par Pierre Cossard | Oct 7, 2026 | Autobus, Autocar, Les Infos, Réseau
L’édition 2026 des Journées Agir, le traditionnel événement organisé par Agir Transports, qui se déroulait cette année du 6 au 8 octobre à Angers, a battu au moins deux records. D’abord celui du nombre de congressistes, puisque les organisateurs recensaient quelque 1500 inscrits. Ensuite avec le volume de véhicules exposés, qui étaient au nombre de 19, majoritairement électriques à batteries, les modèles thermiques n’étant désormais plus réellement la norme du transport urbain, tandis que l’hydrogène peine à trouver sa place dans le contexte économique difficile du moment.

Byd
Parmi les autobus et autocars exposés, on remarquait d’abord le retour en force du constructeur chinois BYD, qui avait fait le déplacement avec trois modèles électriques à batteries. Un bus de 12m, le B12.b LF, un 18m articulé, et un autocar interurbain, le B12.b HF. Un car qui devrait être exposé en décembre à Autocar Expo.

Altas Auto – BG Motor
BG Motor Group, distributeur en France des minibus du lithuanien Altas Auto présentait un modèle Cityline.

Daimler Buses
Daimler Buses misait sur son classique autobus électrique à batteries eCitaro, le modèle phare de sa gamme urbaine.

Dietrich Véhicules
Dietrich Véhicules présentait un eModulis 40 sur base de Citroën Jumper L3H2 de 6m perettant de transporter jusqu’à 4 PMR.

FCC
Le vendéen FCC, distributeur des véhicules de la gamme turque Isuzu, misait d’abord sur son midibus Novociti Volt. Mais aussi sur un minibus Tremonia Mobility City 45 qu’il distribue désormais depuis peu.

Karsan eJest

Karsan eAtak
Le constructeur turc Karsan est distribué en France par HCI. Le distributeur avait pour l’occasion de ce salon misé sur son minibus à succès, le eJest et sur un des premiers midibus électriques autonomes du marché, le eAtak équipé par Adastec.

Hess
A l’autre bout du spectre des gammes d’autobus électriques à batteries, du moins en termes de taille, le Suisse Hess exposait un des autobus électriques bi-articulés lighTram 25 TOSA (recharge rapide aux arrêts) de 24m qui circulent depuis 2019 à Nantes.

Iveco Bus – Heuliez
C’est la marque Heuliez qui, au sein du groupe Iveco Bus était à l’honneur aux Journées Agir. L’industriel misait donc pour l’occasion sur un GX 337 Elec équipé de batteries FTP, et sur un modèle fonctionnant au gaz et doté d’une hybridation légère.

MAN Truck & Bus
Le constructeur allemand MAN Truck & Bus exposait un autobus électrique Lion’s City 12E de démonstration avec 480 kWh de batteries, des baies basses et un éclairage intérieur d’ambiance.

Renault Pro+
Renault Pro+ présentait une nouvelle fois un exemplaire de pré-série de son Master Shuttle E Tech dont les premiers modèles commandés devraient être livrés avant fin 2026.

Scania – Irizar
Aux Journées Agir, Scania, qui jouait à domicile, puisqu’une de ses usines est implantée dans l’agglomération, exposait un autocar Irizar i4 sur châssis Scania à motorisation fonctionnant au GNV. Le constructeur va d’ailleurs livrer 201 Irizar i4 CNG, de 13 et 12 m à Île-de-France Mobilités, ainsi que autocars i4 CNG de 15 mètres de long.

Solaris
Le polonais Solaris, une filiale du groupe CAF, exposait un des modèle phare de sa gamme d’autobus électriques à batteries, l’Urbino 12, dans une version à trois portes.

