Trou d’air pour VDL Bus & Coach ?

Trou d’air pour VDL Bus & Coach ?

Si le groupe néerlandais VDL, qui vient de publier ses chiffres du premier semestre 2023 (3,2 Mds€, +22%), se montre optimiste pour la plupart de ses quatre « divisions », à l’exception de VDL NedCar, sa branche de construction automobile en sous-traitance, qui fera l’objet d’un plan social dans les mois à venir.

Willem van der Leegte, PDG de VDL Groep, a aussi dû se montrer rassurant sur le secteur des autocars et autobus.

Le chiffre d’affaires de cette division a en effet diminué de 40%, affichant 153 M€, contre 251 M€ en 2022.

VDL Buses & Coaches annonce 25 immatriculations de bus électriques au premier semestre 2023 et une part de marché de 1%. Une diminution drastique par rapport aux 344 immatriculations enregistrées en 2022.

« Le principal facteur explicatif réside dans les défis des chaînes d’approvisionnement, qui font de la livraison des véhicules un processus laborieux, une situation à laquelle l’ensemble du secteur est confronté », explique le groupe, qui se veut rassurant.

VDL Buses & Coaches poursuivra le développement de VDL Citea au cours de la période à venir, tandis que la plate-forme VDL Futura de troisième génération continuera à se développer.

VDL sera présent à Busworld 2023 à Bruxelles et détaillera sa stratégie.

Transports scolaires : les parents veulent la gratuité !

Transports scolaires : les parents veulent la gratuité !

Eco CO2, porteur du programme CEE (Certificats d’Economies d’Energie) d’écomobilité scolaire Moby, dévoile les résultats de son 3e baromètre réalisé par l’Institut IFOP concernant les modes de transport des élèves, de leur domicile à leur établissement scolaire.

De cette étude, on retiendra d’abord qu’un parent sur deux estime que la gratuité des transports en commun est l’une des mesures prioritaires à mettre en œuvre pour le transport scolaire (+6 points par rapport à 2021).

C’est peut-être le résultat le plus intéressant de cette enquête, qui s’attarde sans doute un peu trop sur la « nocivité » de l’usage de l’automobile (oubliant parfois la possible absence de choix des parents concernés) et sur le nécessaire développement de ce qu’elle nomme l’écomobilité (marche à pied, vélo, vélo électrique, skate, roller, trottinette, etc.).

Le baromètre Eco CO2 confirme par ailleurs que la majorité des trajets sont relativement courts, puisque 2 parents d’élèves sur 3 (63%) déclarent que leur enfant met moins de 15 mn à aller jusqu’à son établissement, tous modes de transports confondus.

« Pour autant, la voiture reste encore privilégiée par 31% des familles », stigmatise Eco CO2, oubliant que 15 mn de voiture en province (dans les « territoires » comme on dit aujourd’hui) peut tout de même représenter une bonne quinzaine de kilomètres, un peu long pour la trottinette ou le vélo, surtout l’hiver…

Même si les transports en commun (car scolaire, bus, tramway, train et RER) devancent légèrement les mobilités dites actives (32% des usages) avec 34%, ils subissent une baisse d’un point par rapport à 2021, et n’ont pas retrouvé leur niveau d’utilisation pré-covid (39% en 2020).

Si de nombreux parents se disent donc favorables à « l’écomobilité scolaire » (traduire l’abandon de l’automobile), leur passage à l’action semble néanmoins logiquement conditionné à l’existence d’alternatives pratiques, si possible à l’instauration de la gratuité des transports en commun quand ils existent, mais aussi au développement de la sécurité routière pour la pratique des mobilités actives.

Dans le contexte économique du moment, ces mêmes parents se déclarent aussi plus préoccupés qu’en 2021 par le coût des modes de transport pour les trajets scolaires (+5 points).

Pour 88% des interrogés, ce coût est d’ailleurs un critère important pour choisir le mode de transport à privilégier, et près de la moitié le jugent même « très important».

A retenir.

Insolite : quand Airbnb mise aussi sur les cars et bus…

Insolite : quand Airbnb mise aussi sur les cars et bus…

En ce 4 septembre 2023, tandis que les entreprises du transport routier de voyageurs se mobilisent pour la rentrée , et que les deux millions d’écoliers chaque jour transportés par leurs soins découvrent leurs nouveaux professeurs, Airbnb, spécialiste de la location saisonnière, mise, lui aussi, sur les cars et bus.

Pour ceux qui ont donc la chance de pouvoir prendre leurs congés en septembre, ou pour les nostalgiques d’un été qui se termine, Airbnb propose donc une sélection de bus scolaires transformés en logements à travers le monde.

A Attalla, en Alabama, aux États-Unis, est ainsi proposé un autobus à impérial « bohême » sur le toit duquel a été installé un combi Volkswagen…

A Ash, dans le Kent, au Royaume-Uni, un bus scolaire made in USA a lui aussi été transformé en lieu de villégiature au milieu d’es champs.

La proposition suivante concerne encore un bus scolaire au Royaume Uni, cette fois en Cornouailles, à Saint Minver, cette fois transformé, selon Airbnb, en « une cabine d’aventure épique », là encore stationné dans un champ privé avec vues panoramiques sur la mer, juste à côté de la plage de Polzeath.

