Navya Mobility lance l’EVO 3

Navya Mobility lance l’EVO 3

Navya Mobility, pionnier des systèmes de mobilité autonome, vient d’annoncer le lancement de l’EVO 3, une nouvelle navette autonome destinée à circuler sur routes ouvertes et sites privés.

Produite à Saint-Vallier, en France, l’EVO 3 peut fonctionner sans opérateur à bord. Elle offre une autonomie moyenne de 10 heures et peut transporter jusqu’à 15 passagers (11 assis et 4 debout).

Avec des commandes déjà confirmées pour 2025, Navya Mobility prévoit davantage de déploiements à l’échelle mondiale en 2026. Pour accompagner la forte croissance du marché japonais et assurer le déploiement ainsi que les services liés aux navettes en exploitation, Navya a par exemple ouvert une filiale dans le pays le 1er septembre 2025.

Navya a entièrement repensé l’architecture fonctionnelle de la navette, qui intègre désormais des capteurs secondaires indépendants – en plus des capteurs principaux – dédiés à la sécurité.

Cette nouvelle architecture, conforme à la norme internationale de sécurité IEC61508, « améliore significativement les performances du véhicule et renforce sa capacité d’adaptation à divers scénarios de conduite, tels que le franchissement dynamique d’obstacles, le changement de voie, ou encore la détection des feux de signalisation et des véhicules prioritaires grâce aux caméras ».

Conçue pour s’intégrer dans le trafic urbain, l’EVO 3 peut circuler jusqu’à 30 km/h, avec une durée de vie estimée entre 8 et 10 ans.

Dotée de tous les outils nécessaires à une supervision en temps réel à distance (VOIP, caméras 360°, alertes, etc.), l’EVO 3 ne nécessite pas la présence d’un opérateur à bord sur sites privés ou, dans certains cas, dans les pays dont la législation autorise la conduite L4 sans opérateur de sécurité.

Au-delà des nouvelles fonctionnalités de l’EVO 3, Navya Mobility bénéficie du soutien de Macnica et NTT WEST, à la fois actionnaires et partenaires stratégiques.

 

Changement de direction chez GCK

Changement de direction chez GCK

GCK a annoncé le 6 octobre le départ de son président et fondateur Eric Boudot après cinq années passées à la tête de l’entreprise.

Thierry Lagarde, fort d’une expérience dans l’industrie notamment automobile, a été nommé comme CEO. « Les actionnaires du Groupe réaffirment leur confiance pleine et entière dans l’avenir de l’entreprise et dans sa capacité à poursuivre son développement en tant qu’acteur investi dans la décarbonation des mobilités », a-t-il été précisé.

GCK est un groupe industriel français, qui emploie près de 300 collaborateurs et qui est spécialisé dans la conception et la fabrication d’équipements (batteries lithium-ion, systèmes de propulsion et d’hybridation, électromécanique embarquée, etc.) et développement et production de véhicules (prototypes/petites séries de véhicules et rétrofit de véhicules lourds).

 

 

Busworld 2025. Le voile s’est levé sur de nombreuses nouveautés

Busworld 2025. Le voile s’est levé sur de nombreuses nouveautés

L’édition 2025 de Busworld, qui se déroule jusqu’au 9 octobre à Bruxelles, fait sans aucun doute partie des grands crus de ce type d’événement. Avec 82 000 m2 d’exposition, 800 exposants et 252 véhicules présentés, le visiteur qui a fait le déplacement a de quoi s’occuper.

Les observateurs attentifs le savaient, les industriels chinois et turcs sont désormais les plus représentés dans les allées. Autre point majeur, notamment par rapport à l’édition de 2023, le nombre de nouveautés est en forte augmentation, majoritairement sur la base d’une technologie électrique à batteries.

Avant une présentation complète que nos lecteurs pourront retrouver dans les colonnes du N°9 de Car & Bus News, en novembre prochain, voici un premier bilan des nouveautés dévoilées « au fil des stands » lors des premiers jours de la manifestation.

Dans le domaine des autocars, Busworld s’est ouvert avec la présentation par VDL Bus Group de son très attendu Futura 3, présenté en version thermique. Resté lui aussi fidèle à la technologie diesel, l’Egyptien Geyushi a présenté son autocar de tourisme Cairo, construit sur un châssis Volvo à motorisations Euro V ou Euro VI. Un véhicule qui ne devrait toutefois pas être distribué sur le Vieux continent.

 

Le MAN Lion’s Coach 14E.

 

Dans le domaine de l’électrique à batteries, la moisson s’est montrée beaucoup plus riche, avec ou sans surprise. Du côté des européens, Daimler Bus a ainsi présenté son modèle interurbain, le Mercedes-Benz eIntouro, MAN truck & Bus a lancé son autocar de tourisme Lion’s Coach 14E, tandis que le Basque Irizar introduisait son i3 Electric et que le turc Otokar mettait en valeur son nouveau eTerrito.

Parmi les industriels chinois, c’est CRRC qui, dans le domaine des autocars, a créé la surprise en lançant un modèle de tourisme surélevé, le EU12C, pendant qu’Alfabus misait sur un interurbain, le eIntercity L13.

 

La technologie mature des autobus électriques à batteries

 

Si l’on se penche sur les véhicules urbains présentés dans les allées de Busworld 2025, force est de constaté qu’en matière de technologie de propulsion, le match semble bien « plié » en faveur du véhicule électrique à batteries.

 

Le Solaris Urbino 10,5 électrique.

