par Pierre Cossard | Sep 15, 2026 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
Le 14 septembre, Stoneridge a dévoilé, lors du salon IAA Transportation 2026 à Hanovre, en Allemagne, du 14 au 20 septembre, sa plateforme EVO ECU, destinée aux véhicules utilitaires, aux bus, aux autocars et aux engins hors route.
Les véhicules utilitaires deviennent de plus en plus complexes à mesure que se multiplient les fonctions ADAS, les fonctions basées sur des caméras, la connectivité et les fonctionnalités pilotées par logiciel.
Stoneridge répond à cette évolution avec une architecture centralisée conçue pour simplifier l’électronique des véhicules et soutenir la prochaine génération de technologies.
Selon l’industriel, la plateforme EVO ECU offre une solution de commande électronique flexible et hautement performante qui aide les équipementiers à réduire la complexité de leurs systèmes tout en intégrant les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS), les diagnostics et de futures capacités pilotées par logiciel.
Contrairement aux solutions conçues avant tout pour les véhicules particuliers puis adaptées après coup, l’EVO ECU a été conçu spécifiquement pour combler cette lacune dans l’architecture des véhicules utilitaires, avec un matériel et un logiciel pensés ensemble dès l’origine.
EVO centralise les capacités de traitement sur une plateforme unique, conçue spécifiquement pour répondre aux besoins propres des véhicules utilitaires. Cette approche permet d’accélérer les mises à jour logicielles, d’améliorer l’efficacité des diagnostics et d’introduire de nouvelles fonctionnalités sans nécessiter de modifications matérielles importantes.
Stoneridge présente l’EVO ECU aux côtés de son MirrorEye Camera Monitoring System, leader du secteur, et des systèmes de vision et de contrôle qui l’entourent, dans son Innovation Truck et son simulateur, illustrant comment ces technologies fonctionnent ensemble dans un environnement de conduite réel. Deux nouvelles fonctionnalités, MirrorEye Surveillance Mode et Surround View, sont aussi présentées.
« La connectivité, l’automatisation et l’évolution des réglementations transforment le transport de marchandises, et l’EVO ECU de Stoneridge aide nos clients à s’adapter grâce à une plateforme flexible qui évolue avec leurs besoins », a déclaré Natalia Noblet, PDG de Stoneridge.
par Pierre Cossard | Sep 14, 2026 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
Michelin vient de lancer NAZCA, une machine intelligente et automatisée destinée au recreusage des pneumatiques des cars, bus et camions.
NAZCA automatise donc cette opération tout en respectant les recommandations des manufacturiers, avec un objectif de qualité et de répétabilité. Selon Michelin, cette machine valorise chaque millimètre de gomme utilisable grâce à un scan laser haute densité et à des algorithmes avancés, ajustant en temps réel la profondeur de coupe sur toute la circonférence et toute la largeur du pneu, car la géométrie de chaque pneumatique est unique.
Testée depuis plus d’un an en conditions réelles, NAZCA permettrait d’augmenter le nombre de recreusages réalisés en atelier, puisqu’elle pourrait accroître la capacité de recreusage de 30 à 50%, selon les conditions d’usage de l’atelier.
Chaque opération nécessite moins de trois minutes d’intervention du technicien, qui peut se consacrer à d’autres tâches, comme la géométrie, les réparations ou le montage/démontage.
Conçue pour répondre aux besoins des ateliers, NAZCA est compatible avec de nombreuses marques et dimensions de pneumatiques, dotées d’une carcasse suffisamment robuste pour accompagner l’allongement de la durée de vie permis par le recreusage.
Une vingtaine de machines NAZCA sont actuellement en phase pilote en Europe.
par Pierre Cossard | Sep 11, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
La Commission européenne, en la personne de Stéphane Séjourné, vice-président exécutif pour la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission européenne, vient d’annoncer son intention de réduire le corpus de règles de l’UE en matière de marchés publics.
Le projet consisterait à le faire passer d’environ 900 à 200 pages, dans le cadre d’une réforme d’envergure visant à simplifier les appels d’offres tout en offrant aux gouvernements une plus grande marge de manœuvre pour privilégier les intérêts économiques et de sécurité de l’Europe.
Le projet de loi sur les marchés publics remplacerait ainsi trois directives européennes par un règlement unique, afin de simplifier les dispositions dispersées dans 26 textes législatifs sectoriels et de réduire le nombre de procédures de cinq à trois.
La Commission estime que ces changements pourraient permettre aux entreprises et aux pouvoirs publics d’économiser 650 M€ par an en frais administratifs.
La Commission rappelle dans sa communication que les marchés publics de l’UE représentent plus de 2 500 Mds€ par an, soit environ 15% du PIB de l’Union, couvrant des domaines allant des trains et des hôpitaux aux infrastructures énergétiques, en passant par les écoles et les systèmes informatiques.
La proposition ne se limite pas à une réduction de la bureaucratie. Bruxelles souhaite que les gouvernements utilisent leur pouvoir d’achat de manière plus stratégique.
Le meilleur rapport qualité-prix deviendrait la méthode standard d’attribution des contrats, la qualité devant normalement compter pour au moins 30% de l’évaluation (et 50% pour les contrats à forte intensité de main-d’œuvre). « Les autorités pourraient prendre en compte les performances environnementales et sociales, l’innovation, la sécurité et la résilience, parallèlement au prix », est-il expliqué.
L’engagement en faveur d’une « préférence européenne » est tempéré par les obligations internationales de l’UE, mais l’accès aux marchés peut être restreint lorsqu’un pays tiers n’offre pas de réciprocité.
Des restrictions pourraient également être imposées lorsque la dépendance à l’égard de fournisseurs étrangers compromet la sécurité de l’approvisionnement ou menace la sécurité économique de l’UE.
