Toulouse. Tisséo Collectivités dresse un bilan de Mobibus

Toulouse. Tisséo Collectivités dresse un bilan de Mobibus

Lors de son comité syndical du 16 octobre dernier, le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération toulousaine a dressé un bilan de l’année 2023 et présenté un certain nombre de nouveautés.

Concernant par exemple le réseau de bus de l’agglomération, le délégataire du service Mobibus (transport des personnes à mobilité réduite géré par Transdev) a fait part du fait que le service était en progression avec plus de 146 000 voyages réalisés, soit +6% de voyages par rapport à 2022. Le nombre d’utilisateurs actifs s’élèvant à 2 600 personnes en 2023, pour un coût de 7,5 M€ consacrés par Tisséo Collectivités à la réalisation de ce service, soit +9.5% par rapport à 2022.

Pour la réalisation de Mobibus est mobilisée une flotte de 70 véhicules.

Dans un autre registre, Tisséo Collectivités poursuivra la modernisation de ses outils de distribution et de validation en proposant à compter de mars 2025 un ticket rechargeable.

Il s’agira d’un ticket en papier, réutilisable, qui permettra de recharger des titres une trentaine de fois. Le rechargement et le geste de validation seront identiques à la carte sans contact (carte pastel, carte Montoulouse) actuellement en vigueur sur le réseau Tisséo.

Sa technologie est déjà utilisée depuis quelques années par plusieurs réseaux de transports : Lille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Dijon, Clermont-Ferrand).

Enfin, du 18 novembre 2024 au 16 février 2025, Tisséo Collectivités lancera une grande concertation préalable à l’élaboration du plan de mobilité de la grande agglomération toulousaine.

En tant qu’autorité organisatrice de la mobilité d’une agglomération de plus de 100 000 habitants, Tisséo Collectivités se doit en effet d’élaborer un plan de mobilité (PDM), anciennement appelé plan de déplacements urbains (PDU), à l’échelle de son ressort territorial de 114 communes.

 

Une nouvelle ligne de car express entre Niort et La Rochelle

Une nouvelle ligne de car express entre Niort et La Rochelle

Après la mise en place des lignes express Bordeaux-Créon et Bordeaux-Blaye, une nouvelle ligne de car express, la 140 E, a été mise en service le 2 septembre 2024 entre Niort et La Rochelle et officiellement inaugurée le 15 octobre dernier.

 

Cette ligne constitue la première concrétisation du Livre Blanc TER métropolitain approuvé par l’ensemble des intercommunalités membres du pôle métropolitain Centre-Atlantique.

 

La ligne relie la gare routière (gare SNCF) de la Rochelle et ses pôles d’emplois périurbains de La Rochelle (ZA de Périgny : arrêts des 4 Chevaliers et de La Bourgne) à ceux de Niort (parc d’activités Saint Liguaire : arrêt Henri Sellier et Pôle Atlantique ; et le pôle universitaire), en desservant les communes de Sainte-Soule (Usseau école), le territoire de l’Aunis Atlantique au niveau du parc-relais de Ferrières, l’arrêt Tombouctou à Mauzé-Le-Mignon et Bessines (Mude).

 

Inauguration de la ligne Niort-La Rochelle.

 

Les Agglomérations de La Rochelle, de Niort, la Communauté de communes d’Aunis Atlantique et la Région Nouvelle-Aquitaine avec NAM avaient choisi d’expérimenter, pendant deux ans, une ligne de car à caractère express, reliant Niort et La Rochelle par la RN11 en 1h25 avec un niveau d’offre d’une fréquence de 6 allers-retours par jour aux heures de pointe.

 

La nouvelle ligne 140E, exploitée par le transporteur Keolis Littoral par concession de service public, est cofinancée par les Agglomérations de La Rochelle, de Niort, la Communauté de communes Aunis Atlantique, et la Région Nouvelle-Aquitaine (la convention de co-financement a été votée lors de la séance plénière du Conseil régional du 14 octobre 2024).

 

Elle circule à des horaires en adéquation avec les déplacements domicile-travail et domicile-études. Six allers-retours sont proposés du lundi au vendredi, matin et soir en heure de pointe, et ceci toute l’année.

 

Les cars sont climatisés, disposent de ports USB, du wifi à bord et d’un service presse numérique gratuit permettant aux voyageurs de travailler, lire ou se reposer confortablement grâce aux tablettes, repose-pieds et sièges inclinables.

 

Enfin la ligne 140E est dotée du système Hubup qui permet aux usagers de consulter les horaires de passage du car en temps réel.

 

L’autocar de la ligne 140 E.

Mercedes-Benz signe un accord avec H2 Mobility

Mercedes-Benz signe un accord avec H2 Mobility

La transition vers l’hydrogène en tant que carburant de la mobilité ne pose pas seulement un problème d’investissements dans le matériel, le ravitaillement des véhicules nécessite aussi d’être pris en considération.

