Xavier Moreau nommé à la tête de l’activité Autobus et Autocars Iveco France

Xavier Moreau nommé à la tête de l’activité Autobus et Autocars Iveco France

Xavier Moreau prend la direction des activités autocars-autobus d’Iveco France. A ce titre, il assurera la gestion commerciale du marché France pour les marques Iveco Bus et Heuliez.

Il succède à Solène Grange, qui quitte l’entreprise après un parcours salué pour son engagement et son professionnalisme, au service du développement des marques Iveco Bus et Heuliez sur le marché français.

Diplômé de l’INSEEC, de la Manchester Metropolitan University et de Harvard Business School Executive Education, Xavier Moreau a acquis une expérience commerciale BtoB au sein du Groupe Iveco, qu’il a rejoint en 2019.

Son parcours dans le commerce international et l’industrie automobile lui a permis de développer une expertise en gouvernance, en pilotage de la performance et en gestion des clients grands comptes.

Depuis 2020, il occupait les fonctions de président de Magirus Camiva SAS. Dans ses nouvelles fonctions, il s’appuiera sur l’ensemble des équipes pour piloter les activités commerciales en France.

 

 

Île-de-France : de nouvelles bascules dans la concurrence bus

Île-de-France : de nouvelles bascules dans la concurrence bus

En Île-de-France, l’allotissement du réseau bus anciennement opéré en monopole par l’EPIC RATP se poursuit, piloté par l’autorité organisatrice Île-de-France-Mobilités (IdFM). Au 1er mars 2026, trois nouveaux lots sont entrés en exploitation, qui emploient environ 1300 collaborateurs.

Le lot n°36 regroupe des lignes opérées précédemment par l’EPIC RATP et Keolis. Il a été attribué à RATP Cap Île-de-France, qui a créé la filiale RATP Cap Massy-Juvisy.

Le lot n°39 est entré en fonctionnement, exploité par Transdev Express Roissy, filiale de Transdev. Il comprend la ligne Express n°9509, entrée en service en décembre 2025.

Trois autres lignes sont présentes : la ligne n°9517, qui relie Roissy-Pôle à Argenteuil via La Plaine-St-Denis, (incluant des arrêts à St-Denis-Pleyel, Stade-de-France-St-Denis et La-Plaine-Stade-de-France). Elle a débuté son service le 1er mars, et est venue se substituer au Roissybus, qui cesse son fonctionnement.

Enfin, les lignes 350 et 351 complètent le tableau. Elles étaient auparavant opérées par l’EPIC RATP et sont concomitamment transférées de centre-bus. La transition entre les deux opérateurs a été l’un des sujets majeurs à superviser, en particulier la bascule des bus et des systèmes, confie-t-on.

Enfin, l’emblématique lot n° 40, qui regroupe 18 lignes essaimant dans les Hauts-de-Seine, a débuté son exploitation. Celui-ci a été attribué à ATM, via sa filiale ATM Croix du Sud, qui obtient une première référence dans l’Hexagone.

Les véhicules arborent désormais le logo ATM Croix du Sud, qui se fond au milieu des livrées IdFM ou vert jade héritées de la RATP. À noter que les voitures ont conservé leur coquille RATP augmentée du nombre « 91 ».

À titre d’exemple, la voiture n°6711 à la RATP devient la n°916711 chez ATM Croix du Sud. De même, l’indication « 40 » a été apposée à hauteur des girouettes. Les plans de lignes sont regroupés et respectent la charte graphique et visuelle développée par l’autorité organisatrice.

À l’image des lots attribués par IdFM, les machinistes et le personnel au contact du public des trois délégations arborent des tenues aux couleurs de l’autorité organisatrice. Si d’inévitables réglages et finitions (dont le retrait de toutes les mentions RATP sur et dans les véhicules) sont à réaliser, la transition du 1er mars 2026 s’est correctement déroulée, souffle-t-on.

La première bascule de novembre 2025 a permis à l’ensemble des acteurs impliqués (RATP, IdFM, nouveaux opérateurs) de se roder et d’identifier les items à améliorer. En particulier, il est souhaité une préparation la plus anticipée possible des items devant être transférés de l’EPIC RATP vers les nouveaux opérateurs.

