Les Assises du véhicule autonome

Les Assises du véhicule autonome

Le 23 octobre, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a réuni à l’occasion des Assises du véhicule autonome l’ensemble des acteurs du transport routier, de la mobilité routière et du véhicule autonome : industriels, autorités organisatrices de la mobilité et collectivités territoriales, fédérations professionnelles et organisations syndicales, monde académique et scientifique, ainsi qu’opérateurs de transport.

Ces rencontres, auxquelles 250 participants ont pris part, ont permis de mettre en avant les avancées réglementaires, les innovations ainsi que les opportunités économiques permettant d’accélérer le passage des expérimentations aux services opérationnels et commerciaux.

Ces Assises devrait marquer une nouvelle étape pour le déploiement des véhicules autonomes en France, avec un cadre de sécurité exigeant et une mobilisation de la filière industrielle, des professionnels du transport, et des territoires.

La France s’est dotée dès 2018 d’une stratégie nationale pour le développement de la mobilité automatisée, reposant sur une collaboration étroite public-privé, ayant abouti à la conduite de plus de 200 expérimentations partout sur le territoire.

À l’occasion des Assises du véhicule autonome, le ministre a donc présenté la vision du gouvernement, fondée sur trois convictions : « le véhicule autonome constitue, dans le respect d’un cadre exigeant, un levier pour améliorer la sécurité routière, renforcer l’offre de transport dans les territoires les moins desservis et consolider notre souveraineté technologique ».

Pour accompagner les acteurs, le ministère des Transports établira, au premier semestre 2027, une doctrine d’homologation des véhicules autonomes, afin de donner aux constructeurs davantage de visibilité sur les exigences opérationnelles et le calendrier.

Cette doctrine, élaborée sous l’égide du Centre national de réception des véhicules (CNRV), reposera sur une validation étape par étape, avec un suivi de la sécurité tout au long de la vie du véhicule.

En parallèle de ces travaux nationaux, la France porte aussi une démarche de coopération européenne pour accompagner le déploiement du véhicule autonome. A l’issue de deux années de travaux préparatoires, le lancement de la coalition Pact for Europe pour les autorités de transport a eu lieu à Paris le 7 octobre dernier, au Ministère des transports.

La doctrine d’homologation des véhicules autonomes fera également l’objet d’échanges avec d’autres pays européens pour faciliter la reconnaissance et l’harmonisation au niveau européen.  

L’Etat envisage la mise en place d’un guichet unique, au niveau de l’Etat, pour simplifier les démarches administratives et accompagner les porteurs de projets.

Ces Assises ont donc permis de franchir une nouvelle étape dans la constitution d’un véritable écosystème, rapprochant les secteurs privé et public, transport individuel et collectif.

Plusieurs annonces ont d’ailleurs été faites lors de cette journée :

. Île-de-France Mobilités a décidé de lancer le premier véritable service de transport collectif de passagers avec des véhicules autonomes en Île-de-France. L’objectif est de proposer de nouvelles solutions de mobilité sur des lignes locales ou des zones peu desservies. Un projet pilote sera lancé début 2028 sur le secteur Versailles Grand Parc, Saint-Quentin-en-Yvelines, Paris Saclay, pour aller vers une extension progressive à partir de 2030.

. La filière automobile (PFA) et celle du transport public et ferroviaire (UTPF) ont signé un accord de coopération, qui permet de réunir ceux qui conçoivent les véhicules et ceux qui exploitent les services.

. La Ville de Clichy, G7, ainsi que Milla, fournisseur français de véhicules et de systèmes de conduite autonome, ont annoncé s’associer pour porter un projet de service de véhicules de transport autonomes électriques à Clichy, qui pourrait être étendu aux communes voisines.

. La Métropole du Grand Paris, Bolt et Stellantis ont annoncé leur projet de déployer, à travers une expérimentation, des services de mobilité autonome dans le Grand Paris dans le cadre d’un programme pilote soumis à l’initiative ADACities de la Commission européenne. Le lancement est envisagé à partir de 2028, avec l’ambition de s’étendre à environ 30 communes d’ici 2030.