Mercedes-Benz, qui propose désormais son e-Citaro à pile à combustible, un bus électrique avec une pile à combustible à hydrogène pour une autonomie accrue l’a bien compris et souhaite proposer à ses clients des solutions en la matière.

La signature récente d’un accord avec H2 Mobility vise donc à fournir aux entreprises de transport public un accès facile aux stations de ravitaillement en hydrogène directement dans leurs dépôts, sans coûts d’investissement supplémentaires pour des infrastructures spécifiques.

Cet accord permettra aux opérateurs clients de Mercedes-Benz l’utilisation des stations publiques de ravitaillement en hydrogène de H2 Mobility.

 

 

 

Qu’il s’agisse des stations de ravitaillement existantes ou de nouvelles pompes H2 sont disponibles à proximité immédiate des entreprises de transport.

SYSTRA France acquiert Modaal

SYSTRA France acquiert Modaal

SYSTRA, acteur mondial dans l’ingénierie et dans le conseil spécialisé dans les transports publics et les solutions de mobilité, vient d’annoncer l’acquisition de Modaal, une entreprise française reconnue pour son expertise en programmation de projets urbains et immobiliers. 

 

Fondée en 2014 et basée à Lyon, Modaal compte 17 collaborateurs et accompagne à la fois les acteurs publics et des opérateurs privés sur leurs projets urbains et immobiliers.

 

SYSTRA France, qui regroupe plus de 2000 salariés, renforce ainsi sa direction Conseil et Aménagement (DCA), qui compte actuellement plus de 250 collaborateurs, avec la création d’une nouvelle équipe dédiée à la « Programmation Urbaine et Immobilière » dans les bureaux de Lyon. 

 

En France, SYSTRA est déjà un acteur majeur de l’aménagement autour des mobilités grâce à ses compétences en ingénierie foncière (stratégie, planification, maîtrise des sols) et son approche bâtimentaire (écoconception, démolition, dépollution). 

 

Cette acquisition devrait permettre à SYSTRA de proposer à ses clients une solution intégrée pour les projets urbains et immobiliers, « avec une maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur en matière d’aménagement ».

 

De plus, l’expertise de Modaal en DATA/SIG, à travers l’outil de cartographie des friches GéoFriches et ses outils de connaissance territoriale, permettant d’aller plus loin dans la digitalisation des métiers.

 

L’Avere-France publie une étude « Vies de la batterie du véhicule électrique »

L’Avere-France publie une étude « Vies de la batterie du véhicule électrique »

L’Avere-France, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique, le Club Stockage de l’ATEE (Association Technique Energie Environnement), et Wavestone ont lancé un Groupe de Travail commun intitulé « Vies de la batterie du véhicule électrique ».

Ce groupe réunit les compétences et expertises des acteurs de la mobilité électrique, de l’énergie et du stockage stationnaire afin d’analyser les différentes trajectoires possibles d’exploitation des batteries de véhicules électriques, les enjeux, opportunités et barrières liés à l’utilisation des batteries issues de la mobilité électrique dans les usages de la seconde vie.

Selon ce groupe, la transition énergétique et l’augmentation rapide du nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables en France et en Europe entraîneront un volume important de batteries en fin de vie dans les 10 à 15 ans à venir.

Il est prévu que 8,5 millions de véhicules électriques circuleront en France d’ici 2030, avec un stock de batteries en fin de première utilisation estimé à environ 200 GWh pour 2030 et 1 300 GWh pour 2040.

« Bien qu’une partie de ces batteries ne conservent pas une performance suffisante en l’état pour leur application d’origine, elles conservent une capacité de stockage suffisante pour des usages tels que la micro-mobilité et le stockage stationnaire d’énergie », explique l’étude.

Le groupe de travail a identifié deux facteurs clés permettant de prolonger la durée totale d’exploitation de la batterie et de réduire le coût de sa transition vers des usages autres que ceux d’origine, dits de “seconde vie” :

. La conception de batteries réparables « by design » ;

. La possibilité pour les acteurs tiers d’accéder aux données historiques détaillées sur l’exploitation de la batterie pour évaluer son état de santé (SOH : State of Health) et ses performances.

L’exploitation optimale des batteries de véhicules électriques après leur première vie nécessiterait cependant une collaboration étroite entre les acteurs de la mobilité électrique et du stockage d’énergie.

Sur la base des travaux, le groupe a par ailleurs formulé 4 recommandations visant à encourager le développement de la filière de la seconde vie :
. Clarifier les termes définis par la réglementation ;

. Converger sur les règles communes pour la collecte, la transmission et l’exploitation des données de la batterie ;

. Soutenir l’exploitation, la réparabilité et la standardisation de la batterie du véhicule électrique ;

. Créer les conditions favorables de l’émergence de la filière en matière de protection des opérateurs et sécurité des sites Pour permettre la mise en œuvre de ces recommandations, le GT préconise aux pouvoirs publics de créer un chantier ad hoc pour favoriser la concertation des acteurs de l’écosystème autour des différents enjeux identifiés.