Publication d’indices CNR gazole bimensuels

Publication d’indices CNR gazole bimensuels

Le conflit au Moyen-Orient entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, générant des difficultés d’acheminement du pétrole via le détroit d’Ormuz, provoque une flambée du prix du carburant notamment en France.

Les conditions d’achat (prix et délais de règlement) du gazole, deuxième poste de coût pour le secteur du transport routier, fragilisent dangereusement la situation financière des entreprises.

Dans un premier temps, pour les deux premières semaines de mars, le CNR (Comité National Routier) a publié l’évolution du prix du gazole à la cuve acheté par les transporteurs routiers. Cela a permis d’objectiver cette inflation avec des statistiques nationales représentatives.

A l’issue d’une réunion qu’il a tenue ce mardi avec l’ensemble des acteurs du secteur, Philippe Tabarot, ministre des Transports, avec les fédérations professionnelles du secteur, a souhaité demander au CNR de produire exceptionnellement durant la crise des indices gazole bimensuels afin de permettre aux entreprises des facturations plus fréquentes. Demande à laquelle le CNR a répondu favorablement dans les meilleurs délais.

La première quinzaine de mars achevée, le CNR est en mesure de calculer et diffuser des indices gazole pour la période.

Fin mars, le CNR publiera des indices gazole seconde quinzaine et mois complet.

Ces indices bimensuels sont calculés avec la même méthodologie que les indices mensuels. Les indices mensuels demeurent les indices de référence.

Le choix des indices et leur bon usage appartiennent aux acteurs économiques. Pour rappel, le CNR met à disposition sur www.cnr.fr une note pédagogique illustrant notamment le calcul d’un pied de facture gazole avec un exemple simple.

 

2025. Résultats en hausse pour Transdev

2025. Résultats en hausse pour Transdev

Transdev vient de présenter ses résultats 2025, et Thierry Mallet, son PDG, peut se féliciter. Avec un chiffre d’affaires de 10,44 Mds€, en progression de 4% par rapport à 2024, et un bénéfice net de 96 M€, contre 43 M€ en 2024, le groupe affiche sa bonne santé.

« Nous affichons en 2025 une rentabilité nette de 0,9%, explique Thierry Mallet, c’est-à-dire à mi-chemin de l’objectif de 2% que nous nous sommes fixés pour 2030 ». Un objectif qui semble aujourd’hui être le principal leitmotiv du groupe. L’heure n’est donc pas forcément à la recherche systémique d’une augmentation de chiffre d’affaire. Le groupe n’a d’ailleurs procédé à aucune croissance externe l’an passé.

 

Thierry Mallet, PDG de Transdev.

 

Géographiquement, la France est encore le premier marché du groupe, avec 27,8% du CA, pratiquement à égalité avec les Etats-Unis, où il réalise 27,5% de son chiffre d’affaires. Arrivent ensuite, et dans cet ordre, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et l’Australie-Nouvelle Zélande. A noter que 95% du CA réalisé l’est dans le cadre de contrats publics.

A l’étranger, si les Etats-Unis (pays dans lequel Transdev se revendique comme le N°1 des transports collectifs) voient l’activité du groupe réparti en un grand nombre de « petits » contrats, avec une forte proportion de services de transport de personnes à mobilité réduite, Thierry Mallet note qu’en Allemagne ou aux Pays-Bas, les AO se regroupent de plus en plus pour proposer des contrats plus importants, « parfois sur des durées plus longues ».

En France, l’année 2025 a d’abord été marquée par la mise en œuvre de la ligne ferroviaire Marseille-Nice. Une occasion pour le PDG du groupe de rappeler que « Transdev est une vraie société ferroviaire, qui réalise 100 millions de train/km, soit la moitié de tous les TER français ! ».

Transdev a aussi démarré en fin d’année dernière le contrat d’exploitation du Câble C1, pour le compte d’Île-de-France Mobilités (IDFM). Un téléphérique urbain qui transporte désormais quelque 10 000 passagers chaque jour.

Interrogé sur les investissements du groupe, Thierry Malle rappelle que la France est les pays qui absorbe le plus d’investissements opérationnels, notamment à cause de l’activité interurbaine.

De ce point de vue, le PDG pointe d’ailleurs du doigt les difficultés actuellement rencontrées par tous les opérateurs en matière d’approvisionnement en matériel roulant, et pas seulement en matière ferroviaire.

« Ce sont des difficultés que nous rencontrons tous, explique Thierry Mallet, les constructeurs européens ayant visiblement du mal à répondre à la demande. Par exemple, dans le cadre d’un contrat aux Pays-Bas, où nos avions besoin de 300 véhicules électriques, seul Yutong a pu répondre dans les temps. Dans le même registre, le Maroc a aujourd’hui besoin de plusieurs milliers de véhicules diesel, et là encore c’est Yutong qui a pu répondre à la demande… »

Enfin, confronté, comme tous les transporteurs, à la hausse des prix des carburants (le diesel comme le gaz), Transdev attend de voir comment les indices seront impactés, et ne constate pas, pour de changement dans la fréquentation des transports collectifs. Par ailleurs, le groupe exploitant à ce jour 3900 véhicules électriques dans 19 pays, celui-ci se félicite de ne pas avoir (pour l’instant) enregistré une hausse du prix de cette énergie…

 

 

Flambée du prix des carburants. FlixBus a maintenu ses prix

Flambée du prix des carburants. FlixBus a maintenu ses prix

FlixBus, vient d’annoncer ne pas avoir augmenté le prix de ses trajets depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui impacte le prix des carburants en France et dans le monde.

