Mobco 2026, le transport public fait peau neuve

Mobco 2026, le transport public fait peau neuve

En cette année 2026, le GART et l’UTPF lancent Mobco, votre nouveau rendez-vous de la mobilité durable. Un événement remanié qui a vocation à rassembler le meilleur des Rencontres nationales du transport public (RNTP) et d’European Mobility Expo (EuMo Expo).

Du 9 au 11 juin à Paris Expo Porte de Versailles, plus de 10 000 acteurs du transport public et de la mobilité durable sont donc attendus pour découvrir « un format repensé et enrichi ». Les organisateurs viennent d’ailleurs de lancer leur nouveau site internet.

Durant trois jours, cette nouvelle formule accueillera un certain nombre d’événements :

  • Le Congrès du GART et de l’UTPF, en accès libre : des conférences autour des grands enjeux du secteur (transition énergétique, souveraineté industrielle, ouverture à la concurrence, logistique urbaine, etc.) ;
  • Des pitchs des exposants sur l’espace Agora ;
  • Des interviews inédites sur notre tout nouveau plateau TV ;
  • Des événements fédérateurs pour la filière : remises de prix, Bus d’Or 2026, jeux interactifs, etc. ;
  • Des visites officielles ;
  • Des visites techniques « hors-les-murs », proposées par notre partenaire Île-de-France Mobilités.

Mobco est aussi un salon qui devrait accueillir plus de 250 exposants présenant leurs innovations en matière de déplacements urbains, interurbains, régionaux et nationaux.

Il voisinera un espace Start-ups accueillant une quinzaine d’entreprises, un espace dédié aux mobilités actives, proposé par le Réseau vélo et marche, ainsi que des espaces d’exposition de matériel, en intérieur et en extérieur.

 

 

L’ART publie son rapport sur les données de mobilité

L’ART publie son rapport sur les données de mobilité

L’Autorité de régulation des transports (ART) vient de publier son rapport sur les données de mobilité en 2025. Ce dernier souligne la dynamique positive de la publication et de l’utilisation de ces données, soutenue par l’efficacité des actions de contrôle menées par l’ART.

Toutefois, certains types de données, comme les données tarifaires ou d’accessibilité pourtant essentielles pour les voyageurs, sont encore trop peu publiées. Ces constats structurent donc les priorités de l’ART pour 2026, qui poursuivra et étendra le périmètre de ses contrôles.

Les données de mobilité, comme les horaires de transport en commun ou les alertes de perturbations, doivent être publiées par leurs détenteurs sur un Point d’accès national.

Elles peuvent ainsi être librement réutilisées par des acteurs comme les calculateurs d’itinéraires (Google Maps, Citymapper, Oùra…), afin de proposer aux voyageurs une information fiable.

L’ART contribue, aux côtés de la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM), à promouvoir la démarche de publication et d’utilisation des données de mobilité.

En 2025, 104 rappels à la réglementation ont été adressés aux acteurs de la mobilité, dont 99% ont donné lieu à une mise en conformité immédiate ou à très court terme.

La publication des données de mobilité sur le point d’accès national reste dynamique avec :

  • une diversification des jeux de données et des modes de transport publiés ;
  • le doublement de la publication des données de mobilités partagées (vélos, trottinettes, et voitures en libre-service) ;
  • une mise à disposition quasiment complète des données planifiées de transport en commun (horaires et arrêts).

 

L’utilisation de ces données connaît une forte progression, montrant l’intérêt de ces publications avec :

  • un doublement des téléchargements totaux des données publiées (près de 12 millions de téléchargements par mois) ;
  • une amélioration notable de la qualité des calculateurs d’itinéraires développés par les régions sur leur territoire, fondées sur ces données.

 

Les données de mobilité couvrent un spectre large, au sein duquel certaines catégories de données restent insuffisamment représentées sur le Point d’accès national. Ces lacunes constitueront l’une des priorités de l’ART dans le cadre de sa campagne de contrôle en 2026.

  • Les données tarifaires de transport ne figurent que dans 9 % des jeux de données disponibles sur le point d’accès national, alors qu’elles sont systématiquement réutilisées ;
  • Les données d’accessibilité, tels que la présence d’ascenseurs en gare ou les cheminements piétons autours des stations, ne sont quasiment pas référencées.

