Les trois premiers eCitaro G fuel cell de Mercedes-Benz pour Mannheim

Les trois premiers eCitaro G fuel cell de Mercedes-Benz pour Mannheim

C’est une première. Trois eCitaro G fuel cell Mercedes-Benz produits en série et équipés d’une pile à combustible faisant office de prolongateur d’autonomie ont été livrés à l’entreprise allemande Rhein-Neckar-Verkehr GmbH (rnv), qui les mettra en exploitation sur des lignes entre Mannheim et Heidelberg.

En plus de ces trois eCitaro G fuel cell, 45 autres autobus articulés eCitaro de conception identique seront livrés successivement jusqu’à mi-2025.

Au total, 40 des 48 véhicules sont destinés à l’exploitation de lignes à Mannheim et Heidelberg, les 8 autres seront utilisés à Ludwigshafen am Rhein.

En outre, la rnv dispose d’une option de commande pour 27 eCitaro G fuel cell supplémentaires, ce qui permettrait d’augmenter le contingent de bus de la rnv à un total de 75 autobus articulés entièrement électriques à pile à combustible de Daimler Buses d’ici 2027.

Avant que les nouveaux autobus articulés électriques eCitaro G fuel cell ne soient mis en service sur les lignes régulières de la rnv, ils seront d’abord utilisés en phase de test jusqu’au début de l’année 2024.

Grâce à leurs batteries haute performance NMC3 et à la pile à combustible, les eCitaro G fuel cell atteignent une autonomie allant jusqu’à 400 km en une seule charge.

L’entraînement de l’essieu central et de l’essieu arrière sont assurés assuré par deux essieux portiques surbaissés avec des moteurs électriques proches des roues, qui fournissent chacun 250 kW de puissance.

Les moteurs électriques délivrent 141 kW par roue et atteignent un couple de 494 Nm. Il en résulte, grâce à une démultiplication fixe, un couple de 11 000 Nm par roue. Selon le constructeur, cette configuration assure une traction élevée et une bonne performance même sur les pentes exigeantes sur le trajet, et permet à l’eCitaro G fuel cell d’avoir une autonomie d’environ 400 kilomètres.

Enfin, 30 bornes de recharge alimenteront les bus électriques de la rnv, complétées par deux nouvelles stations-service à hydrogène.

La recharge des batteries avec une puissance de charge de 150 kW ainsi que le ravitaillement des réservoirs d’hydrogène avec une pression de suralimentation de 350 bars auront lieu dans les dépôts de la rnv à Heidelberg, Mannheim et Ludwigshafen ou à proximité immédiate de ceux-ci.

Brest métropole vote son budget Tram & BHNS

Brest métropole vote son budget Tram & BHNS

Le réseau de transport en commun de Brest métropole, Mon réseau grandit, vient de présenter le budget de réalisation de son projet d’extension du tramway et de sa première ligne de BHNS.

Après ouverture des offres, le budget global s’établirait à 225 M€ HT, soit 2,7% au-dessus de la cible de 219 M€ HT. A date, le projet bénéficie de co-financement à hauteur de 26%, mais la métropole indique que les échanges se poursuivent avec divers partenaires pour augmenter la part de co-financement.

Le reste à charge sera financé par un recours à l’emprunt, qui sera remboursé par le Versement mobilité. Le taux du Versement mobilité a d’ailleurs été porté à 2% en juin dernier dans cette optique.

La phase préparatoire des travaux devrait démarrer début 2024, et elle verra le lancement des aménagements du BHNS et de la voie ferrée sur laquelle circulera le tramway, la réalisation de pas moins de 2 nouveaux ouvrages d’art, l’élargissement et le renforcement de 2 ponts, l’extension du dépôt et la création d’un ascenseur incliné.

Ces travaux sont prévus pour durer jusqu’à 2026.

Karsan à la conquête de l’Ouest avec le e-JEST !

Karsan à la conquête de l’Ouest avec le e-JEST !

