par La rédaction | Fév 19, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Le 19 février, McPhy Energy, spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène bas-carbone (électrolyseurs et stations de recharge), a annoncé avoir reçu une offre de la part d’Atawey pour la cession de son activité stations de recharge.
Cette offre est consécutive à l’entrée en négociations exclusives des deux parties, annoncée en décembre 2023.
La part fixe du prix envisagé pour la cession se situerait entre 11 et 12 M€, à laquelle s’ajouterait une part variable pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’euros.
La finalisation de l’opération devrait intervenir au cours du 2e trimestre 2024, sous réserve de la consultation des instances représentatives du personnel de McPhy, processus à présent engagé, de la conclusion du financement de l’opération et de la réalisation de conditions préalables usuelles.
Pour mémoire, la fourniture de stations a représenté 27% du chiffre d’affaires de McPhy en 2023, avec un portefeuille de projets signés, commissionnés et/ou en cours d’exécution par McPhy à ce jour, représentant un total d’environ 40 stations.
L’opération envisagée devrait permettre à McPhy de se concentrer sur son cœur de métier de fabricant d’électrolyseurs, au moment où va démarrer sa Gigafactory de Belfort.
par Pierre Cossard | Fév 16, 2024 | Entreprise, Equipement, Les Infos
BorgWarner vient d’annoncer qu’il avait signé un accord de 8 ans avec la filiale de BYD, FinDreams Battery (FDB), pour la fabrication de batteries LFP pour véhicules utilitaires utilisant des cellules à lames en Europe, dans les Amériques et dans certaines régions d’Asie-Pacifique.
BorgWarner avait déjà, dans le domaine des batteries, acheté en 2021 l’industriel allemand Akasol, spécialiste de la production de modules de batterie NMC, notamment pour Volvo Buses et Daimler Buses.
BorgWarner recevra par ailleurs une licence de FinDreams Battery pour utiliser la propriété intellectuelle de FDB liée à la conception et au processus de fabrication de ses batteries.
par La rédaction | Fév 15, 2024 | Entreprise, Les Infos, Réseau
Le 13 février, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports, déposée par Philippe Tabarot et plusieurs de ses collègues.
Déplorant une dégradation des conditions de sûreté dans les transports et soulignant un risque terroriste prégnant dans le contexte de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2024, les auteurs de la proposition de loi entendent :
- étendre les pouvoirs des agents des services internes de sécurité des opérateurs de transports;
- renforcer le continuum de sécurité afin d’améliorer la sécurisation des transports;
- sécuriser l’offre de transport grâce à la technologie;
- mieux réprimer les délits relatifs aux transports;
- sécuriser le recrutement et les affectations en lien avec les transports;
- simplifier la procédure de fiabilisation des données recueillies auprès des contrevenants.
Le texte adopté par le Sénat en première lecture et désormais transféré à la chambre des députés, contient un certain nombre de mesures particulières.
Il autorise les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP à réaliser des palpations de sécurité, en l’absence d’arrêté préfectoral, lorsqu’il existe des éléments objectifs laissant penser qu’une personne pourrait détenir des objets susceptibles de présenter un risque pour la sécurité des voyageurs, et permet à ces agents de retirer des objets dangereux découverts à l’occasion de fouilles de bagages ou de palpations préventives.
Il institue un « droit de poursuite » au bénéfice des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP lorsqu’un contrevenant se rend sur la voie publique après avoir commis une infraction à l’intérieur d’une emprise ou d’un véhicule.
Il crée une nouvelle interdiction d’entrée en gare, visant les personnes dont le comportement, aux seuils d’une emprise, trouble l’ordre public et pourrait compromettre la sécurité des personnes ou la régularité des circulations, ou celles qui refusent une inspection visuelle, la fouille de bagages ou des palpations de sécurité.
Il prévoit la possibilité, pour les exploitants des services de transports, de conclure des conventions avec les communes ou les EPCI pour déterminer les conditions permettant aux agents de la police municipale ou aux gardes champêtres d’accéder librement aux espaces de transport et aux trains sur leurs territoires.
Il autorise la présence d’agents d’Ile-de-France mobilités (IDFM) au sein du centre de coordination opérationnel de sécurité (CCOS), à l’issue de la procédure d’ouverture à la concurrence des services franciliens.
Il pérennise l’utilisation des caméras piétons pour l’ensemble des agents des services internes de sécurité et des contrôleurs, et permet l’utilisation de celles-ci sur la voie publique dans le cadre du nouveau « droit de poursuite » ;
Il permet, à titre expérimental, l’usage des caméras-piétons par les conducteurs de bus.
Il impose à l’ensemble des entreprises ferroviaires de mettre en place un numéro d’appel unique pour permettre aux voyageurs de signaler rapidement des situations qui présentent un risque pour leur sécurité ou celle des autres voyageurs.
