L’ART publie la synthèse des travaux du Comité de concertation sur les gares routières

L’ART publie la synthèse des travaux du Comité de concertation sur les gares routières

L’Autorité de régulation des transports vient de donc de publier les travaux menés l’an dernier par le Comité de concertation sur les gares routières, comité qui regroupait notamment la FNTV, le Cerema (expert sur l’énergie, le climat et la prévention des risques), SNCF Gares & Connexions, FlixBus, BlaBlaCar et la Fnaut.

Ce dernier a donc identifié deux principales marges de progrès pour adapter les gares routières aux besoins contemporains des transporteurs longue distance (SLO, les fameux Services librement organisés).

D’une part, l’information fournie en gare doit devenir véritablement dynamique pour répondre aux problématiques des opérateurs des services librement organisés dont les plans de transport évoluent rapidement. D’autre part, il est important d’offrir une billetterie physique soit par la mutualisation des points de vente avec les transports conventionnés régionaux, soit, dans les grandes gares, par la création de points de vente pour chaque transporteur.

De nombreuses gares sont équipées de dispositifs d’information. Toutefois, l’information statique, comme l’affichage papier des horaires, n’est pas adaptée aux autocars longue distance (librement organisés), qui peuvent modifier leurs horaires plusieurs fois par an.

De plus, les services librement organisés ne disposent pas souvent, en gare, de quais qui leur soient spécifiquement attribués. Dans ce cas, l’information dynamique est plus appropriée pour indiquer aux voyageurs leur quai de départ. Les travaux montrent que l’information en temps réel en gare est indispensable pour informer les usagers sur le point de départ de leur autocar, les horaires et les éventuels retards.

Ainsi, le rapport propose trois recommandations concernant l’information multimodale :

  1. Garantir une information statique multimodale, c’est-à-dire accessible pour tous les services réguliers de transport, y compris les services librement organisés, de manière non discriminatoire et centralisée pour les informations le nécessitant (notamment pour le repérage des lieux en gare) ;
  2. S’assurer d’une meilleure qualité des données accessibles et de leur disponibilité dans des formats standard permettant une interopérabilité accrue;
  3. Intégrer tous les services réguliers de transport dans les outils de mobilité par association de services (MAS)et signaler clairement leur existence en gare, comme le font d’ores et déjà quelques MAS, par exemple la MAS lancée en 2024 par la Métropole de Rouen Normandie examinée dans le cadre des travaux menés.

Environ 10% des titres de transport des services librement organisés sont distribués physiquement notamment en gare, à bord des véhicules ou dans des commerces de proximité. Pour certains usagers, pouvoir acheter son titre de transport en gare routière demeure indispensable, que ceux-ci n’aient pas de carte bancaire, qu’ils préfèrent par sécurité acheter leur billet sur place, ou qu’ils soient peu familiers avec internet.

Une étude de BlaBlaCar en 2024 indique que les voyageurs choisissent les points de vente physiques pour trois raisons principales : le contact humain (35 %), la facilité de paiement (34%), et la nécessité d’acheter sur place (12%).

Cependant, les guichets des gares ne permettent pas toujours l’achat de billets pour les services librement organisés, se limitant souvent aux services conventionnés. Il serait donc judicieux de mutualiser les dispositifs de vente en permettant l’accès aux guichets des exploitants de gare routière, moyennant une commission.

Le rapport recommande de proposer des options de billetterie SLO adaptées aux gares routières, selon les standards suivants :

  • Pour les petites gares : usage mutualisé des guichets existants, ou en l’absence de guichet, usage d’automates multimodes, notamment dans les gares de plus de 300 000 voyageurs par an ;
  • Pour les grandes gares, des guichets dédiés et des automates multimodes devraient être installés.

 

Scania France en 2024, une bonne année de transition

Scania France en 2024, une bonne année de transition

Le constructeur suédois a présenté ses résultats 2024 le 19 mars dernier. Si le poids-lourd occupe logiquement une place de choix dans la stratégie de Scania (qui s’installe à la deuxième place derrière Renault en part de marché), l’an passé fut aussi, dans le domaine des cars et bus, la première saison d’une nouvelle stratégie consistant à mettre de côté le marché des autobus et à confier à des carrossiers le soin de produire des autocars logotés Scania.

 

C’est donc Damien Thomine, directeur Power Solutions et People Transport Solutions, qui fait le point sur le positionnement de Scania sur le marché français des cars et bus. Avec 166 immatriculations en 2024, l’industriel enregistre une bonne année sur un marché français qui, selon sa comptabilité, reste stable à 4920 véhicules de plus de 16t. Dans ce chiffre, il faut toutefois comptabiliser les dernier autobus Citywide commandés en 2023 par certaines agglomérations.

 

Au-delà de ce reliquat, Scania France est donc désormais spécialisé dans l’autocar avec deux partenaires. Irizar d’abord, avec lequel il commercialise les i3, i4, i6 et i8, et Higer qui lui fournit les Fencer 6 et les Touring. Dans les deux cas, le constructeur reste clairement attaché au mix énergétique, recherchant plutôt le meilleur rendement énergétique, puisque ces différents modèles sont disponibles en B100 exclusif, GNL et GNV pour la première gamme et B100 et GNV pour les seconds.

 

Dans cette logique, Damien Thomine a aussi annoncé que le nouveau moteur diesel 6 cylindres de 13l (en 420, 460 et 520 ch) sera désormais disponible avec une nouvelle boîte de vitesses, un nouvel essieu arrière et différentes nouvelles adaptations. Un bloc qui est donné avec une consommation en diminution de 8%.

