Metz confie son réseau LE MET’ à Keolis

Metz confie son réseau LE MET’ à Keolis

Le 6 octobre dernier, l’Eurométropole de Metz a choisi Keolis comme opérateur du réseau LE MET’ pour une durée de 10 ans, à compter du 1ᵉʳ janvier 2026.

Ce contrat, d’un montant total de plus de 700 M€ porte sur l’exploitation d’un réseau de bus structuré autour de 93 lignes, dont 2 lignes de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), et près de 500 stations, qui dessert toutes les communes de la Métropole, et qui assure plus de 77 000 voyages par jour.

Particularité de cette attribution : l’exploitation sera confiée à une Société d’Économie Mixte à Opération unique (SEMOP) dont l’Eurométropole sera actionnaire majoritaire (60%) et Keolis actionnaire minoritaire (40%). Selon la métropole, « ce modèle de gouvernance partagée illustre une volonté de co-construction durable de la mobilité à l’échelle métropolitaine ».

Dans le cadre de ce contrat, le matériel roulant fera l’objet d’une transformation énergétique grâce à un investissement de plus de 80 millions d’euros. En 2035, le réseau comptera 60% de véhicules à très faibles émissions, dont 34 véhicules hydrogènes qui seront mis en service progressivement entre 2026 et 2027.

Un centre de dépôt et d’exploitation et de maintenance (CDEM) sera construit en 2026 sur le plateau de Frescaty pour accueillir prioritairement la flotte de véhicules hydrogènes dès 2027.

Les BHNS de 24 mètres des lignes A et B du METTIS seront remplacés par des véhicules 100% électriques à recharge rapide.

Pour atteindre une part modale de 12% en 2035 (soit +30% par rapport à aujourd’hui), la SEMOP compte renforcer l’attractivité des transports publics dès les premières années du contrat, avec une restructuration du réseau de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), intégrant la création d’une troisième ligne « Mettic C », de nouvelles liaisons interquartiers et une ligne périphérique, six services de transport à la demande (TAD) zonaux, etc.

Côté innovation pour les passagers, le réseau bénéficiera d’une nouvelle billettique en 2026, qui sera enrichie dès 2027 par une fonction d’open payment.

 

L’UTPF dévoile ses priorités et présente son Observatoire 2025

L’UTPF dévoile ses priorités et présente son Observatoire 2025

Sous la nouvelle présidence de Thierry Mallet, l’Union des Transports Publics et Ferroviaires vient de présenter les 10 chantiers prioritaires du nouveau mandat, les propositions de l’UTPF dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2026, ainsi que les résultats de la nouvelle édition de l’Observatoire de la mobilité sur le sujet Quel prix pour quels services ?

Alors que la conférence Ambition France Transports appelle à un « choc d’offre massif indispensable », l’UTPF rappelle que les transports publics et ferroviaires sont plus que jamais une réponse aux enjeux de cohésion sociale, de développement de l’économie et de décarbonation.

Élu président de l’UTPF le 12 juin dernier, Thierry Mallet a présenté les 10 actions prioritaires du nouveau mandat, parmi un plan plus complet issu du travail des commissions :

. Financements : future loi-cadre sur le financement des infrastructures de transport et PLF 2026-2027, financements européens et budget 2028-2034 de l’Union Européenne ;

. Négociations sociales : poursuite de la construction de la convention collective du ferroviaire et de la refonte des classifications et rémunérations dans le transport urbain ;

. Concurrence dans les transports urbains, ferroviaires et franciliens : sécurisation du sac à dos social en cas de transferts de salariés et élaboration de solutions partagées entre opérateurs (communication des données dans le cadre des appels d’offre, liste commune d’informations au moment de la passation des marchés…) ;

. Réduction de l’absentéisme : actions de prévention et lutte contre la fraude ;

. Transformeurs : promotion du secteur, création d’outils d’orientation et d’une nouvelle offre de formation du CAP au Master ;

. Sûreté dans les transports : mise en œuvre opérationnelle de la loi Tabarot et du contrôle en temps réel de Stop Fraude qui permet de vérifier la véracité des adresses des contrevenants ;

. Assurances : recherche de solutions pour garantir la continuité du service public dans le cadre d’un marché de l’assurance de plus en plus contraint ;

. Exploitation ferroviaire : travail à un référentiel commun pour la sécurité ferroviaire et au déploiement des technologies ETCS et FRMCS bord et sol ;

. Décarbonation : mobilisation en faveur du mix énergétique et d’une clause de revoyure du Règlement européen sur les émissions des autobus ;

. Prospective : étude de scénarios de développement du secteur à long terme et travaux sur la transition démographique et l’impact du vieillissement de la population.