La prochaine bascule aura lieu le 1er mai 2026, et concernera les lots n° 41, 43 et 44. Celle-ci est en phase active de préparation, conclut-on.

 

 

Lyon : le TB 12 en service !

Lyon : le TB 12 en service !

À Lyon, les inaugurations se multiplient en ce premier trimestre 2026. Après l’extension du tramway T6, c’est la nouvelle ligne TB12 (TramBus) qui entre en fonctionnement.

Longue de cinq kilomètres, la première section relie Gare-Part-Dieu-Vivier-Merle à Kimmerling-Genets, en passant par Lyon, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Bron. Elle dispose de 12 stations, dont certaines sont en correspondance avec plusieurs axes lourds du réseau (T1, T3, T4, T6, Rhônexpress, métros A, B et D).

Une extension de trois kilomètres avec sept stations supplémentaires jusqu’à Sept Chemins entrera en fonctionnement en 2027.

Cette ligne est un BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) et reprend à ce titre les codes associés à ce mode. On retrouve la priorité aux feux, des stations réalisées avec soin et dotées d’un totem permettant de les identifier dans le paysage urbain, une information voyageurs et des automates de vente déployés à chaque arrêt, un site propre quasi-intégral ou un réaménagement urbain tout au long du tracé.

En outre, la ligne est dotée de trolleybus In-Motion-Charging de 12 mètres de longs produits par Hess. Leur aménagement intérieur privilégie la fluidité à bord. Leur plancher bas est à niveau de celui des stations, permettant une accessibilité totale aux personnes à mobilités réduites. Leur livrée extérieure est identique aux dernières rames de tramway réceptionnées à Lyon, pour symboliser les similitudes du BHNS avec le tram.

La ligne fonctionne de 4h30 à 1h00 du matin, avec un intervalle de sept minutes en heures de pointe. Près de 23 700 voyageurs sont attendus à l’horizon 2030 sur la ligne.

Le parcours nécessitera 25 minutes de trajet. L’investissement est de 137 M€ de Part-Dieu à Sept-Chemins (dont 2,84 millions d’euros de subventions de l’État). À l’occasion de la mise en service du TB 12, le réseau de bus environnant est réorganisé, pour maximiser la puissance de la nouvelle ligne.

En 2029, un prolongement de cette ligne jusqu’à Parilly devrait être mené. Ce projet s’articule avec la création du tramway T8, et l’objectif est de combiner les deux projets pour améliorer la desserte de l’est de la Métropole de Lyon.

 

 

L’AFTRI publie son Guide européen de l’autocariste

L’AFTRI publie son Guide européen de l’autocariste

L’AFTRI Services vient de publier, en version poche, une édition de ses « fiches pays » destinée aux autocaristes souhaitant exécuter des prestations à destination de l’Europe et au-delà.

Cet ouvrage est conçu comme un document pratique destiné à aider aussi bien le conducteur que le transporteur concerné par les voyages touristiques hors hexagone, voire par l’exploitation de lignes régulières dans près de 30 pays.

Ce guide comprend le règlement des véhicules, code de la route, fiscalité, documents de contrôle, modalités de déclaration, vitesses, informations de stationnement, règles de circulations…

Les pays abordés permettent de couvrir toute l’Europe : Allemagne, Andorre, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pays Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse… et d’autres !

 

Guide européen de l’autocariste.

 

Editeur : AFTRI Services – Format A5 – 208 pages – 80€ HT

Imprimeur : Manufacture d’Histoires Deux-Ponts

Drive to Zero 2026

Drive to Zero 2026

Les 2 et 3 juin prochains, Drive to Zero revient à Paris Porte de Versailles pour une 4e édition placée sous le signe du passage à l’échelle.

Selon ses organisateurs, ce salon, destiné aux acteurs publics et privés engagés dans la décarbonation des mobilités, devrait réunira 150 exposants et près de 4 000 décideurs autour d’un objectif commun : stimuler le déploiement concret des solutions.

Le programme 2026 de Drive to Zero, construit avec l’appui des partenaires du Comité stratégique, s’articule autour des grands leviers de transformation de la chaîne de valeur de la décarbonation :

. Le cadre réglementaire européen et national qui fixe des objectifs ambitieux (fin progressive des véhicules thermiques, ZFE, future loi sur les transports), mais pose des questions sur les moyens et les délais pour les atteindre.

