Services Express Régionaux Métropolitains :  que faut-il en attendre ?

Services Express Régionaux Métropolitains : que faut-il en attendre ?

La Fabrique de la Cité vient de publier une « note » concernant les SERM, considérés comme des leviers pour « décarboner les mobilités du quotidien des Français dans les grands espaces urbains ».

 

Rappelons qu’il s’agit d’un think tank qui a pour mission de détecter et d’analyser les grands enjeux environnementaux, sociaux et économiques des villes, avant d’identifier et de présenter des solutions aux acteurs publics et aux professionnels des territoires.

À travers cette note, Louise Fel, chargée d’études à La Fabrique de la Cité, s’intéresse aux promesses des SERM en s’appuyant notamment sur l’analyse de quatre projets lancés sur les aires urbaines de Marseille, Toulouse, Clermont-Ferrand et Tours. Ce travail de recherche sur un dispositif encore peu documenté, car reposant sur des approches particulièrement territorialisées, entend esquisser de premières réponses aux enjeux de déploiement des SERM en France.

Mentionnés pour la première fois sous le terme de « RER métropolitains » par le Conseil d’Orientation des Infrastructures en 2018, ces derniers ont pour objectif de favoriser, dans les principales métropoles du pays, le report modal vers les transports collectifs pour les déplacements du quotidien en s’inspirant de ce qui existe dans d’autres pays (Allemagne, Suisse, Espagne).

Le terme de Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) est créé en décembre 2023 par la loi du même nom. Concrètement, le dispositif vise la création d’une offre de transports multimodale et performante qui intègre trains, cars express, mobilité douce et covoiturage.

La loi SERM repose ainsi sur un triple objectif : écologique en proposant une véritable alternative à la voiture individuelle, de santé publique en limitant la pollution de l’air et d’aménagement du territoire afin d’intégrer plus fortement les territoires d’une même région métropolitaine.
Alors que la première annonce du Président de la République évoquait « la création d’un réseau de RER dans les dix principales villes françaises », ce sont finalement 24 projets de SERM qui ont été labellisés à l’été 2024.

La déclinaison de cet objectif national à l’échelon local suppose que chacun de ces projets soit adapté aux caractéristiques de son propre territoire. Cette adaptation repose sur une étude la plus fine possible de la capacité des infrastructures existantes et des besoins et des flux de déplacement au niveau du bassin de mobilité.

Le SERM n’est donc pas un objet unique. La Fabrique de la Cité a ainsi choisi de se concentrer sur les initiatives en cours dans quatre SERM pour en tirer de premiers enseignements, à Marseille, Toulouse, Clermont-Ferrand et Tours.

« Le focus que nous proposons sur 4 des 24 SERM laisse à penser, malgré des niveaux d’avancement différents, que ces dispositifs s’ancrent dans des projets de longue date pour offrir aux habitants une meilleure offre de transports qui facilite leur quotidien et améliore leur qualité de vie, explique Louise Fel, Néanmoins, il conviendra d’installer un cadre stable et cohérent en matière de gouvernance pour assurer une continuité dans la coordination des différentes types de transports et de réseaux. L’effort sur le financement est également un défi à relever. Entre la conception et les offres effectives, ces projets de mobilité vont demander une continuité d’investissement humain et financier sur plusieurs années ».

Le financement constitue en effet la principale source d’incertitude pour la mise en œuvre de ces projets d’envergure qui doivent prouver leur pérennité. Cette incertitude perturbe logiquement l’avancement des projets qui requièrent un cadre stable national stable sur les critères, les calendriers, ainsi qu’une certaine visibilité pour engager des investissements particulièrement lourds.

À ce titre, une conférence sur le financement des SERM prévue initialement en juin 2024 est largement attendue par les acteurs territoriaux. Elle devrait finalement avoir lieu en mai 2025 et concernera les mobilités dans leur ensemble, avec les projets SERM comme fil rouge.

« Si ces défis qui pèsent sur les SERM sont relevés avec méthode et pragmatisme, nul doute qu’il s’agira là d’une avancée significative pour l’avenir des transports en France », estime Louise Fel.

