Valence Romans Mobilités renouvelle son contrat avec Transdev

Valence Romans Mobilités renouvelle son contrat avec Transdev

Transdev, présent depuis 2006, vient d’être renouvelé dans l’exploitation du réseau de transport collectif de Valence Romans Mobilités, et ce jusqu’en 2030.

Voici quelques-unes des améliorations prévues dans le réseau de bus :

. Augmentation de l’offre globale de 10% de kilomètres parcourus ;

. Refonte complète du Transport à la Demande (TAD) pour le périurbain, nouveau TAD spécifique pour les zones d’activités, notamment en horaires décalés, et déploiement de l’application MyMobi ;

. Développement de la flotte de vélos en libre-service (VLS) et de vélos à assistance électrique (VLD) en 2025 ;

. Refonte complète du système d’information voyageurs, avec un nouveau Système d’Aide à l’Exploitation et à l’Information Voyageurs (SAEIV) ;

. Projet de ligne à Haut Niveau de Service (BHNS) d’ici 2026.

En matière de transition énergétique, en fin de contrat, la flotte de bus électriques devra être passée de 23 à 51 véhicules électriques, et 94 véhicules au BioGNV.

Parallèlement, seront aussi déployés des autocars fonctionnant au biocarburant, tandis qu’un nouveau centre d’exploitation sera construit à Romans, pour appuyer la, dans la continuité de la restructuration du dépôt de Valence.

 

 

L’E-WAY H2 récompensé par Busplaner

L’E-WAY H2 récompensé par Busplaner

L’E-WAY H2 a reçu le 23 avril le prix « International Sustainability Award 2024 » dans la catégorie autobus 12 m alimenté à l’hydrogène par la revue Busplaner.

 

Ce prix est décerné par un jury d’experts indépendants composé de personnalités reconnues du monde des affaires, des associations et des médias.

 

Remise du prix à Iveco Bus E-WAY H2 par Busplaner.

 

De conception hybride, l’E-WAY H2 est équipé une pile à combustible à hydrogène fournie par Hyundai, implantée dans le compartiment arrière et alimentée par 4 réservoirs d’hydrogène situés en toiture. Il comprend également une batterie NMC de 69 kWh développée par FPT Industrial et un moteur électrique Siemens Elfa 3 de 310 kW.

 

Ce véhicule est doté d’une plate-forme de contrôle de véhicule électrique (eVeCoP) avec son logiciel, entièrement développé en interne, permettant d’optimiser la stratégie de répartition de la puissance hydrogène et d’obtenir la meilleure performance.

 

Il intègre aussi la rétro-vision par caméra ainsi que les nouveaux dispositifs ADAS (Advanced Driver Assistance Systems), conformes à la réglementation GSR (General Safety Regulation), avant son entrée en vigueur en juillet 2024.

 

Il peut accueillir jusqu’à 100 passagers à bord selon la réglementation locale qui bénéficient d’un excellent confort thermique fourni par une pompe à chaleur CO2 et un système de distribution optimisée du flux d’air. Son autonomie est estimée à 450 kilomètres dans des conditions usuelles de fonctionnement.

 

 

Batteries électriques : Daimler Buses et BMZ signent un accord

Batteries électriques : Daimler Buses et BMZ signent un accord

Daimler Buses et le spécialiste polonais des systèmes de batteries BMZ Pologne viennent de signer un partenariat stratégique pour le développement et la fourniture de la prochaine génération de batteries pour bus électriques.

 

La nouvelle génération de batteries lithium-ion NMC4 devra combiner une densité énergétique élevée, ce qui permettra une autonomie plus longue, et donc une durée de vie elle aussi allongée pour les bus électriques.

 

Le site de production BMZ de Gliwice devrait donc être agrandi afin de faire de cette installation la première du genre dans l’UE construite, avec une ligne d’assemblage entièrement automatique.

 

 

 

Forsee Power : les bons résultats 2023

Forsee Power : les bons résultats 2023

Forsee Power vient de présenter ses résultats pour l’année passée. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires 2023 de 171,2 M€, soit une hausse de 54% par rapport à l’année 2022.

 

Cette bonne performance commerciale résulte d’une demande globale toujours soutenue, en particulier sur le segment des véhicules lourds (+65% vs 2022), tandis que l’activité sur le segment des véhicules légers progresse de +11% par rapport à l’exercice 2022.

 

L’EBITDA ajusté du Groupe est en progression, passant de 13 M€ en 2022 à 6,8 M€ en 2023. Dans ce contexte, la marge d’EBITDA ajusté est passée de 12% en 2022 à 4% en 2023.

 

Selon Forsee Power, cette amélioration résulte essentiellement de l’amélioration de la productivité du fait à la fois d’un meilleur taux de marge et d’un volume de ventes plus élevé (+ 54%), et d’une plus forte capitalisation des coûts de développement.

 

L’EBITDA ajusté est en revanche impactée par le coût de la structure aux Etats Unis pour 1,7M€ et l’ouverture du bureau au Japon pour 500K€.

L’activité ferroviaire, qui connait un cycle de développement plus long que les autres secteurs, pèse quant à elle pour 2,1M€ sur l’EBITDA 2023, les premières ventes significatives étant attendues en 2025.

