Batteries électriques : LG et Impact Clean Power Technology signent un accord

Batteries électriques : LG et Impact Clean Power Technology signent un accord

LG et Impact Clean Power Technology viennent de signer un accord qui porte sur les trois prochaines années. Dans ce cadre, LG Energy Solution livrera environ 200 000 unités de modules de batterie lithium-ion NCM fabriqués dans son usine de Wroclaw en Pologne à la GigafactoryX de l’ICPT à Pruszkow, où ils seront assemblés en packs et systèmes de batteries. Les batteries fournies permettront d’électrifier 3 000 gros véhicules utilitaires.

Aujourd’hui, l’usine LG de Biskupice Podgorne a une capacité de 70 GWh et couvre une superficie d’environ 100 hectares.

Impact est pour sa part partenaire de Solaris et Alexander Dennis. L’ensemble du processus, depuis la fabrication des batteries jusqu’à la production de bus électriques, se déroule en Pologne.

Gare routière de Paris Bercy : fermée pendant les JO ?

Gare routière de Paris Bercy : fermée pendant les JO ?

L’automobiliste francilien avait déjà compris depuis longtemps qu’il était persona non grata à Paris, et plus encore pendant les futurs JO 2024. Si les autocars n’ont pas non plus bonne presse auprès de la mairie de Paris, qui envisage sérieusement de fermer la gare routière de Paris Bercy après les jeux, les opérateurs concernés doivent aussi se pencher plus avant sur les périmètres de sécurité présentés fin novembre par le préfet de police Laurent Nuñez, le Comité organisateur et la Ville de Paris.

 

En effet, ces périmètres, qui seront déployés pendant la compétition l’été prochain, sont désormais établis. Quatre niveaux seront déployés autour des sites des épreuves, du club France, du centre des médias, du village des athlètes et autres lieux de festivités. Et ceux-ci seront de plus en plus restrictifs à mesure que l’on se rapproche des enceintes sportives.

 

Les périmètres de sécurité parisiens lors des JO 2024.

 

Une des zones rouges (les plus restrictives), pour lesquelles le préfet indique « nous ne voulons laisser entrer en voiture (en substance tous les véhicules, NDLR) que ceux qui y vivent, travaillent ou veulent se rendre dans un commerce ou un restaurant », concerne par exemple le secteur de l’Accor Arena de… Paris Bercy. Précisément la zone dans laquelle se trouve justement la fameuse gare routière…

 

La gare routière de Bercy, au cœur d’une zone rouge…

 

Interrogé sur la possibilité de circuler en autocar de tourisme dans ces zones rouges, le site de la mairie de Paris est clair. « Non, l’accès aux cars et autocars de tourisme est interdit à l’intérieur du périmètre rouge. Des zones de stationnement sont prévues en dehors du périmètre et sont en cours de définition », indique-t-il depuis fin novembre, non s’en préciser que des informations complémentaires seront publiées au premier semestre 2024…

 

Conclusion, les instances représentatives de la profession vont devoir batailler une fois de plus dans la capitale pour obtenir rapidement, à minima, des précisions sur les alternatives prévues et sur les procédures administratives qui devront certainement être suivies.

 

Affaire à suivre donc…

Parlement européen : des avancées pour les conducteurs de tourisme

Parlement européen : des avancées pour les conducteurs de tourisme

La plénière du Parlement européen a adopté le 12 décembre les amendements de compromis sur les règles en matière de temps de conduite et de repos pour les conducteurs de tourisme par autocar, des amendements soutenus par la commission des transports du Parlement le mois dernier.

Selon les amendements proposés, et désormais soutenus par la plénière du Parlement européen, les conducteurs de tourisme par autocar pourront diviser leurs pauses de 45 mn en deux pauses d’au moins 15 mn.

Sur les trajets de six jours ou plus, les chauffeurs d’autocars de tourisme pourront, une fois par trajet, poursuivre leur trajet pendant une heure supplémentaire et récupérer ensuite leur pause.

Ils pourront également effectuer des circuits nationaux plus longs pouvant aller jusqu’à 12 jours, actuellement uniquement possibles lors de voyages internationaux.

Ces propositions seront maintenant débattues lors des prochaines négociations en trilogue avec le Conseil et la Commission, prévues en janvier et février 2024.

