La FNAUT se penche sur le cas des bus parisiens

La FNAUT se penche sur le cas des bus parisiens

L’Association des usagers des transports, dans sa composante Ile-de-France, vient de publier un important dossier consacré aux bus parisiens.

Depuis 2019, la FNAUT, comme d’ailleurs tous les observateurs habituels, constate que la fréquentation des bus à Paris et en proche couronne a diminué fortement pour de multiples raisons : crise sanitaire puis pénurie de conducteurs notamment, entrainant une forte dégradation du service.

Mais alors que la fréquentation est revenue à des niveaux proches de ceux de 2019 sur les réseaux métro, RER ou trams, ce n’est pas le cas pour les bus du périmètre ex-RATP.

Si les raisons sont multiples et dépendent aussi des opérateurs et d’IDFM, la baisse de régularité et de vitesse commerciale des bus est pour la FNAUT un facteur majeur de cette perte de clientèle des bus. Or les communes ont un rôle clé à jouer en tant que gestionnaires de voirie et détentrices du pouvoir de police.

L’association rappelle ensuite les enjeux majeurs que représentent les bus :

  • Environ 2 millions d’usagers par jour sur le périmètre ex-RATP ;
  • Avec le tramway, le bus est le mode de transport le plus accessible à tous, avantage notable dans un contexte de vieillissement de la population ;
  • Un mode de transport économe en énergie et en espace rapporté au voyageur transporté et qui est de plus en plus écologique avec l’investissement massif en véhicules « propres » (électrique ou biogaz) désormais bien avancé ;
  • La mauvaise performance des bus a un coût pour les finances publiques. Dans son dernier livre, l’expert en mobilités Pascal Auzannet chiffre à 400 M€ / an le surcoût de fonctionnement du réseau de bus liés à la congestion de la voirie ;
  • Face à l’augmentation des temps de parcours, IDFM décide souvent de travailler à moyen constants et donc dégrade l’offre théorique ;
  • On se trouve ainsi pour certaines lignes dans une spirale de dégradation qu’il faut interrompre.

La FNAUT met ensuite en avant les qualités de ce mode de transport (agrément, accessibilité, couverture du réseau), s’appuyant notamment sur une étude menée par IDFM en 2023.

« Cependant le manque de fiabilité, de régularité (plus encore que les vitesses médiocres), l’information souvent défaillante aux arrêts et la signalétique souvent indigente dans les zones complexes (Gares Montparnasse et Saint-Lazare, Place du Châtelet et alentours entre autres), constituent des freins à l’utilisation du bus », explique-t-elle.

Au-delà du constat, la FNAUT liste aussi ses attentes de la part des futurs élus municipaux :

  • Renforcer les contrôles du respect du code de la route: usage et stationnement dans les couloirs bus, stationnement en double file, etc. ;
  • Concevoir / modifier les aménagements de voirie pour faciliter la circulation des bus : par exemple, reculer une ligne de feux, conserver une largeur permettant le croisement de 2 bus, proscrire les ralentisseurs non conformes, etc. ;
  • Porter une vision globale de l’espace public et améliorer la cohabitation entre les modes(bus, vélo, piétons notamment) ;
  • Les projets de piétonisation / végétalisation ou de modification du plan de circulation ne doivent pas conduire à pénaliser des milliers d’usagers des bus, comme on a pu le voir dans plusieurs communes (Clamart, St-Denis, Pantin, Aulnay, etc.) ;
  • Travailler avec IDFM et les autres collectivités sur la mise en place de priorité aux feux, actuellement presque inexistante (sauf trams et TVM) ;
  • Mettre (ou remettre) en place des instances de concertationavec les associations d’usagers pour l’amélioration en continu du réseau de bus et échanger en amont sur tout projet ayant des impacts sur les bus ;
  • Un enjeu majeur en zone dense réside dans le blocage des carrefours. Nous militons pour la recréation d’une véritable police de la circulation, afin de lutter contre les comportements qui aboutissent à un blocage des carrefours les plus critiques. Cette police pourrait être municipale voire intercommunale ;
  • Veiller à la meilleure gestion des abribus(superstructure, alimentation électrique, affichage) donc optimiser la coordination entre les différents intervenants pour le compte des villes ou territoires.

Plus généralement, la FNAUT souhaite que les candidats fassent des propositions pour faire simplifier le mille-feuille administratif. En matière de mobilité aussi, il est source de lourdeurs, voire paralyse parfois l’action publique.

Dans les fiches en annexe sont enfin développées différentes suggestions dans le contexte des élections municipales :

  • Paris : de multiples
  • leviers pour redresser le réseau de bus ;
  • Clamart : un bout de rue piétonne très pénalisant pour les bus ;
  • Saint-Ouen : un manque de bonne volonté ?
  • Hauts-de-Seine : un choix délibéré de supprimer les voies bus ?
  • Saint-Denis : une « requalification » du centre-ville au détriment des usagers des bus ;
  • Aulnay-sous-Bois : du stationnement au détriment des bus.

