Temsa, leader du marché européen des midibus ?

Temsa, leader du marché européen des midibus ?

A l’occasion du salon FIAA de Madrid, le constructeur turc Temsa s’est présenté comme un des leaders du marché européen des midibus. Grâce au succès de son modèle Prestij nouvelle génération, lancé l’an dernier, le constructeur atteint désormais plus de 30% de parts de marché sur ce segment en Europe selon les premiers résultats de 2026.

Temsa a par ailleurs présenté deux modèles illustrant sa stratégie de développement en Europe : le nouveau Prestij et l’Avenue Neo 9e, son véhicule 100% électrique de nouvelle génération.

Temsa est présent aujourd’hui dans plus de 70 pays et annonce près de 19 000 véhicules exportés à travers le monde.

L’Avenue Neo 9e est un véhicule électrique compact de 9 m qui peut accueillir jusqu’à 75 passagers et offre une autonomie pouvant atteindre 600 kilomètres. Grâce à sa recharge rapide de 300 kW, une charge complète peut être réalisée en seulement 75 minutes.

Quant au Prestij, lancé en 1992 et remodelé entièrement l’an passé, il a été commercialisé à plus de 22 000 unités vendues.

 

USA. Solaris présente Son Urbino 40 électrique

USA. Solaris présente Son Urbino 40 électrique

Le 5 octobre prochain, lors du salon APTA TRANSform & EXPO qui se déroule à Chicago du 5 au 7 octobre à Chicago, Solaris dévoilera le Solaris Urbino 40 électrique, le premier bus de la gamme de la marque conçu spécifiquement pour le marché américain.

Ces autobus reposent sur une plateforme électrique à batterie entièrement nouvelle, développée spécifiquement pour le marché nord-américain. Conçue pour répondre à toutes les exigences réglementaires américaines en vigueur. Elle combine les dernières technologies de Solaris en matière d’autobus électriques avec des adaptations propres au marché.

Elle intègre des groupes motopropulseurs électriques de pointe, la technologie de batteries exclusive du constructeur, ainsi que des systèmes de connectivité et de diagnostic avancés visant à optimiser l’efficacité opérationnelle et la gestion de flotte.

Solaris a obtenu son premier contrat dans la région fin 2024. Celui-ci, signé avec King County Metro à Seattle, porte sur la fourniture de quatre autobus électriques à batterie, deux véhicules articulés de 40 pieds (12m) et deux de 60 pieds (18m) dont les livraisons sont prévues pour le second semestre 2026.

L’accord-cadre a déjà généré des commandes supplémentaires. En vertu d’une option prévue au contrat, la San Francisco Municipal Transportation Agency (SFMTA) a commandé six autobus électriques supplémentaires, dont trois articulés de 12 m et trois de 18 m.

 

 

Hydrogène renouvelable : HysetCo et 169 entreprises appellent l’Europe à maintenir ses engagements après 2030

Hydrogène renouvelable : HysetCo et 169 entreprises appellent l’Europe à maintenir ses engagements après 2030

« L’Europe doit donner de la visibilité à l’hydrogène renouvelable pour lui permettre de changer d’échelle », tel est le message porté par HysetCo, spécialiste de la mobilité hydrogène en Europe, aux côtés de 169 autres entreprises signataires d’un courrier adressé à la Commission européenne et rendu public le 24 septembre dernier.

Les signataires appellent à maintenir au-delà de 2030 les objectifs et obligations contraignants concernant les carburants renouvelables d’origine non biologique (RFNBO), dont l’hydrogène renouvelable, prévus par la directive européenne sur les énergies renouvelables (RED III) dans les transports et l’industrie.

Les entreprises signataires alertent sur les conséquences d’un éventuel assouplissement pour les projets industriels et la confiance des investisseurs.

Le courrier rappelle notamment que les investissements commencent à se concrétiser. Plus de 15 Mds€ ont déjà été engagés en Europe dans les applications finales de l’hydrogène. Les investissements ont progressé de 35% en un an et plus de 4 GW de capacités d’électrolyse sont en construction.

Il rappelle aussi que la stabilité réglementaire conditionne la poursuite des projets. Les entreprises ont investi sur la base des engagements européens. Revenir sur ces obligations pénaliserait les premiers acteurs engagés et fragiliserait la confiance.

