Norvège. Siemens va optimiser la flotte électrique d’Unibuss avec Depot360

Norvège. Siemens va optimiser la flotte électrique d’Unibuss avec Depot360

Siemens Smart Infrastructure vient de conclure un contrat avec Unibuss, l’un des principaux opérateurs de bus de la région du Grand Oslo, pour fournir sa solution Depot360 Managed Services afin d’optimiser sa flotte et son infrastructure de recharge.

Les services Depot360 de Siemens doivent répondre aux défis auxquels sont confrontés les opérateurs de bus électriques, tels que ceux liés aux conditions hivernales rigoureuses – courantes en Norvège – et à la nécessité d’une surveillance 24h/24 et 7j/7 de la recharge des véhicules.

Avec Depot360, Siemens veut garantir que la bonne quantité d’énergie soit fournie aux véhicules sans dépasser la capacité du réseau, tout en permettant également la surveillance à distance de l’état de recharge des bus pour des opérations stables et une consommation d’énergie réduite.

Depot360 fait partie de Siemens Xcelerator, une plateforme commerciale numérique ouverte « qui permet aux clients d’accélérer leur transformation numérique plus facilement, plus rapidement et à grande échelle ».

Unibuss, une filiale de la société de transport municipale d’Oslo Sporveien AS, elle transporte 70 millions de personnes chaque année sur 51 lignes de bus. L’entreprise possède l’une des plus grandes flottes de bus électriques des pays nordiques, avec 259 véhicules.

 

 

Les cars Zou à l’honneur en région Sud

Les cars Zou à l’honneur en région Sud

A l’occasion d’une conférence destinée à faire « le point sur les transports régionaux », Renaud Muselier, président de la région Sud, vient de rappeler quelques données et chiffres sur les cars de sa région, commercialement nommés Zou.

En complément des trains, le réseau de cars Zou comprend 1700 bus et cars. 17 millions de voyageurs sont transportés annuellement sur l’ensemble du réseau, dont près de 50 000 élèves chaque jour. Le réseau se déploie sur l’intégralité des 52 intercommunalités de la région.

La desserte de l’ensemble des territoires « tient particulièrement à cœur » de Renaud Muselier, qui met en avant le récent lancement d’une ligne Avignon-Valréas, la création de voies réservées aux autocars sur l’A51 entre Marseille et Aix ou entre Marseille et Toulon. Il indique aussi que des contrats de mobilités seront signés avec toutes les intercommunalités en 2025 pour ajuster l’offre de transport au plus près des besoins des habitants.

Les lignes opérées dans les Alpes-Maritimes (200 véhicules) et Alpes-de-Haute-Provence sont maintenant entièrement opérées via des véhicules décarbonés électriques ou hydrogène, se félicite par ailleurs le président de la région, précisant que la « décarbonation » des lignes du Vaucluse est en ligne de mire pour 2025. « La totalité de la flotte sera propre en 2028 », annonce le président, qui met également en avant le fait que 11 lignes Zou sont équipées de porte-vélos.

Le coût annuel de fonctionnement de l’ensemble du réseau de cars Zou s’élève à près de 241 M€, payés par la région, rappelle-t-il.

A noter qu’en 2025, une nouvelle appli et un nouveau site internet verront le jour, pour un investissement de 40 M€ et un cout de fonctionnement annuel d’environ 15 millions.

 

 

Grand Nancy. La Stan teste ses trolleybus Hess

Grand Nancy. La Stan teste ses trolleybus Hess

Le 16 octobre dernier, le réseau de transports collectifs Stan du Grand Nancy (exploité par Keolis) a procédé aux premiers tests de ses trolleybus Hess.

 

Il s’agissait plus spécifiquement de tester les lignes aériennes de contact de la Ligne 1, réinstallées courant septembre (par Equans) après avoir été supprimées en 2023, les « emperchoirs », mais aussi le mode sur batteries embarquées qui sera utilisé sur une partie de la ligne, non électrifiée.

 

Parallèlement, Keolis a annoncé que les conducteurs allaient commencer leur formation sur ces véhicules d’ici à la fin du mois d’octobre.

 

Enfin, la mise en service de ces nouveaux trolleybus est prévue pour le printemps 2025.

 

Keolis renouvelé par Orléans Métropole

Keolis renouvelé par Orléans Métropole

Le 17 octobre, Orléans Métropole a renouvelé sa confiance en Keolis en lui attribuant un nouveau contrat de six ans pour la maintenance et l’exploitation de son réseau de transport public TAO.

Ce contrat, d’une valeur cumulée de 493 M€, couvre l’ensemble des modes de transport de la métropole, incluant le tramway, les bus, les vélos, le transport à la demande (TAD), ainsi que les parcs relais et les VéloPark. Il prendra effet le 1er janvier 2025 et desservira 22 communes, représentant près de 300 000 habitants.

Dans le cadre de ce nouveau contrat, Keolis s’engage à introduire plusieurs nouveautés :

. Le lancement du service RésaNuit pour garantir des déplacements nocturnes pratiques et sécurisés. La création d’une liaison directe par car via l’A10, facilitant l’accès au pôle économique Pôle 45.

. La fusion des applications TAO afin de simplifier l’expérience utilisateur avec une plateforme unique. Le déploiement de vélos en free-floating pour encourager la mobilité douce.