 

Forsee Power, dans sa communication, présente donc un « EBITDA ajusté » car, contractuellement, le groupe doit prendre dans certains cas la responsabilité de la reprise et du recyclage des batteries à l’issue de la période de garantie.

 

A ce titre, une provision est donc constituée pour couvrir les coûts estimés du recyclage futur des systèmes de batteries vendus. « Elle est calculée en fonction du nombre de systèmes vendus concernés par l’engagement de reprise, et valorisée suivant le coût externe de recyclage des différents types de batteries », indique-t-elle.

 

Un calcul théorique dont l’impact futur apparaît indéterminé et non maîtrisable du fait de l’évolution du marché et des technologies. « De plus, un marché de la seconde vie s’ouvre, permettant ainsi de transformer un coût potentiel estimé en source de revenus additionnels pour le groupe », indique l’entreprise.

 

Le Résultat opérationnel courant s’établit finalement à 23,2M€, en amélioration de 23% par rapport à 2022, tandis que l’entreprise affiche une perte nette de 28M€ pour l’année 2023.

 

Enfin, l’endettement financier brut s’élève à 67,1M€ au 31 décembre 2023, contre 60,2M€ au 31 décembre 2022, tandis que le groupe « dispose d’un bilan solide avec des capitaux propres s’élevant à 59,2M€, contre 39,7M€ ».

 

Les perspectives 2024

 

En 2024, Forsee Power entend maintenir une activité « dynamique » en transformant son carnet de commandes en chiffre d’affaires sur ses marchés prioritaires à forte valeur ajoutée : bus, véhicules off-highway (véhicules agricoles, de chantier et industriels), ferroviaire, et véhicules légers.

 

En revanche, l’entreprise anticipe déjà la baisse progressive des ventes de batteries à son client Iveco et « la forte baisse des coûts des matières premières », qui devrait pondérer le chiffre d’affaire, une bonne nouvelle en final pour les clients finaux ?

 

Selon Forsee Power, ses relais de croissance, notamment le fort développement avec des donneurs d’ordre japonais, en Australie et le lancement effectif du site industriel nord-américain prévu au cours des prochains mois (les premières batteries ont été assemblées début avril 2024), « permettront de continuer la diversification des références clients et de poursuivre sa croissance en 2025 ».

 

En revanche, compte tenu du manque de maturité de marchés encore en phase de démarrage, le groupe a décidé de suspendre les objectifs chiffrés à horizon 2028 communiqués l’an passé (CA supérieur à 850M€ et d’une marge d’EBITDA ajusté supérieure à 15%).

 

 

Quand les régions parlent mobilité avec l’Etat

Quand les régions parlent mobilité avec l’Etat

Près de sept mois après le congrès de Régions de France à Saint-Malo où s’est tenu le premier comité Etat-Régions des mobilités, les Régions de France ont engagé le 23 avril des échanges avec le ministère des Transports pour la mise en œuvre des projets de  Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) et le développement d’outils numériques et de distribution au service des usagers.

 

Les régions, ont pu confirmer leur rôle de cheffe de file des mobilités, responsable d’un travail de coordination, de proximité, avec les autorités organisatrices de la mobilité urbaines (représentées par le GART) et les communautés de communes, pour développer des outils de billettique et de distribution harmonisés.

 

Elles ont d’ailleurs tenu à rappeler au ministre que le « titre unique » de transport est déjà une réalité développée au sein des régions pour renforcer l’attractivité de leurs offres de mobilités décarbonées « et incarner la transition écologique auprès des concitoyens ».

 

Cette initiative permettra de simplifier les déplacements intermodaux et inter-régionaux des usagers. Dès cette année, une expérimentation d’un « support universel » sera donc lancée dans certains territoires, permettant aux citoyens de souscrire à un service de post-paiement via une application mobile. Cette approche innovante sera progressivement étendue à de nouveaux territoires.

 

Il s’agit aussi de simplifier l’action de l’écosystème des transports : l’objectif est de faire de l’État l’interlocuteur central en fournissant une plateforme nationale d’interopérabilité.

 

Les régions, l’Etat et le GART sont donc convenus d’un travail conjoint pour garantir l’interopérabilité entre les outils qu’elles ont développés. Elles ont par ailleurs annoncé attendre des engagements forts de l’Etat pour garantir l’ouverture des canaux de distribution de l’ensemble des opérateurs de transports au sein des billettiques régionales.

 

Région de France a aussi exprimé ses attentes en matière de financements des mobilités, tout particulièrement les services express régionaux métropolitains.

 

Elles ont ainsi rappelé la nécessité de fixer au préalable toutes les conditions pérennes de financements pour concrétiser les projets portés collectivement par les Régions et les collectivités territoriales.

 

Après cette rencontre, elles attendent dorénavant « la pérennité de ce format d’échange en comité Etat-Régions des mobilités, à l’aube d’importantes échéances pour préciser et clarifier les trajectoires de financement de mobilités », et ce au travers de la « Conférence nationale des financements des SERM », attendue pour fin juin 2024.