 

Concernant l’électrification, Scania a évidemment présenté sa nouvelle motorisation, qui ouvrira sans doute la voie à un futur autocar électrique, mais a aussi annoncé que l’industriel ne renonçait pas totalement au marché des urbains, puisqu’il continue à commercialiser ces châssis LE BEV-3 et LF GNV Euro 6.

 

 

C2A désormais partenaire de Réunir

C2A désormais partenaire de Réunir

C’est officiel depuis le 19 mars, les 200 adhérents du réseau associatif français de PME autocaristes Réunir. Disposent désormais, avec C2A, d’un moyen de paiement adossé à Mastercard, multiservices, intégrant une assurance chauffeur (ou conducteur) valable en France et en Europe.

Les PME auront ainsi la possibilité de paramétrer à leur convenance les paiements autorisés pour les dépenses liées à leur activité tels que : les frais de péages ou de carburant mais aussi, la réservation d’hôtels, leurs repas, ou encore les traversées en ferry. C2A fait en outre bénéficier ses clients d’un réseau de plus de 5 300 stations-services partenaires pour se ravitailler avec des tarifs négociés.

La gestion des frais liés aux déplacements est également facilitée. Avec C2A, les autocaristes sont accompagnés dans la maîtrise de leur TCO grâce à une plateforme web qui centralise leurs dépenses en temps réel. Celle-ci édite une facture unique pour l’ensemble des dépenses et simplifie la récupération de la TICPE et des droits d’accise.

Enfin, la carte est accessible sans aucun dépôt de caution, ce qui permet aux PME d’avoir de la souplesse et de conserver une trésorerie suffisante pour continuer à se développer.

 

 

Adoption de la loi sur le renforcement de la sûreté dans les transports

Adoption de la loi sur le renforcement de la sûreté dans les transports

La proposition de loi sur le renforcement de la sûreté dans les transports, portée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, a été adoptée par le Sénat le 17 mars et le 18 par l’Assemblée nationale.

 

Cette législation doit garantir une sécurité renforcée dans les transports collectifs et constitue une réponse législative adaptée aux défis actuels.

 

Le texte adopté comporte plusieurs mesures significatives unanimement demandées par le secteur :

  • L’expérimentation sur trois ans des caméras frontales à l’avant des tramways pour améliorer la prévention et l’analyse des accidents
  • La pérennisation des caméras-piétons pour les contrôleurs, suite à une expérimentation concluante qui a démontré leur efficacité pour la protection des agents et l’apaisement des situations conflictuelles
  • La prolongation jusqu’au 1er mars 2027 de l’expérimentation des caméras intelligentes pour la desserte d’événements de grande ampleur
  • Le renforcement des prérogatives des agents de sûreté (SUGE-GPSR) avec la simplification des palpations préventives et l’élargissement de leur périmètre d’intervention aux abords des gares
  • La création du délit de « transport surfing » pour sanctionner cette pratique dangereuse consistant à monter sur le toit d’un train ou d’un métro, ou à l’arrière d’un bus en mouvement
  • L’autorisation donnée aux opérateurs de faire dégager les véhicules entravant la circulation des tramways
  • L’extension de Stop Fraude avec la possibilité de contrôle en temps réel de l’adresse du contrevenant.

Une phase de travail réglementaire, déjà anticipée par les services de la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM) en collaboration avec l’UTPF, suivra la promulgation de la loi.

L’objectif est d’appliquer rapidement ce nouveau cadre normatif pour renforcer encore davantage la sûreté des transports collectifs en France.

 

INDCAR clôture une année 2024 de croissance

INDCAR clôture une année 2024 de croissance

INDCAR, spécialiste du secteur des minibus en Europe, a annoncé le 18 mars dernier avoir réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de plus de 50 M€, soit 11% de plus que l’année précédente.

Sur le chiffre d’affaires total, 90% des ventes d’INDCAR correspondent à des exportations, soit 42 M€. Des chiffres qui témoignent de la croissance de l’entreprise en Europe année après année, l’Italie (55%) et la France (25%) étant les principaux pays clients d’INDCAR.

Le modèle le plus populaire de la gamme a été, l’année dernière, le Mobi City, avec un total de 320 unités produites, représentant 67% de la production totale.

INDCAR indique aussi que 2024 a également été l’année du minibus électrique e-B6, qui a été testé en fonctionnement réel pendant 8 mois dans plus de 10 villes, et a accumulé plus de 5 000 km en Espagne, avec des opérateurs tels que Transports Metropolitans de Barcelona (TMB), Teisa, Sagalés, Alsa ou l’EMT de Malaga.

 

L’Afpa d’Albi s’adapte aux nouvelles énergies

L’Afpa d’Albi s’adapte aux nouvelles énergies

Le centre Afpa d’Albi a inauguré le 13 mars dernier son plateau de formation Technicien Supérieur Véhicules Industriels Hydrogène et Nouvelles Énergies (TSVIHNE).

L’Afpa Occitanie propose ainsi une formation innovante de Technicien Supérieur Véhicules Industriels Hydrogène et Nouvelles Énergies, conçue pour répondre aux besoins croissants en compétences dans ce domaine.

La première session de cette formation, menée pour la Délégation générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP), a démarré le 9 décembre 2024.

D’une durée totale de 1 330 heures, dont 175 heures en entreprise, cette formation prépare les futurs professionnels à assurer la maintenance, le diagnostic et la réparation des véhicules industriels fonctionnant aux nouvelles énergies, notamment à l’hydrogène.

Ces techniciens jouent un rôle important dans l’optimisation des performances énergétiques et la réduction des émissions de CO2 des transports de marchandises et de passagers.

Le futur titre professionnel visé est de niveau 5, soumis à la validation de la DGEFP en commission paritaire consultative.