Urbaneo
Urbaneo Bus commercialise depuis peu en France le minibus électrique Urbaneo City 6, un véhicule produit par le Chinois Ankaï. Deux exemplaires du véhicule exposés aux Journées Agir sont pour l’instant en démonstration dans différents réseaux hexagonaux et les premières commandes et livraisons devraient être enregistrées avant juin 2027.
L’édition 2027 des Journées Agir se tiendra fin juin dans la ville de Toulouse.
par Pierre Cossard | Oct 2, 2026 | Autocar, Entreprise, Les Infos
La Région Auvergne-Rhône-Alpes vient de lancer, en collaboration avec HYmpulsion, B.E.green et GCK Mobility, un dispositif qui propose aux exploitants de tester gratuitement un véhicule fonctionnant à l’hydrogène en conditions réelles d’exploitation pendant une à deux semaines.
Cette opération s’inscrit dans le projet IMAGHyNE, cofinancé par le Clean Hydrogen Partnership et portée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
HYmpulsion y contribue en assurant le ravitaillement en hydrogène des véhicules testés dans ses stations. Le projet IMAGHyNE rassemble plus d’une trentaine d’acteurs afin de développer une économie de l’hydrogène dans la région, de la production aux usages.
Ce dispositif propose aux opérateurs d’autocars une phase de test gratuit d’un autocar rétrofité à hydrogène, d’une durée de 1 à 2 semaines, avec accès aux stations d’avitaillement et à la maintenance associée. Durant la période de prise en main, les exploitants peuvent évaluer concrètement l’autonomie du véhicule, ses conditions d’exploitation et ses coûts d’usage sur le terrain.
D’octobre à fin-novembre, plusieurs opérateurs de la région, comme la Compagnie des Autocars Lyonnais et les Autocars Vallée d’Azergues ont déjà prévu de s’engager dans ce programme.
C’est B.E.green, loueur multimarque de bus, minibus et autocars électriques et hydrogène, qui fournit l’autocar retrofité à hydrogène mis à disposition des opérateurs testeurs dans le cadre de cette offre courte durée clé en main.
par Solaris Bus France | Oct 2, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
À l’occasion des 30 ans de Solaris, Brice Bonavia, gérant de Solaris Bus France, dresse le bilan d’un constructeur qui retrouve une trajectoire de croissance.
Après une année 2024 difficile et une cinquantaine d’immatriculations en 2025, la filiale française a déjà livré environ 35 véhicules en 2026, principalement à hydrogène, auxquels s’ajoutent les trolleybus de Saint-Étienne. Pour 2027, elle prévoit 45 immatriculations, surtout des autobus électriques et diesel mild-hybrid. À terme, son objectif reste de 150 véhicules par an.
L’hydrogène traverse toutefois une période contrastée. Solaris poursuit ses livraisons à Béziers, Metz et auprès de Berthelet pour l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, mais les échanges avec les autorités organisatrices de mobilité se raréfient. Selon Brice Bonavia, les freins concernent moins les véhicules, désormais matures, que leur environnement d’exploitation : fiabilité des stations, baisse des subventions et prix du carburant. L’objectif de 7 à 8 euros le kilo n’a pas été atteint dans les réseaux évoqués ; le meilleur prix constaté reste de 14 euros. Face à ces contraintes, les progrès de l’électrique à batteries et son coût inférieur favorisent cette solution. Solaris estime néanmoins avoir rentabilisé ses investissements dans l’hydrogène. En s’appuyant sur des véhicules existants pour développer sa gamme, le constructeur a limité les coûts de recherche et développement. Il a déjà livré quelque 700 autobus H2 et compte atteindre rapidement le millier.
En France, l’électrique à batteries concentre, selon Brice Bonavia, environ 80 % des renouvellements évoqués. Un appel d’offres UGAP portant sur le 12 mètres représente un enjeu majeur pour Solaris. Le constructeur met aussi en avant sa capacité à tenir les délais : sa production devrait atteindre 2 000 véhicules en 2026, contre 1 600 en 2025. Les attentes des AOM évoluent cependant, avec une pression sur les prix et des demandes de garanties pouvant aller jusqu’à 10 ou 15 ans sur les chaînes de traction, voire 15 ans sur les batteries. L’amortissement des nouveaux autobus pourrait ainsi s’étendre sur 18 à 20 ans. La progression des constructeurs chinois constitue aussi un point de vigilance sur le marché français.
Autre perspective : l’arrivée de l’autocar électrique interurbain. Développé à partir d’une page blanche, il doit être présenté en 2027, à une date encore à préciser. Deux démonstrateurs seront mis à disposition de Solaris Bus France. La gamme proposera des versions low entry et à plancher classique, en longueurs de 12 et 13 mètres, avec plusieurs capacités de batteries adaptées aux usages. Les premières livraisons sont envisagées en 2028, avec un objectif de 300 immatriculations à l’échelle du constructeur cette année-là. Une déclinaison interurbaine à hydrogène reste également possible pour répondre aux besoins de certaines régions françaises. De quoi ouvrir un nouveau chapitre pour la filiale du groupe CAF.