Lancement de l’Alliance pour la décarbonation de la route

Lancement de l’Alliance pour la décarbonation de la route

Dans le prolongement de l’appel à accélérer la décarbonation du transport routier qu’ils avaient conjointement initié le 18 juin 2023, François Gemenne, co-auteur du rapport du GIEC, Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine, et Géraud Guibert, président de la Fabrique écologique, viennent d’annoncer la création de l’Alliance pour la décarbonation de la route.

 

Celle-ci a pour vocation de réunir « un large spectre d’acteurs des mobilités routières, publics comme privés » : universitaires, collectivités territoriales, associations et entreprises (opérateurs de mobilités, gestionnaires d’infrastructures, constructeurs automobiles, transporteurs, groupes d’ingénierie, startups…).

 

Elle se présente comme une plate-forme pluridisciplinaire d’échanges et d’actions, et veut travailler en partenariat avec les pouvoirs publics « pour concevoir et mettre en œuvre les solutions de décarbonation les plus efficaces afin de réussir la transition écologique et énergétique des mobilités ».

 

Pour l’Alliance, la priorité absolue est de fédérer et amplifier la mobilisation de toutes les parties prenantes concourant à la décarbonation de la route, « en conjonction avec les mesures visant à encourager le report modal vers le ferroviaire, le transport public (BHNS, tramway, métro) et les modes actifs – leviers indispensables qui ne seront néanmoins pas suffisants à eux seuls pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports à horizon 2030 ».

 

Pour les promoteurs de ce nouvel organisme, il convient d’agir tant sur les technologies (électrification, gains d’efficience, préservation des ressources naturelles…) que sur les usages (taux d’occupation accru, réduction des distances…), afin de contribuer « à une trajectoire de décarbonation viable socialement et économiquement ».

 

La feuille de route de l’alliance transparaît par ailleurs dans la liste de ses priorités, notamment lorsque, dans son communiqué de lancement, elle énumère les solutions concrètes qu’elle compte mettre en avant.

 

Au menu donc, beaucoup d’électrification et un peu de mix-énergétique : « électrification du parc automobile et du parc de poids lourds, amélioration continue du mix énergétique pour le transport routier de marchandises, déploiement massif des bornes de recharge pour véhicules électriques… préfiguration de routes électriques pour poids lourds… production programmée d’énergies renouvelables le long des réseaux routiers et autoroutiers… ».

 

L’Alliance fait donc quelques concessions au mix-énergétique voulu par la plupart des acteurs du secteur à travers notamment « l’installation de stations de distribution de biocarburants, de bioGNV et d’hydrogène… »…

 

Avant de s’inscrire pleinement dans l’esprit du moment, celui du moins qui règne au sein des milieux écologistes, avec « incitation orchestrée à la sobriété, au covoiturage, à l’autopartage et au transport collectif routier…adaptation agile des infrastructures et des services à la multimodalité…», et diverses mesures concrètes qui pourraient effectivementproduire des effets positifs immédiats : « développement des lignes de car express et lignes de covoiturage express,  etc. ».

 

Les membres signataires de l’Alliance pour la décarbonation de la route :Association des Economistes de l’Energie, Avere-France, BlaBlaCar, BMW Group France, Chargepoint, Ecov, Electra, FNTR, Geodis, Getaround, GRDF, Karos, Keolis, MAIF, Mobilités Club France, Powerdot, Shippeo, Systra, Transdev, et Vinci Autoroutes.

USA : AppalCART choisit un ADL Enviro500

USA : AppalCART choisit un ADL Enviro500

Alexander Dennis, filiale de NFI Group Inc., vient d’annoncer que double-étage Enviro500 rejoindra prochainement la flotte d’AppalCART, un opérateur nord-américain qui assure un service gratuit à Boone, en Caroline du Nord, sur un réseau axé sur le campus de l’Appalachian State University, d’où il tire son nom.

Cet achat fait suite à l’essai réussi d’un démonstrateur similaire en octobre 2021. Ce véhicule, d’une capacité de plus de 100 passagers, dont 84 assis, reliera les principales institutions universitaires, le centre-ville de Boone et les complexes d’appartements.

L’Enviro500 d’AppalCART sera construit aux États-Unis dans le cadre du partenariat récemment annoncé entre Alexander Dennis et Big Rig Manufacturing et devrait être livré en 2025.