ZF à la conquête des Indes !

ZF à la conquête des Indes !

La division Solutions pour véhicules commerciaux (CVS) de ZF vient d’annoncer avoir décroché une importante commande auprès d’un grand constructeur automobile indien pour son essieu portique électrique AxTrax 2 LF de nouvelle génération.

Cet accord pluriannuel porte sur la livraison de plusieurs milliers d’unités destinées au marché indien et à l’exportation. Les premières livraisons sont prévues pour cette année.

L’AxTrax 2 LF, présenté en avant-première au salon Busworld 2023, offre, selon l’industriel, jusqu’à 20% d’économies d’énergie par rapport à son prédécesseur.

Cet essieu surbaissé entièrement intégré combine propulsion, freinage et suspension. Ses deux moteurs PSM à essieux en épingle à cheveux, son onduleur SiC 800 V et son système de refroidissement d’huile avancé délivrent une puissance continue jusqu’à 360 kW et un couple maximal de 36 800 Nm.

Toujours selon ZF, cela permet à un bus articulé de 30 tonnes avec un seul essieu moteur de gravir des pentes de 25%.

 

 

IDFM. Des avancées dans le continuum de sécurité

IDFM. Des avancées dans le continuum de sécurité

Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités et de la Région Île-de-France, a réuni le 19 février le conseil stratégique de sûreté dans les transports franciliens composé du préfet de police, du procureur de la République, des opérateurs de transport et des services d’Île-de-France Mobilités.

S’appuyant sur la sortie du décret de la loi Tabarot relatif à l’expérimentation du port du pistolet à impulsions électriques par les services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, Valérie Pécresse a annoncé plusieurs avancées majeures.

En 2026, seront ainsi recrutés 540 agents de sécurité privée pour le réseau de bus Paris Petite couronne en plus des agents du GPSR. La présence humaine sera ainsi multipliée par 6,5 sur le périmètre des bus.

Avec un an d’avance sur la date prévue, soit d’ici fin 2027, le nombre d’agents de sûreté sera porté à 4 000. Pour rappel, Île-de-France Mobilités a financé le recrutement de plus de 2 000 agents de sûreté, soit 2 000 agents de plus depuis 2016.

Enfin, l’expérimentation de caméras piétons pour les conducteurs de bus fera l’objet d’un financement spécifique, une autre possibilité offerte par la loi Tabarot.

La présidente d’IDFM a par ailleurs réclamé que le parlement fasse sauter le verrou qui empêche d’utiliser la vidéo algorithmique, qui a prouvé son efficacité lors des Jeux olympiques et Paralympiques de 2024, ce qui permettrait d’utiliser plus efficacement les images des 80 000 caméras de vidéoprotection installées sur le réseau d’Île-de-France Mobilités.

Enfin, elle réclame l’autorisation rapide du dépôt de plaine en ligne pour les cas de violences sexistes et sexuelles, « qui sera une avancée majeure ».

 

 

Le Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée accélère

Le Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée accélère

Après une première réunion organisée en octobre dernier, la Région Occitanie vient de réunir l’ensemble des partenaires du Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée à l’Hôtel de Région de Montpellier ce mercredi 18 février dans le cadre d’un 2e comité de pilotage du projet.

Rappelons que le SERM Montpellier Méditerranée est à dominante routière (cars et bus à haut niveau de service, réseau de vélo…), et vise à renforcer significativement l’offre de transports en commun.

À l’occasion de ce deuxième comité de pilotage, les partenaires ont constaté l’avancée des travaux engagés en 2024. Les échanges ont notamment porté sur l’affinement des scénarios concernant l’offre de lignes de cars et de bus à haut niveau de service.

Ont aussi été abordés l’avancement des travaux concernant les de trains, le réseau Express Vélo et les aménagements cyclables sur les pôles d’échanges multimodaux, la requalification d’infrastructures routières, la simplification des services aux usagers (tarification, billettique), ainsi que sur les volets de la gouvernance et du financement.