 

Dans cette logique, Solaris, constructeur polonais filiale du groupe CAF, a lancé la version en 10,50 m de son modèle phare, l’Urbino. L’industriel turc Temsa a dévoilé l’Avenue Neo 9e, un autobus électrique à gabarit réduit. Quant à Irizar e-mobility, il a présenté la nouvelle version du ie bus.

En provenance d’Asie, on remarquait le lancement par le constructeur indien JBM de son autobus électrique Eco-Life de 12m destiné au marché européen, King Long, qui présentait une nouvelle génération d’autobus ou MG Commercial qui lançait son iEV12.

 

Le Temsa Neo 9e.

 

Comme promis, Car & Bus News reviendra longuement sur l’ensemble des nouveautés et « surprises » qui ont émaillé cette édition 2025 : des découvertes comme l’Urbaneo City 6 distribué en Europe par Tekauto, l’autobus à hydrogène lancé par l’Egyptien MCV, l’arrivée surprise du constructeur vietnamien Vinfast, le développement des véhicules autonomes, les nouveautés Caetano, Marcopolo, la déferlante Yutong, les nouveautés dans le secteur des équipementiers, etc.

 

Philippe Tabarot reconduit – puis démissionné – au ministère des Transports

Philippe Tabarot reconduit – puis démissionné – au ministère des Transports

Quelque 26 jours après la nomination du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, la France a enfin découvert son « nouveau » gouvernement, et Philippe Tabarot est reconduit au ministère des transports.

Si la rupture évoquée il y a quelques temps ne semble plus inscrite à l’agenda du pouvoir, l’ensemble des acteurs du secteur ne peut sans doute que se féliciter de la continuité, tant les dossiers en cours sont importants.

« Pourvu que ça dure » restait sans doute l’expression la plus adaptée à la situation du pays… Et la surprise de la démission du Premier ministre dans la matinée du 6 octobre n’a fait que confirmer les doutes du moment. Philippe Tabarot est donc de nouveau ministre des Transports « démissionnaire ».

 

UE. L’IRU appelle à une taxation équitable de l’énergie pour tous les services de transport routiers de voyageurs

UE. L’IRU appelle à une taxation équitable de l’énergie pour tous les services de transport routiers de voyageurs

Alors que la présidence danoise du Conseil de l’Union européenne s’efforce de conclure les négociations sur la directive sur la taxation de l’énergie, longtemps bloquée, l’IRU exhorte les États membres à garantir un traitement équitable de tous les services de transport routier de voyageurs.

Dans une lettre adressée aux ambassadeurs de l’énergie des États membres, l’IRU appelle donc les gouvernements à veiller à ce que la directive révisée permette une certaine flexibilité pour réduire la taxation de l’énergie sur tous les services routiers de transport de voyageurs, y compris le transport régulier et occasionnel par autocar et les taxis.

« Rien ne justifie un tri sélectif entre différents types de transport routier de voyageurs utilisant les mêmes véhicules et offrant les mêmes avantages environnementaux et sociaux, a déclaré Raluca Marian, directrice de l’IRU pour l’UE.

Imposer une taxation énergétique complète sur certains services routiers, tout en continuant d’exonérer les modes de transport à plus fortes émissions comme l’aviation, crée des distorsions sans aucun bénéfice environnemental et impose la charge la plus lourde aux opérateurs les plus durables et socialement inclusifs ».

La lettre souligne également les complications juridiques et administratives si les États membres sont contraints de distinguer fiscalement les services réguliers des services occasionnels, même lorsqu’un même véhicule peut être utilisé pour les deux. Une situation qui crée une complexité inutile sans aucun bénéfice environnemental.

Enfin, l’IRU appelle les États membres à réviser le texte du Conseil afin de garantir que l’article 16 bis permette une application équitable des taux de taxe réduits à tous les services de transport routiers de voyageurs.

 

 

Pologne. Redutowa, un dépôt conçu dès le départ pour les bus intelligents

Pologne. Redutowa, un dépôt conçu dès le départ pour les bus intelligents

MZA Varsovie, en collaboration avec Autonomous Systems, ont inauguré le 30 septembre Redutowa, un nouveau dépôt de bus urbain conçu dès le départ pour les bus intelligents, des bus capables de manœuvrer de manière autonome dans leurs locaux.

Le dépôt baptisé Redutowa est compact, sur deux niveaux et prévu pour 140 véhicules. Selon ses concepteurs, il permet d’éloigner le personnel des zones les plus à risque et repose sur des déplacements autonomes entre le parking, la recharge, le lavage et l’atelier.

Enfin, il est conçu pour garantir la prévisibilité des flux aux heures de pointe et simplifier et sécuriser le déploiement matinal.

L’analyse MZA à l’origine de Redutowa a quantifié les avantages constatés au dépôt d’Ostrobramska (un autre site exploité par MZA Varsovie) : jusqu’à 35 minutes gagnées par bus et par jour, une économie de main-d’œuvre de 88 000€ sur 12 ans par véhicule, et la suppression de 3 à 4 disponibilités mineures, avec une amélioration hebdomadaire.

À l’échelle de la flotte de 140 bus intelligents, cela représenterait environ 2 400 heures de travail par mois économisées sur l’ensemble du dépôt et plus de 12 M€ de main-d’œuvre cumulés sur un cycle de vie de 12 ans.

Les opérations à Redutowa sont coordonnées depuis un centre de contrôle unique pour les bus intelligents, qui gère les véhicules et les processus depuis l’écran plutôt que depuis le volant.

L’intégration couvre les bornes de recharge, les postes de lavage et les ateliers, le système prenant des décisions en temps réel sur les commandes, les itinéraires et les priorités de sécurité.