Retrouver l’interview de Brice Bonavia, gérant de Solaris Bus France, dans son intégralité dans le numéro d’octobre de Car & Bus News.
par Pierre Cossard | Oct 2, 2026 | Autocar, Equipement, Les Infos
Iveco Bus et Az-Tex Import viennent d’annoncer concrétisation de l’annonce faite en juin dernier à Busworld Türkiye 2026 en signant une commande ferme de 100 Turbo Daily 4×4 pour l’Azerbaïdjan.
Destinés au transport de personnel du ministère de la Défense, les véhicules, assemblés par Naveco, devraient être mis en service avant la fin de l’année.
Dans la configuration retenue pour ce projet, le Turbo Daily 4×4 est équipé d’un moteur diesel de 127 ch, d’une transmission intégrale et peut accueillir neuf passagers.
Selon le constructeur, « associées à sa suspension arrière à sept lames, ces caractéristiques constituent des atouts majeurs, particulièrement appréciables dans le cadre d’exploitations intensives ou sur des itinéraires exigeants ».
par Pierre Cossard | Oct 1, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
Au terme de trois années de travail collectif, Carrosserie Vincent vient de voir la qualité de son processus de soudage reconnue par IS Certification (Groupe Institut de Soudure) avec l’obtention de la certification ISO 3834-2.
Cette norme, issue d’un processus entamé en 2023, définit les exigences de qualité complètes pour le soudage par fusion des matériaux métalliques. Délivrée par IS Certification (Groupe Institut de Soudure), cette certification concerne les deux sites de Blacheronde et de Basseaux.
Elle s’adresse aux entreprises qui réalisent des assemblages soudés et souhaitent démontrer qu’elles disposent d’une organisation et d’un système de maîtrise de la qualité du soudage. Elle constitue aussi une référence importante pour répondre aux exigences de certains secteurs et donneurs d’ordre.
Le Groupe Vincent est un acteur incontournable de la carrosserie industrielle en France depuis plus de 140 ans. L’entreprise est connue en tant que constructeur de solutions de carrossage, distributeur et monteur de grues, grues forestières, bennes, plateaux, caissons, bras de levage, nacelles, compacteurs, aménagements de véhicules, mais aussi de cars et bus.
par Pierre Cossard | Oct 1, 2026 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Face à la flambée des prix des carburants, l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) et la Fédération des Autocaristes Indépendants (FAI) viennent d’annoncer une mobilisation des entreprises de transport routier dès le 21 octobre 2026 à Paris.
« Pour les entreprises de transport de marchandises comme de voyageurs, le carburant représente une dépense majeure. La hausse de son prix met leur trésorerie sous pression, alors qu’elles parviennent très difficilement à la répercuter pleinement dans leurs tarifs. Cette situation ne peut plus durer », annoncent les organisations syndicales.
Dans leur communiqué, l’OTRE et la FAI portent quatre demandes :
. Une baisse du prix des carburants à la pompe : Comme cela s’est fait dans d’autres pays européens, le gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour permettre aux entreprises de continuer à exercer leur activité et agir pour faire baisser le prix d’achat des carburants.
. Des obligations de répercussion renforcées : Le gouvernement doit simplifier sans délai le mécanisme d’indexation carburant dans le transport routier de marchandises, en instaurant une référence unique et opposable fondée sur les indicateurs du Comité national routier et ses modalités de calcul.
Ce mécanisme doit être étendu aux contrats privés du transport routier de voyageurs. Dans le cadre des marchés publics, les clauses de révision des prix doivent permettre de répercuter au plus juste les fortes variations du coût des carburants en période de crise.
. Une réévaluation immédiate des prix du transport et une juste répercussion des hausses : Face à la crise exceptionnelle que traverse le secteur, et dans l’attente de la mise en place d’une indexation unique et opposable, les prix pratiqués doivent être revalorisés sans délai afin de permettre aux entreprises de couvrir leurs coûts, de dégager des marges suffisantes et de réaliser les investissements indispensables à leur avenir.
Dans le même temps, il est indispensable que les donneurs d’ordre, privés comme publics, admettent la répercussion intégrale des hausses du coût des carburants.
. La réintégration des transporteurs routiers dans les aides.