L’UTPF formule aussi des propositions pour le Projet de Loi de Finance 2026 pour permettre aux Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de dégager de nouvelles sources de financement pour développer l’offre de transport public : augmentation du taux plafond du Versement mobilité hors Île-de-France, affectation aux AOM d’une fraction accrue des quotas carbone (ETS 1) portée à 250 M€, captation des plus-values foncières générées par les infrastructures de transport, majoration du taux plafond de la taxe de séjour avec affectation aux AOM.

En matière de recettes, l’association veut préserver le patrimoine ferroviaire national : affectation chaque année à l’AFIT d’une fraction du produit ETS 1 (pour atteindre 600 M€ à horizon 2028) pour la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire, et éligibilité au mécénat de SNCF Gares & Connexions pour les dons des entreprises et des particuliers affectés à la rénovation de son patrimoine remarquable.

Pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés tout en protégeant la planète l’UTPF milite pour la pérennisation de l’exonération de cotisations sociales pour la prise en charge patronale des abonnements de transports publics jusqu’à 75%.

Enfin, l’UTPF veut instaurer une fiscalité plus équitable entre les modes de transport de marchandises : sur-péage poids lourds sur les axes saturés pour favoriser le report modal

En matière de dépenses, l’association souhaite encourager l’investissement dans les transports publics urbains à travers la mise en place d’un bonus écologique de 100 000 € pour l’acquisition de bus électriques ou hydrogène et le maintien de l’enveloppe de 200 M€/an pour soutenir les opérateurs de fret ferroviaire jusqu’en 2030.

Par ailleurs, l’UTPF s’est intéressée cette année à la perception du prix des transports publics et aux attentes des Français en matière de mobilité (enquête auprès de 2 054 personnes).

De cette étude, elle tire quelques grands enseignements :

  • Un déficit d’information: seuls 48% des répondants se disent bien informés sur ce que le prix de leur ticket permet de financer. Les Français identifient mal les financeurs réels : 36% pensent que les collectivités sont le principal financeur, alors qu’en réalité ce sont les employeurs.

 

  • Des attentes fortes: les principales attentes des usagers concernent la sécurité (40%), la ponctualité (32%) et la fréquence accrue (29%). 76% des usagers jugent leurs dépenses justifiées par rapport au service proposé.

 

  • Le choc d’offre plébiscité: une large majorité reconnaît les externalités positives des transports publics (accès à la mobilité pour tous : 85%, amélioration de l’espace urbain : 82%, réduction de la pollution : 80%) et se dit prête à payer davantage pour les développer.

 

  • Un soutien au développement des transports publics: 90% des Français souhaitent que les transports en commun se développent, considérant ce développement comme bénéfique pour la société dans son ensemble (70%) avant même leur intérêt personnel (58%). 82% veulent que les fonds publics financent en priorité les transports en commun plutôt que les aides aux véhicules individuels.

 

Navya Mobility lance l’EVO 3

Navya Mobility lance l’EVO 3

Navya Mobility, pionnier des systèmes de mobilité autonome, vient d’annoncer le lancement de l’EVO 3, une nouvelle navette autonome destinée à circuler sur routes ouvertes et sites privés.

Produite à Saint-Vallier, en France, l’EVO 3 peut fonctionner sans opérateur à bord. Elle offre une autonomie moyenne de 10 heures et peut transporter jusqu’à 15 passagers (11 assis et 4 debout).

Avec des commandes déjà confirmées pour 2025, Navya Mobility prévoit davantage de déploiements à l’échelle mondiale en 2026. Pour accompagner la forte croissance du marché japonais et assurer le déploiement ainsi que les services liés aux navettes en exploitation, Navya a par exemple ouvert une filiale dans le pays le 1er septembre 2025.

