par Pierre Cossard | Nov 17, 2025 | Autocar, Equipement, Les Infos
La Commission européenne vient d’annoncer avoir sélectionné 70 projets visant à décarboner les transports et à renforcer la compétitivité des industries de l’UE en installant les infrastructures nécessaires à la recharge ou au ravitaillement des différents modes de transport.
Les projets ont été sélectionnés dans le cadre de la deuxième phase de sélection de l’appel AFIF 2024-2025, clôturé le 11 juin 2025.
Ces projets recevront plus de 600 M€ du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour soutenir des investissements durables dans les villes, les ports, les aéroports et le long des routes du réseau transeuropéen de transport (RTE-T).
Un budget total d’un milliard d’euros était disponible dans le cadre de cet appel à projets : 780 M€ au titre de l’enveloppe générale et 220 millions au titre de l’enveloppe de cohésion.
Les projets retenus sont répartis dans toute l’Europe. Ainsi, 24 ports recevront un financement pour déployer par exemple des installations d’alimentation électrique à quai, tandis que parallèlement, le réseau de points de recharge accessibles au public le long du réseau transeuropéen de transport RTE-T s’étendra de plus de 500 sites grâce à l’installation de nouvelles infrastructures de recharge pour les poids lourds, y compris des chargeurs mégawatts.
La facilité pour les infrastructures de carburants alternatifs (AFIF) est un élément essentiel des efforts de l’UE visant à étendre les infrastructures d’approvisionnement en carburants alternatifs sur l’ensemble de son réseau transeuropéen de transport.
En raison de l’épuisement des fonds, le troisième volet sera annulé. La Commission évaluera désormais les éventuelles réaffectations de crédits avant de préparer un nouveau programme de travail et un nouvel appel à propositions dans les prochains mois.
par Pierre Cossard | Nov 17, 2025 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Blue Solutions, filiale du Groupe Bolloré, vient de démontrer la performance de sa batterie GEN4 qui, selon l’industriel, offre 68,8% d’autonomie supplémentaire, pour l’instant sur un deux- roues électrique.
Ces dernières années, Blue Solutions a franchi une nouvelle étape avec le développement de prototypes intégrant sa dernière génération de batterie, la GEN4. Cette nouvelle génération offre des performances nettement supérieures aux technologies traditionnelles.
Début 2025, l’entreprise lance son projet de scooter électrique BeeWi, dans le but de fournir une solution plug-and-play de batterie, offrant une plus grande densité énergétique, et donc une autonomie accrue grâce à cette technologie de rupture, sans compromis sur l’encombrement ou le poids.
Le 2 octobre dernier, sous contrôle d’huissier, Blue Solutions a réalisé un test comparatif dans son usine de Quimper avec un scooter électrique fourni par le constructeur breton Easy-Watts.
Lors du premier essai, équipé de la batterie d’origine, le véhicule a atteint une autonomie de 62,9 km. Lors d’un second essai, le véhicule équipé de la batterie GEN4 a atteint une autonomie de plus de 106 km, soit 68,8% de plus qu’avec la batterie d’origine.
Sans en modifier la géométrie, cette technologie permet également une réduction du poids de 13%. Appliquée à une voiture, cette avancée pourrait faire passer l’autonomie de 600 à plus de 1 000 km par charge.
Les deux systèmes ont utilisé une cathode NMC pour assurer la comparabilité. Selon Blue Solutions, la performance du scooter BeeWi prouve la viabilité des batteries lithium-métal avec anodes ultra-fines de 30 micromètres et électrolytes polymères avancés, fonctionnant à température ambiante.
Pour renforcer la sécurité et améliorer l’expérience utilisateur, Blue Solutions a également lancé BeeWatch, un système de suivi en temps réel qui transmet les données clés de la batterie au conducteur et à une tour de contrôle via une connexion sans fil.
par Pierre Cossard | Nov 14, 2025 | Autocar, Equipement, Les Infos, Réseau
De nouveaux cars régionaux ont été présentés le 13 novembre à La Rochelle dans le cadre du verdissement du réseau en Charente-Maritime.
La transition écologique et énergétique sur les lignes de cars de Charente-Maritime a débuté dès 2019 avec 9 cars circulant au bioéthanol de 2e génération (produit à partir de la transformation du sucre de marcs de raisin) sur la ligne entre La Rochelle et l’ile de Ré, et se poursuit donc en 2025 avec une flotte de 26 cars roulants au bioGNV.
L’avitaillement de l’ensemble des véhicules bioGNV est effectué à la station publique AVIA XPress, située à La Rochelle. Il s’agit pour l’instant, de la seule station sur le département utilisée également par les bus du réseau urbain de La Rochelle.
Parallèlement, la région a aussi présenté un des deux autocars à motorisation thermique qui ont été transformés pour son compte par Retrofleet en véhicules 100% électrique à batteries.
Et de conclure que depuis le mois de septembre 2025, 56% des kilomètres sont parcourus avec des véhicules à faibles émissions sur le périmètre des concessions de service public de la Charente-Maritime.
Enfin, a aussi été présenté lors de cette inauguration, le marteau brise-vitres électronique Breakee, qui constitue une innovation pour la sécurité dans les transports en commun.