L’entreprise, dont les autocars roulent des dizaines de millions de kilomètres par an en France, a décidé jusque-là d’absorber le surcoût lié à cette hausse des prix.

Les prix des billets constatés sur les trois dernières semaines sont inférieurs à 6€ les 100km parcourus, stables par rapport à la période précédente.

Comme lors du précédent choc pétrolier de 2022, FlixBus constate par ailleurs une hausse significative de la demande pour le transport collectif, « devenu bien plus économique que la voiture individuelle ». Cette fréquentation en croissance participe aussi à la capacité de l’entreprise de maintenir ses tarifs.

 

 

Hess vient de livrer à Nancy son véhicule de dégivrage

Hess vient de livrer à Nancy son véhicule de dégivrage

Le constructeur suisse Hess vient de livrer à STAN (Service de transport de l’agglomération nancéienne) un véhicule de dégivrage des lignes aériennes de trolleybus. De plus, nous avons pu organiser une formation complète pour tous les futurs utilisateurs sur place.

Le véhicule, dont l’usage a fait l’objet d’une formation spécifique pour tous les futurs utilisateurs, est requis en hiver pour dégivrer les lignes de trolleybus, contribuant ainsi de manière significative à un fonctionnement plus sûr et plus fiable.

Rappelons que depuis le printemps 2024, le tramway® léger 25 DC de Hess est en service à Nancy.

 

 

Candela, spécialiste des ferries électriques, lève 30 M€

Candela, spécialiste des ferries électriques, lève 30 M€

Candela vient d’annoncer sa plus importante levée de fonds depuis sa création, pour un montant de 30 M€, auquel participe la SFI, branche de la Banque mondiale.

Celle-ci financera une deuxième usine de fabrication de production de ferries P-12 à hydroptères et de répondre à une demande mondiale croissante.

Ce tour de table porte le capital total levé par Candela à 129 M€ depuis sa création. Il a bénéficié du soutien de tous les actionnaires existants – EQT Ventures, SEB Private Equity, KanDela AB et Ocean Zero LLC – ainsi que d’un nouvel investisseur, la Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, qui a apporté 8 M€.

Cette levée de fonds fait suite au récent déploiement réussi du P-12 dans les transports publics à Stockholm, Göteborg, Oslo et Trondheim, où le navire a démontré ses performances techniques, des coûts d’exploitation réduits et des temps de trajet nettement plus courts par rapport aux ferries diesel traditionnels.

Le P-12 est le premier ferry électrique à hydroptères au monde assurant un service régulier de transport de passagers. Son système d’hydroptères à commande informatique, technologie exclusive de Candela, et ses moteurs C-POD permettent de soulever le navire au-dessus de l’eau et de réduire la consommation d’énergie jusqu’à 80% par rapport aux navires conventionnels, tout en générant un sillage nul.

 

 

Hausse des prix du gazole : un secteur en crise et sans réponses

Hausse des prix du gazole : un secteur en crise et sans réponses

La FNTR et l’OTRE viennent d’exprimer leur très vive déception à l’issue de la réunion organisée le 17 mars, avec le gouvernement, « censée répondre à l’urgence économique provoquée par la flambée des prix du gazole ».

Alors que les entreprises du secteur font face à une hausse brutale et continue du coût du carburant, mettant en péril leur équilibre financier, aucune mesure concrète et immédiate n’a été annoncée. « Cette absence de réponse opérationnelle est incompréhensible au regard de la gravité de la situation ».

Face à cette inertie, la profession appelle solennellement le gouvernement à prendre la pleine mesure de l’urgence et à engager, sans délai, des actions concrètes pour éviter une dégradation rapide du tissu économique du transport routier.

Maillon essentiel de l’économie française, le transport routier (de marchandises, dixit) subit de plein fouet un effet de ciseau avec des charges qui explosent instantanément, des recettes perçues avec décalage, et des tensions sur les marges, déjà historiquement faibles.

« Dans ce contexte, de nombreuses entreprises sont aujourd’hui confrontées à des tensions de trésorerie critiques, avec un risque réel d’immobilisation des véhicules, voire de cessations d’activité à très court terme », alertent les deux organisations syndicales.

Les professionnels du secteur attendaient des mesures d’urgence, notamment en matière de soutien à la trésorerie, de garantie de l’État sur les encours d’achat de carburant, d’adaptation rapide des mécanismes d’indexation notamment des marchés publics et d’allègement de charges.

Ils n’ont obtenu, à ce stade, que des engagements d’étude et des pistes de réflexion, sans calendrier ni décisions concrètes.

La FNTR et l’OTRE attendent l’instauration d’une aide spécifique, exceptionnelle et par véhicule, seule à même de compenser les pertes accumulées depuis le début de la crise sous l’effet de la flambée des prix du carburant.

Face à une situation qui se dégrade de jour en jour et d’une crise dont personne ne peut évaluer la durée, l’absence de décision concrète est incompréhensible. Chaque jour sans action fragilise davantage les entreprises, accélère les risques de défaillances et menace directement des milliers d’emplois.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que certains pays européens ont d’ores et déjà mis en place des dispositifs de soutien spécifiques au transport routier.

« Nos organisations professionnelles mettent solennellement en garde : le coût de l’inaction sera largement supérieur, pour les finances publiques, à celui d’un soutien immédiat et ciblé, concluent-elles. Refuser d’agir aujourd’hui, c’est prendre le risque de devoir gérer demain une crise économique et sociale d’ampleur dans un secteur essentiel à la vie du pays ».