Navya a entièrement repensé l’architecture fonctionnelle de la navette, qui intègre désormais des capteurs secondaires indépendants – en plus des capteurs principaux – dédiés à la sécurité.

Cette nouvelle architecture, conforme à la norme internationale de sécurité IEC61508, « améliore significativement les performances du véhicule et renforce sa capacité d’adaptation à divers scénarios de conduite, tels que le franchissement dynamique d’obstacles, le changement de voie, ou encore la détection des feux de signalisation et des véhicules prioritaires grâce aux caméras ».

Conçue pour s’intégrer dans le trafic urbain, l’EVO 3 peut circuler jusqu’à 30 km/h, avec une durée de vie estimée entre 8 et 10 ans.

Dotée de tous les outils nécessaires à une supervision en temps réel à distance (VOIP, caméras 360°, alertes, etc.), l’EVO 3 ne nécessite pas la présence d’un opérateur à bord sur sites privés ou, dans certains cas, dans les pays dont la législation autorise la conduite L4 sans opérateur de sécurité.

Au-delà des nouvelles fonctionnalités de l’EVO 3, Navya Mobility bénéficie du soutien de Macnica et NTT WEST, à la fois actionnaires et partenaires stratégiques.

 

Iveco Bus fait ses débuts en Malaisie

Iveco Bus fait ses débuts en Malaisie

Iveco Bus vient d’annoncer un nouveau partenariat avec Asia Pacific Truck & Bus SDN. BHD. (APTB) pour l’assemblage de châssis Daily, et la distribution de minibus finis construits sur la base de châssis Daily.

APTB bénéficie d’une expertise de longue date en Malaisie en tant qu’acteur dans les domaines de la carrosserie, l’assemblage, la distribution et le service après-vente de véhicules, mais également en tant que fournisseur de services de transport public.

À partir de 2026, le premier lot de châssis de minibus Daily sera assemblé localement sur une base CKD (Completely Knocked Down).

Le châssis en question est équipé d’un moteur diesel de 3,0 litres conforme aux normes locales EURO V, délivrant une puissance de 150 ch et associé à une boîte de vitesses automatique Hi-Matic à 8 rapports.

 

Philippe Tabarot reconduit – puis démissionné – au ministère des Transports

Philippe Tabarot reconduit – puis démissionné – au ministère des Transports

Quelque 26 jours après la nomination du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, la France a enfin découvert son « nouveau » gouvernement, et Philippe Tabarot est reconduit au ministère des transports.

Si la rupture évoquée il y a quelques temps ne semble plus inscrite à l’agenda du pouvoir, l’ensemble des acteurs du secteur ne peut sans doute que se féliciter de la continuité, tant les dossiers en cours sont importants.

« Pourvu que ça dure » restait sans doute l’expression la plus adaptée à la situation du pays… Et la surprise de la démission du Premier ministre dans la matinée du 6 octobre n’a fait que confirmer les doutes du moment. Philippe Tabarot est donc de nouveau ministre des Transports « démissionnaire ».

 

REV Bus&Truck étoffe son équipe

REV Bus&Truck étoffe son équipe

REV Bus&Truck, filiale bus, autocars et camions rétrofit du groupe REV Mobilities vient d’annoncer le renforcement de son équipe commerciale et accompagne les Autocars Saint-Laurent dans leur transition énergétique.

Les deux nouvelles recrues sont Tanguy Bouton, nommé responsable commercial Sud-Est, qui bénéficie d’une longue expérience en matière d’exploitation, de transition énergétique et de gestion de parcs d’autocars et autobus.

Cyril Goineau est lui nommé responsable commercial Sud-Ouest,. Il peut se targuer d’une expérience de plus de 20 années de carrière dans le commerce de véhicules industriels, notamment cars et bus neufs et d’occasion, avec des passages chez MAN et Van Hool.

Ces deux professionnels rejoignent une équipe déjà composée de Pierre Berger, responsable commercial Grand Ouest, et Nathan Frapy, qui s’occupe du Centre-Val de Loire et de l’Île-de-France.

Quant aux Autocars Saint-Laurent, ils ont confié à REV Bus&Truck le rétrofit de deux de leurs autocars Crossway Euro 6.