 

. L’organisation de marches exploratoires avec des femmes ambassadrices pour renforcer la sécurité. Une expérimentation de vélotaxis en centre-ville pour un transport de proximité.

 

Cette nouvelle offre renforcée ambitionne de porter le nombre de voyages à 44 millions par an d’ici 2030, avec un réseau couvrant 14 millions de kilomètres exploités par Keolis.

Grosse commande pour Solaris par Transdev aux Pays-Bas

Grosse commande pour Solaris par Transdev aux Pays-Bas

Transdev Nederland Holding a passé une commande de 96 autobus électrique à batteries Urbino 12 auprès de Solaris Bus & Coach. Une commande dont les livraisons sont prévues pour le dernier trimestre 2025.

Ces bus Solaris seront exploités dans les transports publics de la province d’Utrecht, au centre des Pays-Bas. La commande de 96 Solaris Urbino 12 fait partie de la stratégie de Transdev Nederland visant à remplacer l’ensemble de la flotte d’Utrecht par des véhicules zéro émission. Actuellement, la ville exploite 50 lignes de bus, desservant 30 millions de passagers par an.

Transdev Nederland connaît déjà les produits Solaris, puisque sa filiale Connexxion exploite une flotte de 20 bus à hydrogène Urbino 12 en Hollande méridionale. Par ailleurs, les trolleybus Trollino 18 de Solaris au design distinctif MetroStyle sont en service à Arnhem depuis plusieurs mois.

 

 

Budget 2025. Les propositions de l’UTPF

Budget 2025. Les propositions de l’UTPF

Dans un très beau document rappelant d’abord toute l’importance du transport collectif pour l’Hexagone, l’UTPF (Union des Transports Publics et Ferroviaires) vient de présenter le catalogue des revendications qu’elle souhaite voir intégrées dans le PLF (Projet de Loi de Finance) 2025 en cours de discussion.

Dans le contexte économique et financier du moment, elle demande beaucoup, sans doute en espérant obtenir quelques gains sur certains dossiers.

Revue de détail de ce véritable cahier de doléances :

. Comme cela a été fait pour l’Île-de-France dans le cadre de la loi de Finances 2024, et par principe d’équité territoriale, l’UTPF d’augmenter les plafonds du Versement mobilité pour les AOM urbaines en-dehors de l’Île-de-France – en concertation avec les milieux économiques et dans le respect des équilibres entre les sources de financement – dans les territoires qui ont des projets d’augmentation de l’offre.

. L’UTPF demande aux pouvoirs publics d’affecter aux Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) d’une fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre (ETS 1). Le prochain projet de loi de finances 2025 pourrait ainsi prévoir un montant d’affectation de 250 M€ tel que précédemment préconisé par le Sénat.

. Elle demande aussi de reconduire en 2025 le dispositif d’exonération de cotisations et contributions sociales en 2025 pour la prise en charge par l’employeur des titres d’abonnements de transports publics jusqu’à 75%.

. Elle demande que soit mis en place à l’échelle nationale une taxe poids lourds (sur le modèle de la LKW-Maut
en Allemagne) qui aurait vocation à s’appliquer à l’ensemble du réseau routier national, avec un fléchage des revenus vers la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire.

Ce dispositif national serait réalisé en étroite association avec les collectivités territoriales compétentes. Il viendrait en outre compléter les éventuelles écotaxes instaurées par les collectivités territoriales sur leurs propres domaines publics routiers.

. L’UTPF demande que soit mis en place un soutien durable visant à favoriser la poursuite du développement d’infrastructures de transport telles que le métro, le tramway et les bus à haut niveau de service (BHNS), ainsi que la création de voies dédiées et de parkings relais. « L’objectif est de développer in fine l’offre de transport collectif pour offrir à nos concitoyens des solutions de mobilité et les aider à réduire l’utilisation de leur voiture ».

. Elle demande aux pouvoirs publics de soutenir les projets de développement et de modernisation des infrastructures et des systèmes de transport urbain ou périurbain portés par les Autorités organisatrices de la mobilité de toutes tailles, en allouant une dotation annuelle de 500 M€, issue de l’AFIT-F39 et/ou d’un Fonds vert qu’elle juge « très insuffisamment fléché à l’heure actuelle vers les transports publics ».

. Alors que près de 2 000 autobus sont renouvelés chaque année en France, l’UTPF souhaite que soit garanti un programme ambitieux pour aider les collectivités à accélérer le verdissement de leurs flottes. Elle appelle à « une mesure forte et simple dans sa mise en œuvre » qui consisterait pour l’Etat à soutenir à hauteur de 100 000 € l’achat d’un autobus électrique ou à hydrogène.

. L’UTPF demande que soit sanctuarisée une enveloppe de 200 M€ par an (pérennisée jusque 2030) qui pourrait soutenir les opérateurs de fret ferroviaire à travers une prise en charge à hauteur de 50% des péages dus à SNCF Réseau ; des aides pour les wagons isolés, des aides pour l’exploitation des services de transport combiné, et aides pour les autoroutes ferroviaires.

. Enfin, l’UTPF demande la mise en place d’un programme de soutien pour l’acquisition de locomotives électriques ou hybrides. « En effet, de la même manière que l’État s’est engagé depuis plusieurs années dans le soutien au déploiement de la mobilité électrique dans le domaine du transport routier de marchandises, il serait essentiel et juste qu’il en fasse de même pour le fret ferroviaire », indique l’organisation.