Enfin, existe aussi à Neapoli, en Crète, un Vieux Bus-Résidence et son Studio d’Art, qui permet là encore un séjour avec vue sur mer.

Un bon moyen peut-être, dans l’Hexagone, de recycler massivement les futurs autocars et autobus « thermiques » lorsqu’ils seront, un jour sans doute, interdits de circulation pour des raisons environnementales…

Rétrofit hydrogène : Pepper motion GmbH signe avec Toyota

Rétrofit hydrogène : Pepper motion GmbH signe avec Toyota

Toyota Tsusho Nexty Electronics Europe GmbH vient de signer un contrat de fourniture global de piles à combustible Toyota avec pepper motion GmbH.

La pile à combustible Toyota, qui fait déjà partie de la version hydrogène du kit pepper, se caractérise par sa compacité : tous les composants auxiliaires de la pile à combustible sont en effet déjà intégrés.

Elle constitue actuellement la base de la version hydrogène du kit pepper et est déjà utilisée pour 25 premiers camions à hydrogène basés sur le Mercedes Benz Atego.

On attend maintenant de découvrir le kit hydrogène de pepper destiné aux autobus ou autocars.

GB : JCB installe un moteur à hydrogène dans un Mercedes-Benz Sprinter

GB : JCB installe un moteur à hydrogène dans un Mercedes-Benz Sprinter

Pour l’instant, il s’agit d’une avancée dans le secteur des VUL, mais le Mercedes-Benz Sprinter qui vient d’être équipé par le britannique JCB d’un moteur à combustion interne fonctionnant à l’hydrogène étant une des bases très utilisée pour une large gamme de minicars, l’information mérite d’être retenue.

L’adaptation de l’utilitaire a été réalisée en seulement deux semaines, et il était auparavant alimenté au diesel. Le moteur à combustion interne utilisé a été fabriqué par JCB Power Systems dans le Derbyshire.

Selon JCB, « ce passage à l’hydrogène souligne que cette forme d’énergie pourrait représenter un moyen beaucoup plus rapide d’atteindre les objectifs mondiaux en matière d’émissions de dioxyde de carbone. Les véhicules à hydrogène peuvent également être ravitaillés beaucoup plus rapidement, en quelques minutes seulement, contre plusieurs heures pour la recharge des batteries ».

Pour ceux qui ne connaitrait pas JCB, ce groupe dispose de 23 usines réparties à travers le monde : 11 en Grande Bretagne, 5 en Inde, les autres étant situées aux USA et au Brésil.

Il emploie à ce jour plus de 17 000 personnes dans le monde, il a commercialisé, en 2022, plus de 100 000 machines agricoles et engins de chantier dans le monde.

MAN Truck & Bus mise sur la « remanufacturation » des batteries

MAN Truck & Bus mise sur la « remanufacturation » des batteries

Lancé en février dernier pour une période de trois ans, le projet REVAMP (Remanufacturing of variant battery modules with automated assembly and testing processes) vise à automatiser le processus d’évaluation de l’état des batteries de véhicules usagées.

Grâce à ces connaissances, les batteries pourraient ainsi être remises en état de manière économique en vue d’une utilisation ultérieure dans le véhicule (2eutilisation) ou à d’autres fins (2e vie).

Piloté par MAN Truck & Bus, un consortium composé de neuf partenaires industriels et scientifiques est financé par le ministère fédéral allemand de l’économie et de la protection du climat (BMWK).

Ainsi, le Laboratoire des machines-outils (WZL) et l’Institut de l’électronique de puissance et des entraînements électriques (ISEA) de l’université RWTH d’Aix-la-Chapelle participent-ils au projet REVAMP. L’Institut Fraunhofer pour les technologies de production (Fraunhofer IPT) fait également partie du projet.

Dans l’industrie, les entreprises suivantes sont impliquées : Bertrandt Technikum GmbH, Software AG, IBG Automation GmbH, BE-Power GmbH, Wacker Neuson Produktion GmbH & Co. KG, Weidemann GmbH, tandis que MAN Truck & Bus SE est chef de file du consortium.

L’une des difficultés liées à la remise à neuf des batteries de véhicules industriels réside dans le fait qu’elles présentent différents états de vieillissement lorsqu’elles reviennent pour une évaluation de leur état.

Autre défi relevé par le projet REVAMP : faire que la forme, la structure et le fabricant de la batterie puissent être différents. Il est donc très important que l’ensemble du système de reconditionnement soit conçu de manière flexible et puisse réagir aux différents états et caractéristiques de la batterie.

Le projet de recherche est donc divisé en 11 groupes de travail : sur la base de principes méthodologiques et théoriques, des procédures d’évaluation de l’état et de planification de la seconde utilisation et de la seconde vie sont en cours d’élaboration.

Dans ce cadre, des méthodes de préparation des composants de la batterie au niveau du pack, du module et de la cellule seront développées. Parallèlement, le démontage et le remontage flexibles et automatisés seront planifiés et les composants de contrôle correspondants seront créés.

Enfin, un jumeau numérique est en cours de développement pour cartographier l’ensemble du cycle de vie des piles.