Un délai pour le chronotachygraphe intelligent de 2e génération

Un délai pour le chronotachygraphe intelligent de 2e génération

Parmi les bonnes résolutions à ne pas négliger pour les opérateurs de transport collectif cette année figure en bonne place l’installation obligatoire des nouveaux chronotachygraphes de de deuxième génération sur tous les véhiucles.

Heureusement pour les retardataires, et pour les fournisseurs, la Commission européenne vient de donner un délai de deux mois supplémentaires aux pays membres de l’UE pour l’installation en rétrofit du chronotachygraphe intelligent sur les autocars.

La date est désormais fixée au 28 février prochain pour la mise en conformité de l’ensemble des véhicules concernés,

Rappelons que l’an passé, tous les véhicules utilitaires neufs de plus de 3,5 tonnes ou de 9 places dédiés au transport international ont déjà être équipés d’un tachygraphe intelligent de deuxième génération.

Une période de tolérance avait par ailleurs été accordée jusqu’au 31 décembre 2024 pour permettre aux véhicules immatriculés avant le 21 août 2023 et équipés de tachygraphes analogiques ou numériques de se mettre en conformité.

 

Lancement du Réseau M’ARC par la Communauté de Communes Ardèche Rhône Coiron

Lancement du Réseau M’ARC par la Communauté de Communes Ardèche Rhône Coiron

À partir de ce 6 janvier 2025, la Communauté de Communes Ardèche Rhône Coiron lance sa nouvelle offre de transport : le Réseau M’ARC, exploité par la Société Rhodanienne des Cars Ginhoux.

Il s’agit d’un service gratuit de transports réguliers adaptés aux trajets du quotidien : aller au travail, faire ses courses, se rendre à ses rendez-vous médicaux, réaliser ses démarches administratives…

Disponible toute l’année, du lundi au vendredi, ce nouveau service a été développé en

Correspondance vers et depuis Montélimar et Privas. Il sera organisé avec une desserte en 2 zones (Zone Sud et Zone Nord).

 

Belfort. Sept bus à hydrogène partent en fumée

Belfort. Sept bus à hydrogène partent en fumée

Dans la nuit du 1er au 2 janvier, sept bus à hydrogène, des Van Hool A12 hydrogène, exploités par Optymo sur le Territoire de Belfort, ont été détruits après un incendie dans un dépôt à Danjoutin.

A partir des informations disponibles, on sait désormais que le feu aurait débuté aux alentours de 2h20, et l’incendie a finalement été éteint à 8h30, sans qu’aucun blessé n’ait été constaté. L’origine du sinistre est encore pour l’heure inconnue, et il semble que les systèmes d’avitaillement en hydrogène n’aient pas été endommagés.

Selon Franck Mesclier, Directeur du développement et des modes partagés du SMTC,  » L’enquête judiciaire est en cours et les expertises techniques débutent à partir du 6 janvier. A cette heure aucune origine du sinistre n’est privilégiée, seule certitude, les éléments recueillis permettent de mettre hors de cause la technologie hydrogène en elle-même « .

 

La perte de la SMTC90 s’élève à 5 M€ après l’incendie qui a vu la destruction de sept bus Van Hool A12 H2 (copyright SMTC90).

 

Rappelons que ces véhicules sont la propriété du Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort (SMTC 90) qui avait lancé à l’été 2023 ses premiers bus électriques à hydrogène pour ses transports en commun, avec l’objectif d’en équiper la moitié de sa flotte d’ici à 2025.

 » La perte de ces 7 bus représente un investissement de 5 M€, explique par ailleurs Franck Mesclier. Même si l’assurance va indemniser le sinistre, reste la perte de l’outil de travail. Heureusement, notre flotte nous à permis de garantir 100% de nos services clients, y compris le jour du sinistre « .

 

Franck Mesclier, lors de la présentation des premiers bus Van Hool A12 H2 mis en service par la SMTC90.

Allemagne. Mercedes-Benz livre les dix premiers Citaro hybrid à Medenbach Traffic GmbH

Allemagne. Mercedes-Benz livre les dix premiers Citaro hybrid à Medenbach Traffic GmbH

La société Medenbach Traffic GmbH a reçu fin décembre les dix premiers des 57 autobus de ligne hybrides de Mercedes-Benz de l’usine d’autobus de Mannheim.

L’ensemble de la commande se divise en 39 Citaro hybrid en version interurbaine, 13 autobus articulés (Citaro G hybrid) et cinq autobus Citaro K hybrid (en version courte).

