Tribune. Les acteurs du transport se mobilisent autour du BioGNV

Tribune. Les acteurs du transport se mobilisent autour du BioGNV

Plusieurs organisations patronales et différents acteurs industriels, spécialistes du GNV, viennent de publier une tribune en soutien de la filière « gaz » dans les transports, visiblement oubliée par l’Union européenne, qui ne semble accorder foi qu’à l’électrique et à l’hydrogène dans sa volonté de décarboner le Vieux continent.

 

« Nous avons investi dans les solutions BioGNV/GNV pour décarboner la mobilité lourde. Il faut continuer ! 

Le 10 avril dernier, le Parlement européen a adopté l’accord de révision du règlement sur les émissions de CO2 des véhicules lourds. Si l’Europe semble avoir tranché en faveur de l’électricité et de l’hydrogène, le pragmatisme finira par nous donner raison. 

Pour les poids lourds et les autocars neufs, le calendrier fixé par le nouveau règlement impose une diminution de 15% des émissions de CO2 à l’échappement dès 2025, de 45 % en 2030, puis de 65% et 90% en 2035 et 2040. Pour les autobus, il faudra atteindre – 90% entre 2030 et 2034 avant de passer à 100% de véhicules zéro émission à partir de 2035. 

En confirmant le choix de mesurer ces émissions à l’échappement et non sur l’ensemble du cycle de vie des véhicules (ACV), le nouveau cadre semble exclure, à terme, les solutions biogaz et les biocarburants liquides. 

Pourtant, aussi contraignante et radicale soit-elle, la trajectoire proposée devra tôt ou tard se frotter à la réalité. 

La stratégie d’électrification des véhicules légers en a d’ailleurs récemment fait les frais, la Cour des comptes européenne venant d’épingler le retard constaté, la dépendance aux importations et l’absence d’une vision à long terme pour les carburants alternatifs. 

Des aménagements futurs en faveur du BioGNV 

Les instances européennes le savent, le texte nécessitera sans doute des aménagements. En prévoyant des études d’ici 2025 et des clauses de revoyure fin 2027, le règlement laisse donc la porte entrouverte aux biocarburants et au biogaz. 

Deux études doivent ainsi permettre, l’une, d’évaluer l’intérêt d’encourager leur utilisation, et l’autre, de considérer l’homologation de véhicules lourds fonctionnant exclusivement avec des carburants neutres en CO2 dont le BioGNV. 

Quant aux clauses de revoyure, elles évalueront l’efficacité du règlement et son impact dans la trajectoire pour atteindre la neutralité carbone en 2050. 

Ce sera l’occasion de faire valoir le facteur de correction du carbone, une méthode qui intègre la part effective de biocarburants dans une énergie et permet de corriger en conséquence le calcul des émissions de CO2 des véhicules concernés. L’occasion aussi de dresser un état des lieux des contraintes propres aux collectivités ayant déjà massivement investi dans le biométhane pour accélérer leur décarbonation. 

Avec les atouts du BioGNV, le pragmatisme reste de rigueur. 

Derrière une apparente ambition, la nouvelle feuille de route européenne va pourtant à l’encontre d’une décarbonation pragmatique de la route. Il est plus que jamais urgent 

d’accélérer cette décarbonation en profitant des technologies disponibles et compétitives qui peuvent avoir un impact positif immédiat pour la planète et la santé des citoyens. 

Pour la santé de notre économie aussi. 

Au-delà des coûts associés à la transformation des flottes de véhicules lourds pour passer à l’électrique ou à l’hydrogène, l’échéancier retenu risque même de s’avérer contre-productif, faute de tenir compte des réalités de terrain comme l’accès à l’énergie décarbonée, le financement ou les contraintes d’usage.

Continuer à investir dans le BioGNV, c’est faire le choix d’une solution classée Crit’air 1, qui réduit également de 80% les émissions de CO2 par rapport au diesel (norme Euro VI). 

Et c’est soutenir une énergie renouvelable, produite au cœur des territoires, qui favorise la souveraineté énergétique française. 

Mais ça, nous l’avions déjà compris. »

 

Les signataires de la tribune.

Drive to Zero : les Prix de l’innovation

Drive to Zero : les Prix de l’innovation

Le « rendez-vous européen de la mobilité décarbonée », Drive to Zero, qui s’est tenu les 28 et 29 mai à l’hippodrome de Longchamps, vise à permettre aux acteurs privés et publics de trouver des informations et des solutions pour répondre aux challenges du déploiement de la mobilité décarbonée. Selon les organisateurs, il aurait cette année accueilli 141 exposants et quelque 4000 visiteurs au long des deux journées.

Drive to Zero organise aussi la distribution de Prix de l’innovation dans 7 catégories, 200 dossiers auraient été enregistrés.

Dans la catégorie Transport collectif de personnes et transit, a été récompensée LEKO Mobile (Transdev) qui permet de faire des bus d’un territoire des outils de mesure de la biodiversité en les équipant de capteurs bioacoustiques.