Il rend expérimentale et sous monopole d’acquisition étatique, l’utilisation de traitements algorithmiques pour extraire et exporter des images et ainsi répondre plus efficacement aux réquisitions judiciaires.
Il autorise les services internes de sécurité de la RATP et de la SNCF à collecter et traiter, après avis de la CNIL, des données sensibles, dans le cadre du traitement d’infractions flagrantes, en lien avec les services de police et de gendarmerie.
Il autorise, à titre expérimental, les conducteurs d’autobus et autocars à déclencher, en cas de danger, un système de captation sonore auquel pourrait accéder en temps réel le poste de contrôle et de commandement.
Il crée un délit d’« incivilité d’habitude » pour sanctionner les infractions comportementales régulières à la police du transport ; une peine complémentaire d’ « interdiction de paraître » spécifique aux réseaux de transport public ; un délit pour réprimer les oublis, volontaires ou involontaire, de bagages ou d’objets dans les transports ; un délit de « bus et train surfing » applicable aux transports ferroviaires ou guidés ainsi qu’au transport routier de personnes.
Il met en place un dispositif facilitant la transmission des procès-verbaux établis par les agents de la Suge et du GSPR aux officiers de police judiciaire ;
Il rend automatique l’information de l’opérateur de transport lorsqu’un agent habilité au transport de voyageurs perd la totalité des points de son permis de conduire ; et ouvre la possibilité, pour les opérateurs de transport public de personnes, en particulier ceux assurant le transport de mineurs, de contrôler de consulter, par l’intermédiaire des préfets, le fichier automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
L’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles (IFPEN) vient de publier son tableau de bord 2023 concernant les tendances et perspectives du marché mondial des biocarburants pour l’année 2022.
De ce document, on peut retenir que pour les transports routiers, la consommation mondiale d’énergie est en hausse de 3,4% en 2022 par rapport à l’année précédente.
De son côté, la part des énergies alternatives à l’essence et au gazole pétroliers (biocarburants, GPL, GNV, électricité) augmente de 2,7%, les biocarburants représentant plus de 50% de ces carburants alternatifs.
Dans ce contexte, la croissance de la demande en biocarburants de substitution au gazole (autour de 3,5%) est tirée par la hausse de la demande en HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) issus d’huiles de cuissons usagées et de graisses animales.
L’Europe a connu en 2022 un rebond de la consommation de biocarburants de 13%, avec une hausse des importations d’éthanol et de biodiesels.
A noter qu’en 2022, la France a incorporé un total de 5,2 millions de m3 de biocarburants liquides dans les carburants distribués sur le territoire national, soit une hausse de 18% par rapport à 2021 et le plus haut niveau historiquement enregistré.
Selon l’IFPEN, les différents scénarios de décarbonation du secteur transport envisagent une croissance du marché mondial des biocarburants, avec des biocarburants avancés qui prendront progressivement le relais dès 2030.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Entreprise, Les Infos
Après une année 2023 consacrée à l’installation des équipes du service de proximité, OPCO Mobilités vient d’achever, pour chaque territoire concerné, la mise en place d’une instance paritaire dédiée. La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sont dorénavant chacune dotée d’un Conseil d’orientation paritaire (COP).
Les organisations représentatives des employeurs et des salariés disposent donc d’un lieu de dialogue et de concertation dédié au développement des compétences pour les métiers de la mobilité.
Officiellement installé en janvier 2024, chaque COP a initié ses pistes de travail pour l’année à venir : entre autres, sur le recrutement et la fidélisation des salariés, l’offre de formation locale, l’information des entreprises et leur accompagnement au quotidien et la simplification administrative…
Ces COPs vont permettre la mise œuvre d’orientations adaptées aux besoins et spécificités des territoires ultramarins en développement de compétences ; et ainsi répondre à une des ambitions de l’OPCO qui est d’assurer une égalité d’accès à la formation entre les DROM et la métropole.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Entreprise, Les Infos
Le 13 février, le Collectif des Autocaristes Indépendants (CAI) a officiellement annoncé sa transformation en fédération et devient donc la FAI.
Le Collectif, créé durant la crise sanitaire, s’est structuré en association devenue aujourd’hui une fédération syndicale patronale professionnelle autonome, représentative, dans le secteur du TRV tourisme.
La FAI annonce une centaine d’adhérents sur l’ensemble du territoire métropolitain, dont 60% en Ile-de-France et 40% en province.
Présidée par Catherine Chaumont, PDG de Chaumont Voyages, la FAI entend faire entendre sa voix dans tous les dossiers qui pèsent aujourd’hui sur ce secteur d’activité : harmonisation des réglementations européennes ; lutte contre le cabotage illégal ; fiscalité des carburants professionnels ; pénurie de conducteurs ; ZFE ; etc.