 

 

La sécurité des batteries au centre des préoccupations de RISE

La sécurité des batteries au centre des préoccupations de RISE

Le 19 mars, RISE, un institut de recherche suédois, partenaire de l’innovation à travers une collaboration internationale avec l’industrie, le monde universitaire et le secteur public, a réuni des centaines de leaders de l’industrie, d’experts en batteries, d’ingénieurs et de chercheurs d’Europe et des États-Unis pour discuter et partager leurs idées sur les progrès, la recherche et les défis liés à la sécurité des batteries.

Pour RISE, « l’électrification généralisée de la société fait de la sécurité des batteries un sujet plus important que jamais ». Pour parvenir à un développement durable, des lignes directrices et des stratégies claires sont donc nécessaires.

L’industrie, les entrepreneurs et le monde universitaire se sont réunis pour la conférence sur la sécurité des batteries à Göteborg. Il s’agissait de la première mondiale d’une conférence sur les batteries portant sur le thème de la sécurité des batteries.

Lors de la conférence, des experts ont partagé leurs connaissances et leurs expériences sur tous les sujets, depuis la sécurité des batteries dans les phases de développement et de fabrication jusqu’à leur utilisation et leur seconde utilisation. Les présentations comprenaient les réglementations, les normes, l’emballement thermique, le recyclage durable des batteries et les systèmes de gestion des batteries (BMS).

Les principaux intervenants étaient Victoria Lutz, de la Fire Protection Research Foundation (FPRF) et Roberto Pacios, CIC energiGUNE.

Cette a été une occasion unique de réunir les parties prenantes de la chaîne de valeur des batteries, des scientifiques des matériaux aux utilisateurs finaux et aux décideurs.

L’une des leçons clés de l’événement a été « l’importance de partager les connaissances sous tous les angles et la nécessité de collaborer pour mettre en œuvre de nouvelles méthodes qui peuvent aider à réduire les risques et à accroître la sécurité dans la production, la manipulation et l’utilisation des batteries pour différentes applications », a déclaré Roberto Pacios.

Les autres intervenants étaient Judith Jeevarajan, UL Research Institutes, Tom Hessels, Netherlands Institute for Public Safety, NIPV, Annika Ahlberg Tidblad, Volvo Cars, Martin Svensson, Epiroc Electrification Solutions, Roeland Bisschop, Volvo Energy, Elna Heimdal Nilsson, Lund University, Kenneth Ekman, Fortum Battery Recycling, Frederic Schuh, Daimler Truck AG et Leo Svenningsson, Ellen Scott, Ingvar Karlson, Maria Quant et Ola Willstrand de RISE.

Le constructeur australien Custom Denning accélère ses commandes chez Forsee Power

Le constructeur australien Custom Denning accélère ses commandes chez Forsee Power

Custom Denning, constructeur australien de bus et d’autocars, et Forsee Power,spécialiste des systèmes de batteries, viennent d’annoncer une nouvelle collaboration pour offrir des transports publics zéro émission en Australie.

Depuis 2023, les deux entreprises équipent les bus Element 2 de Custom Denning avec les systèmes de batteries haute énergie FORSEE ZEN PLUS, permettant aux véhicules de fonctionner sur une seule charge tout au long de la journée. Plus de 150 bus ont déjà été mis en service en Australie et plus d’une centaine suivront dans les prochains mois.

Custom Denning, le plus ancien constructeur de bus d’Australie, a lancé une nouvelle gamme de bus électriques en 2023, fabriqués dans l’ouest de Sydney et a déjà livré plus de 150 bus à des villes du pays.

Il a également étendu ses activités en Europe, avec 10 bus en service sur le réseau Rotala au Royaume- Uni. Custom Denning augmente ses capacités de production et peut produire des centaines de bus supplémentaires par an pour répondre à la demande croissante.

Le constructeur australien a choisi les systèmes de batterie FORSEE ZEN PLUS pour électrifier ses bus Element avec une énergie embarquée de 462 kWh afin qu’ils puissent parcourir jusqu’à 500 km en une seule charge.

Le système de batterie lithium-ion NMC haute énergie FORSEE ZEN PLUS associe une gestion thermique liquide haute performance à une durée de vie de 5 000 cycles.