. Le constructeur Stellantis, Wayve, société britannique spécialisée développement de l’IA incorporée dans des véhicules et NVIDIA, spécialiste des puces électroniques et des infrastructures nécessaires au développement de l’IA, ont annoncé dans le cadre des Assises le lancement d’une collaboration visant à promouvoir le déploiement sûr et responsable des véhicules autonomes en Europe.

 

 

Grande Bretagne. Alexander Dennis et Volvo Buses étudient un bus articulé électrique de type tramway

Grande Bretagne. Alexander Dennis et Volvo Buses étudient un bus articulé électrique de type tramway

Alexander Dennis, une filiale de NFI Group Inc., vient d’annoncer qu’elle travaille avec Volvo Buses pour explorer le développement d’un autobus électrique de type tramway pour le marché britannique.

Dans le cadre d’une étude de faisabilité, Volvo Buses a donc mis son châssis articulé BZL Electric à la disposition d’Alexander Dennis afin d’évaluer comment l’associer à l’expertise technique et aux capacités de production britanniques de ce dernier, grâce à une nouvelle conception de carrosserie, l’Enviro Max. Ce châssis articulé est une version à plus grande capacité de la plateforme rigide BZL Electric de Volvo.

Cette initiative vise à évaluer l’intérêt pour un véhicule à grande capacité et zéro émission, conçu pour desservir les axes de bus à haut niveau de service. En utilisant l’espace routier existant et en évitant le recours aux voies ferrées, aux plateformes et aux lignes aériennes, ce type de véhicule représente une solution attrayante et économique pour les collectivités locales souhaitant améliorer la capacité et la connectivité des transports publics.

Conçu pour les applications urbaines et interurbaines à haute capacité, le châssis articulé Volvo BZL Electric supporte une longueur de véhicule jusqu’à 18 m pour la configuration de carrosserie Enviro Max proposée par Alexander Den.

Ce véhicule affiche un poids total autorisé en charge de 30 000 kg et est propulsé par la chaîne cinématique bimoteur EPT802 de Volvo, développant jusqu’à 400 kW et 850 Nm de couple, associée à une boîte de vitesses manuelle automatisée à deux rapports.

Le châssis peut être équipé de 12 batteries lithium-fer-phosphate, offrant une capacité de charge installée maximale de 530 kWh. Les options de recharge incluent des prises CCS2 jusqu’à 250 kW et des pantographes OppCharge jusqu’à 450 kW.

 

 

 

IDFM remanie le réseau de bus des Bords de Marne et de Boucle Nord de Seine

IDFM remanie le réseau de bus des Bords de Marne et de Boucle Nord de Seine

À compter du 1er novembre prochain, Île-de-France Mobilités fera évoluer l’offre de bus des territoires des Bords de Marne et de Boucle Nord de Seine afin d’améliorer les services.

Cette évolution concerne plus de vingt lignes du réseau de bus dans le nord du Val-de-Marne et le sud de la Seine-Saint-Denis, incluant le bois de Vincennes et les boucles de Marne, et une douzaine de lignes de bus dans le secteur sud du Val d’Oise, le nord des Hauts- de-Seine, l’ouest de la Seine-Saint-Denis, en passant par le Nord de Paris.

Ces restructurations s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue du service. Elles se traduisent par des renforts de fréquence, des amplitudes horaires étendues, des prolongements d’itinéraires, des réajustements d’horaires ou encore des réorganisations d’itinéraires localisées.

Concrètement, une nouvelle ligne est créée, des fréquences renforcées, des horaires élargis et certains quartiers et pôles d’activité voient leur desserte améliorée.

Dans le nord du Val-de-Marne et le sud de la Seine-Saint-Denis, la principale nouveauté de cette réorganisation dans le Val-de-Marne, la ligne 314 est créée entre la gare de Neuilly-Plaisance et la Zone Industrielle des Chanoux afin d’offrir une desserte plus directe et mieux adaptée aux besoins de déplacement vers ce pôle d’emplois majeur du territoire.