L’objectif est désormais de remettre le dossier de synthèse du projet à l’été, après un 3e rendez-vous, au ministre des transports en vue d’obtenir le statut de SERM par arrêté ministériel.

 

 

L’Aéroport Paris-Beauvais roule à 100% à l’Oleo 100

L’Aéroport Paris-Beauvais roule à 100% à l’Oleo 100

Depuis janvier dernier, 100% de la flotte de l’Aéroport Paris-Beauvais roule au biocarburant Oleo100, réduisant les émissions de CO₂ de 60% par rapport au diesel traditionnel.

Près de 50% des passagers de l’aéroport Paris-Beauvais utilisent les transports collectifs, une proportion nettement supérieure à celle observée dans les autres plateformes franciliennes, où environ 30% des passagers recourent aux transports publics pour rejoindre l’aéroport.

Avec jusqu’à 100 allers-retours quotidiens entre Paris et la plateforme aéroportuaire, Aérobus a amorcé dès fin 2021 le renouvellement de sa flotte avec des autocars Scania compatibles Oleo100.

Le passage de l’ensemble de la flotte Aérobus au biocarburant a permis l’économie de plus de 6 700 tonnes de CO₂ équivalent évitées, une réduction de 60% des émissions de GES, et jusqu’à 80 % de réduction des particules fines.

 

 

Symone récompensé dans le cadre de la 5e édition de Propulse

Symone récompensé dans le cadre de la 5e édition de Propulse

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot vient de présenter les lauréats de la 5e édition de Propulse, une compétition lancée par l’Agence de l’Innovation pour les Transports.

Parmi les 21 initiatives retenues, primées et qui seront désormais aidées dans leur démarche et leur développement, on retiendra, dans la catégorie « transports durables » la présence de Symone.

Le projet Symone se présente sous la forme d’un autocar à deux niveaux fonctionnant au bio GNV, et permettant le transport combiné de 20 passagers et de 10 véhicules légers.

Le projet est en phase de conception détaillée, avec la construction de la tête de série et la préparation à l’industrialisation.

Cette étape clé doit ouvrir la voie à une industrialisation progressive à partir de 2027, adressant un marché potentiel de plusieurs millions de trajets longue distance en Europe.

Dans la catégorie « multimodalité et intermodalité », on retiendra la présence d’Intermode (Vizea) qui a pour objectif de réduire la dépendance à la voiture individuelle et l’empreinte carbone des déplacements, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains.

Le projet repose sur la création d’un maillage territorial de nœuds intermodaux facilitant
les correspondances entre les modes de transport durables : vélo, covoiturage, autopartage et transports collectifs.

Intermode intègre désormais un jumeau numérique à destination des collectivités. Un outil qui permet de concevoir,
chiffrer, déployer et faire évoluer un réseau intermodal de manière autonome, en s’appuyant sur des données territoriales et des scénarios d’aménagement adaptés aux besoins locaux.

Dans la même catégorie, on trouve enfin un projet de navette autonome porté par la Communauté de communes du Gévaudan.

Le projet consiste en le lancement d’une expérimentation de navette autonome électrique, sans chauffeur, reliant les communes de Bourgs-sur-Colagne, Marvejols et Montrodat, principaux pôles de services et de bassins d’emploi de la Communauté de communes dans le département de la Lozère.

Ce nouveau service s’adressera en priorité aux personnes qui rencontrent des difficultés à utiliser des solutions de mobilité existantes, notamment les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les usagers d’établissements médico- sociaux.

Les aménagements nécessaires resteront limités, avec la création d’arrêts adaptés et l’installation d’une borne de recharge.

Ce projet vise à réduire la dépendance à la voiture individuelle, à renforcer l’inclusion sociale et à accompagner la transition écologique, tout en constituant une expérimentation rurale reproductible dans d’autres territoires peu denses.