 

 

Yutong actif aux JO d’hiver

Yutong actif aux JO d’hiver

A ce jour en Italie, 68 bus Yutong zéro émission assurent les transports en commun à Milan et Cortina pour les Jeux olympiques d’hiver.

Ces véhicules ont été introduits dans le réseau de transports en commun desservant Milan et Cortina d’Ampezzo pour les JO, et servent à transporter spectateurs et visiteurs entre les sites olympiques et les zones urbaines environnantes.

Les bus sont entièrement électriques et circuleront sur des lignes régulières ainsi que sur des itinéraires spéciaux liés à l’événement.

Vingt modèles U12 et huit modèles E12 ont déjà été mis en service. Selon les besoins opérationnels, il est aussi prévu d’introduire progressivement 40 autobus E7S plus petits.

 

 

Tott up lance une offre de formation « terrain »

Tott up lance une offre de formation « terrain »

Tott up vient d’annoncer le lancement de Tott up Formations, une offre dédiée aux conducteurs de bus et d’autocars, conçue pour réduire la sinistralité et en particulier les accrochages et les chutes de personnes.

Cette approche allie des exercices en conduite réelle, la répétition de certains gestes essentiels, mais sans les contraintes d’organisation liées à la présence d’un formateur, le tout depuis votre dépôt et avec une possibilité de prise en charge par l’OPCO Mobilités.

Pour Tott up, il s’agit de « renforcer les réflexes opérationnels sur les situations réellement rencontrées en ligne, afin de limiter les risques et renforcer les gestes sécuritaires ».

Les sessions, d’une durée de trois heures, fixent deux objectifs pédagogiques. Il s’agit d’abord de renforcer les comportements sécuritaires au volant et la prise de conscience des dangers.

La formation permet aussi de réduire les accidents grâce à une approche « pendant la conduite » et à de nombreux exercices concrets : conduite prévisionnelle, souplesse et anticipation, posture active sont au centre du programme.

Selon l’organisme, les sessions sont adaptées aux enjeux de la conduite urbaine ou en environnement urbain. Ainsi la prévention des chutes de personne occupe naturellement une place importante du programme, au même titre que les risques d’accrochage.

Les contenus des programmes sont cependant modulables dans le cas de formations intra-entreprises, permettant d’aborder des sujets plus spécifiques à certains exploitants.

Tott up indique que ses formations sont certifiées Qualiopi. Côté prise en charge, l’OPCO Mobilités renouvelle en 2026 ses financements pour une prise en charge jusqu’à 100% des coûts pédagogiques.

 

 

IDFM. Deux lots de bus attribués à Transdev

IDFM. Deux lots de bus attribués à Transdev

Île-de-France Mobilités a confirmé le 13 février l’attribution de l’exploitation des lignes de bus de deux territoires dont les contrats arrivent à échéance le 31 juillet 2026.

Transdev a ainsi été désigné pour exploiter les lignes de bus couvrant les territoires du Sud-Ouest de l’Essonne (MP24) et l’agglomération de Melun Val de Seine (DSP18), à la suite du vote du conseil d’administration du 13 février 2026.

L’autorité organisatrice a aussi confirmé l’attribution des quatre lots du marché PAM, service qui permet aux personnes en situation de handicap de se déplacer partout dans la région.

Lituanie. Irizar livre ses premiers bus ieTram à Kaunas

Lituanie. Irizar livre ses premiers bus ieTram à Kaunas

Le 12 février, Irizar a officiellement livré les premiers bus électriques à batteries ieTram d’une série de 10 à Kaunas en Lituanie.

Kautra, l’exploitant du réseau, les mettra prochainement en circulation dans la ville.

Kaunas devient la deuxième ville de Lituanie à intégrer des bus électriques Irizar dans son réseau de transports en commun, après Klaipeda.

 

Centre Val de Loire.  La région et la FNTV ont signé une charte sur le rétrofit

Centre Val de Loire. La région et la FNTV ont signé une charte sur le rétrofit

Dans le cadre de ses actions en faveur de ses adhérents, la FNTV-Centre Val de Loire a signé à l’automne dernier une charte avec la Région, permettant de faciliter la décarbonation de leurs flottes.

Le dispositif proposé dans cette charte permet de revoir les règles de calcul de l’âge contractuel des véhicules rétrofités. En d’autres termes, la durée de vie des autocars devenus électriques est prolongée.

Cet accord représente un réel soutien pour les transporteurs, leur facilitant la décarbonation de leurs véhicules. D’autre part, cet accord s’inscrit dans la politique de verdissement de la flotte REMI définie par la région Centre Val de Loire (objectif zéro véhicule diésel sur les lignes régulières d’ici 2028).

Enfin, cette charte permet d’accompagner le développement de la filière rétrofit, sans désavantager les autres technologies.

Ce dispositif régional est expérimenté pendant 3 ans et s’appliquera à tous les véhicules rétrofités avant le 30 juin 2028, jusqu’à leur fin de vie contractuelle.