« L’argent public européen devrait, dans la mesure du possible, créer des emplois, des investissements et des opportunités en Europe plutôt que de remplir les carnets de commandes de nos concurrents », a affirmé Stéphane Séjourné.
Les cinq procédures de passation de marchés seraient ramenées à trois : les procédures ouverte, dynamique et d’innovation. Chacune permettrait des négociations entre acheteurs et soumissionnaires.
La Commission prévoit également la création d’une place de marché numérique intégrée pour les marchés publics de l’UE, reliant les plateformes nationales de passation de marchés électroniques. Une entreprise enregistrée via un système interconnecté devrait pouvoir soumissionner ailleurs en Europe sans avoir à fournir à maintes reprises les mêmes documents.
L’objectif est de réduire la bureaucratie et de remédier à l’une des faiblesses du système actuel : une concurrence insuffisante, notamment de la part des PME et des entreprises répondant à des appels d’offres transfrontaliers.
par Pierre Cossard | Sep 10, 2026 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
Faisant le constat que la technologie des véhicules autonomes individuels et des robotaxis devient « de plus en plus robuste », Île-de-France Mobilités souhaite « organiser et structurer une filière pour développer des transports en commun autonomes, permettre leur production et leur déploiement en série, et favoriser l’usage collectif de ce mode de transport à fort potentiel, en collaboration avec les collectivités volontaires ».
Afin de passer un cap de déploiement à horizon 2030, IDFM vise un déploiement en plusieurs étapes, en ciblant d’abord une solution de logiciel de conduite autonome appliqué à une plateforme européenne de véhicule et le déploiement d’un centre de supervision.
Au second semestre 2026, sera définie la stratégie de choix de(s) l’opérateur(s) et des véhicules (IDFM évoque une centaine de midi et minibus à l’horizon 2030), la phase de mise en concurrence sera lancée en 2027.
Roulage du premier véhicule est prévu pour 2028-2029.
Dans sa présentation du projet le 10 septembre, IDFM précise que le véhicule autonome viendra en complément des services existants, sur des lignes moins fréquentées ou dans des zones peu denses et moins desservies, en heures creuses ou en soirée.
L’objectif est de renforcer l’offre existante et mieux mailler le territoire, sans modifier l’offre actuelle, et optimiser la desserte des services publics de proximité.
C’est Paris-Saclay, Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines qui ont été d’ores et déjà choisis pour lancer ce projet, qui disposera d’un budget de quelque 20M€ par an.
par Pierre Cossard | Sep 6, 2026 | Autocar, Equipement, Les Infos
Le constructeur chinois Yutong vient d’annoncer l’élargissement de sa gamme d’autocars électriques de tourisme commercialisée en Europe.
Après les modèles en 12 et 15m, l’industriel propose désormais le T14E, un autocar de 13,970 m sur 3 essieux est présenté avec une capacité de 57+1+1 sièges et une soute d’un volume de 8 m3.
Ses batteries ont une capacité de 621/704 kWh. Il est équipé d’un essieu ZF RL75E à l’avant, d’un ZF A133 pour le pont moteur et d’un ZF RL82A pour le troisième essieu directeur.
par Pierre Cossard | Sep 6, 2026 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
Selon notre confrère h2-mobile, cinq ans seulement après avoir investi 13,9 M£ pour l’acquisition de 25 bus à hydrogène, Aberdeen va les revendre pour seulement 816 000 livres au total, soit une décote spectaculaire de 94% pour des véhicules immobilisés depuis plus de 760 jours.
First Bus, qui louait ces 25 Wrightbus à double-étage de 60 places à la municipalité et les accueille dans son dépôt de King Street, rachètera 23 exemplaires pour 30 000 livres pièce.
L’entreprise prévoit de les convertir en autobus électriques à batteries. Les deux derniers véhicules seront vendus à GeoPura pour 63 000 livres chacun et continueront, eux, à fonctionner à l’hydrogène.
L’argent récupéré grâce à la vente des bus à hydrogène, 816 000 livres au total, servira à financer des infrastructures destinées aux véhicules électriques, notamment en reconvertissant l’ancien projet de hub hydrogène de la ville en station de recharge électrique, présentée comme l’une des plus importantes d’Écosse.
Et la vente des autobus n’est que l’un des volets du désengagement d’Aberdeen. La municipalité rachète par exemple pour une livre symbolique la participation de BP dans leur coentreprise, pourtant valorisée à plus de 40,3 M£.
GreenPower doit de son côté acquérir pour 1,3 M£ les équipements de production et de ravitaillement installés sur les sites de Cove, Kittybrewster et du centre d’exposition TECA.
Une benne à ordures fonctionnant à l’hydrogène ainsi que dix kits de conversion bicarburation sont aussi proposés à la vente. Quant aux 29 véhicules bicarburation encore détenus par la ville, ils fonctionneront uniquement au gazole jusqu’à leur remplacement prévu en 2027.
Le cas d’Aberdeen n’est pas isolé en Europe, puisque des agglomérations comme Anvers ou Pau viennent de renoncer à leurs bus à hydrogène. Dans la même logique, l’Allemagne, qui concentrait 60% du marché européen en 2025 avec 336 immatriculations, est tombée à 26 véhicules hydrogène immatriculés au premier semestre 2026.
A contrario, en France, de nouveaux déploiements ont eu lieu à Béziers et Metz ces dernières semaines, tandis q’en Italie, Rome vient d’annoncer vouloir investir 90 M€ dans cette technologie.
Rapporté à l’ensemble des bus zéro émission immatriculés en Europe, l’hydrogène représente toujours environ 4,6% du total, exactement la même proportion qu’en 2024.