 

Par ailleurs, l’ART poursuivra ses contrôles visant à :

  • la publication des données de transport collectif et des mobilités partagéesencore absentes du Point d’accès national ;
  • la transmission de la déclaration de conformité de chaque détenteur de données présents sur le Point d’accès national ;
  • la mise en qualité et au format réglementaire des données mises à disposition.

La 3e édition des « Rencontres des données de mobilité » se tiendra en juin 2026. Elle réunira les parties prenantes du secteur des données de mobilité afin de rappeler le cadre juridique des données de mobilité, présenter les priorités de l’ART, et partager les retours d’expérience des acteurs du secteur.

 

 

La FNAUT se penche sur le cas des bus parisiens

La FNAUT se penche sur le cas des bus parisiens

L’Association des usagers des transports, dans sa composante Ile-de-France, vient de publier un important dossier consacré aux bus parisiens.

Depuis 2019, la FNAUT, comme d’ailleurs tous les observateurs habituels, constate que la fréquentation des bus à Paris et en proche couronne a diminué fortement pour de multiples raisons : crise sanitaire puis pénurie de conducteurs notamment, entrainant une forte dégradation du service.

Mais alors que la fréquentation est revenue à des niveaux proches de ceux de 2019 sur les réseaux métro, RER ou trams, ce n’est pas le cas pour les bus du périmètre ex-RATP.

Si les raisons sont multiples et dépendent aussi des opérateurs et d’IDFM, la baisse de régularité et de vitesse commerciale des bus est pour la FNAUT un facteur majeur de cette perte de clientèle des bus. Or les communes ont un rôle clé à jouer en tant que gestionnaires de voirie et détentrices du pouvoir de police.

L’association rappelle ensuite les enjeux majeurs que représentent les bus :

  • Environ 2 millions d’usagers par jour sur le périmètre ex-RATP ;
  • Avec le tramway, le bus est le mode de transport le plus accessible à tous, avantage notable dans un contexte de vieillissement de la population ;
  • Un mode de transport économe en énergie et en espace rapporté au voyageur transporté et qui est de plus en plus écologique avec l’investissement massif en véhicules « propres » (électrique ou biogaz) désormais bien avancé ;
  • La mauvaise performance des bus a un coût pour les finances publiques. Dans son dernier livre, l’expert en mobilités Pascal Auzannet chiffre à 400 M€ / an le surcoût de fonctionnement du réseau de bus liés à la congestion de la voirie ;
  • Face à l’augmentation des temps de parcours, IDFM décide souvent de travailler à moyen constants et donc dégrade l’offre théorique ;
  • On se trouve ainsi pour certaines lignes dans une spirale de dégradation qu’il faut interrompre.

La FNAUT met ensuite en avant les qualités de ce mode de transport (agrément, accessibilité, couverture du réseau), s’appuyant notamment sur une étude menée par IDFM en 2023.

« Cependant le manque de fiabilité, de régularité (plus encore que les vitesses médiocres), l’information souvent défaillante aux arrêts et la signalétique souvent indigente dans les zones complexes (Gares Montparnasse et Saint-Lazare, Place du Châtelet et alentours entre autres), constituent des freins à l’utilisation du bus », explique-t-elle.

Au-delà du constat, la FNAUT liste aussi ses attentes de la part des futurs élus municipaux :