Elles demandent de poursuivre le dialogue avec la filière et les États membres pour améliorer la mise en œuvre du dispositif et sécuriser les débouchés.

« Maintenir les objectifs et renforcer les moyens de les atteindre est essentiel pour permettre à l’hydrogène renouvelable de monter en puissance et de contribuer pleinement à la décarbonation, à la compétitivité et à la souveraineté énergétique de l’Europe. », souligne Loïc Voisin, président de HysetCo.

 

 

Certificats d’Economie d’Energie, la donne change

Certificats d’Economie d’Energie, la donne change

L’évolution de la fiche CEE TRA-EQ-128, qui définit les critères d’attribution et d’emploi des CEE, est désormais confirmée par la publication au Journal officiel du 24 septembre d’un nouvel arrêté venant modifier les modalités de bonification applicables aux autobus et autocars électriques à batteries.

Cette évolution revalorise certains coefficients de bonification et surtout, introduit de nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’Espace Économique Européen (EEE).

Ainsi, pour les autocars, la bonification CEE sera-t-elle multipliée par 4 jusqu’au 31 décembre 2026.

Du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029, la bonification CEE sera multipliée par 6, tandis que seront appliqués des critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE pour les véhicules neufs. Pour les véhicules rétrofités, des critères portant sur la fabrication et le montage du kit de rétrofit au sein de l’EEE seront eux aussi miss en application.

Pour les autobus, la bonification CEE est multipliée par 4 jusqu’au 30 septembre prochain. À compter du 1er octobre 2026 et jusqu’au 31 décembre 2029, les agglomérations de 250 000 habitants ou moins bénéficieront d’une bonification x5, tandis que les agglomérations de plus de 250 000 habitants auront droit à une bonification x4.

Dans les deux cas s’appliqueront en revanche les nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE pour les véhicules neufs.

Pour les autobus rétrofités, les nouveaux critères liés à la fabrication et au montage du kit au sein de l’EEE s’appliqueront à compter du 1er novembre 2026.

Les nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE qui changent véritablement la donne portent sur la fabrication de la carrosserie, du châssis ou de la structure autoportante ; la mise en peinture ; l’assemblage final ; et, pour les véhicules rétrofités, la conception, la production et l’installation du kit de rétrofit.

Un reporting mensuel des opérations engagées et achevées est également prévu.

Selon Manuel Million, spécialiste des CEE au sein d’hellio, le calendrier devient désormais stratégique pour les achats de véhicules, puisque « cette évolution peut avoir un impact direct sur le niveau de financement CEE d’un projet ».

Ainsi, pour un autocar répondant aux nouveaux critères EEE, une opération engagée à compter du 1er janvier 2027 pourra par exemple bénéficier d’une bonification x6, contre x4 jusqu’au 31 décembre 2026.

À l’inverse, selon l’origine et les modalités de fabrication du véhicule, il pourra être pertinent de « sécuriser certaines opérations avant l’entrée en vigueur des nouveaux critères ».

Les opérateurs doivent donc désormais analyser en détail le modèle du véhicule, son origine industrielle et le calendrier d’engagement du projet avant toute signature.

Car & Bus News reviendra prochainement sur les implications industrielles et commerciales de cette nouvelle réglementation pour l’univers industriel du transport collectif.

 

Une navette électrique autonome expérimentée sur l’autoroute A10

Une navette électrique autonome expérimentée sur l’autoroute A10

Le 24 septembre, François Durovray, président du département de l’Essonne et ancien ministre des Transports, est allé à la découverte de la navette autonome qui circule depuis mars dernier en conditions réelles de transport collectif sur autoroute, entre Longvilliers, la gare autoroutière de Briis-sous-Forges et Massy.

A l’initiative de Vinci Autoroutes, ces navettes circulent à une vitesse pouvant atteindre 90 km/h et empruntent notamment la voie réservée de l’A10.

« Pour l’Essonne, l’enjeu est d’explorer de nouvelles solutions pour faciliter les déplacements du quotidien, compléter l’offre de transports collectifs et proposer une alternative à l’usage individuel de la voiture, en particulier pour le Sud-Essonne », explique François Durovray.

Le Département de l’Essonne sera donc attentif aux résultats de cette expérimentation et à ses perspectives de développement sur son territoire.