Pour accompagner les besoins de mobilité du territoire, Île-de-France Mobilités renforce également l’offre sur plusieurs lignes structurantes du réseau avec des fréquences renforcées sur les lignes 112, 116, 118, 124, 127, 203, 214 et 303 ; des horaires élargis sur les lignes 116, 203 et 214 avec des premiers départs avancés ou des derniers départs plus tardifs.

Dans le sud du Val d’Oise, le nord des Hauts-de-Seine, l’ouest de la Seine-Saint- Denis sera mise en œuvre une desserte renforcée des pôles d’activité du territoire comme la ZAC des Louvresses, ou le Bus du Port de Gennevilliers, notamment avec de meilleures correspondances avec le reste du réseau.

 

 

 

Philippe Docx nommé Directeur Général Europe du Nord du Groupe Keolis

Philippe Docx nommé Directeur Général Europe du Nord du Groupe Keolis

Keolis vient d’annoncer la nomination de Philippe Docx au poste de Directeur Général Europe du Nord (Belgique, Pays-Bas, Danemark et Suède) à compter du 15 octobre 2026. Il rejoint le Comité Exécutif du Groupe.

Cette nomination s’inscrit dans le cadre du plan stratégique EMBARK 2030 récemment présenté par Frédéric Van Heems, président du Directoire de Keolis,

À l’échelle de l’Europe du Nord, Philippe Docx apportera son expérience de direction d’opérations complexes et de la transformation, fort de l’expérience acquise avec ses équipes en Belgique depuis 2023.

 

 

Toulouse aura son pôle d’échanges multimodaux en 2032

Toulouse aura son pôle d’échanges multimodaux en 2032

Le 20 octobre dernier, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a officiellement lancé la construction de la future Halle des mobilités de Toulouse, désormais officiellement troisième ville de France.

D’ici 2032, en lien avec la mise en service de la ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux, de la troisième ligne de métro et du développement du SERM, le pôle Matabiau devrait faire face à un triplement de sa fréquentation quotidienne, soit 150 000 voyageurs par jour.

La nouvelle infrastructure devrait permettre de fluidifier le flux de voyageurs en transit ou en attente et de faciliter les correspondances entre les différents modes de transports (train, métro, bus ou vélo).

 

Vue intérieure du futur pôle d’échanges multimodaux de Toulouse.

 

« Pour accompagner cette transformation majeure, nous engageons 78 M€, le plus gros investissement de notre mandat, dans la construction d’une Halle des mobilités de 12 000 m², directement reliée à la gare nationale Matabiau. C’est une première pour une Région. Demain, ce lieu deviendra l’un des pôles d’échanges multimodaux les plus importants d’Europe », a expliqué Carole Delga.

 

 

 

Espagne. Tuvisa mise à nouveau sur Irizar e-mobility pour le réseau de Vitoria-Gasteiz

Espagne. Tuvisa mise à nouveau sur Irizar e-mobility pour le réseau de Vitoria-Gasteiz

Tuvisa, opérateur du réseau de transport de l’agglomération espagnole de Vitoria-Gasteiz, vient de commander cinq nouveaux Irizar ie tram.

Sur les cinq nouveaux véhicules, trois mesureront 18 m, les deux autres en 12 m. La collaboration entre Irizar e-mobility et Tuvisa a débuté en 2019 avec l’achat de 13 ie trams de 12 et 18 m, qui ont été livrés en 2020 pour la mise en service du système BEI (Bus Électrique Intelligent).

Quatre ans plus tard, Tuvisa a intégré à sa flotte dix nouveaux ie trams et, en 2025, cinq unités supplémentaires.

Les nouveaux autobus intègreront une technologie de pointe et répondent aux normes européennes les plus strictes en matière de sécurité, d’efficacité et de durabilité. Ils disposent d’espaces réservés aux fauteuils roulants et aux poussettes, de rampes d’accès, de systèmes en braille et de zones adaptées aux personnes à mobilité réduite.

Ces véhicules sont développés et fabriqués dans l’usine d’Irizar e-mobility située à Aduna, dans la province de Guipúzcoa, à quelques kilomètres de Vitoria-Gasteiz.