 

VARTA® lance une nouvelle gamme de batteries

VARTA® lance une nouvelle gamme de batteries

Les entreprises qui exploitent des véhicules lourds doivent désormais respecter des normes d’émission, de plus en plus strictes, fixées par l’Union Européenne.

Parallèlement, elles sont tenues de satisfaire les exigences de leurs clients en matière de produits durables, une préoccupation croissante dans la société actuelle.

Au-delà de ces impératifs, ces entreprises doivent créer un système de transport à la fois efficace, respectueux de l’environnement et soucieux du bien- etre de leurs employés.

Cela implique d’optimiser les itinéraires, de réduire la consommation de carburant, d’investir dans des véhicules propres, performants, confortables et de garantir des conditions de travail décentes.

Conscient des enjeux actuels, VARTA® s’engage depuis plusieurs années dans une démarche logistique plus respectueuse de l’environnement et plus efficace. Choisir la bonne batterie, c’est participer à la préservation des ressources et à la réduction de l’impact écologique.

 

La nouvelle gamme VARTA®

 

Pour l’industriel, la gamme VARTA® ProMotive est la réponse adaptée à chaque besoin, tandis que la technologie VARTA® AGM révolutionne le transport routier en réduisant :

• le temps de marche au ralenti des moteurs,

• les coûts,
• la consommation de carburant,
• les émissions de CO2.

La technologie de batterie VARTA® AGM quant à elle devrait réduire de 75% le temps de fonctionnement au ralenti.

Cette réduction du ralenti se traduit en effet par une économie de carburant significative. De plus, elle permet de diminuer de 6 heures le temps passé au ralenti par rapport aux batteries traditionnelles, tout en assurant le confort des conducteurs avec un fonctionnement optimal des consommateurs électriques. Enfin, cette technologie contribue à la protection de l’environnement en réduisant les émissions de NOx de CO2 et la pollution sonore.

La batterie VARTA® ProMotive AGM est présentée comme la solution ultime pour les véhicules lourds. Elle est la seule à pouvoir alimenter les applications les plus exigeantes et les fonctions consommant le plus d‘énergie sans que la batterie ne s‘use et n‘entraîne de temps d‘arrêt.

Grâce à la technologie AGM, le temps de ralenti du moteur est ralenti, ce qui économise du carburant et diminue les émissions de CO2. Elle a été validée par TÜV Nord.

Conçue en collaboration avec les constructeurs, la VARTA® ProMotive AGM est prête pour les innovations de demain. Elle offre une fiabilité exceptionnelle et une tranquillité d’esprit pour les professionnels.

SYSTRA remporte deux contrats à Lille : le Tramway et un BHNS

SYSTRA remporte deux contrats à Lille : le Tramway et un BHNS

La Métropole européenne de Lille vient d’attribuer au Groupement Étamine, composé de SYSTRA, Ingérop, Transitec, Gautier+Conquet puma, Richez Associés et Lavigne & Chéron, la maîtrise d’œuvre du nouveau tramway du pôle métropolitain de Lille et sa couronne ainsi que de la ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) Lille – Villeneuve d’Ascq. 

 

Le programme Extramobile, qui vise à transformer les mobilités dans la Métropole Européenne de Lille (MEL) à l’horizon 2035, se compose en effet de nouvelles lignes structurantes afin de renforcer l’accessibilité et le report modal vers les transports publics. 

 

Le groupement Étamine a donc remporté deux marchés de maîtrise d’œuvre de ce programme, dont le BHNS Lille – Villeneuve d’Ascq.

 

 

Ce BHNS reliera les communes de Lomme, Lille, Hellemmes, Lezennes, Villeneuve d’Ascq et Sainghin-en-Mélantois voire Loos et Sequedin au moyen d’environ 36 stations, et sera en correspondance avec les réseaux de métro, tramway et bus. 

 

Il permettra la desserte de près de 112 000 habitants et 136 000 emplois, tout en offrant de nouvelles connexions aux équipements métropolitains tels qu’EuraTechnologies, le Stade Pierre Mauroy, le campus Cité scientifique de Villeneuve d’Ascq, ou encore le Parc scientifique de la Haute Borne.