L’entreprise familiale Medenbach, située à Weilburg en Hesse centrale, dessert actuellement des lignes dans le district de Limburg-Weilburg ainsi que dans le Lahn-Dill-Kreis.

Le parc de véhicules comprend environ 110 véhicules, y compris les 57 nouveaux Citaro hybrid.

Rappelons que la propulsion à hybridation légère (mild hybride), dont le cœur est un moteur électrique de 14 kW, réduit la consommation de carburant jusqu’à 8,5% en aidant le moteur thermique au démarrage. Il génère lui-même l’énergie électrique nécessaire lorsqu’il roule ou freine.

Escroquerie à la subvention. Le transport public n’y échappe pas…

Escroquerie à la subvention. Le transport public n’y échappe pas…

Le Monde a révélé le jour de Noël l’existence d’une vaste fraude aux immatriculations qui n’avait pas épargné l’univers des transports collectifs. Sous le titre évocateur « Comment de faux bus électriques ont permis de détourner des millions d’euros de primes écologiques », le quotidien du soir a en effet mis en lumière le fait que plusieurs centaines de bus électriques étaient concernés par cette escroquerie.

L’analyse détaillée des immatriculations d’autobus de 2022 et 2023 réalisée par notre confrère transbus.org permet de déterminer avec précision que plus de 500 bus électriques ne correspondant pas à des véhicules réels ont été immatriculés entre mai 2022 et juin 2023.

Trois modèles de bus ont été utilisés pour cette fraude : Karsan eJest (véhicule de catégorie M2, 492 cas), BlueBus 6m (catégorie M3, 11 cas fin 2022) et Heuliez GX 337 Elec (catégorie M3, 1 seul cas en 2022).

 

 

Le BlueBus 6m a fait l’objet de 11 demandes frauduleuses.

 

Toujours selon transbus.org, les numéros de série utilisés (VIN) s’intercalent entre ceux des véhicules réels ou présentent parfois des incohérences. « Les autres champs relatifs à la description de ces véhicules sont étonnamment tous identiques pour un même modèle. Certains jours, jusqu’à 45 bus électriques fictifs ont ainsi été immatriculés », explique même notre confrère.

La fraude aurait donc commencé début 2022 lorsque, dans le cadre du plan France Relance, le gouvernement a mis en place un bonus pour l’achat ou la location de longue durée de véhicules lourds alimentés à l’électricité ou à l’hydrogène.

Ce bonus, fixé à 30 000 € pour les autobus et autocars, a finalement été réservée aux minibus électriques (catégorie M2) à compter du 1er janvier 2023

Pour obtenir cette subvention, les demandeurs devaient compléter le formulaire Cerfa 13621*15 « Bonus écologique et prime à la conversion » était à compléter et à envoyer par email à l’Agence de services et de paiement (ASP), l’accompagner du certificat d’immatriculation du véhicule acquis, de la copie de la facture du véhicule acquis/copie du contrat de location, de la copie du bon de commande daté, d’un extrait Kbis et d’un RIB.

La demande devait être formulée dans les six mois suivant la date de facturation du véhicule ou de versement du premier loyer dans le cas d’une location. Le versement de l’aide était ensuite effectué par l’ASP au nom de l’État.

L’enquête du Monde révèle que plus de la moitié des dossiers déposés l’ont été en Ile-de-France, et plus spécifiquement à Paris et en Seine-Saint-Denis, avec des codes APE parfois tout à fait éloignés de ceux qui caractérisent les entreprises de transport collectif.

Enfin, les services de l’État ont indiqué au Monde avoir détecté ces escroqueries de sorte que « les montants fraudés sont restés bien inférieurs à 10 M€ », sans toutefois donner plus de précisions…

 

Un GX 337 ELEC a fait l’objet d’une demande frauduleuse.

 

Nous avons eu un ministre des Transports pour Noël

Nous avons eu un ministre des Transports pour Noël

La liste du gouvernement Bayrou a finalement été communiquée le 23 décembre en fin de journée et le secteur des Transports, qui avait accueilli chaleureusement François Durovray, va devoir s’habituer à un nouvel interlocuteur : Philippe Tabarot.

Ce sénateur LR des Alpes-Maritimes depuis 2020 est aussi Secrétaire du Sénat, premier Vice-Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable.

Rappelons qu’il a aussi été vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur chargé « des transports, de l’intermodalité et de la sécurité » de 2015 à 2021 et président de la régie régionale des transports et qu’il siègeait au GART.