Le boitier intelligent Breakee est conçu pour briser les vitres des autocars en cas d’urgence (accidents ou situations de détresse) et permettre une évacuation plus rapide en cas d’accident. Une simple pression sur un bouton permet de briser les vitres du véhicule et dégager les issues de secours en quelques secondes pour évacuer l’autocar.
Dès avril 2025, suite à une mise à niveau (notamment l’installation d’un bouton plus sécurisé au poste de conduite), le déploiement en masse de cette innovation a été engagé.
Aujourd’hui, les marteaux ont été installés dans 64 cars en Charente-Maritime sur un total de 134. Les 70 véhicules restants seront équipés avant fin 2025.
Ce dispositif, conçu par l’entreprise Aguila à Bidart (64) et fabriqué en Nouvelle-Aquitaine, apporte « une réponse opérationnelle à l’évolution de la réglementation et a été primée par la Sécurité Routière ».
par Pierre Cossard | Nov 13, 2025 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
Un nouveau centre opérationnel bus au biométhane (CoB) financé à 100% par Île-de-France Mobilités, a été inauguré le 12 novembre dans le territoire de la Vallée de Montmorency.
Cette nouvelle infrastructure fait partie des 65 CoB déjà convertis aux énergies propres (dont 53 au biométhane) sur les 120 du réseau d’Île-de-France Mobilités.
Ce site permettra l’exploitation de 13 lignes de bus du territoire Vallée de Montmorency. Situé le long de la D909, le CoB de Domont s’étend sur plus de 11 000 m2.
Il a été conçu selon les normes Haute Qualité Environnementale (HQE), avec une toiture végétalisée, des panneaux solaires, un système de rétention des eaux pluviales paysagé et une station de lavage avec un système de recyclage des eaux permettant de réutiliser plus de 70% des eaux à chaque lavage bus.
Financé à 100% par Île-de-France Mobilités à hauteur de 6,8 M€, le CoB de Domont dispose de 38 places de remisage, dont 30 équipées de charge lente biométhane.
Il comprend un poste de charge rapide pour assurer une bonne flexibilité de la maintenance et de l’exploitation ; un atelier de maintenance ; un pavillon meulière conservé et restructuré pour accueillir les locaux d’exploitation et sociaux ; et des aménagements pour les mobilités douces (parking vélos, bornes électriques sur le parking VL, etc…).
par Pierre Cossard | Nov 11, 2025 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
L’affaire a été révélée début novembre à Oslo par l’opérateur Ruter, qui exploite tout de même la moitié des transports publics de Norvège.
Lors d’essais menés dans l’ancienne mine de Sandvika, conçue pour bloquer tout signal extérieur, Ruter a constaté que Yutong (dont 850 autobus circulent à ce jour dans les réseaux norvégiens) disposait d’un accès numérique aux systèmes critiques de ses véhicules.
Officiellement destinée aux mises à jour logicielles et aux diagnostics, ce système pourrait par hypothèse permettre d’arrêter les bus à distance puisqu’il donne un accès direct au système de gestion de la batterie et de l’alimentation électrique.
« Le fabricant a un accès numérique aux systèmes de contrôle pour les mises à jour logicielles et les diagnostics. En théorie, cela pourrait être exploité pour influencer le bus », explique Ruter dans un communiqué désormais largement relayé en Europe.
Interpelé, Yutong a indiqué qu’il était « techniquement impossible » de contrôler à distance les fonctions de conduite, de freinage ou d’accélération. Les mises à jour ne concerneraient que les fonctions de confort et les interfaces.
En France, 132 véhicules électriques de marque Yutong sont en circulation (sur un total de 737), notamment à Paris, Strasbourg, Lyon, Toulouse et Marseille. Le constructeur a par ailleurs vendu plus de 8 500 véhicules depuis son arrivée en 2005 sur le continent européen.
par Pierre Cossard | Nov 9, 2025 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
Selon notre confrère H2 Mobile, l’industriel Valorem, très en pointe sur le développement de l’hydrogène vert, favorisera désormais la décarbonation de l’industrie et abandonnera la mobilité.
Cette évolution stratégique signerait la fin du projet H2Vert qui rassemblait les différents acteurs du secteur au sein du consortium Armor Hydrogène.
Concernant la conversion à l’hydrogène d’autobus et de benne à ordures, les objectifs de l’Ademe, de l’agglomération de Saint-Malo ou de Saint-Brieuc s’appuyaient sur la fourniture à un tarif concurrentiel d’hydrogène vert. Valorem s’était en effet engagé à le faire à un prix fixe pendant 15 ans.
Devant le retard pris, Saint-Brieuc a finalement inauguré son BHNS avec des bus fonctionnant finalement au BioGNV. Le budget total de l’opération, estimé à 35 M€ servant à couvrir la construction de l’usine de production d’hydrogène, la distribution, mais aussi l’achat de 12 bus et de 2 bennes à ordures ménagères. L’Ademe et la région Bretagne avaient respectivement accordé des enveloppes de 7,45 et 1,90 M€, désormais en pure perte…