, régionaux et transfrontaliers grâce au numérique.

Le 5 novembre

09h30 – 10h00
CITIZ AUTOPARTAGE – Développer l’autopartage grâce au modèle coopératif.

10h15 – 10h45
CITIO – Regards croisés AOM-Opérateur sur le pilotage d’un réseau de transport par les données.

11h00 – 11h30
SETEC ITS – Changement des médias sous exploitation le REX de Hauts de France Mobilités.

11h45 – 12h15
TOTT-UP – Conduite sécurisée : la nouvelle méthode de formation pour mettre un frein aux sinistres.

12h30 – 13h00
INGÉROP CONSEIL ET INGÉNIERIE – Retour d’expérience sur les opérations de Gros Entretien des Voies Tramway (GEVT).

13h15 – 13h45
LA POSTE – La Poste, leader des mobilités douces ?

14h00 – 14h30
KAROS – Comment créer un réseau public de covoiturage pour les trajets du quotidien ? Exemple de Move Covoiturage (communauté d’agglomération Territoires vendômois).

14h45 – 15h15
CONDUENT TRANSPORTATION – Conduent et l’éco-conception, vers une démarche responsable et innovante.

15h30 – 16h00
ECOV – Les Services Express Routiers : une solution pour étendre le domaine des transports collectifs express hors des zones denses.

16h15 – 16h45
SETEC – Centre d’exploitation d’Aulnay (93) – le cœur et le cerveau des lignes 16 et 17 du métro du Grand Paris.

17h00 – 17h30
SNCF CONNECT & TECH – Des outils numériques pour des territoires plus connectés.

Le 6 novembre

09h30 – 10h00
OTRE – Le BioGNV en Mouvement : former, transporter, décarboner !

10h15 – 10h45
WSP – Stratégie d’électrification de réseaux de bus.

11h00 – 11h30
PYSAE – Table ronde : de l’information voyageurs à la satisfaction client.

11h45 – 12h15
GIRO INC. – HASTUS : optimiser la gestion des dépôts à l’ère des bus électriques.

 

Iveco France et EDF signent un partenariat

Iveco France et EDF signent un partenariat

Iveco France et EDF viennent d’annoncer la signature d’une convention de partenariat non exclusive pour faciliter l’accès aux aides financières liées aux Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) lors de l’acquisition de véhicules électriques de transport de voyageurs et de marchandises.

Les clients du constructeur pourront désormais bénéficier grâce à la prime CEE d’EDF, d’un soutien financier d’un montant fixe et connu dès la commande du véhicule selon sa catégorie. Cette convention (non exclusive), valable jusqu’au 31 décembre 2026, inclut l’achat du véhicule réalisé via les centrales d’achat.

Que le véhicule soit acheté sur fonds propres ou financé, les clients du constructeur pourront bénéficier des conditions de valorisation des Certificats d’Economie d’Energie, avec un versement de la Prime CEE bonifiée par EDF.

Dans le cas du transport de voyageurs, depuis début 2024, l’achat ou la location de véhicules électriques de transport de voyageurs a été validé par les Pouvoirs Publics comme une Opération d’Economie d’Energie.

A partir de 2025, le mode de calcul des économies réalisées a été modifié et la valorisation a été bonifiée.
L’enveloppe s’enrichit maintenant avec une aide à l’achat ou à la location représentant une part importante de l’investissement.

Selon Iveco France, il est possible, pour les transporteurs, propriétaires ou locataires de véhicules électriques de transport de voyageurs, de bénéficier de la valorisation en Certificats d’Economie d’Energie en activant, la fiche d’Opération Standardisée correspondante (TRA-EQ-128).

 

Philippe Tabarot toujours ministre des Transports

Philippe Tabarot toujours ministre des Transports

De nouvelles habitudes commencent à s’imposer dans l’Hexagone, le dimanche soir face à votre écran, vous avez le choix entre le film rituel, ou l’attente de la composition du nouveau gouvernement Lecornu.

Le 12 octobre n’a pas dérogé à la règle, puisque tous les commentateurs ont pu découvrir peut avant 21h30 la liste, pléthorique, des 34 ministres de ce gouvernement.

Bonne nouvelle, Philippe Tabarot a été reconduit au ministère des Transports. Au moins connait-il les dossiers en cours, même si ses marges de manœuvres semblent plutôt limitées aux vues du contexte politique de moment.

Reste maintenant à savoir combien de temps tiendra ce gouvernement ?

Keolis lance son podcast Les Voix de la mobilité

Keolis lance son podcast Les Voix de la mobilité

Keolis vient d’annoncer le lancement de son podcast Les Voix de la mobilité, une série de 12 épisodes qui explore les grands enjeux liés aux transports et à leurs impacts sur nos vies et nos territoires.

 

À travers les témoignages d’experts, de collaborateurs, de décideurs et d’usagers, ce nouveau format propose un regard croisé sur des thèmes essentiels tels que la transition écologique, l’inclusion, l’innovation, le numérique, la cohésion sociale et l’attractivité des territoires.

Ce podcast s’inscrit dans la volonté du Groupe Keolis de partager une vision globale de la mobilité, considérée non plus seulement comme un déplacement, mais comme un enjeu de société majeur au cœur de la vie quotidienne et du développement des territoires.

Les deux premiers épisodes sont d’ores et déjà disponibles. Le premier, basé sur une étude de l’Observatoire des modes de vie et des mobilités Keoscopie, réunit Victor Delage (Fondateur et Directeur général de l’Institut Terram) et Xavier Desjardins (Professeur en urbanisme et aménagement de l’espace à Sorbonne Université).

Il met en lumière un constat peu connu mais éclairant à quelques mois des élections municipales : malgré la diversité des profils, des territoires et des opinions politiques, la mobilité est un sujet de consensus en France.

Publié le 10 octobre à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le deuxième épisode aborde un sujet encore peu exploré : l’impact des mobilités sur l’équilibre psychologique. Il réunit Annelise Avril (Directrice générale France, Grands Réseaux urbains du Groupe Keolis) et Angèle Malâtre-Lansac (Déléguée générale de l’Alliance pour la santé mentale) autour des enseignements d’une étude menée par l’Institut Terram, à laquelle Keolis a contribué : « Mobilités – la santé mentale à l’épreuve des transports ».

L’épisode met en lumière les solutions existantes pour mieux prendre en compte la santé mentale dans les politiques de mobilité, un enjeu particulièrement d’actualité alors que la santé mentale est la grande cause nationale 2025.