. Les infrastructures de transport qui constituent un investissement clé pour accompagner la mobilité décarbonée. Elles nécessitent à la fois la rénovation urgente des réseaux existants, notamment routiers, avec des matériaux bas carbone, et le développement de nouveaux aménagements liés aux mobilités émergentes (bornes de recharge, voirie partagée, logistique urbaine, véhicules propres). Et cela pose la question de modèles de financement durables et des acteurs appelés à les porter.

. La viabilité des investissements, qui suppose de définir des modèles économiques capables d’assurer l’exploitation des mobilités décarbonées, malgré les incertitudes sur les usages futurs.

. Les usages qui sont déterminants pour réussir le déploiement à grande échelle des mobilités décarbonées : leur acceptabilité, leur accessibilité et leur qualité de service en sont les principaux leviers. Si les grandes agglomérations concentrent une demande dense et structurée, les autres territoires présentent des besoins plus hétérogènes et intermittents, nécessitant des solutions intermodales et des infrastructures adaptées.

. Enfin la mobilité individuelle, qui reste prépondérante, car il est essentiel aujourd’hui de rendre les véhicules propres accessibles à tous via des gammes adaptées, des prix abordables et des offres de location ou d’occasion. Y compris pour les entreprises, dont le verdissement des flottes, des voitures aux véhicules logistiques, représente un tournant majeur, encore freiné par le niveau d’investissement requis, malgré une structuration progressive de la filière.

Dans un autre registre, les Prix de l’Innovation 2026 évolueront aussi, avec un format encore plus concret, dont l’objectif majeur est de décloisonner les approches et valoriser les innovations réellement déployables.

Enfin, le circuit d’essai sera de retour, et permettra de tester petits véhicules électriques, véhicules intermédiaires et solutions de cyclo-logistique.

 

 

Portugal. CaetanoBus pilote le premier consortium mondial de bus à haut niveau de service (BHNS) à hydrogène

Portugal. CaetanoBus pilote le premier consortium mondial de bus à haut niveau de service (BHNS) à hydrogène

La ville de Porto, au Portugal, vient d’inaugurer son premier système de bus à haut niveau de service (BHNS) à hydrogène. CaetanoBus, à la tête du consortium sélectionné, a proposé une solution de mobilité hydrogène BHNS entièrement intégrée et clé en main.

Le lancement de ce BHNS marque ainsi la création du premier consortium mondial de BHNS à hydrogène piloté par un constructeur de bus, et représente, selon le constructeur, un changement stratégique décisif, passant de la fabrication traditionnelle de véhicules à la maîtrise d’œuvre de solutions de mobilité zéro émission intégrées.

Dans le cadre du contrat, CaetanoBus a donc assuré la coordination complète de tous les acteurs et l’intégration des principaux composants du système, notamment la fourniture de véhicules BRT électriques à pile à combustible hydrogène, le déploiement et l’intégration d’un système local de production d’hydrogène vert, l’installation et la mise en service de l’infrastructure de la station de ravitaillement en hydrogène (SRH), le déploiement de panneaux photovoltaïques pour la production d’énergie renouvelable sur site, l’intégration des systèmes de gestion énergétique du dépôt et d’optimisation de la flotte, la conception de l’atelier de maintenance compatible avec l’hydrogène et la fourniture d’une maintenance à long terme s’appuyant sur l’IA et des modèles prédictifs.

Cette architecture intégrée permet à Metro do Porto d’exploiter un corridor BRT entièrement décarboné avec douze bus Caetano H2.CityGold de 18m, intégrant la technologie des piles à combustible Toyota, équipés de portes des deux côtés pour faciliter l’embarquement par quai central.

Ce corridor est alimenté par un système local de production d’hydrogène vert fourni par PRF et un système d’énergie solaire renouvelable fourni par DST Solar, deux membres sélectionnés du consortium dirigé par CaetanoBus pour ce projet au Portugal.

La prochaine étape pour CaetanoBus consistera à présenter une offre de paiement à l’usage. Le paiement sera structuré au kilomètre, sous forme de dépenses d’exploitation (OPEX).