  • Renforcer les contrôles du respect du code de la route: usage et stationnement dans les couloirs bus, stationnement en double file, etc. ;
  • Concevoir / modifier les aménagements de voirie pour faciliter la circulation des bus : par exemple, reculer une ligne de feux, conserver une largeur permettant le croisement de 2 bus, proscrire les ralentisseurs non conformes, etc. ;
  • Porter une vision globale de l’espace public et améliorer la cohabitation entre les modes(bus, vélo, piétons notamment) ;
  • Les projets de piétonisation / végétalisation ou de modification du plan de circulation ne doivent pas conduire à pénaliser des milliers d’usagers des bus, comme on a pu le voir dans plusieurs communes (Clamart, St-Denis, Pantin, Aulnay, etc.) ;
  • Travailler avec IDFM et les autres collectivités sur la mise en place de priorité aux feux, actuellement presque inexistante (sauf trams et TVM) ;
  • Mettre (ou remettre) en place des instances de concertationavec les associations d’usagers pour l’amélioration en continu du réseau de bus et échanger en amont sur tout projet ayant des impacts sur les bus ;
  • Un enjeu majeur en zone dense réside dans le blocage des carrefours. Nous militons pour la recréation d’une véritable police de la circulation, afin de lutter contre les comportements qui aboutissent à un blocage des carrefours les plus critiques. Cette police pourrait être municipale voire intercommunale ;
  • Veiller à la meilleure gestion des abribus(superstructure, alimentation électrique, affichage) donc optimiser la coordination entre les différents intervenants pour le compte des villes ou territoires.

Plus généralement, la FNAUT souhaite que les candidats fassent des propositions pour faire simplifier le mille-feuille administratif. En matière de mobilité aussi, il est source de lourdeurs, voire paralyse parfois l’action publique.

Dans les fiches en annexe sont enfin développées différentes suggestions dans le contexte des élections municipales :

  • Paris : de multiples
  • leviers pour redresser le réseau de bus ;
  • Clamart : un bout de rue piétonne très pénalisant pour les bus ;
  • Saint-Ouen : un manque de bonne volonté ?
  • Hauts-de-Seine : un choix délibéré de supprimer les voies bus ?
  • Saint-Denis : une « requalification » du centre-ville au détriment des usagers des bus ;
  • Aulnay-sous-Bois : du stationnement au détriment des bus.

 

 

Yutong actif aux JO d’hiver

Yutong actif aux JO d’hiver

A ce jour en Italie, 68 bus Yutong zéro émission assurent les transports en commun à Milan et Cortina pour les Jeux olympiques d’hiver.

Ces véhicules ont été introduits dans le réseau de transports en commun desservant Milan et Cortina d’Ampezzo pour les JO, et servent à transporter spectateurs et visiteurs entre les sites olympiques et les zones urbaines environnantes.

Les bus sont entièrement électriques et circuleront sur des lignes régulières ainsi que sur des itinéraires spéciaux liés à l’événement.

Vingt modèles U12 et huit modèles E12 ont déjà été mis en service. Selon les besoins opérationnels, il est aussi prévu d’introduire progressivement 40 autobus E7S plus petits.

 

 

Tott up lance une offre de formation « terrain »

Tott up lance une offre de formation « terrain »

Tott up vient d’annoncer le lancement de Tott up Formations, une offre dédiée aux conducteurs de bus et d’autocars, conçue pour réduire la sinistralité et en particulier les accrochages et les chutes de personnes.

Cette approche allie des exercices en conduite réelle, la répétition de certains gestes essentiels, mais sans les contraintes d’organisation liées à la présence d’un formateur, le tout depuis votre dépôt et avec une possibilité de prise en charge par l’OPCO Mobilités.

Pour Tott up, il s’agit de « renforcer les réflexes opérationnels sur les situations réellement rencontrées en ligne, afin de limiter les risques et renforcer les gestes sécuritaires ».

Les sessions, d’une durée de trois heures, fixent deux objectifs pédagogiques. Il s’agit d’abord de renforcer les comportements sécuritaires au volant et la prise de conscience des dangers.

La formation permet aussi de réduire les accidents grâce à une approche « pendant la conduite » et à de nombreux exercices concrets : conduite prévisionnelle, souplesse et anticipation, posture active sont au centre du programme.

Selon l’organisme, les sessions sont adaptées aux enjeux de la conduite urbaine ou en environnement urbain. Ainsi la prévention des chutes de personne occupe naturellement une place importante du programme, au même titre que les risques d’accrochage.

Les contenus des programmes sont cependant modulables dans le cas de formations intra-entreprises, permettant d’aborder des sujets plus spécifiques à certains exploitants.

Tott up indique que ses formations sont certifiées Qualiopi. Côté prise en charge, l’OPCO Mobilités renouvelle en 2026 ses financements pour une prise en charge jusqu’à 100% des coûts pédagogiques.