Le constructeur turc Karsan (distribué en France par HCI), après avoir fait son entrée sur le marché canadien en début d’année par l’intermédiaire du distributeur Damera, vient de passer un accord avec ce même partenaire commercial pour le marché américain.

A ce jour Karsan a déjà vendu 55 bus e-JEST qui desservent les habitants de Saint John, Oakville et Happy Valley au Canada. Avec ce nouvel accord, Karsan espère commercialiser plus d’une centaine d’unités d’ici la fin de l’année.

McPhy veut céder son activité stations de recharge H2 à Atawey

McPhy veut céder son activité stations de recharge H2 à Atawey

McPhy Energy, spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène bas-carbone (électrolyseurs et stations de recharge), vient d’annoncer être entré en négociations exclusives avec Atawey pour la cession de son activité stations de recharge.

 

Cette fourniture de stations a représenté 32% du chiffre d’affaires de McPhy en 2022 avec un portefeuille de projets signés, commissionnés et/ou en cours d’exécution, représentant 40 stations.

 

La réussite des négociations devrait permettre à McPhy « de concentrer ses ressources sur la fabrication d’électrolyseurs, tout en garantissant à l’activité stations de poursuivre son expansion en bénéficiant des moyens apportés par un leader du secteur ».

 

Fort d’un parc de 30 stations installées et de 10 ans d’expérience, Atawey est un des tout premiers acteurs du marché français. Ce rapprochement des deux activités stations permettra d’accélérer sa croissance.

 

« Le recentrage sur la fabrication d’électrolyseurs a été guidé par un besoin de spécialisation accrue des acteurs dans chaque grand métier de la filière hydrogène compte tenu de la forte croissance du marché », explique McPhy.

Le nouveau règlement européen sur les batteries

Le nouveau règlement européen sur les batteries

À partir de février 2024, un nouveau règlement européen élargira les exigences en matière de durabilité et de sécurité des batteries et des batteries usagées.

La Commission européenne a adopté le nouveau règlement européen sur les batteries en juillet 2023. Il est entré en vigueur en août. Elle sera obligatoire pour les fabricants et les opérateurs économiques de tous les pays de l’UE à partir du 18 février 2024. Elle remplace ainsi l’actuelle directive sur les batteries 2006/66/CE, qui expirera pour la plupart deux ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.

À cette date, un passeport produit numérique permettra en effet d’accéder facilement à de nombreuses données.

Cette nouvelle réglementation s’appliquera à tous les types de batteries : des batteries de traction dans les véhicules électriques et les véhicules de transport légers tels que les vélos et scooters électriques, en passant par les batteries de démarrage, les systèmes de stockage de batteries stationnaires, jusqu’aux batteries pour applications industrielles et aux micro-batteries pour appareils sans fil.

Il vise à soutenir l’utilisation croissante des batteries en établissant une économie circulaire durable et préservant les ressources. L’accent est ici mis sur la durabilité dans toutes les phases du cycle de vie du produit.

Les fabricants/opérateurs économiques devront fournir un QR code lié au passeport numérique correspondant pour un grand nombre de types de batteries.  Les informations fournies permettront, par exemple, de savoir où et quand la batterie a été produite, avec quelle part de matériaux recyclés, quelle est sa composition chimique et quelle empreinte CO2 a été associée à sa production, mais aussi des informations sur la durée de vie prévue.

À l’avenir, il y aura aussi des quotas de collecte contraignants et les fabricants devront utiliser une proportion prescrite de composants recyclés dans leur production.  Il y aura également davantage de restrictions sur les substances à utiliser dans les batteries. Le règlement exige également de rendre transparente l’empreinte CO2 de la batterie et fixe des exigences minimales concernant ses performances et sa durabilité.

Dans cette logique, et puisque ce nouveau règlement rendra obligatoire l’intervention d’un organisme notifié, certains s’y préparent déjà, comme par exemple l’Allemand TÜV SÜD.

Cet organisme, qui compte bien obtenir sa certification, propose d’ores et déjà de former étape par étape ses clients aux exigences à venir.