Dans la catégorie Infrastructures & Aménagements, c’est le Projet InspiRe (porté par le Syndicat mixte des transports en commun- Agglomération Clermontoise). Un aménagement urbain et de mobilité, qui consiste à profiter de l’aménagement de 2 lignes de tram-bus pour rééquilibrer l’espace public au profit des transports collectifs, du vélo et de la marche à pied, au détriment de la voiture individuelle

 

Allison Transmission investit dans EnerTech Capital

Allison Transmission investit dans EnerTech Capital

Allison Ventures, la branche de capital-risque d’Allison Transmission, vient d’annoncer son engagement à investir 10 M$ dans EnerTech Capital, une société de capital-risque axée sur le développement de technologies et de modèles commerciaux émergents dans le domaine de la mobilité.

 

Grâce au réseau d’EnerTech, Allison Ventures estime qu’il aura l’opportunité de collaborer avec des entreprises qui s’engagent à développer de nouvelles technologies et de nouveaux modèles commerciaux pour améliorer les secteurs convergents de la technologie, de l’énergie, des services publics et des transports.

 

Cela comprendra l’accès à des informations sur les tendances en matière de mobilité, des études de marché, des opportunités de développement commercial et des données pour améliorer davantage Allison.

 

 

HYmpulsion inaugure sa 6e station hydrogène

HYmpulsion inaugure sa 6e station hydrogène

HYmpulsion vient d’annoncer l’ouverture de sa 6e station de ravitaillement hydrogène dans le cadre du projet Zero Emission Valley.

Elle est cette fois installée en Isère, à Saint-Egrève, et représente un investissement de 2,5 M€, cofinancé par HYmpulsion, la région, Michelin, ENGIE, la Banque des Territoires et le Crédit Agricole.

Elle permettra l’avitaillement de véhicules lourds ou légers. Elle délivre de l’hydrogène à 350 ou 700 bars, pour une capacité de 400 kg par jour.

 

 

Le forum Hydrogen Business for Climate 2024 à Montbéliard

Le forum Hydrogen Business for Climate 2024 à Montbéliard

Les 1 et 2 octobre prochains, la 4e édition du forum Hydrogen Business for Climate sera organisé à Montbéliard (toujours en alternance avec Belfort) et plus centré sur les industriels.

Les organisateurs précisent que l’événement devrait être cette année une véritable « Usine à projets » dédiée au développement du marché de l’hydrogène à grande échelle.

Concrètement, 3 ateliers « Usines à projets » seront organisés, notamment sur le développement du corridor décarboné Rhin Rhône. Au total, 9 conférences et tables rondes sont prévues autour de tous les usages de l’hydrogène.

L’autre nouveauté marquante de cette édition 2024 sera la présence d’un plateau web TV, aménagé au cœur de la zone d’exposition, et qui permettra de recevoir exposants et acteurs clés de filière.

 

 

Titre unique de transport en France : la DGTIM choisit le groupement Nextendis, Talan Consulting et Cloix Mendes-Gil

Titre unique de transport en France : la DGTIM choisit le groupement Nextendis, Talan Consulting et Cloix Mendes-Gil

La Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) vient d’annoncer son choix du groupement formé par Nextendis, Talan Consulting et Cloix Mendes-Gil pour porter le projet de développement d’un titre unique de transport dans l’Hexagone.

 

Le projet « Titre unique de transport » s’inscrit dans la foulée de la promulgation en décembre 2019 de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), qui traçait la voie d’une refonte profonde de la politique des transports en France.

 

Nextendis, Talan Consulting (Groupe Talan) et Cloix-Mendes-Gil, se sont donc unis pour relever ce défi. Leur collaboration offre à la DGITM une expertise complète motivée par la recherche d’innovation technologique au service de l’innovation d’usages et de gouvernance. Nextendis apportera son expertise sur la partie technique du Projet du Titre Unique.

 

Talan Consulting, entité du groupe international de conseil en innovation et en transformation par la technologie Talan, portera quant à elle deux chantiers prioritaires : l’expertise marketing et communication appliqués aux parcours usagers, la Gouvernance du projet de la phase d’expérimentation à la phase nominale. 

 

Le Cabinet Cloix Mendès-Gil accompagnera la DGITM sur « la mise en œuvre concrète de la LOM pour la définition et le déploiement du titre unique auprès des territoires pilote.

 

Le marché accordé au consortium s’étale sur quatre années : de la co-conception d’une stratégie nationale à l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, en passant par l’apport d’une expertise technique et contractuelle.

 

L’expérimentation débutera dès 2025 sur plusieurs territoires pilotes avec la coopération de premières autorités organisatrices de la mobilité urbaines et régionales volontaires, dont les noms ont été révélées lors du COPIL opérationnel fin mai.

Les régions retenues pour la première phase expérimentale sont la Normandie, les Pays de la Loire et Centre-Val de Loire, notamment sur l’axe Caen / Le Mans / Tours, avec la participation des trois métropoles.

Les autres territoires partenaires, en particulier la Région Sud, participeront à la co-construction de lignes directrices nationales, réplicables et opérationnelles pour faciliter la distribution des titres de transport.